Cartes
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Satellite de Jupiter
Concept
Io, ou Jupiter I, est un satellite naturel de Jupiter. C'est la troisième plus grande lune galiléenne et celle ayant l'orbite la plus proche de Jupiter, possédant un demi-grand axe de 421 800 km et une période de révolution d'environ 42 heures. C'est aussi la quatrième plus grande lune du Système solaire, la plus dense, celle qui a la plus forte gravité de surface et l'objet connu du Système solaire le plus pauvre en eau. Avec plus de 400 volcans actifs, Io est l'objet géologiquement le plus actif du Système solaire. Cette activité géologique extrême est le résultat d'un réchauffement par effet de marée dû au frottement engendré à l'intérieur de la lune par ses interactions gravitationnelles avec Jupiter et les autres satellites galiléens — notamment Europe et Ganymède avec lesquelles elle est en résonance orbitale. Ces volcans produisent des panaches de soufre et de dioxyde de soufre qui s'élèvent à plusieurs centaines de kilomètres au-dessus de la surface, puis recouvrent les vastes plaines de la lune d'une couche givrée de matériaux. Les panaches, associés aux coulées de lave pouvant s'étendre sur plus de 500 km de longueur, produisent de grands changements de surface et la peignent dans diverses nuances de jaune, rouge, blanc, noir et vert. Les matériaux produits par ce volcanisme constituent, d'une part, l'atmosphère mince et inégale de Io, et produisent, d'autre part, un grand tore de plasma autour de Jupiter du fait de leur interaction avec la magnétosphère de la planète. Cette surface est également parsemée de plus de 100 montagnes qui sont soulevées par des phénomènes tectoniques à la base de la croûte de silicate. Certains de ces sommets sont plus hauts que le mont Everest, bien que le rayon de Io soit 3,5 fois plus petit que celui de la Terre et environ égal à celui de la Lune. Contrairement à la plupart des lunes du Système solaire externe, qui sont notamment composées de glace d'eau, Io est composée de roche de silicate entourant un noyau de fer fondu ou de pyrite. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, Io joue un rôle important dans le développement de l'astronomie. Observée pour la première fois en janvier 1610 par Galilée avec les autres satellites galiléens, cette découverte favorise, par exemple, l'adoption du modèle copernicien du Système solaire. C'est l'astronome Simon Marius, affirmant avoir découvert l'astre avant Galilée, qui la nomme ainsi, d'après le personnage de la mythologie grecque Io, une prêtresse d'Héra et amante de Zeus. À la fin du XIXe siècle, il devient enfin possible de résoudre ses caractéristiques de surface, telles que ses régions polaires rouge foncé et celles équatoriales brillantes. En 1979, les sondes spatiales du programme Voyager révèlent son activité géologique et les caractéristiques de sa jeune surface sans cratères d'impact. Ensuite, Galileo effectue plusieurs survols rapprochés dans les années 1990 et au début des années 2000, obtenant des données sur sa structure interne, la composition de sa surface et son influence sur la magnétosphère de Jupiter. Depuis, d'autres observations sont faites par les sondes Cassini-Huygens, New Horizons et Juno, ainsi que depuis la Terre via des télescopes au sol ou le télescope spatial Hubble.
Phénomène qui permet à un organisme d'extraire de l'énergie à partir de son environnement afin de se reproduire
La vie est un phénomène naturel qui se manifeste à travers des structures matérielles appelées organismes vivants ou êtres vivants, caractérisées par leur activité autonome, leur capacité de reproduction et une grande complexité de leur structure interne[source détournée]. La vie n'a été observée que sur Terre, mais il est considéré comme crédible qu'elle existe ailleurs dans l'Univers. La principale caractéristique d’un être vivant, par rapport aux objets inanimés et aux machines, est qu’il est « un corps qui forme lui-même sa propre substance » à partir de celle qu’il puise dans le milieu. De ce phénomène d'assimilation découlent tous les autres phénomènes propres au vivant : la régénération et le renouvellement de leurs tissus par acquisition de nutriments et d'éléments nécessaires à la survie des cellules, la reproduction et le développement de l’organisme et enfin l'évolution au cours du temps. Ils se distinguent également par le fait qu'ils s'écartent durablement de l'équilibre thermodynamique selon un processus appelé homéostasie. L'ensemble des organismes vivants forme la biosphère. La présence de la vie sur Terre influence énormément la composition et la structure de la surface terrestre et de l'atmosphère. Par exemple, l'abondance d'oxygène dans l'atmosphère est directement liée à la présence de vie. L'étude du phénomène vivant recoupe donc certains domaines d'études de la Terre elle-même, c'est-à-dire de la géologie. La vie est aussi une notion empirique particulièrement importante pour les êtres humains (eux-mêmes des êtres vivants), cependant complexe à circonscrire en une définition (cf. définition infra). On oppose au phénomène vivant la notion de mort, mais aussi de matière inerte, voire brute. Selon ce point de vue, la notion de vie est associée à la durée s'écoulant entre la naissance et la mort, au contenu événementiel actif et passif de cette période, ainsi qu'à l'approche harmonieuse des relations humaines (voir Social). La conscience d'une transition entre la vie et la mort, exprimée au travers de rites funéraires, fait partie des stades marquants de l'hominisation. La vie, parmi les concepts primordiaux de la pensée, a donné lieu à de nombreuses réflexions et analyses empiriques, philosophiques, scientifiques, etc. C'est également une source de débats souvent reliés aux notions d'esprit et d'intelligence, qu'il s'agisse de considérations éthiques (avortement, euthanasie, immortalité, vie éternelle), environnementales (écologisme, qualité de vie) ou même politiques (chartes ou déclarations des droits de l'Homme, des droits de la Femme, des droits de l'Enfant, des droits de l'Animal, etc.). La biologie est la science ayant pour objet l'étude des caractères communs aux différents êtres vivants (selon la définition qu'en a donné, le premier, Jean-Baptiste de Lamarck). Elle s'appuie notamment sur la chimie organique et l'étude de l'évolution des organismes présents ou passés, s'interrogeant sur les conditions d'apparition de la vie (phénomène unique ou au contraire très banal) et sur la possibilité de vie extraterrestre éventuellement évoluée (implicitement des organismes sapiens émotionnellement sensibles, capables de prouesses technologiques comparables à l'humanité). Certains théoriciens n'excluent pas d'adopter des définitions pouvant inclure des formes mécaniques ou électromécaniques, et même des formes créées par l'homme en dehors de tout processus reproductif naturel (« vie artificielle » ou cellule artificielle).
Région généralement identifiée comme une entité géopolitique distincte
Un pays est un territoire constituant une entité géographique et humaine qui peut être souveraine, autonome en association avec une autre entité souveraine pour sa part, ou bien indépendante de fait mais non reconnue de droit (par le droit international et l'ONU). Un pays est caractérisé par une ou plusieurs langues officielles ainsi que par plusieurs autres langues secondaires (dialectes), parlées et écrites, utilisées par les habitants du pays. Il peut avoir une législation laïque ou religieuse et, dans le second cas, avoir une religion d'état ou plusieurs. Une capitale nationale regroupe les institutions de l'État tel que le lieu de pouvoir du gouvernement central (parlement, palais présidentiel…), mais il existe parfois plusieurs capitales (cas de la Bolivie ou de l'Afrique du Sud) entre lesquelles les institutions se partagent. Un pays est organisé en plusieurs régions avec une ville principale où siègent les pouvoirs locaux (par exemple le chef-lieu où siège la préfecture régionale en France). Il peut avoir une structure unitaire (subdivisions toutes égales et homologues comme les départements français) ou bien fédérale (subdivisions de tailles et de statuts variables : cas des cantons suisses). Il peut avoir une constitution républicaine avec un président, ou bien monarchique avec un souverain (empereur, roi, prince, grand-duc, émir…) ; un même souverain peut régner sur plusieurs pays (Royaume-Uni, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Bahamas, Jamaïque…). Indépendamment de sa constitution, de sa législation et de sa structure territoriale, un pays peut avoir un fonctionnement politique pluraliste caractérisé par plusieurs partis et des élections à candidats multiples, ou bien autocratique autour d'un seul parti et des élections dont les résultats sont conformes aux directives du chef de l'État. Dans les monarchies pluralistes, c'est le Premier ministre qui est élu et fait office de chef de l'État.
Télescope spatial
Hubble (en anglais : Hubble Space Telescope, en abrégé HST ou, rarement en français, TSH) est un télescope spatial conçu par la NASA avec une participation de l'Agence spatiale européenne, opérationnel depuis 1990, et orbitant à 515 km d'altitude environ. Son miroir de grande taille (2,4 m de diamètre), qui lui permet de restituer des images avec une résolution angulaire inférieure à 0,1 seconde d'arc, ainsi que sa capacité à observer à l'aide d'imageurs et de spectroscopes dans l'infrarouge proche et l'ultraviolet, lui permettent de surclasser, pour de nombreux types d'observation, les instruments au sol les plus puissants, handicapés par la présence de l'atmosphère terrestre. Les données collectées par Hubble ont contribué à des découvertes de grande portée dans le domaine de l'astrophysique, telles que la mesure du taux d'expansion de l'Univers, la confirmation de la présence de trous noirs supermassifs au centre des galaxies spirales, ou l'existence de la matière noire et de l'énergie noire. Le développement du télescope Hubble, qui tient son nom de l'astronome Edwin Hubble, démarre au début des années 1970. Cependant, des problèmes de financement, de mise au point technique et la destruction de la navette spatiale Challenger repoussent son lancement jusqu'en 1990. Une aberration optique particulièrement grave est découverte peu après qu'il a été placé sur son orbite terrestre basse à 600 km d'altitude. Dès le départ, le télescope spatial avait été conçu pour permettre des opérations de maintenance par des missions des navettes spatiales. La première de ces missions, en 1993, est mise à profit pour corriger l'anomalie de sa partie optique. Quatre autres missions, en 1997, 1999, 2002 et 2009, permettent de moderniser les cinq instruments scientifiques et remplacer certains équipements défaillants ou devenus obsolètes. La dernière mission de maintenance, réalisée en 2009 par la mission STS-125, immédiatement avant le retrait définitif des navettes spatiales, doit permettre au télescope Hubble de fonctionner quelques années de plus, probablement jusqu'en 2030. Pour les observations dans l'infrarouge, il est remplacé en 2022 par le télescope spatial James-Webb, aux capacités supérieures.
Type de distribution d'un logiciel
Un logiciel libre (ou un free software par anglicisme) est un logiciel distribué avec son code source, sans restriction qui limiterait sa modification ou sa rediffusion. Il laisse donc à son acquéreur le droit de l'améliorer ou de l'adapter. En bref, il est à la fois open source et régi par une licence libre. Distribué généralement sur Internet, il peut être gratuit ou payant. La seule disponibilité du code source ne suffit pas pour qu'un logiciel soit libre. La Free Software Foundation (FSF, litt. « Fondation du logiciel libre ») défend la norme selon laquelle un logiciel doit, pour être qualifié de « libre », offrir les quatre libertés suivantes à l'utilisateur : liberté d'exécuter le programme ; liberté d'accéder au code source du programme ; liberté de redistribuer le programme ; liberté de modifier le programme et de publier les modifications apportées. La conception d'un logiciel libre est une activité collective qui regroupe plusieurs volontaires bénévoles, fédérés en une communauté décentralisée, à distance et de manière asynchrone. Organisée sur Internet, elle peut impliquer de nombreux individus, parfois très éloignés géographiquement ; mais d'après Benjamin Mako Hill (2010), la grande majorité des logiciels libres sont développés par un petit nombre de personnes, voire par une personne seule. Ce modèle de logiciel apparaît au milieu des années 1980 dans les communautés de hackers, en réaction au fait que le logiciel devient un objet de commerce vendu indépendamment des machines physiques. Défendu en particulier par Richard Stallman et Linus Torvalds, il connaît une « forte croissance » dans les années 2000. On compte parmi les exemples les plus populaires le système d'exploitation Linux, le navigateur web Firefox, la suite bureautique Open Office/LibreOffice et le système d'exploitation pour appareil mobile Android.
Transport en commun urbain par rail
Le métro (apocope de « métropolitain », pour « chemin de fer métropolitain ») est un moyen de transport en commun totalement ou en majeure partie souterrain, desservant différents points d'une grande agglomération urbaine. Des rames et des stations (avec notamment des bouches en surface, sur la voie publique) sont construites spécialement à cet effet. Les premiers véhicules voyageurs de métro (Londres, New York…) sont tirés par des locomotives à vapeur. La traction électrique s'impose partout dès le début du XXe siècle.
Rayonnement micro-onde omniprésent dans l'Univers ; le plus ancien rayonnement électromagnétique connu de l'Univers
Le fond diffus cosmologique (FDC, ou CMB pour l'anglais cosmic microwave background, « fond cosmique de micro-ondes ») est un rayonnement électromagnétique très homogène qui remplit tout l'espace dans l'Univers observable (d'où l'adjectif "cosmologique", du grec "cosmos", synonyme d'Univers). Son pic d'émission est situé dans le domaine des micro-ondes. Il est qualifié de diffus parce qu'il ne provient pas d'une ou de plusieurs sources localisées. Prévu dès 1948 et découvert par hasard en 1964, le fond diffus permet à la communauté scientifique de départager les différents modèles cosmologiques, notamment en abandonnant les modèles fondés sur le principe cosmologique parfait et en donnant la priorité aux modèles basés sur l'idée de Big Bang, qui prédisent l'émission d'un tel rayonnement thermique à l'époque de l'Univers primordial. Selon le modèle standard de la cosmologie, ce rayonnement a été émis environ 380 000 ans après le Big Bang (ce qui fait qu'on l'appelle aussi rayonnement fossile), alors que l'Univers observable était encore beaucoup plus petit, dense et chaud (de l'ordre de 3 000 K) qu'aujourd'hui. Dilué et refroidi par l'expansion de l'Univers, il possède désormais une température moyenne très basse, de l'ordre de 3 K. Le fond diffus cosmologique est très étudié depuis sa découverte pour deux raisons : il correspond à la plus vieille image électromagnétique qu'il est possible d'obtenir de l'Univers et il présente d'infimes variations de température et d'intensité selon la direction observée, des anisotropies détaillées depuis le début des années 1990 qui permettent de recueillir quantité d'informations sur la structure, l'âge et l'évolution de l'Univers.
Livre du Nouveau Testament
L’Évangile selon Jean (en grec ancien : τὸ κατὰ Ἰωάννην εὐαγγέλιον / tò katà Iōánnēn euangélion), dit aussi le quatrième Évangile, est le dernier des évangiles canoniques du Nouveau Testament. Ce texte est rédigé en grec de la koinè, tout comme les trois autres évangiles canoniques, dits « synoptiques », mais il s'en démarque par sa composition, son style poétique, sa théologie, et probablement par ses sources, ainsi que par quelques épisodes singuliers, à l'instar des noces de Cana ou encore de la « femme adultère ». L'Évangile selon Jean est un de ceux qui exposent de la manière la plus explicite la doctrine trinitaire et la christologie du christianisme, car il énonce la divinité de Jésus, qu'il décrit comme le « Verbe de Dieu » incarné. Suivant un plan nettement théologique et kérygmatique, cet évangile recherche « dans chaque incident particulier la signification du tout », selon l’expression de Charles Harold Dodd. Plus encore : de même que les disciples n’ont parfaitement compris les paroles et les œuvres de Jésus qu’après l’effusion de l’Esprit saint, de même l’évangile obéit au principe johannique des « deux temps d’intelligence », les paroles de Jésus rapportées par Jean étant destinées à germer dans l’esprit pour n’être pleinement comprises que plus tard. La tradition chrétienne a attribué cet évangile à l'un des disciples de Jésus, l'apôtre Jean, fils de Zébédée. Cette hypothèse est aujourd'hui rejetée par la plupart des exégètes, qui voient dans ce texte l'œuvre d'une « communauté johannique », à la fin du Ier siècle.
Ensemble des activités qui assurent la multiplication des animaux
L’élevage est l'ensemble des activités qui assurent l'entretien et la multiplication des animaux souvent domestiques, parfois sauvages, pour l'usage des humains.
Organisme symbiotique composé d'un champignon et d'un photobionte
Le lichen (/li.kɛn/), appelé aussi champignon lichénisé ou champignon lichénisant, est un organisme composite qui résulte d'une symbiose permanente entre un ou plusieurs champignons hétérotrophes appelés mycobiontes, et des photobiontes, cellules microscopiques photoautotrophes possédant de la chlorophylle. Les mycobiontes apportent une structure protectrice, de l'eau issue de l'air ambiant, des éléments minéraux prélevés du substrat, et des facteurs de croissance (hormones, vitamines), tandis que les photobiontes fournissent de l'énergie. Le lichen forme un holobionte constitué d'une multitude de symbiontes avec des stratégies évolutives différentes, antagonistes ou complémentaires. Le mycobionte est prépondérant dans la plupart des genres. Le photobionte s'appelle phycobionte lorsque le partenaire est une algue verte (ce qui donne la dénomination de chlorolichen ou phycolichen), et cyanobionte ou bactériobionte lorsqu'il est une cyanobactérie (ce qui donne la dénomination de cyanolichen). Les lichens sont classés dans le phylum des Fungi. Les lichens génèrent un appareil végétatif composé à 90 % par le champignon, le thalle, qui se développe lentement à la surface de supports variés, y compris dans des milieux souvent hostiles (exposition à la sécheresse, à de fortes températures, etc.). Depuis 2011, de nombreuses découvertes mettent en évidence que la symbiose lichénique implique de multiples partenaires (levures, bactéries, protistes, virus). La symbiose multipartenariale résulte d'une association, appelée lichénification ou lichénisation. L'inverse, c'est-à-dire une algue macroscopique hébergeant un champignon microscopique, est une mycophycobiose. L'étude des lichens est appelée « lichénologie ». Les lichens sont la forme de vie dominante sur 6 à 8 % de la surface terrestre, cette composante importante de l'écosystème terrestre étant principalement dû aux lichens terricoles du genre Cladonia (lichens des rennes) qui peuvent couvrir plus de 97 % des surfaces à l'intérieur des forêts boréales ouvertes et y former des tapis de 10 à 15 cm d'épaisseur. Les lichénologues ont inventorié 20 000 espèces. Près de 100 nouvelles espèces sont découvertes chaque année et il en resterait 8 000 à découvrir. Les plus vieux fossiles de lichens datent du dévonien.
Mise au monde d'un enfant
L'accouchement est l'action de mettre un enfant au monde. Il existe deux types d'accouchements : l'accouchement par voie basse et l'accouchement par césarienne.
Compagnie commerciale et coloniale néerlandaise (1602-1799)
La Compagnie néerlandaise des Indes orientales, dont le nom officiel d'origine est Vereenigde Oostindische Compagnie (en néerlandais actuel Verenigde Oost-Indische Compagnie) ou VOC (littéralement : « Compagnie unie des Indes orientales »), est une compagnie exotique de commerce créée en 1602 par la république des Sept Provinces-Unies des Pays-Bas. Elle est dissoute en 1799, après la transformation des Provinces-Unies en République batave (1795), à l'époque de la Révolution française. La VOC est dotée aux Provinces-Unies du monopole du commerce avec les Indes orientales (l'Asie et l'océan Indien). En 1621 est créée la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales, dont le ressort est l'Amérique, mais dont le succès sera moindre. En Asie, la VOC se heurte à la présence politique et économique du Portugal, implanté ici depuis le voyage de Vasco de Gama en 1498. C'est donc à ses dépens qu'elle construit son empire, dont le cœur est Batavia (aujourd'hui Jakarta) à partir de 1619. Par la suite, elle va subir à son tour les entreprises menées par les Anglais et les Français dans cette région du monde. Pendant près de deux siècles, la VOC est un des piliers de l'impérialisme et du capitalisme des Provinces-Unies, une des grandes puissances des XVIIe et XVIIIe siècles. La compagnie est alors une des entreprises capitalistes les plus puissantes qui aient jamais existé, contribuant de façon décisive à l'histoire des bourses de valeurs. Créée alors que le capitalisme est en gestation dans un monde encore féodal, elle est à l'origine de plusieurs grandes caractéristiques des entreprises modernes : le modèle de la société anonyme émettant des actions et obligations et le modèle de la multinationale implantée dans plusieurs pays du monde. Elle est la plus influente des compagnies européennes fondées au XVIIe siècle pour exploiter les richesses d’Asie. Sur le plan politique, les conquêtes de la compagnie donnent aux Provinces-Unies, puis aux Pays-Bas à partir de 1815, un empire colonial significatif en Asie jusque dans la seconde moitié du XXe siècle.
Ethnie d'Asie centrale
Les Kazakhs (en kazakh, écriture cyrillique : Қазақ ; alphabet arabe : قازاق ; alphabet latin : Qazaq ; on trouve aussi la dénomination Kazaktars, alphabet cyrillique : Қазақтар ; écriture arabo-turque : قازاقتار ; en mongol : ᠬᠠᠰᠠᠭ, VPMC : Qasag, cyrillique : Хасаг, MNS : Khasag ; en chinois : 哈萨克族 ; pinyin : hāsàkè zú) sont un peuple turcique habitant majoritairement le Kazakhstan (voir Démographie du Kazakhstan) et les régions frontalières des pays limitrophes, notamment la Russie (en particulier les oblasts d'Astrakhan et d'Orenbourg), la Mongolie (principalement l'aïmag de Bayan-Ölgii où ils forment environ 90 % de la population), l'Ouzbékistan, le Kirghizistan et la Chine (surtout la préfecture autonome kazakhe d'Ili). Les Kazakhs ont pour langue commune le kazakh. L'ethnogenèse du peuple kazakh est complexe. Elle tire ses origines des peuples turciques et des unités militaires et administratives mongoles médiévales, dont les Argyns, les Doulats, les Naïmans, les Djalayirs, les Khazars et les Karlouks, ainsi que des Coumans. Le Khanat kazakh, première émanation politique portant le nom de "kazakh", ne s'est véritablement formé qu'au XVe siècle. Sous domination russe à partir du XVIIIe siècle, les Kazakhs sont intégrés au XXe siècle à l'URSS, qui eut un impact considérable sur eux, leur imposant en particulier des transformations linguistiques et culturelles, mais affectant aussi leur démographie (voir famines de 1919-1922 et 1932-1933 au Kazakhstan). Le Kazakhstan indépendant, dont l'ethnie kazakhe compose la majeure partie des Kazakhstanais (citoyens du Kazakhstan), mène depuis 1991 une politique de renaissance des traditions kazakhes, et a rapatrié une partie de la diaspora kazakhe sur son territoire. La culture kazakhe, d'origine turcique, a reçu l'influence de la culture mongol puit de l'islam (religion majoritaire parmi les Kazakhs), russe et du soviétisme. Bien que cette spécificité ait tendance à s'éroder de nos jours, la structure de la société est clanique, et la plupart des Kazakhs appartiennent à une des trois jüz.
Club omnisports allemand
Le Werder Brême (en allemand : Werder Bremen, version abrégée de Sport-Verein "Werder" von 1899 e.V.) est un club omnisports allemand, fondé le 4 février 1899 et basé à Brême. Depuis le 1er juillet 2003, le Verein du Werder s'est doté d'une société anonyme, intitulée Werder Bremen GmbH und Co. KG aA, afin de gérer, entre autres, le football professionnel, activité principale du club. La section masculine de football évolue depuis 1981 en 1. Bundesliga, le plus haut niveau professionnel du football allemand. Le club est présidé depuis le 24 novembre 2014 par Hubertus Hess-Grunewald. Ayant remporté entre autres quatre championnats d'Allemagne, tous sous l'ère Bundesliga dont il est l'un des membres fondateurs en 1963, six coupes d'Allemagne et une coupe d'Europe des vainqueurs de coupe, le Werder Brême est considéré comme un Traditionsverein, en français une « association traditionnelle », expression désignant les clubs les plus populaires en Allemagne. Le club réussit à se maintenir pour la saison 2020-2021 en Bundesliga, après une remontée in extremis au classement et un barrage victorieux — au bénéfice d'un but marqué à l'extérieur.
Objet fondamental de l'algèbre linéaire et de l'algèbre bilinéaire, se présentant comme un tableau de nombres arrangés en lignes et colonnes
En mathématiques, une matrice se présente comme un tableau rectangulaire de nombres ou plus formellement comme une famille d'éléments (souvent appelés coefficients) indexés par un numéro de ligne et un numéro de colonne. Le nombre de lignes et le nombre de colonnes définissent la taille de la matrice. Ses coefficients appartiennent à un même corps commutatif ou à un anneau (voire un demi-anneau), dont les lois de composition servent à définir l’addition de matrices de même taille, ainsi que la multiplication scalaire et le produit matriciel qui fondent notamment l'algèbre linéaire et bilinéaire en dimension finie. La structure algébrique des matrices permet de résoudre des systèmes d’équations linéaires, d’analyser des données statistiques, de représenter des groupes ou des algèbres de Lie, d’encoder les graphes finis (même orientés ou pondérés) et certaines transformations géométriques, de combiner des relations binaires, de décrire l’évolution de certains systèmes dynamiques en temps continu ou discret, déterministes ou aléatoires… Pour une matrice à coefficients dans un anneau commutatif, le rang d’une matrice est celui de l'espace engendré par ses colonnes, et égal à celui de la matrice transposée. L'ensemble des matrices carrées de taille fixée n > 1 {\displaystyle n>1} sur un anneau A forme une extension non commutative de A, notée M n ( A ) {\displaystyle {\mathcal {M}}_{n}(A)} et munie d’opérateurs spécifiques comme la trace et (si A est commutatif) le déterminant. Toutes les disciplines étudiant des phénomènes linéaires utilisent les matrices. Quant aux phénomènes non linéaires, on en donne souvent des approximations linéaires, comme en optique géométrique, avec les approximations de Gauss. La définition peut être étendue avec des ensembles d’indices de ligne et de colonne plus généraux (par exemple des classes de congruence d’entiers) voire infinis, mais dans ce cas le produit matriciel pose des problèmes de convergence, et de tels objets sont mieux décrits comme des opérateurs linéaires.
Équipe professionnelle de basket-ball basée au Canada
Les Raptors de Toronto (en anglais : Toronto Raptors) sont une équipe professionnelle de basket-ball de la National Basketball Association (NBA) basée à Toronto en Ontario. L’équipe est fondée en 1995 dans le cadre de l’expansion de la NBA au Canada, avec les Grizzlies de Vancouver. Depuis la relocalisation des Grizzlies en 2001, la franchise est la seule de la NBA à être située en dehors des États-Unis, en l'occurrence au Canada. Lors de la création de la franchise, en 1994-1995, les futurs dirigeants de l’équipe organisent un grand concours national pour que les fans choisissent le nom de la nouvelle équipe de NBA à Toronto. Plusieurs propositions d’animaux et de mascottes sont alors soumises, comme Beavers, Hogs, Scorpions, Dragons ou encore T‑Rex, mais “Raptors” fait partie de la liste finale. Les Raptors concourent au sein de la NBA en tant que membre de la division Atlantique de la Conférence Est de la ligue. Ils jouent leurs matchs à domicile à la Scotiabank Arena, qu’ils partagent avec les Maple Leafs de Toronto de la Ligue nationale de hockey (LNH). Comme pour la plupart des équipes d’expansion, les Raptors éprouvent des difficultés dans leurs premières années, mais après l’acquisition de Vince Carter en 1998, la franchise participe aux playoffs NBA à partir de 2000. Carter joue un rôle déterminant dans le succès de l’équipe. Après le départ de Carter, Chris Bosh devient le leader d’équipe. Pour la saison 2006-2007, Bryan Colangelo est nommé manager général et les Raptors remportent le titre de la division. Colangelo remanie l'effectif pour la saison 2009-2010 dans le but de persuader Bosh, alors agent libre, de rester, mais celui-ci part au Heat de Miami en juillet 2010, inaugurant une autre ère de reconstruction pour les Raptors. Masai Ujiri remplace Colangelo en 2013 et contribue à inaugurer une nouvelle ère de succès, menée par un duo composé de DeMar DeRozan et Kyle Lowry. Les Raptors retournent en playoffs et deviennent une équipe régulière. Cependant, l’incapacité de celle-ci à atteindre les finales NBA incite Ujiri à congédier l’entraîneur Dwane Casey après les playoffs 2018. Il réalise également l'échange entre DeRozan pour Kawhi Leonard et Danny Green plus tard cet été-là, ainsi que l’acquisition de Marc Gasol durant la saison. Lors des playoffs 2019, les Raptors remportent leur premier titre de Conférence et accèdent à leur première finale NBA, où ils obtiennent leur premier titre NBA, soit le premier titre NBA pour une équipe hors des États-Unis.
Concept central de la psychanalyse
Le complexe d'Œdipe (prononcé /edip/) (Ödipuskomplex en allemand), parfois contracté dans l'expression « l'Œdipe », est une notion centrale de la psychanalyse qui concerne la relation parents-enfants. Il est à mettre en regard dans le champ de la psychologie avec la théorie de l'attachement qui étudie aussi les liens parents-enfants, sans faire référence à cette notion psychanalytique. Introduite par Sigmund Freud dès sa première topique, elle est définie comme le désir d'entretenir un rapport amoureux et voluptueux avec le parent du sexe opposé (inceste) et celui d'éliminer le parent du même sexe (parricide ou matricide), considéré comme rival. Ainsi, un petit garçon qui serait amoureux de sa mère et désirerait tuer son père correspond à l'hypothèse du complexe d'Œdipe. La légende d'Œdipe qui a inspiré le drame de Sophocle, Œdipe roi, est selon Freud le plus à même de mettre en images le désir universel et inconscient que tout enfant ressentirait. Pour Roger Perron, il désigne « le réseau des désirs et des mouvements hostiles dont les objets sont le père et la mère, et des défenses qui s'y opposent ». La théorie psychanalytique identifie trois étapes fondamentales de développement psychoaffectif : le stade oral, le stade anal et le stade phallique lors duquel survient chez le garçon, comme chez la fille mais d'une toute autre manière, le complexe d'Œdipe. C'est de 3 à 5 ans environ que le désir libidinal ferait naitre la phase œdipienne. Le complexe connaîtrait ensuite un déclin puis serait refoulé, disparaissant ainsi de la mémoire consciente. Le refoulement ne serait pas toujours complet chez les filles. Le complexe d'Œdipe, devenu le pivot de la théorie pulsionnelle et métapsychologique de Freud, est considéré comme la notion-clé de la psychanalyse et de ses courants dérivés. L'histoire du complexe d'Œdipe est en effet associée à la théorie freudienne ainsi qu'à l'histoire de la psychanalyse dans son ensemble. Il n'existe aucune preuve empirique en faveur de l'existence de l'Œdipe. Les recherches en anthropologie (Effet Westermarck ou critique de Claude Lévi-Strauss dans La Potière jalouse) et en psychologie cognitive tendent à l'infirmer. De plus, cette notion est historiquement mobilisée pour culpabiliser et faire taire les victimes d'inceste. Sur ce dernier point en particulier, les cas d'enfants victimes de crimes sexuels dans le milieu familial obligent à « repenser le rapport entre le réel et le fantasme » dans la théorie et la clinique psychanalytiques.
Équipe de basket-ball américaine
Les Trail Blazers de Portland (en anglais : Portland Trail Blazers) sont une franchise de basket-ball de la National Basketball Association (NBA) basée à Portland, dans l'État de l'Oregon. Les Trail Blazers concourent dans la Conférence Ouest de la NBA, au sein de la division Nord-Ouest. L’équipe a joué ses matchs au Memorial Coliseum avant de déménager au Moda Center en 1995. La franchise est entrée dans la ligue comme une équipe d’expansion en 1970. L’équipe a atteint les finales NBA à trois reprises, remportant le titre une fois en 1977. Leurs autres apparitions en finales de la NBA ont eu lieu en 1990 et 1992. L’équipe s’est qualifiée pour les playoffs à 34 reprises en 48 saisons, y compris dans une série de 21 apparitions consécutives de 1983 à 2003. Bill Walton est le joueur le plus récompensé de la franchise : il a été élu Most Valuable Player (MVP) des Finales en 1977, et MVP de la saison régulière suivante. Quatre recrues des Blazers (Geoff Petrie, Sidney Wicks, Brandon Roy et Damian Lillard) ont remporté le prix de rookie de l’année. Trois joueurs ont remporté le prix du joueur ayant la meilleure progression : Kevin Duckworth (1988), Zach Randolph (2004) et C.J. McCollum (2016).
Dernier stade de la langue égyptienne
Le copte est une langue chamito-sémitique issue de l'égyptien ancien, dérivée de l'égyptien démotique et utilisant l'alphabet du grec ancien auquel on a ajouté des caractères du démotique. Elle est la langue liturgique des chrétiens d'Égypte : les Coptes. Le mot « copte » est en réalité un nom générique s'appliquant à une série de dialectes, dont six sont devenus des langues écrites et littéraires : le sahidique, le bohaïrique, l'akhmimique, le subakhmimique (assioutique), le fayoumique et l’oxyrhynchite.
Lettre de l'alphabet latin utilisée en allemand
L’eszett, prononcé [ɛsˈtsɛt] (littéralement « esse-zed » en allemand), également appelée scharfes S (« s aigu »), noté ‹ ß › en minuscule, et ‹ ẞ › ou ‹ SS › en majuscule, est une lettre utilisée presque uniquement dans la langue allemande. Elle est à l’origine une ligature, composée d’un s et d’un z ou de deux s, utilisée sous certaines conditions. Cette lettre est distincte de la lettre grecque bêta minuscule ‹ β › ou de la lettre latine bêta minuscule ‹ ꞵ ›, auxquelles elle ressemble graphiquement, mais avec lesquelles elle n'a aucun lien.
Départ de Mahomet de La Mecque vers Yathrib ; commencement du calendrier musulman
L'hégire (en arabe : هِجْرَة, hijra, « émigration », « exil », « rupture », « séparation ») désigne traditionnellement le départ de Mahomet et de plusieurs de ses compagnons de La Mecque vers l'oasis de Yathrib, ancien nom de Médine, en 622. Cet événement est considéré par les récits traditionnels comme une rupture fondamentale avec la société telle qu'elle était connue des Arabes jusqu'alors. Mahomet vient en effet de rompre un modèle sociétal établi sur les liens du sang (organisation clanique), en faveur d'un modèle de communauté de destin fondée sur la croyance. Dans ce nouveau modèle, où tout le monde est censé être « frère », il n'est plus permis d'abandonner le démuni ou le faible comme c'était le cas auparavant. Les clans puissants de La Mecque vont tout faire pour éliminer cette nouvelle forme de société qui diminue leur influence car l'égalité entre les croyants est proclamée lors de la rédaction de la constitution de Médine, qu'ils soient libres ou esclaves, arabes ou non arabes. Ce récit est une construction religieuse qui n'émerge qu'a posteriori. L'émigration évoquée par les premiers temps de l'islam est avant tout celle des combattants qui vont dans les villes de garnison et plusieurs auteurs soulignent que le concept d'hijra ne sert à désigner l'exode de Mahomet que tardivement. Celui-ci, à l'historicité discutée, ne devient un événement fondateur pour la communauté musulmane naissante que sous les califes omeyades et abbassides. Pour marquer l'importance de cet événement, le premier jour de l'année lunaire de l'hégire, correspondant au 16 juillet 622, a été décrété comme premier jour du calendrier hégirien. Ce choix ne date pas des premiers temps de l'islam et est absent des premières datations musulmanes.
Traités internationaux concernant le droit international humanitaire
Les conventions de Genève sont des traités internationaux fondamentaux dans le domaine du droit international humanitaire. Elles dictent les règles de conduite à adopter en période de conflits armés, et notamment la protection des civils, des membres de l'aide humanitaire, des blessés, ou encore des prisonniers de guerre. La première convention de Genève date de 1864. Cependant, les textes qui sont en vigueur aujourd'hui ont été écrits après la Seconde Guerre mondiale. Sept textes ont cours actuellement : les quatre conventions de Genève du 12 août 1949 ; les deux protocoles additionnels du 8 juin 1977 ; le troisième protocole additionnel de 2005. Les quatre conventions de Genève ont été mondialement ratifiées, ce qui signifie que chacun des États du monde s'engage à les respecter.
Avion de ligne quadriréacteur
Le Boeing 707 est un avion de ligne quadriréacteur long-courrier à fuselage étroit construit par Boeing Commercial Airplanes entre 1958 et 1979 pour le marché civil, et jusqu'en 1991 pour les dérivés militaires. Son nom est habituellement prononcé « seven o seven » en anglais et « sept cent sept » en français. Selon les versions l'avion a une capacité de 140 à 189 passagers et une distance franchissable comprise entre 4 630 et 10 650 km (2 500 et 5 750 NM). Premier avion de ligne à réaction de l'avionneur, le 707 est doté d'une voilure en flèche et de moteurs montés en nacelles sous celle-ci. Ces deux choix techniques hérités des bombardiers à réaction conçus par Boeing dans les années précédentes font le succès de l'avion, et sont repris sur pratiquement tous les avions de ligne postérieurs, chez Boeing comme chez les autres constructeurs. Bien qu'il ne soit pas le premier jetliner en service, le 707 est le premier à rencontrer un succès commercial. Dominant le transport aérien de passagers dans les années 1960 et restant populaire dans les années 1970, le 707 est souvent considéré comme ayant inauguré l'ère du jet. Il établit Boeing comme l'un des principaux constructeurs d'avions de passagers, et conduit aux séries suivantes d'avions de ligne de désignation « 7x7 ». Les 727, 737 et 757 ultérieurs partagent des éléments du fuselage du 707. Le démonstrateur « Dash 80 », destiné à prouver la faisabilité et les performances d'un jet à long rayon d'action, a volé pour la première fois en 1954. Il donne naissance au 707, mais aussi au KC-135 Stratotanker de ravitaillement en vol, autre appareil à la carrière hors du commun. L'élargissement du fuselage permettant d'accepter six places de front au lieu de cinq et d'autres modifications conduisent au 707-120 initial de production, motorisé par des turboréacteurs Pratt & Whitney JT3C, qui réalise son premier vol le 20 décembre 1957. Pan American World Airways met le 707 en service régulier le 26 octobre 1958. Le 707 donne naissance à plusieurs versions : le 707-138 à long rayon d'action, le Boeing 720 destiné aux vols intérieurs (surtout nord-américains), le 707-220 surmotorisé pour les aéroports andins, puis les 707-320 et -420 à autonomie et capacité augmentées. Les tout premiers appareils sont livrés avec des réacteurs à simple flux, mais très vite s'imposent des réacteurs à double flux, bien plus économes et silencieux. Le 707 connait de nombreuses versions militaires, certaines construites spécifiquement (la plus célèbre étant représentée par les avions-radar AWACS), d'autres obtenues par conversion d'avions existants. Enfin, c'est un avion diplomatique important, utilisé par les présidents américains, et par de nombreux autres gouvernements. Si les 707 ont depuis longtemps disparu du trafic civil, beaucoup d'appareils militaires volent encore en 2022. L'avion est reconnu comme un des plus marquants de l'histoire aéronautique.
Technique d'imagerie médicale
La tomodensitométrie (TDM), dite aussi scanographie, tomographie axiale calculée par ordinateur (TACO), CT-scan (CT : computed tomography), CAT-scan (CAT : computer-assisted tomography), ou simplement scanner ou scanneur pour l'appareil, est une technique d'imagerie médicale qui consiste à mesurer l'absorption des rayons X par les tissus puis, par traitement informatique, à numériser et enfin reconstruire des images 2D ou 3D des structures anatomiques. Pour acquérir les données, on emploie la technique d'analyse tomographique ou « par coupes », en soumettant le patient au balayage d'un faisceau de rayons X. Bien que la possibilité théorique de créer de tels appareils ait été connue depuis le début du XXe siècle, ce n'est qu'au début des années 1970 qu'apparaissent les premiers imageurs couplés à, ou « assistés » par, des ordinateurs suffisamment puissants pour être capables de réaliser rapidement les calculs nécessaires à la reconstruction des images. Pour la mise au point de cette technique, Godfrey Newbold Hounsfield et Allan MacLeod Cormack ont été récompensés par le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1979. Dans les appareils modernes, l'émetteur de rayons X (tube à rayons X) effectue une rotation autour du patient en même temps que les récepteurs situés en face, et qui ont pour fonction de mesurer l'intensité des rayons après qu'ils ont été partiellement absorbés durant leur passage à travers le corps. Les données obtenues sont ensuite traitées par ordinateur, ce qui permet de recomposer des vues en coupes bidimensionnelles puis des vues en trois dimensions des organes. On peut faire ressortir le contraste de certains tissus, en particulier des vaisseaux sanguins, en injectant un produit dit « de contraste » (un complexe de l'iode) qui a la propriété de fortement absorber les rayons X et donc de rendre très visibles les tissus où ce produit est présent (qui apparaissent alors hyperdenses, c'est-à-dire plus « blancs » sur l'image). Grâce aux tomodensitomètres multidétecteurs (ou multi-barrettes) à acquisition spiralée (déplacement lent de la table d'examen durant l'acquisition), on obtient depuis les années 1990 une exploration très précise d'un large volume du corps humain pour un temps d'acquisition de quelques secondes. Comme pour toute radiographie, l'exposition répétée aux rayons X peut être nocive pour l'organisme, mais le rapport bénéfice/risque lié à l'irradiation penche largement en faveur de la tomodensitométrie, lorsque la demande d'examen est justifiée, ce qui en fait une technique d'imagerie médicale de plus en plus pratiquée. Si l'imagerie par résonance magnétique (IRM), technique non irradiante utilisant les champs magnétiques, permet une étude précise des tissus mous, celle-ci ne permet pas l'étude des corticales osseuses (tissus « durs ») trop pauvres en hydrogène, ni donc la recherche fine de fractures, contrairement à l'examen tomodensitométrique.