Cartes
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Dignitaire chrétien
Concept
Un évêque () est le dignitaire d'une Église chrétienne particulière ou d'un diocèse. La fonction d'évêque existe dans les Églises catholique et orthodoxe, ainsi que dans la Communion anglicane et dans certaines Églises protestantes. Dans chacune de ces Églises, l'évêque est consacré par un ou plusieurs évêques issus d'une chaîne d'ordonnateurs qui, théoriquement, remonte dans le temps jusqu'à l'un des apôtres du Christ. C'est ce que l'on appelle la succession apostolique, qui est revendiquée par l'ensemble de ces Églises. Dans le protestantisme, le ministère d'évêque est présent dans toutes les dénominations, souvent avec d'autres noms comme président du conseil ou surveillant général.
Organisation à but non lucratif consacrée à l'archivage du Web
Internet Archive (ou IA) est un organisme à but non lucratif consacré à l'archivage du Web qui agit aussi comme bibliothèque numérique. Ces archives électroniques sont constituées de clichés instantanés (des copies sont prises à différents moments) de pages web, de textes, de logiciels, de films, de livres et d'enregistrements audio. Pour assurer la stabilité et la sécurité des données archivées, un site miroir fonctionnel est conservé à la Bibliotheca Alexandrina en Égypte. L'IA met gratuitement ses collections à la disposition des chercheurs, historiens et universitaires. Située dans le Richmond District, au sud du Presidio de San Francisco, elle est membre de l'American Library Association et est officiellement reconnue comme bibliothèque par l'État de Californie. En juillet 2025, Internet Archive rejoint le réseau des 1 100 bibliothèques américaines chargées de conserver et rendre accessibles les documents du gouvernement fédéral. Le robot d'indexation utilisé par IA est Heritrix, un logiciel libre. Le logiciel de numérisation de livres est également libre, il se nomme Scribe.
Acte malveillant visant à obtenir un avantage contre un autre avantage
La corruption est la perversion ou une infraction pénale commise par une personne ou une organisation à laquelle on confie une position d'autorité, afin d'acquérir des avantages illicites ou d'abuser de son pouvoir à des fins personnelles. La corruption peut impliquer de nombreuses activités, notamment le trafic d'influence et le détournement de fonds, et peut également impliquer des pratiques légales dans de nombreux pays. La corruption politique se produit lorsqu'un titulaire de charge publique ou un autre employé du gouvernement agit à titre officiel pour en tirer un profit personnel. Elle conduit en général à l'enrichissement personnel du corrompu ou à l'enrichissement de l'organisation corruptrice (groupe mafieux, entreprise, club, etc.). Il s'agit d'une pratique qui peut être tenue pour illicite selon le domaine considéré (commerce, affaires, politique…) mais dont le propre est justement d'agir de manière à la rendre impossible à déceler ou à dénoncer. Elle peut concerner toute personne bénéficiant d'un pouvoir de décision, que ce soit une personnalité politique, un fonctionnaire, un cadre d'une entreprise privée, un médecin, un arbitre ou un sportif, un syndicaliste ou l'organisation à laquelle ils appartiennent. Le trafic d'influence est une forme de corruption.
Route réservée à la circulation des véhicules motorisés rapides
Une autoroute est une voie de communication routière à chaussées séparées, réservée à la circulation à vitesse élevée des véhicules motorisés (automobiles, motos, camions et autocars). Elle ne comporte aucun croisement à niveau et les deux sens de circulation sont séparés par un terre-plein central ou une glissière de sécurité. La chaussée est bordée sur le côté extérieur par une bande d'arrêt d'urgence (BAU). Des entrées-sorties sont régulièrement proposées pour passer du réseau routier ordinaire à l'autoroute et réciproquement, ainsi que des aires de repos. Des aménagements spécifiques, appelés échangeurs, permettent de passer d'une autoroute à une autre. Une définition internationale du concept d'autoroute a été adoptée lors de la convention de Vienne sur la circulation routière ; elle est suivie par de nombreux pays européens, mais certains pays non signataires peuvent avoir une conception différente, basée sur des définitions plus locales, notamment en Amérique du Nord, en Océanie et en Asie. Dans certains pays, les appellations voie rapide et voie express (ou semi-autoroute en Suisse) semblent plutôt réservées au réseau routier traditionnel, partiellement mis aux normes autoroutières (élargissement de voies, chaussées séparées et déviations d’agglomérations) et partiellement non mis aux normes. L'existence de voie rapide ou de voie express peut parfois être une étape intermédiaire et longue pour passer d'un réseau traditionnel à un réseau autoroutier. Le concept d'autoroute naît en Allemagne avec l'AVUS en 1909. La première autoroute au monde (en italien : autostrada), l’autoroute des Lacs, a été construite en Italie en 1924 pour relier Milan à la région des lacs (85 km). Par analogie, on parle d’autoroutes de l’information pour qualifier les réseaux de communication à haut débit qui permettent l’échange abondant et rapide de données entre systèmes informatiques.
Constructeur japonais de motos, d'automobiles et de moteurs de bateaux
Suzuki Motor Corporation (スズキ株式会社, Suzuki kabushiki gaisha) est un groupe industriel japonais producteur d'automobiles, de motos et de moteurs hors-bord . Les origines de Suzuki remontent au début des années 1900 avec la création par Michio Suzuki d'une entreprise de machines pour l'industrie textile à Hamamatsu. À partir du milieu des années 1950, Suzuki se lance dans la construction de deux roues motorisés et d'automobiles, puis, à partir de 1965, de moteurs hors-bord. Au milieu des années 2020, le groupe fait partie des dix plus importants constructeurs mondiaux d'automobiles comme de motos, et des quatre plus importants constructeurs de moteurs hors bord. En 2025-2026, Suzuki a atteint un chiffre d'affaires consolidé de 6 293 milliards de yens (soit environ 36 milliards d'euros) réalisé pour les trois quarts en Asie, et notamment en Inde, marché qui représente plus de 40% des ventes totales du groupe. L'activité automobile génère plus de 90% du total du chiffre d'affaires de Suzuki, les motos 7% et les moteurs pour bateaux 2%.
Peuple amérindien habitant le territoire historique de l'Araucanie dans les États actuels du Chili et de l'Argentine
Les Mapuches (littéralement « Peuple de la terre » en mapudungun) sont un groupe ethnique et peuple autochtone du Chili et d'Argentine formant plusieurs communautés, connues également sous le nom d'Araucans (cette dernière dénomination ayant été donnée par les Espagnols aux autochtones peuplant originellement la région historique d’Araucanie). Au sens strict, le terme Mapuches désigne les Amérindiens habitant l’Araucanie ou Arauco, coïncidant grosso modo à l’actuelle région administrative chilienne d'Araucanie, c’est-à-dire les Araucans et leurs descendants ; dans un sens plus large, le terme englobe tous ceux qui parlent, ou parlaient naguère, la langue mapuche ou mapudungun, y compris divers groupes autochtones ayant subi entre les XVIIe et XIXe siècles le processus dit d’araucanisation par suite de l’expansion araucane à partir de l’Araucanie originelle (dans le Chili actuel) vers des zones sises à l’est de la cordillère des Andes (c’est-à-dire dans l’actuelle Argentine). Selon le recensement officiel de 2002, les Mapuches représentent 4 % de la population chilienne (87,3 % du total des autochtones vivant au Chili), soit un peu plus de 600 000 personnes, mais d’autres statistiques donnent un nombre plus élevé. Ils vivent principalement dans les zones rurales de la région d’Araucanie ainsi que dans la région des Lacs et la région métropolitaine de Santiago (la capitale, Santiago du Chili). On estime à environ 200 000 leur nombre en Argentine, répartis principalement sur la province de Neuquén, mais aussi sur celle de Río Negro et de Chubut. Les autres populations autochtones du Chili, moins nombreuses, sont aymaras et rapa nuis. Les Mapuches eurent à faire face d’abord aux visées expansionnistes des Incas, qui réussirent certes à soumettre les groupes mapuches septentrionaux, appelés Picunches par les historiens, mais furent ensuite bloqués par la résistance mapuche à la hauteur du fleuve Maule (à 250 km environ, à vol d'oiseau, au sud de Santiago), après la lourde défaite de Tupac Yupanqui à la fin du XVe siècle ; puis, au XVIe siècle, aux tentatives de conquête des conquistadors espagnols, qui venaient de renverser l’Empire inca (et du même coup assujetti les Picunches) et trouvèrent face à eux les autres Mapuches établis entre la vallée de l'Aconcagua et le centre de l’île de Chiloé. La résistance du chef mapuche Lautaro, qui avait appris la tactique et la stratégie militaires lorsqu’il était prisonnier des Espagnols, et dont les troupes possédaient une grande maîtrise du cheval, et plus tard la rébellion de Pelantaro en 1602, aboutirent à fixer la frontière militaire entre Espagnols et Mapuches au niveau de la rivière Biobío (à 470 km environ au sud de Santiago) ; depuis lors, les Espagnols hésitaient à se risquer en territoire mapuche. Entre 1860 et 1880, les deux États de la région issus de la décolonisation, le Chili et l’Argentine, entreprirent à leur tour des guerres de conquête contre les peuples autochtones (Mapuches et Patagons) qui vivaient au sud du continent dans des régions restées hors de leur contrôle et difficilement pénétrables, et viendront finalement à bout de la résistance mapuche, au terme de campagnes militaires connues respectivement sous le nom de Pacification de l'Araucanie et de Conquête du Désert, lesquelles entraînèrent la mort de milliers d’autochtones, en plus de la perte de leur territoire : les survivants furent en effet déportés vers des zones de faible superficie dénommées réductions (au Chili) ou réserves (reservaciones, en Argentine), tandis que le reste des terres fut déclaré bien national (en espagnol fiscal), puis vendu à l’encan. À signaler aussi que l’élection (ou l’autoproclamation), en novembre 1860, du juriste périgourdin Orélie Antoine de Tounens comme roi de l'Araucanie avait alarmé les autorités chiliennes qui craignaient que cette poussée d’indépendantisme coupe géographiquement le pays en deux. Les Mapuches se sont ensuite peu à peu intégrés à la nation chilienne, même si des foyers de résistance ont poursuivi la lutte armée jusqu'à la fin du XXe siècle. Aux XXe et XXIe siècles, les Mapuches subiront un processus d’acculturation et d’assimilation aux sociétés des deux États (argentin et chilien), mais au rebours duquel se feront jour des manifestations de résistance culturelle et éclateront çà et là des conflits parfois violents (avec mort d’homme) centrés autour de la propriété des terres, de la reconnaissance de leurs organisations et de la pratique de leur culture. En effet, le processus de récupération présente deux aspects : d’une part un retour aux racines culturelles (réapprentissage de la langue, remise en honneur de l’artisanat traditionnel etc.) et d’autre part la réappropriation de terres qualifiées d’ancestrales, mais détenues aujourd’hui, sur la foi de titres de propriété officiels sur les terrains concernés, par de grands domaines agricoles (haciendas), des sociétés d’exploitation forestière (surtout au Chili), et par des multinationales du textile (telles que Benetton en Argentine). La population mapuche se plaint de discrimination raciale et sociale dans ses rapports avec le reste de la société, et selon les statistiques officielles, leur indice de pauvreté est plus élevé que la moyenne nationale chilienne. Le système économique traditionnel, basé sur la chasse et l’horticulture, a cédé le pas, aux XVIIIe et XIXe siècles, à une économie agricole et d’élevage, les autochtones d'Amérique se convertissant dès lors, après l’implantation forcée sur des terrains à eux assignés par le Chili et l’Argentine, en un peuple de paysans voué à l’heure actuelle (2018) à une grande fragmentation culturelle, à un morcellement de la propriété, et à une migration vers les grandes villes par les générations plus jeunes, qui a eu pour effet de faire des Mapuches une population aujourd’hui majoritairement urbaine, établie principalement à Santiago du Chili et à Temuco, quoique préservant des liens plus ou moins serrés avec ses communautés d’origine.
Union de l'Allemagne de l'Est et de l'Allemagne de l'Ouest en un seul pays en 1990
La réunification allemande (allemand : deutsche Wiedervereinigung, ou dans les lois allemandes Herstellung der Einheit Deutschlands) est le processus qui, d'octobre 1989 à octobre 1990, a conduit à l'intégration de la République démocratique allemande dans la République fédérale d'Allemagne, laquelle était constituée alors par les Länder formant ce qui était appelé l'Allemagne de l'Ouest. En allemand, ces événements sont désignés par les mots deutsche Einheit (unité allemande) ou, plus rarement, Wiedervereinigung (« réunification ») ou, de façon plus neutre, Wende (« tournant »). Le terme figurant sur les textes officiels est Beitritt der DDR zum Geltungsbereich des Grundgesetzes der BRD (« Accession de la RDA à la zone de validité de la Loi fondamentale de la RFA »), loi mise en vigueur le 23 août 1990 par le Parlement de la RDA. La réunification allemande fut effective le 3 octobre 1990.
Ensemble des forces armées de la fédération de Russie
Les forces armées de la fédération de Russie (en russe : Вооружённые силы Российской Федерации, Vooroujionnye sily Rossiïskoï Federatsii) constituent la puissance militaire de la fédération de Russie. Les forces armées de la fédération de Russie sont créées dans leur forme actuelle le 7 mai 1992 sur la base des anciennes forces armées de l'Union soviétique stationnées sur le territoire russe, des groupes de forces à l'étranger ainsi que certaines unités situées sur le territoire des anciennes républiques soviétiques. La Russie est la deuxième puissance militaire du monde après les États-Unis selon le classement GFP. La Russie possède le plus important arsenal de têtes nucléaires au monde, hérité de l'époque soviétique. Elle a également été l'un des rares pays au monde doté d'un porte-avions jusqu'au retrait de l'Amiral Kouznetsov en 2025. Le budget de l'armée russe est le quatrième mondial derrière l'Inde. Bénéficiant d'une expérience opérationnelle presque ininterrompue depuis 2014, l'armée de terre russe est l'une des grandes organisations militaires dont la puissance croit et se réforme le plus vite actuellement dans le monde. Au-delà des objectifs stratégiques qui lui avaient été fixés, ses engagements en Syrie et en Ukraine ont clairement été conçus comme de grands champs d'expérimentation et d'apprentissage, sur différents modes de déploiement, en appui de la transformation profonde entamée en 2008. Les dernières années laissent apparaître un processus d'évolution des forces armées russes très différent de celui des forces terrestres occidentales.
Forme de communauté politique organisée autour d'un pouvoir puissant
Un empire désigne une forme de communauté politique unissant des peuples différents autour d'un pouvoir central unique. La notion d'empire implique, jusqu'à la fin du XIXe siècle, l'idée d'une structure fédérale couvrant l'ensemble du monde connu, sur le modèle de l'imperium et de la Pax Romana. Plus qu'une notion, c'est avant tout un projet politique, un plan, un dessein, dont l'illustration parfaite est la création de l'Empire macédonien. Elle est aussi très prégnante dans la philosophie politique où, de Dante à Kant en passant par Vico et Machiavel, la notion d'empire est vue comme la façon d'assurer la paix. Le basculement intervient au moment de l'expansion coloniale européenne au XVIe siècle. Les nations colonisatrices européennes vont s'affronter durant plus de quatre siècles, rencontrant d'autres empires, celui des Ottomans, de la Russie, du Japon, et soumettant au passage des peuples et d'anciens empires comme la Chine. Dès lors, pour Hobson, le lien qu'il y avait entre empire et internationalisme va être rompu. Les empires fondés sur la terre, comme l'Empire romain ou l'Empire mongol, ont tendance à être monolithiques ; les empires maritimes, comme l'empire de Crète incarné par le Minos qui précède l'empire athénien et celui de Carthage, ou l'Empire britannique, ont des structures plus lâches et des territoires éparpillés. Généralement, la création d'un empire implique une ou plusieurs conquêtes militaires considérées dans les meilleurs des cas comme une unification et un destin (Haute et Basse Égypte, sept royaumes de Chine). Le terme empire est parfois employé pour désigner autant des républiques (Athènes au Ve siècle av. J.-C.) que des monarchies (l'Autriche au XIXe siècle), ou des confédérations (le Saint-Empire romain). De même, ce vocable peut désigner tantôt des démocraties parlementaires (le Royaume-Uni ou la Troisième République française), tantôt des dictatures (l'Empire russe au XIXe siècle), ou encore des oligarchies (l'Empire romain). Une définition relativement précise du terme peut être trouvée à l'aune des études globales menées à partir du XXe siècle : ainsi, selon Moses Finley, est empire tout « exercice durable par un État d'une autorité, d'un pouvoir, ou d'un contrôle sur un ou plusieurs États, communautés ou peuples » ; cette conception, très large, peut être complétée par celle de Jean Tulard, pour lequel n'est empire que ce qui possède les cinq traits suivants : une volonté expansionniste ; une organisation centralisée ; des peuples encadrés par une armature politique et fiscale commune ; la croyance en une supériorité d'essence ; un début et une fin clairement identifiés.
Juridiction canonique autocéphale de l'Église orthodoxe
L'Église orthodoxe russe (en russe : Русская православная церковь / Russkaïa pravoslavnaïa tserkov') ou patriarcat de Moscou (en russe : Московский патриархат / Moskovskiï patriarkhat) est la juridiction canonique autocéphale de l'Église orthodoxe de Russie et, de fait, d'une partie de la diaspora russe. Le chef de l'Église porte le titre de « patriarche de Moscou et de toute la Russie » (ou « de toutes les Russies », cette expression remontant à l'époque des principautés russes : il y avait alors plusieurs « Russies » au pluriel, constituant le territoire primaire du patriarcat). Sa résidence est au monastère Danilov à Moscou. Le titulaire depuis le 27 janvier 2009 est le patriarche Cyrille. Le Patriarcat de Moscou a choisi de rompre avec le patriarcat de Constantinople et, de ce fait, avec les autres églises orthodoxes qui y sont rattachées lors du Schisme orthodoxe du 15 octobre 2018.
Organisation intergouvernementale axée sur la sécurité
L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (souvent désignée par son sigle OSCE) est une organisation régionale de sécurité qui a succédé en 1995 à la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe. L’OSCE traite de questions relevant de la coopération entre ses États participants en matière de sécurité et de dimension humaine, telles que la maîtrise des armements, le terrorisme, la bonne gouvernance, la sécurité énergétique, la traite des êtres humains, la démocratisation, la liberté des médias et les minorités nationales. L’OSCE est un acteur essentiel de la sécurité paneuropéenne, en sa qualité de seule institution où la Russie, les États-Unis, le Canada, tous les pays d’Europe et d’Asie centrale, peuvent dialoguer directement dans un cadre multilatéral et sur un pied d’égalité. L’OSCE est un forum de négociation diplomatique autour d'objectifs et principes énoncés dans l’acte final d'Helsinki de 1975 et des traités ultérieurs sur ses dimensions de sécurité, économique, environnementale et humaine. L'OSCE mène des opérations civiles sur le terrain pour prévenir les conflits ou contribuer à leur règlement, pour aider les États à développer des structures démocratiques, pour protéger les droits de l'homme et plus particulièrement des minorités. À la fin de la décennie 2010, ces opérations concernent plus d'une quinzaine d'États et mobilisent environ trois mille personnes. L’OSCE est une organisation sui generis. Elle ne repose pas sur un traité constitutif international et ne possède pas une personnalité juridique autonome. Ses décisions supposent un consensus entre ses cinquante-sept États membres, et ne sont contraignantes que sur le plan politique et pas sur le plan juridique. L’OSCE pâtit dans les années 2000 de l’apparition de nouveaux conflits dans son espace, des difficultés rencontrées dans le règlement des conflits gelés comme dans le domaine de la dimension humaine. Surtout, plusieurs de ses membres occidentaux réduisent leur implication, privilégiant l’OTAN et l’Union européenne, tandis que certains de ses membres orientaux, en particulier la Russie, contestent les contraintes liées aux engagements pris au sein de l’OSCE. Le signe le plus évident de cette marginalisation relative est l’absence de sommet entre 1999 et 2010. Mais l'OSCE occupe une place importante dans les médiations diplomatiques et sur le terrain notamment pour trouver une solution au conflit séparatiste dans le Donbass en Ukraine.
Régime politique
L'autoritarisme désigne au sens large le comportement individuel d'une personne dominatrice, ou le comportement d'une organisation entretenue par la domination, la répression ou l'intolérance à la contestation. Dans le champ des sciences politiques, il désigne un mode de fonctionnement politique autocratique (éventuellement dictatorial), c'est-à-dire un mode d'exercice du pouvoir fondé sur la concentration de l'autorité entre les mains d'un individu, d'une famille ou d'un groupe restreint, au détriment du bien commun, des libertés individuelles, du pluralisme politique et médiatique, et des mécanismes de contrôle démocratique. Dans les deux cas, l'autoritarisme implique une prééminence, voire une hypertrophie, de la volonté de pouvoir et d'autorité. L’autoritarisme est l'un des concepts centraux utilisés pour expliquer les attitudes sociales, politiques et intergroupes. Les régimes autoritaires traditionnels reposaient sur une obéissance imposée par la répression, la surveillance et la propagande. Aujourd’hui, l’essor des technologies numériques puis de l'IA a permis l’émergence d’« autocraties informationnelles », fondées sur la manipulation de l’opinion plutôt que sur la violence. Ces dirigeants censurent ou cooptent les élites, diffusent une image de compétence et prétendent être démocratiques. Ce modèle semble bien adapté à un monde globalisé et connecté, où la répression visible devient moins efficace[réf. nécessaire]. Fragmentation vs unité démocratique.
Réseau européen de sites naturels
Le réseau Natura 2000 rassemble des aires protégées créées par les États membres de l'Union européenne sur la base d'une liste d'habitats et d'espèces menacés, définies par les deux directives européennes Oiseaux et Habitats, Faune, Flore. La constitution du réseau Natura 2000 a pour objectif de maintenir la biodiversité, tout en tenant compte des exigences économiques, sociales, culturelles et régionales dans une logique de développement durable. Sachant que la commission européenne part du postulat que la conservation de la biodiversité présente également un intérêt économique à long terme. La volonté de mettre en place un réseau européen de sites naturels répondait à un constat : conserver la biodiversité n'est possible qu'en prenant en compte les besoins des populations animales et végétales, qui ne connaissent en effet pas les frontières administratives entre États. Ces derniers sont chargés de mettre en place le réseau Natura 2000 subsidiairement aux échelles locales. La cartographie du réseau est consultable en ligne. Le réseau de sites terrestres a été complété en 2008, puis en 2010, par un ensemble de sites maritimes, grâce à la démarche de l'Union européenne « Natura 2000 en mer ». Mi-2010, sur les 2 500 sites en cours de désignation « Natura 2000 », seulement cinquante étaient marins. Début 2011, le réseau était finalement étendu de près de 27 000 km2 (principalement grâce à la République tchèque, au Danemark, à la France, l'Espagne et la Pologne), enrichi de zones marines (plus de 17 500 km2), ce qui lui fait atteindre près de 18 % du territoire terrestre de l'Union européenne et plus de 130 000 km2 de ses mers et océans. En 2019, Natura 2000 constituait le plus grand réseau d'aires protégées (terrestres et marines) au monde : les 27 758 sites qui le composent couvrent une superficie totale de 1 322 630 km2 (2017), soit 18,18 % de la surface terrestre et 9 % des domaines marins des vingt-sept pays de l'Union européenne (juillet 2018) .
Dispersion d'un peuple, d'une ethnie à travers le monde
Une diaspora est la dispersion d’une communauté ethnique ou d’un peuple à travers le monde. À l'origine, ce terme ne recouvrait que le phénomène de dispersion proprement dit. Aujourd'hui, par extension, il désigne aussi l'ensemble des membres d'une communauté à travers plusieurs pays.
Site web d'archivage
La Wayback Machine (littéralement « machine à revenir en arrière ») est un site web mis à disposition par l'organisme à but non lucratif américain Internet Archive afin d'offrir un accès à des clichés instantanés de pages web stockés par l'organisme. Les archives de la Wayback Machine sont mises à la disposition de tous gratuitement. Elles permettent aux utilisateurs de la plateforme de retracer l'évolution de différents sites internet à travers le temps, ainsi que de retrouver des pages web qui n'existent plus. La Wayback Machine est considérée comme la plus grande collection d'archives web à travers le monde. En octobre 2025, le nombre de pages web archivées a atteint 1 000 milliards et ce chiffre augmente d'environ 500 millions de pages par jour. C'est approximativement 800 000 usagers à travers le monde qui visitent la Wayback Machine tous les jours.
Langue romane, d'origine à la frontière franco-belge
Le picard (ech picard, el picard en picard) est une langue romane traditionnellement parlée en France dans une partie de la région Hauts-de-France ainsi que dans l’ouest de la Belgique romane (plus précisément dans la province de Hainaut, à l’ouest d’une ligne Rebecq-Beaumont-Chimay). Le picard est un élément de l'ensemble dialectal traditionnellement désigné comme langue d'oïl. Pour désigner cette langue, on utilise picard dans la région Picardie et dans le Hainaut et le plus souvent les mots ch’ti et ch’timi dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais (rouchi dans la région de Valenciennes). Cependant, la plupart des locuteurs concernés ont le sentiment d'user d'un patois – terme péjoratif délibérément utilisé par les linguistes à l'époque où l'Instruction publique avait pour mission de répandre l'usage du français sur l'ensemble du territoire et notamment dans les campagnes. Les linguistes, quant à eux, emploient le terme picard. En effet, qu’on l’appelle picard ou ch’ti, il s’agit de la même langue, les variétés parlées en Picardie, dans le Nord-Pas-de-Calais ou en Belgique étant largement intercompréhensibles et partageant des caractéristiques morphosyntaxiques fondamentalement communes. Son utilisation quotidienne ayant fortement décliné, le picard est considéré par l'Unesco comme une langue « sérieusement en danger ».
Parti politique allemand
Le Parti libéral-démocrate (en allemand : Freie Demokratische Partei, abrégé en FDP) est un parti politique libéral allemand créé en 1948. Le parti est généralement décrit comme pro-business et néolibéral. Les élus du FDP sont favorables au libre-échange, à l'immigration, à la baisse des impôts, et à la dérégulation générale des marchés. Il est réputé proche du patronat allemand et réalise traditionnellement ses meilleurs scores parmi les classes moyennes et supérieures, et dans les villes de moyenne et petite taille. D’importance électorale moyenne, avec entre 4,3 et 14,5 % (son meilleur score obtenu en 2009) aux élections fédérales, il est présent dans toutes les coalitions gouvernementales sur le plan fédéral de 1949 à 1998 sauf en deux brèves périodes ; en plusieurs occasions, c’est lui qui a provoqué l’alternance selon qu’il s’alliait avec les chrétiens-démocrates ou les sociaux-démocrates. Il a été au gouvernement pendant quarante-deux ans au total, dans quatorze cabinets. Il est de nouveau au gouvernement à la suite des élections de 2009, après onze années d'opposition, en coalition avec la CDU/CSU. Lors des élections fédérales du 22 septembre 2013, le FDP n'obtient que 4,8 % des voix, se voyant privé de sa représentation au Bundestag, et doit donc également quitter le gouvernement. Il revient au Bundestag avec les élections fédérales du 24 septembre 2017 et siège alors dans l'opposition. Il revient au gouvernement après les élections fédérales de 2021, en tant que composante d'une coalition en feu tricolore. La coalition est rompue en novembre 2024, après que le président du parti Christian Lindner a été limogé de son poste de ministre des finances par Olaf Scholz, ce qui provoque des élections anticipées en février 2025 qui voient le FDP perdre à nouveau sa représentation au Bundestag en n'atteignant pas le seuil de 5 % requis. Le parti obtient à cette occasion le pire score de son histoire à une élection fédérale (4,3 %).
Personne qui combat en échange d'argent
Un mercenaire est un combattant de métier, étranger aux parties en conflit, « spécialement recruté dans le pays ou à l'étranger » et qui « prend une part directe aux hostilités ». Il a un « avantage personnel » à participer à ce conflit, qui est une rémunération « nettement supérieure à celle » de ses homologues de l'armée régulière. Il est recruté et payé par un État, une entreprise, un mouvement politique ou toute autre organisation, hors du système statutaire de recrutement militaire du pays. Un combattant de carrière, bien que rémunéré et parfois recruté sur contrat, se distingue d'un mercenaire par son adhésion à un statut professionnel découlant d'une législation ou d'une coutume locale stable. Le mercenariat est généralement sollicité pour une opération militaire identifiée, pour une durée limitée ou pour un service spécialisé, mais des mercenaires se voient attribuer des fonctions institutionnelles durables (comme la Garde varangienne des empereurs de Byzance au Moyen Âge ou l'actuelle Garde suisse pontificale (non considérée comme composée de mercenaires par les Conventions de Genève)). Les étrangers volontaires tels que les membres de la Légion étrangère française ou les Gurkhas ne sont pas des mercenaires bien que répondant à certains critères de l'article 47 du protocole additionnel aux Conventions de Genève du 12 août 1949 relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux. Certains journalistes les considèrent tout de même comme des mercenaires. Le mot et la fonction de mercenaire ont généralement une connotation très négative car le mercenaire est généralement motivé par l'appât de gains rapides, associé à une absence d'éthique, ce qui l'exclut du statut de combattant ou de prisonnier de guerre. Ces aspect sont au cœur de la définition du mercenariat, qui depuis le XXe siècle tend en outre à se confondre avec des services commerciaux de « sécurité » (dépassant le prérogatives classique de gardiennage et de sécurité des personnes ou des biens publics ou privés). Les sociologues observent une tendance à la « « privatisation » de certaines fonctions dites régaliennes concernant les activités de police, de renseignement, de contrôle des personnes aux frontières, de vente d'armes, de conseil en stratégie et opérations « anti-subversives », d'accompagnement de convois humanitaires en territoire « hostile », de communication et de coordination des troupes en temps de guerre et in fine de troupes de combat appuyant les troupes ordinaires » ; là où légalement, « le monopole des moyens de la violence dite légitime en termes de capacités de coercition » appartenait antérieurement aux États (via l'armée et la police ou des forces spéciales).
Mouvement de chrétiens qui vise à créer un partenariat global et la coopération entre les différentes Églises chrétiennes
L’œcuménisme est un mouvement interconfessionnel qui tend à promouvoir des actions communes entre les divers courants du christianisme, en dépit de leurs différences doctrinales, avec pour objectif l'« unité visible des chrétiens ». Se développant à partir de la fin du XIXe siècle dans les milieux protestants, l'œcuménisme se concrétise par l'existence de divers accords, de nombreuses instances de dialogue, mais aussi par un certain nombre de réalisations concrètes, comme des entreprises de traduction commune des textes saints ou la semaine de prière commune pour l'unité des chrétiens. Parmi les pionniers de l’œcuménisme, on peut citer le patriarche grec orthodoxe Germain V de Constantinople, l’évêque anglican américain Charles Brent, le pasteur réformé néerlandais Willem Visser 't Hooft, le cardinal catholique français Yves Congar ou encore l'archevêque luthérien suédois Nathan Söderblom et le laïc américain John Mott, qui ont tous deux reçu le prix Nobel de la paix pour cette activité.
Droit collectif
Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, ou droit à l’autodétermination, est le principe issu du droit international selon lequel chaque peuple dispose ou devrait disposer du choix libre et souverain de déterminer la forme de son régime politique, indépendamment de toute influence étrangère. L'exercice de ce droit est en général lié à l'existence d'un État spécifique au peuple en question, État dont la pleine souveraineté est souvent envisagée comme la manifestation de la plénitude de ce droit. Il s'agit d'un droit collectif qui ne peut être mis en œuvre qu'au niveau d'un peuple. Proclamé pendant la Première Guerre mondiale, ce principe souffre de la difficulté à définir ce qu'est précisément un peuple : une ethnie ? l'ensemble des locuteurs d'une même langue ? un ensemble de citoyens partageant les mêmes aspirations, les mêmes valeurs ? Aucun texte ne définit clairement la notion de « peuple ». À l'issue de la Première Guerre mondiale, la Société des Nations (SDN) échoua à faire appliquer équitablement ce droit : s'il bénéficia généreusement aux vainqueurs, les peuples colonisés en furent exclus et ce fut aussi le cas de certains qui furent empêchés d'édifier leur État, les germanophones d'Autriche-Hongrie et d'autres territoires perdus par l'Allemagne qui furent empêchés de s'unir à la république de Weimar, les Irlandais empêchés d'exercer leur souveraineté sur la totalité de leur île. Le principe a été réaffirmé après la Seconde Guerre mondiale dans la Charte des Nations unies de 1945 qui inclut, parmi « les buts des Nations Unies », celui de « développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes » (article 1, alinéa 2). Mais à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, l'Organisation des Nations unies échoua encore plus largement à faire appliquer équitablement ce droit car les Conférences interalliées non seulement ne mentionnaient toujours pas les peuples colonisés, mais stipulaient toute une série de mesures ne tenant nul compte des éventuelles préférences des populations, comme l'établissement de la frontière occidentale de l'Union soviétique sur la ligne du pacte germano-soviétique de 1939, le partage de l'Europe en « zones d'influence », le déplacement de la Pologne de 300 km vers l'ouest ou encore la division en deux de l'Allemagne ou de la Corée. Il en va de même aujourd'hui et la mise en œuvre de ce principe ne va pas sans difficultés car tant les États existants que les partisans des autodéterminations locales peuvent s'opposer des arguments valables. L'indépendance du Kosovo en 2008 et, plus récemment, la déclaration unilatérale d'indépendance de la Catalogne en 2017 ont relancé le débat international sur l'application de ce principe.
Étude et narration du passé de l'Iran
L’histoire de l'Iran (ou Perse) couvre des milliers d'années, depuis les cultures antiques du plateau iranien, comme l'ancienne civilisation de Jiroft dans la province de Kerman et de Shahr-e Sokhteh (« la cité brûlée ») dans la province de Sistan-et-Baloutchistan. Ces cultures sont suivies par le royaume d'Élam, entre les actuelles provinces du Khouzistan et du Fars, par la civilisation de Lorestan et par la floraison de celle de Marlik dans la province du Guilan. Viennent encore les Mannéens, à l'origine installés au sud du lac d'Orumieh, près de l'actuelle ville de Piranshahr dans la province du Kordestan, qui se sont répandus dans l'ensemble des provinces d'Azerbaïdjan, puis les peuples mèdes et perses qui fondent l'empire achéménide. Enfin arrivent les Parthes, les Sassanides et jusqu'à l'actuelle république islamique d'Iran.
Die Linke, en français « La Gauche », est un parti politique allemand né de la fusion le 15 juin 2007 du Parti du socialisme démocratique (ex-Parti socialiste unifié d'Allemagne, qui était le parti officiel de la République démocratique allemande) et de l'Alternative électorale travail et justice sociale. Depuis 2026, ses dirigeants sont Ines Schwerdtner et Luigi Pantisano. Die Linke se différencie des autres partis de gauche siégeant au Bundestag (le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) et l'Alliance 90/Les Verts) par sa ligne politique antilibérale et prônant un socialisme démocratique. En septembre 2009, le parti revendique 78 046 membres, dont 39,2 % de femmes. Après une percée aux élections fédérales de septembre 2009, il porte sa représentation au Bundestag à 76 députés sur 614, contre 53 précédemment. Les bastions électoraux du parti sont plutôt situés dans les régions orientales de l'Allemagne, qui formaient la République démocratique allemande (RDA), mais il trouve aussi suffisamment d'électeurs dans l'ex-Allemagne de l'Ouest pour siéger dans les parlements régionaux de ses Länder. Après sa montée en puissance à la fin des années 2000, le parti essuie plusieurs revers électoraux depuis 2010. Au niveau international, Die Linke est membre du Parti de la gauche européenne et du Forum pour une nouvelle gauche européenne (NELF) et siège au Parlement européen dans le Groupe de la Gauche au Parlement européen, dont Martin Schirdewan et Manon Aubry sont co-présidents. Die Linke promeut l'anticapitalisme, l'antifascisme et l'antimilitarisme. Il est neutre sur l'intégration européenne et il est le parti le plus à gauche représenté au Bundestag.
Magazine américain de mode et d'art de vivre
Vogue est un magazine américain, un des principaux magazines de mode féminins dans le monde, avec une diffusion supérieure à 1 million d'exemplaires mensuels. Le titre est édité par Condé Nast, basé à New York, et fait l'objet de nombreuses éditions internationales. À l'origine une petite revue mélangeant mode, arts, conseils et chroniques mondaines, Vogue connaît un bouleversement à partir de 1909, date de son rachat par Condé Montrose Nast, qui incorpore au magazine alors bimensuel « cet indispensable chic qui est la marque du magazine » : Condé Montrose Nast en fait une publication composée de mode, de luxe et d'art contemporain.
Peuple turc qui habite cette péninsule, mais non exclusivement
Les Tatars de Crimée sont un peuple turcophone, descendants des Kiptchaks et des Turcs ottomans qui s'installèrent dans la péninsule de Crimée entre le XIe et le XVIIIe siècle. L'établissement du khanat de Crimée au XVe siècle fut un élément déterminant dans la formation de l'identité tatare de Crimée. Au cours de ce même siècle, l'Empire ottoman conquit les possessions génoises en Crimée et soumit le khanat, exerçant ainsi son influence culturelle et démographique sur la péninsule et créant un mélange culturel unique, issu des steppes pontiques et des cultures méditerranéennes. Victimes en 1944 d'une déportation massive ordonnée par Staline, et quoique beaucoup aient pu y revenir à partir de 1989, les Tatars ne représentent actuellement qu'environ 10 % des environ 2 400 000 habitants de l'actuelle république de Crimée, conséquence de cette « politique ethnocidaire » qu'ils ont subie.