Cartes
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Objet de la ceinture de Kuiper
Concept
(486958) Arrokoth (prononcé /ˈærəkɒθ/, désignation provisoire 2014 MU69), d'abord surnommé officieusement Ultima Thulé, est un petit corps du système solaire binaire à contact de 33,5 × 19,5 km, située à 43,4 ua du Soleil. C'est un objet classique de la ceinture de Kuiper. Arrokoth est survolé par la sonde spatiale New Horizons le 1er janvier 2019, devenant le plus lointain objet exploré par l’humanité.
Objet transneptunien
(20000) Varuna, désignation provisoire 2000 WR106, est un objet transneptunien massif d'environ 700 kilomètres de diamètre et une planète naine potentielle de la ceinture de Kuiper. Il a été découvert en novembre 2000 par l'astronome américain Robert McMillan durant un relevé Spacewatch à l'observatoire de Kitt Peak. Il est nommé d'après la divinité hindoue Varuna, qui est l'une des plus vieilles divinités mentionnées dans les textes védiques. La courbe de lumière de Varuna indique qu'il s'agit d'un ellipsoïde de Jacobi, ayant une forme allongée en raison de sa rotation rapide. La surface de Varuna est d'une couleur modérément rouge en raison de la présence de composés organiques complexes. De la glace d'eau est également présente sur sa surface, et on pense qu'elle a été confrontée par le passé à des collisions qui pourraient d'ailleurs être à l'origine de sa rotation rapide. Bien qu'aucun satellite naturel n'ait été trouvé ou directement imagé autour de Varuna, des analyses en 2019 des variations de sa courbe de lumière suggèrent la présence d'un possible satellite en orbite proche autour de l'astre.
(28978) Ixion (désignation provisoire 2001 KX76) est un grand objet transneptunien situé dans la ceinture de Kuiper. Son demi-grand axe est de 39,49 unités astronomiques. Il s'agit d'un plutino, une classe dynamique d'objets en résonance orbitale 2:3 avec Neptune. Il est découvert en mai 2001 par les astronomes du Deep Ecliptic Survey à l'observatoire interaméricain de Cerro Tololo, et est annoncé par le Centre des planètes mineures en juillet 2001. L'objet porte le nom de la figure mythologique grecque Ixion, un roi des Lapithes condamné à être lié à une roue brûlante dans le Tartare pour l'éternité. L'estimation la plus récente du diamètre d'Ixion est 710 km, même s'il a d'abord été estimé entre 1 200 et 1 055 km ; cela en fait le quatrième plus grand plutino connu après Achlys, Orcus et Pluton. À la lumière visible, Ixion apparaît de couleur sombre et relativement rouge en raison des composés organiques recouvrant sa surface, un mélange de mélange de carbone amorphe sombre et de tholins. De la glace d'eau est soupçonnée d'être présente à la surface d'Ixion, mais elle peut aussi exister en quantités infimes cachées sous une épaisse couche de composés organiques. Sa période de rotation est connue avec peu de précision, les dernières mesures par photométrie donnant une période allant de 12 à 16 heures. Plusieurs astronomes considèrent Ixion comme une potentielle planète naine, alors que d'autres la considèrent comme un objet de transition entre les petits corps du Système solaire de forme irrégulière et des planètes naines sphériques. On ne connaît aucun satellite naturel d'Ixion, donc sa masse et sa densité restent inconnues.
Concentrations de poussière dans le système Terre-Lune
Les nuages de Kordylewski sont de grandes concentrations de poussière qui pourraient exister aux points de Lagrange L4 et L5 du système Terre-Lune. On les compte au nombre des troyens que possède la Terre, dont les seuls autres représentants connus sont les astéroïdes (706765) 2010 TK7 et (614689) 2020 XL5 du système Terre-Soleil.
Écriture principale utilisée pour la langue tibétaine
L’écriture tibétaine est un alphasyllabaire d’origine indienne, de la famille des écritures brahmiques, utilisé pour écrire le tibétain ainsi que le dzongkha, le ladakhi et parfois le balti. La forme imprimée est appelée écriture uchen (tibétain : དབུ་ཅན་, Wylie : dbu-can, pinyin tibétain : Ujain ; utɕɛ̃ ; 有头体 / 有頭體, yǒutóutǐ ; littéralement : « avec une tête ») utilisée pour le tibétain classique. La forme cursive manuscrite usuelle est appelé écriture umê (tibétain : དབུ་མེད་, Wylie : dbu-med, pinyin tibétain : umê ; umɛ̂] ; 无头体 / 無頭體, wútóutǐ ; littéralement : « sans tête »). L'écriture est liée de près à la langue tibétaine au sens large. Ce système d'écriture a été aussi utilisé pour les langues tibétaines non seulement au Tibet, mais également d'autres régions de la Chine, elle y a également influencé l'écriture 'phags-pa, utilisé par les Mongols sous la dynastie Yuan. Elle est également utilisée dans d'autres pays, tel que le Bhoutan, ainsi que dans certaines parties de l'Inde, du Népal et du Pakistan (Chamberlain 2008). L'écriture est romanisée de multiples façons. Les plus utilisées sont la translittération Wylie, la phonétique simplifiée THL, ainsi que le pinyin tibétain (ou « Zangwen pinyin ») en République populaire de Chine.
Prix scientifique
La médaille Copley est une récompense dans le domaine des sciences. C'est la médaille la plus prestigieuse attribuée par la Royal Society (de Londres). C'est aussi la plus ancienne : elle a été décernée pour la première fois en 1731. Cette médaille a été créée après un don de 100 £ en 1709 à la Royal Society par Sir Godfrey Copley, un propriétaire terrien aisé de Doncaster, dans le sud du Yorkshire, membre de cette société savante depuis 1691. L'intérêt, d'un montant de 5 livres sterling, représentait cinq mois de salaire d'un manoeuvre. C'est l'une des dix médailles décernées par la Royal Society. Certaines sont annuelles, d'autres à différents intervalles suivant les termes d'attribution. La médaille Copley alterne entre les sciences physiques et les sciences de la vie. Les lauréats sont élus par les sociétaires de la Royal Society.
Base de données taxinomique et paléontologique
Paleobiology Database (aussi PBDB et PaleoDB, sigle pour Paleobiology Database, ou aussi parfois TPDB, sigle pour The Paleobiology Database) est une base de données fournissant des informations taxonomiques et paléontologiques sur les fossiles d'animaux ou de plantes. Elle est issue d'une collaboration internationale multidisciplinaire et est hébergée par l'université du Wisconsin à Madison soutenue notamment par des programmes de la Fondation nationale pour la science.
Méthode de dissimulation pour passer inaperçu
Le camouflage est une méthode de dissimulation. Il permet à un organisme visible ou à un objet de passer inaperçu, en se fondant dans son environnement. Les exemples incluent des rayures d'un tigre, le treillis d'un soldat moderne et un papillon présentant l'apparence d'une feuille. La théorie du camouflage couvre les différentes stratégies qui sont utilisées pour obtenir cet effet. Il s'agit très souvent de cas de polyphénisme (un même génotype présentant des phénotypes différents).
Peuple en Russie
Les Maris (en mari : мари, en russe : марийцы) également connus sous le nom de Tchérémisses (en russe : черемисы), sont un peuple de langue et de tradition finno-ougrienne qui se partage en deux groupes distincts : à l'ouest le long de la haute vallée de la Volga une minorité, les Maris des montagnes (ou des collines), convertis depuis longtemps au christianisme et parlant traditionnellement le mari (langue devenue très minoritaire face à la langue russe), et une majorité à l'est, les Maris des plaines (ou des prairies), qui continuent de pratiquer leur religion d'origine, le marla (autrefois qualifié de paganisme) et parlant eux aussi traditionnellement le mari. Ils furent soumis par la Russie au temps du tsar Ivan le terrible.
Particule qui fait entre 1 et 100 nm de diamètre
Une nanoparticule est selon la norme ISO 80004-1 un nano-objet dont les trois dimensions externes sont à l'échelle nanométrique, c'est-à-dire une particule dont le diamètre nominal est inférieur à 100 nm environ. D'autres définitions évoquent un assemblage d'atomes dont au moins une des dimensions se situe à l'échelle nanométrique (ce qui correspond au « nano-objet » tel que défini par la norme ISO précitée) ou insistent sur leurs propriétés nouvelles (dues au confinement quantique et à leur surface spécifique) qui n'apparaissent que pour des tailles de moins d'une centaine de nanomètres. Des nanoparticules (naturelles ou artificielles) circulent dans l'environnement, notamment via l'air et l'eau (eaux usées notamment). Certaines peuvent causer des problèmes inflammatoires pulmonaires plus vifs que les PM10 et les PM2.5 et sont fortement suspectées d'avoir des effets négatifs sur l'environnement et sur la santé quand elles sont inhalées ou qu'elles pénètrent le corps via la peau, l'eau ou l'alimentation ; « Les études toxicologiques démontrent clairement que la très petite taille des nanoparticules est un élément-clé au niveau de la toxicité, surtout au niveau des particules non ou peu solubles […] les propriétés de surface, la capacité à induire des radicaux libres ou à libérer certains ions peuvent également influer substantiellement sur la toxicité. Plusieurs effets pulmonaires ont été documentés dont la capacité de certaines nanoparticules à induire des granulomes pulmonaires. Les données actuellement disponibles semblent indiquer par ailleurs que l’absorption cutanée serait relativement limitée » (source : Ostiguy et al., février 2006). Pour les aspects « pollution de l'air » de ce sujet, voir l'article sur les PMO.1 intitulé Particule ultrafine.
Méthode de lutte contre un ravageur au moyen d'organismes naturels
La lutte biologique est une méthode de lutte contre les nuisibles tels que les ravageurs des cultures (insectes, acariens, nématodes, etc.), les maladies (fongiques, bactériennes, virales, etc.), ou les mauvaises herbes (plantes adventices) au moyen d'organismes vivants antagonistes, appelés agents de lutte biologique (qui appartiennent au groupe des auxiliaires des cultures). Elle se base sur l'utilisation de prédateurs (nématodes, arthropodes, vertébrés, mollusques), parasitoïdes, agents pathogènes (virus, bactéries, champignons, etc.), herbivores (ou phytophages), sans faire appel à des pesticides. Elle a pour but de maintenir les populations d'organismes bioagresseurs en dessous d'un seuil de nuisibilité. On distingue trois stratégies de lutte biologique : la lutte classique (acclimatation d’agents auxiliaires introduits), augmentative (traitements répétitifs par des agents auxiliaires) et de conservation (promotion des agents auxiliaires existants). L'intérêt pour la lutte biologique a augmenté avec la connaissance des effets néfastes des pesticides chimiques sur les écosystèmes et la santé humaine. Les lois environnementales visent à réduire l’utilisation des pesticides dans l'agriculture conventionnelle. Une augmentation de la demande pour les produits biologiques rend également la lutte biologique de plus en plus populaire.
Concept d'habitation humaine permanente hors de la Terre
La colonisation de l'espace, ou colonisation spatiale, est au-delà d'un sujet classique de fiction, un projet astronautique d'habitation humaine permanente et en grande partie auto-suffisante en dehors de la Terre. Elle est liée à l'exploration spatiale. Plusieurs groupes de développement de la NASA, de l'ESA, des Agences spatiales russe et chinoise ainsi que d'autres scientifiques ont étudié la faisabilité de projets de colonies spatiales en divers endroits du Système solaire. Bien qu'ils aient déterminé qu'il y a des matières premières exploitables sur la Lune et les astéroïdes géocroiseurs, que l'énergie solaire est disponible en grande quantité et qu'aucune nouvelle découverte scientifique majeure n'est nécessaire, ils ont évalué qu'il faudrait des prouesses techniques d'ingénierie, une meilleure connaissance de l'adaptation humaine à l'espace et surtout d'énormes moyens financiers pour concrétiser de tels projets. Presque tous les projets sont donc réduits à un niveau d'évaluation théorique ou ont même été abandonnés. La seule présence humaine permanente dans l'espace est actuellement celle de la station spatiale internationale, qui n'est cependant pas autonome. En 2008, l'unique projet avec un plan de financement était une base permanente de quatre astronautes sur la Lune qui utiliserait des ressources locales prévue par la NASA pour 2019-2024, mais son budget a été remis en question en 2010. L'ESA, ainsi que les agences spatiales russe, japonaise et chinoise projettent quant à elles d'établir un avant-poste sur la Lune après 2025. D'autres études théoriques de colonies spatiales situées sur d'autres satellites naturels, astéroïdes ou planètes comme Mars ont été étudiées par les scientifiques, et certains d'entre eux pensent que les premières colonies pourraient être des stations spatiales situées en orbite planétaire ou solaire. Des études encore plus prospectives et ambitieuses ont été réalisées, depuis la colonisation des lunes de Jupiter jusqu'à l'établissement de colonies de centaines de milliers d'individus ou de la terraformation de certaines planètes, mais celles-ci sont encore plus théoriques et nécessiteront de grandes avancées scientifiques et techniques qui ne seront possibles qu'à très long terme. Le directeur de la NASA jusqu'en 2009, Michael Griffin, a identifié la colonisation de l'espace comme étant l'objectif ultime des programmes spatiaux actuels, mais la nécessité pour l'humanité de coloniser l'espace dans un futur proche ou lointain n'est cependant pas unanimement acceptée par la communauté scientifique, et un débat a toujours lieu à ce sujet.
Page de liste de Wikimédia
Le tableau des médailles des Jeux olympiques d'été de 2020 donne le classement, selon le nombre de médailles gagnées par leurs athlètes, des pays participant aux Jeux olympiques d'été de 2020, qui se tiennent à Tokyo (Japon) du 23 juillet au 8 août 2021. En 2020, 339 épreuves sont inscrites dans la compétition.
Programme de l'UNESCO pour la préservation et la valorisation du patrimoine documentaire
« Mémoire du monde » est un programme créé en 1992, sous l'égide de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), visant à sensibiliser la communauté internationale à la richesse du patrimoine documentaire, à la nécessité d’assurer sa conservation pour les générations futures et à le rendre accessible à un large public.
Langue construite auxiliaire panslave
L'interslave (medžuslovjansky, aussi connu sous le nom « slovianski » ou « novoslověnsky ») est une langue construite, créée depuis 2006 par un groupe de linguistes de plusieurs pays pour faciliter la communication entre les nations slaves. Pour les gens qui ne connaissent aucune langue slave, il peut aussi jouer un rôle éducatif. Contrairement à l’espéranto et au slovio, l'interslave est une langue naturaliste dont le but principal est une compréhension immédiate par tous les locuteurs d'une langue slave plutôt qu’un apprentissage facile. La langue trouve ses racines dans les diverses improvisations linguistiques auxquelles ont recours les Slaves depuis plusieurs siècles pour communiquer avec les Slaves d'autres nationalités. La grammaire et le vocabulaire sont basés scientifiquement sur le proto-slave, le vieux-slave et sur les analogies entre les langues slaves modernes ; tous les éléments artificiels sont évités. L'interslave s'écrit au moyen de l'alphabet latin enrichi de signes diacritiques ou de l'alphabet cyrillique. Le dictionnaire de l'interslave contient environ 18 000 entrées. L'interslave a été utilisé dans le film tchèque The Painted Bird (2019).
Famille de lanceurs spatiaux américains
Delta IV est une famille de lanceurs spatiaux moyens à lourds développée et opérée par la société américaine Boeing puis United Launch Alliance (ULA) de 2002 à 2024 avec une capacité de 8,8 à 13,5 tonnes en orbite basse ou de 4,5 à 7,4 tonnes en orbite de transfert géostationnaire dans sa version Medium. Conçu dans les années 1990 pour répondre au programme Evolved Expendable Launch Vehicle (EELV) de l'United States Air Force (USAF), et dernier représentant de la famille de lanceurs Delta remontant aux années 1960, Delta IV n'a effectué que 45 lancements du fait de son coût élevé, tous pour le gouvernement fédéral sauf un seul. En 1994 l'USAF créé le programme EELV afin de mettre au point une nouvelle génération de lanceurs moyens à lourds pour remplacer la navette spatiale américaine, écartée après l'accident de Challenger en 1986, et le vieillissant et coûteux lanceur Titan IV. McDonnell Douglas propose de combiner l'étage Delta Cryogenic Second Stage (DCSS) dérivé d'une version initialement développée au Japon par la NASDA pour le lanceur H-II, le nouveau moteur RS-68 de Aerojet Rocketdyne, une version simplifié du RS-25 de la navette, et des propulseurs d'appoint à poudre GEM-60 fournis par Alliant Techsystems. La proposition concurrente de Boeing est écartée en 1996, mais l'entreprise rachète et absorbe McDonnell Douglas en 1997, dont le projet est retenu en 1998 avec l'Atlas V de Lockheed Martin. Immédiatement Delta IV apparaît bien trop cher pour le marché des lancements de satellites commerciaux, alors en décrue et très concurrentiel. En 2003 un scandale d'espionnage industriel éclate et l'USAF sanctionne Boeing en réduisant ses commandes. Delta IV n'effectuera jamais plus de 4 lancements par an, mais elle est la première fusée à pouvoir décoller sous la seule poussée de moteurs à hydrogène, grâce à la puissance exceptionnelle du RS-68, et la version lourde Delta IV Heavy est un temps la plus puissante au monde. Haute de 72 mètres pour 5 mètres de diamètre, la version Delta IV Medium utilise un seul étage central équipé d'un moteur RS-68 brûlant de l'oxygène et de l'hydrogène liquide, flanqué ou non de deux à quatre propulseurs d'appoint à poudre, et surmonté d'un deuxième étage DCSS utilisant un moteur RL-10 brûlant les mêmes ergols, avec au sommet une coiffe de 4 ou 5 mètres de diamètre, et au décollage une masse de 405 tonnes pour 598 tonnes de poussée dans sa version la plus puissante. Delta IV utilise deux pas de tir : le SLC-37 (en) de la base de Cap Canaveral en Floride, et le SLC-6 (en) de la base de Vandenberg en Californie. En 2006 Lockheed Martin et Boeing rassemblent leurs activités de lancements sous la coentreprise ULA et créent ainsi un monopole contraire aux objectifs du programme EELV, mais il est ensuite rompu et concurrencé par les progrès du Falcon 9 de SpaceX. En 2015 ULA décide de développer le nouveau lanceur Vulcan, tandis que Delta IV Medium est retiré du service dès 2019, mais la version Delta IV Heavy est maintenue jusqu'en 2024 car elle est la seule assez puissante pour les plus lourds satellites espions du NRO. Une version modifiée de l'étage supérieur de Delta IV continue cependant d'être utilisée sur le lanceur Space Launch System (SLS) de la NASA.
Plus ancienne organisation internationale pour la paix
Le Bureau international de la paix (BIP) (en anglais International Peace Bureau – IPB) est la plus ancienne organisation internationale pour la paix. Elle fut fondée en 1891 et récompensée par le prix Nobel de la paix en 1910. Le BIP fut fondé sous le nom Bureau international permanent de la paix. Il se fait connaître sous le nom Bureau international de la paix dès 1912. De 1946 à 1961 il œuvra sous le nom Comité de liaison international des organisations de paix – CLIOP (en anglais International Liaison Committee of Organizations for Peace – ILCOP).
Sonde spatiale
Stardust (en français, « Poussière d'étoile ») est une mission interplanétaire de l'agence spatiale américaine, la NASA. La sonde spatiale développée a pour objectif de ramener sur Terre des échantillons de la queue de la comète 81P/Wild ainsi que des poussières interstellaires. La sonde est lancée le 7 février 1999 par une fusée Delta II puis a recours à l'assistance gravitationnelle de la Terre pour rejoindre sa cible. Le 24 janvier 2004, Stardust traverse la queue de la comète en passant à moins de 236 km de son noyau et capture plusieurs milliers de particules dans un collecteur rempli d'aérogel. Ces échantillons reviennent sur Terre dans une capsule qui, après s'être détachée de la sonde, effectue une rentrée atmosphérique avant d'atterrir en douceur le 15 janvier 2006 dans le désert de l'Utah aux États-Unis. Stardust est la première mission à ramener un échantillon d'un corps céleste autre que la Lune. Stardust est un petit engin spatial de moins de 400 kg conçu et réalisé très rapidement dans le cadre du programme Discovery en application du mot d'ordre « faster, better, cheaper » appliqué par la NASA dans les années 1990 avec plus ou moins de réussite. Sa charge utile principale est constituée d'un système destiné à collecter des échantillons de la comète et d'une capsule d'échantillon chargée de ramener le prélèvement sur Terre. Une caméra, un spectromètre de masse et un détecteur de particules viennent compléter cet ensemble. Pour traverser sans dégât majeur la queue de la comète, la sonde spatiale met en œuvre des boucliers Whipple. Les échantillons collectés dans la queue de la comète font, depuis leur retour sur Terre, l'objet d'analyses par des scientifiques du monde entier. En contradiction avec les théories dominantes sur la formation des comètes, les particules recueillies ne sont pas faites du matériau primordial à l'origine du système solaire, mais sont le résultat d'un mélange de particules aux caractéristiques très différentes dont certaines se sont formées à proximité immédiate du proto-Soleil. Par ailleurs, un acide aminé, la glycine, a été trouvé, confortant la théorie selon laquelle les comètes auraient pu contribuer à l'apparition de la vie sur Terre en fournissant les briques élémentaires nécessaires. Les 72 photos de la comète 81P/Wild prises par Stardust montrent un relief beaucoup plus tourmenté que ce qui était attendu. Plusieurs particules de poussière interstellaire, dont l'origine reste toutefois à confirmer en 2014, ont été identifiées et présentent une composition en partie différente de ce que prévoient les modèles en vigueur. En juillet 2007, la NASA décide d'assigner à la sonde spatiale une seconde mission : Stardust doit effectuer un survol de la comète Tempel 1 qui avait été percutée volontairement par l'impacteur de Deep Impact. La NASA espère tirer de ces observations des informations sur l'évolution des comètes en comparant les données fournies par ce survol avec celles obtenues par la sonde Deep Impact. Stardust passe le 15 février 2011 à moins de 191 km de la comète. Peu après, la NASA met fin à la mission de Stardust qui a épuisé le carburant lui permettant de contrôler son orientation.
Le Comité international paralympique (en abrégé CIP ; en anglais International Paralympic Committee, IPC) est l'instance dirigeante des handisports pratiqués par des athlètes handicapés. Le Comité international paralympique est une organisation à but non lucratif qui supervise l'organisation des Jeux paralympiques. Il est comparable au Comité international olympique (CIO), organisateur des Jeux olympiques.
Science humaine qui étudie les rapports entre musique et société
L’ethnomusicologie est une science humaine qui étudie les rapports entre musique et société. D'abord appelée « musicologie comparée », cette discipline proche de la sociologie de la musique issue de l’ethnologie et de la musicologie est institutionnellement rattachée à l'une ou l'autre de ces disciplines, desquelles elle tire ses méthodes descriptives. Comme la musicologie, l'ethnomusicologie peut occasionnellement emprunter des outils à l'acoustique ou aux sciences cognitives. Elle s'intéresse autant aux musiques de tradition orale qu'aux musiques érudites de cultures étrangères à celle du chercheur. La plupart du temps, les recherches en ethnomusicologie se basent sur un travail de terrain, l’observation participante. D'autres chercheurs analysent des enregistrements et des objets fabriqués, instruments, guides, systèmes de notation, soit produits localement pour la consommation locale, soit issus des travaux de terrain antérieurs. L'ethnomusicologie s'enseigne dans des institutions universitaires qui dépendent des départements académiques des sciences sociales ou de ceux des arts ou spécifiquement de la musique.
Pratique consistant à décrire ou à juger les œuvres d'art
La critique d'art est l'art de juger les œuvres de l'esprit, à l'origine celles appartenant aux beaux-arts. Elle est une traduction du langage artistique en langage logique et, de ce fait, peut servir de pont vers la compréhension de la création qu'elle analyse. Le critique d'art peut aussi apparaître comme « guide du goût du public ».
Discipline scientifique
L'écotoxicologie est une discipline scientifique émergente, qui se positionne à l'intersection de l'écologie et de la toxicologie. Elle est le fruit de la prise de conscience que de plus en plus de polluants contaminent partiellement ou totalement la biosphère, et que certains d'entre eux interagissent tant entre eux qu'avec les organismes vivants. Cette discipline scientifique étudie le comportement et les effets d'agents « polluants » sur les écosystèmes, qu'il s'agisse d’agents d’origine artificielle (incluant médicaments, perturbateurs endocriniens, etc.) ou d'agents naturels dont l’humain modifie la répartition ou les cycles dans les différents compartiments de la biosphère. Le domaine de la santé environnementale, qui se situe à la croisée de la toxicologie et de l'écotoxicologie, englobe les agroécosystèmes et l'élevage. Cela est particulièrement vrai pour certaines zoonoses, maladies ou intoxications, ainsi que les phénomènes de résistance aux antibiotiques qui peuvent affecter tant les humains que d'autres animaux. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) ont décidé d'unir leurs efforts pour étudier ce sujet commun. Ceux-ci comprennent également une variété de biomarqueurs de stress écologique et de toxicité, qui sont présents chez tous les animaux (y compris l'homme), voire partagés avec les plantes ou les champignons.
Plastique biosourcé ou biodégradable
Le terme bioplastique désigne des polymères, surtout thermoplastiques, moins souvent thermodurcissables, de deux types. Il s'agit de matières plastiques : d'une part, de matières plastiques biosourcées (issues de la biomasse, surtout des plantes) ; d'autre part, de matières plastiques biodégradables (dont compostables), y compris issues de ressources fossiles (réactions pétrochimiques). European Bioplastics, une association de fabricants concernés, propose la définition suivante : « les bioplastiques regroupent un grand nombre de matériaux et produits biosourcés, biodégradables/compostables, ou les deux ». Certains bioplastiques présentent à la fois les deux caractéristiques, biosourcées et biodégradables. Les plastiques seulement oxofragmentables, mais non biosourcés ni biodégradables, ne sont pas des bioplastiques. Outre la définition du lobby industriel European Bioplastics, des définitions légales encadrent ces termes peu clairs pour le grand public. Ainsi, le code de l'environnement interdit de faire figurer sur un produit ou un emballage les mentions « biodégradable », « respectueux de l'environnement » ou toute autre mention équivalente. La teneur biosourcée minimale des gobelets, verres et assiettes jetables de cuisine pour la table en matière plastique mentionnés au III de l'article L. 541-10-5 est de 50 % à partir du 1er janvier 2020 et de 60 % à partir du 1er janvier 2025. Il existe deux normes permettant de qualifier les plastiques de « compostables » : la norme NF EN 13432 : 2000 qui désigne les plastiques capables de se dégrader en condition de compostage industriel, et la norme NF T 51-800 : 2015 qui désigne les plastiques aptes au compostage domestique. L'utilisation de bioplastiques biosourcées, en lieu et place des plastiques issus des ressources fossiles (hydrocarbures), peut permettre une réduction des rejets de gaz à effet de serre (comme le dioxyde de carbone, CO2). Cependant, pour l’ADEME, il reste à comparer l’impact environnemental de ces cultures intensives de maïs et autres cultures OGM qui consomment indirectement du pétrole par leur utilisation de pesticides et engrais mais aussi par leurs transformations et transports. De plus, une analyse comparative devrait aussi considérer l'eutrophisation, la nitrification, l'utilisation des terres, les impacts écotoxicologique et toxicologique, etc. pour avoir une approche plus complète qu'uniquement par les gaz à effet de serre. En 2019, la biologiste Lisa Zimmermann a publié une étude démontrant que les produits en bioplastique d’origine végétale ont autant de « toxicité de base » que les matières plastiques à base de pétrole. L'ADEME met également les consommateurs en garde contre les dangers des bioplastiques à la suite des résultats d'études sur leur réelle dégradation. Ils ne sont pas forcément recyclables, combustibles ou biodégradables au sens des normes existantes : leur intérêt provient essentiellement du caractère agricole des ressources utilisées pour leur fabrication. Bio-PE peut servir d'exemple d'un bioplastique biosourcé (principalement issu de canne à sucre), qui est recyclable, mais qui n'est pas biodégradable. L'utilisation de bioplastiques biodégradables permet leur valorisation par le compostage, au moins par des institutions spécialisées. Les bioplastiques biodégradables sont discutés comme une solution contre les détritus. La polycaprolactone (PCL) est un exemple d'un bioplastique d'origine pétrochimique, qui est biodégradable.
En cristallographie, le système cristallin cubique (ou isométrique) est l'une des sept catégories de classement des cristaux dans l'espace tridimensionnel sur la base de leurs symétries morphologiques et de leurs propriétés physiques. Il regroupe les cristaux de symétries 23, m3, 432, 43m, et m3m, selon la notation d'Hermann-Mauguin, et repose sur le système réticulaire cubique, dont la maille a des paramètres cristallins a = b = c, avec les angles α = β = γ = 90°. Il existe trois modes de réseaux cubiques : primitif, cubique à faces centrées et cubique centré.