Cartes
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Acte sexuel entre personnes
Concept
Un rapport sexuel est une activité sexuelle en vue de la reproduction, du plaisir sexuel, ou des deux, entre deux êtres humains ou plus. Il réside généralement dans la stimulation de l'appareil génital féminin ou masculin, et peut être pratiqué entre personnes de sexe opposé ou du même sexe. Un rapport sexuel consiste en plusieurs phases, même si aucune n'est indispensable : le désir sexuel, l'excitation sexuelle, des pratiques sexuelles, l'orgasme et la résolution. Les termes « copulation » et « fornication » ont également des sens proches, mais spécifique dans le cas du premier (terme de biologie, et plus particulièrement d'entomologie) et connoté, voire péjoratif dans le cas du second.
Organisation internationale regroupant, à quelques exceptions près, tous les États de la planète
L'Organisation des Nations unies (ONU) est une organisation internationale regroupant 193 États membres depuis le 14 juillet 2011. Elle a été instituée le 24 octobre 1945 par la ratification de la Charte des Nations unies signée le 26 juin 1945 par les représentants de 51 États. Elle remplace alors la Société des Nations. Les objectifs premiers de l'organisation sont le maintien de la paix et la sécurité internationale. Pour y parvenir, elle promeut la protection des droits de l'homme, fournit de l'aide humanitaire, encourage le développement durable, veille à garantir le droit international et dispose de pouvoirs spécifiques tels que l'établissement de sanctions internationales et l'intervention militaire. La Charte des Nations unies définit six organes principaux : l'Assemblée générale, le Conseil de sécurité, le Conseil économique et social, le Conseil de tutelle, la Cour internationale de justice et le Secrétariat. Le système des Nations unies inclut plus largement des programmes, fonds, institutions spécialisées et apparentées. Les six langues officielles de l'ONU sont l'anglais, l'arabe, l'espagnol, le français, le mandarin et le russe. Le Secrétariat des Nations unies ne reconnaît que l'anglais et le français comme langue de travail, le Conseil économique et social des Nations unies reconnaît l'anglais, l'espagnol et le français, et le reste des organes de l'ONU utilise les six langues officielles. Depuis le 1er janvier 2017, le secrétaire général des Nations unies, nommé par l'Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité, est le Portugais António Guterres. Le siège des Nations unies est situé à New York et bénéficie du régime d'extraterritorialité. Les 193 États membres y sont représentés par un ambassadeur permanent auprès de l'ONU.
Ensemble de connaissances sur des objets abstraits tels que les nombres, les espaces, les applications, les relations
Les mathématiques (ou plus rarement la mathématique (voir infra)) sont un ensemble de connaissances abstraites résultant de raisonnements logiques appliqués à des objets divers tels que les ensembles mathématiques, les nombres, les formes, les structures, les transformations, etc. ; ainsi qu'aux relations et opérations mathématiques qui existent entre ces objets. Elles sont aussi le domaine de recherche développant ces connaissances, ainsi que la discipline qui les enseigne. Les mathématiques possèdent plusieurs branches telles que : l'arithmétique, l'algèbre, l'analyse, la géométrie, la logique mathématique, les probabilités, etc. Il existe également une certaine séparation entre les mathématiques pures et les mathématiques appliquées. Les mathématiques se distinguent des autres sciences par un rapport particulier au réel car l'observation et l'expérience ne s'y portent pas sur des objets physiques ; les mathématiques ne sont pas une science empirique. Elles sont de nature entièrement abstraite, fondées sur des concepts définis et des axiomes déclarés vrais (appelés aussi postulats). Ces axiomes, qui sont des propriétés d'objets abstraits ou des relations que ces objets entretiennent entre eux, constituent les fondements et ne dépendent donc d'aucune autre proposition. Un énoncé mathématique — dénommé généralement, après être validé, théorème, proposition, lemme, fait, scholie ou corollaire — est considéré comme valide lorsque le discours formel qui établit sa vérité respecte une certaine structure rationnelle appelée démonstration, ou raisonnement logicodéductif. Un énoncé qui n'a pas encore fait l'objet d'une démonstration mais qui est néanmoins considéré plausible est appelé conjecture. Bien que les résultats mathématiques soient des vérités purement formelles, ils trouvent des applications dans les autres sciences et dans différents domaines de la technique. C'est ainsi qu'Eugene Wigner déclare que la « déraisonnable efficacité des mathématiques dans les sciences de la nature est une chose presque mystérieuse ».
Religion et philosophie reposant sur les enseignements de Siddhartha Gautama
Le bouddhisme est une religion et une philosophie dont les origines se situent en Asie, principalement en Inde aux VIe – Ve siècles av. J.-C. à la suite de l'éveil de Siddhartha Gautama à Bodhgaya dans le Bihar et de la diffusion de son enseignement. Les notions de dieu et de divinité dans le bouddhisme sont particulières : bien que le bouddhisme soit souvent perçu comme une religion sans dieu créateur, cette notion étant absente de la plupart des formes du bouddhisme, la vénération et le culte du Bouddha historique Siddhartha Gautama en tant que bhagavat jouent un rôle important dans le Theravāda tout comme dans le Mahāyāna, qui voient en ce personnage un être éveillé doté d’un triple corps. Le bouddhisme, à travers ses différentes écoles, présente un ensemble ramifié de pratiques méditatives, de rituels religieux (prières, offrandes), de pratiques éthiques, de théories psychologiques, philosophiques, cosmogoniques et cosmologiques, abordées dans la perspective de la bodhi, « l'éveil ». À l'instar du jaïnisme, le bouddhisme est à l'origine une tradition shramana, et non brahmanique comme l'est l'hindouisme.
Série de compétitions sportives mondiales
Les Jeux olympiques (JO), aussi appelés Jeux olympiques modernes, puisqu'ils prolongent la tradition des jeux olympiques de la Grèce antique, sont des événements sportifs internationaux majeurs, regroupant les sports d’été ou d’hiver, auxquels des milliers d’athlètes participent à travers différentes compétitions tous les quatre ans, pour chaque olympiade moderne. Originellement tenus dans le centre religieux d’Olympie, dans la Grèce antique du VIIIe siècle av. J.-C. au IVe siècle apr. J.-C., les Jeux sont rénovés par le baron français Pierre de Coubertin en 1894 lorsqu’il fonde le Comité international olympique (CIO). Depuis lors, le CIO est devenu l’organisation gouvernant le mouvement olympique dont la structure et les décisions sont définies par la Charte olympique. Les premiers Jeux olympiques modernes se déroulent en 1896 à Athènes, et l'instauration des Jeux olympiques d'hiver date de 1924 à Chamonix. Ils ont lieu la même année tous les quatre ans, souvent dans le même pays sous réserve qu'il possède un territoire montagneux, puis sont décalés de deux ans à partir de 1994. Annulés en 1916, 1940 et 1944 pour cause de guerres mondiales, les Jeux ont vu leur édition de 2020 reportée d'un an en raison de la pandémie de Covid-19. Pendant le XXe siècle, le CIO adapte les Jeux à sa perception des changements économiques, politiques et techniques du monde. Ainsi, les Jeux olympiques sont, comme le voulait Pierre de Coubertin, d'abord réservés aux purs amateurs, le règlement du CIO interdisant la participation de sportifs professionnels. Bien que malmenée par les supercheries (notamment l'amateurisme marron) autour du statut faussement « amateur » de nombreux sportifs, l'exclusion du professionnalisme reste en vigueur jusqu'en 1981. Si le passage de l’amateurisme pur au professionnalisme est dans les faits progressif, le XIe Congrès olympique en 1981 marque une révolution pour l'olympisme, avec l'admission des sportifs officiellement professionnels. Une autre évolution importante concerne la féminisation des épreuves. Aucune femme n'a été admise en compétition en 1896, les femmes ont été admises pour la première fois aux Jeux olympiques modernes en 1900, lors des Jeux de Paris. À cette occasion, vingt deux femmes ont participé dans cinq sports : le tennis, le croquet, la voile, l'équitation et le golf. Un fort déséquilibre persistera par la suite, jusqu'à la parité parfaite aux jeux de Paris 2024. Le CIO adapte aussi les Jeux aux changements sociaux qui se produisent au XXe siècle. Certains de ces ajustements incluent l'instauration des Jeux olympiques d’hiver, des Jeux paralympiques ou encore des Jeux olympiques de la jeunesse et la création de nombreuses épreuves mixtes. En outre, l’importante croissance des médias de masse apporte aux Jeux des sources de financement considérables, entraînant parfois des problèmes de corruption. Actuellement, le mouvement olympique comprend les fédérations sportives internationales, les comités nationaux olympiques et la mise sur pied de comités d'organisation locaux pour chaque édition des Jeux olympiques. La ville hôte est chargée d’organiser les Jeux olympiques de manière qu’ils soient en accord avec la Charte olympique. Le CIO décide aussi des sports présents ou non à chaque édition. La célébration des Jeux inclut de nombreux rituels et des symboles, comme le drapeau olympique et la flamme olympique, le relais de la flamme, ainsi que les cérémonies d’ouverture et de clôture. Les trois meilleurs athlètes ou équipes de chaque compétition reçoivent respectivement une médaille d’or (1re place), d’argent (2e place) et de bronze (3e place). Pour les Jeux d'été, la participation est plafonnée à environ 10 500 athlètes et à vingt huit sports se déclinant en plus de trois cent épreuves. Les Jeux olympiques sont devenus si importants que presque chaque nation est représentée. Une telle ampleur a causé de nombreux défis, comme le boycott, le dopage, la corruption et le terrorisme. Tous les quatre ans, les Jeux et leur exposition médiatique permettent à des athlètes d'acquérir une notoriété nationale, voire mondiale dans certains cas. Les Jeux sont aussi une excellente occasion pour la ville hôte et le pays d'accueil d'assurer leur promotion sur la scène internationale. Le sportif le plus médaillé des Jeux olympiques, été comme hiver, est le nageur américain Michael Phelps qui gagne, entre 2004 et 2016, vingt-huit médailles dont vingt-trois en or. Aux Jeux d'hiver, la fondeuse norvégienne Marit Bjørgen détient un record de quinze podiums, dont huit médailles d'or.
Bande dessinée japonaise
Un manga (漫画) est une bande dessinée japonaise. La plupart des mangas se conforment à un style développé au Japon à la fin du XIXe siècle, alors que la forme a une longue préhistoire dans l'art japonais antérieur. Au Japon, le terme manga désigne plus généralement la bande dessinée, quelle que soit son origine. En Occident, le mot « manga » désigne une bande dessinée japonaise, mais aussi parfois une bande dessinée non japonaise respectant les codes des productions populaires japonaises ou pour nommer, par métonymie, d'autres produits visuels rappelant certaines de ces bandes dessinées (dessins animés, style graphique, etc.). Les mangas se lisent de droite à gauche. En raison du rythme élevé de parution et pour limiter le coût d'impression, la plupart des mangas sont dessinés en noir et blanc, mis à part la couverture. Les deux premiers pays les plus consommateurs de mangas sont le Japon et la France en 2024. La personne réalisant des mangas est appelée mangaka.
Mouvement religieux
Les Témoins de Jéhovah sont issus d'un groupe né aux États-Unis dans les années 1870, connu sous le nom d'Étudiants de la Bible. Les Témoins de Jéhovah sont connus principalement pour leur prédication qu'ils effectuent en porte-à-porte et dans les lieux publics. De tendance prémillénariste, ils annoncent, depuis les années 1870, l'intervention imminente de Dieu dans les affaires humaines lors de la bataille d'Armageddon, et se donnent pour objectif de faire connaître Dieu ainsi que les bienfaits qu'apporterait le Royaume de Dieu sur Terre. Selon leur doctrine, Jéhovah est le nom personnel de Dieu, et leur mission est de faire connaître ce nom. Ils sont restaurationnistes, c'est-à-dire qu'ils croient que Dieu a restauré le véritable christianisme par leur intermédiaire. De ce fait, ils sont très critiques envers les autres religions qui, pour eux, font partie de « Babylone la Grande ». Ils se veulent aussi politiquement neutres et refusent d'accomplir un service militaire. En 2025, le mouvement revendique près de 9,2 millions de membres actifs dans le monde entier. Par ailleurs, plus de 20 millions de personnes, pratiquants et sympathisants confondus, ont assisté à leur célébration annuelle, le « Mémorial de la mort du Christ ». La direction du mouvement est exercée par le Collège central, garant de l'ordre théocratique et de l'enseignement. Il fait éditer à cet effet par la société Watchtower de nombreuses publications, telles que les revues La Tour de garde et Réveillez-vous ! Les Témoins de Jéhovah sont régulièrement accusés d'être une secte, dans le sens d'organisation à dérives sectaires, par les associations anti-sectes et les médias. Ils sont l'objet de controverses autour de leur refus des transfusions sanguines, même lorsqu'un pronostic vital est engagé, de leur isolement social, de leur politique d'exclusion et de leur gestion des affaires de pédo-criminalité en interne. Cependant, leur liberté de culte est reconnue au niveau européen. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a confirmé à plusieurs reprises que les Témoins de Jéhovah bénéficient pleinement du droit à la liberté de religion garanti par l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme. Dans plusieurs arrêts, la Cour a condamné des États européens pour discrimination ou atteinte à ce droit, notamment en matière de reconnaissance légale, de liberté de culte ou d’objection de conscience.
Organisation paramilitaire du Parti nazi
La Schutzstaffel (de l'allemand « escadron de protection »), plus communément désignée par son sigle SS, est une des principales organisations du régime nazi. Entièrement dévouée à Hitler, elle est dirigée pendant la quasi-totalité de son existence par Heinrich Himmler. Fondée en avril 1925, initialement chargée de la protection rapprochée d'Adolf Hitler, la SS devient au fil des années un État dans l'État, accumulant les compétences et les missions et passant du stade de groupuscule à celui d'une énorme organisation. Progressivement, ses domaines d'activité se multiplient. Elle a une fonction politique, notamment au travers de l’Allgemeine SS, répressive avec le RSHA et le contrôle des camps de concentration, idéologique et raciale au travers du Lebensborn et de l'Ahnenerbe, militaire après la création en 1934 de la SS-VT (connue sous le nom de Waffen-SS à compter de 1940), et devient également un empire économique. Elle est aussi le principal organisateur et exécutant de l'extermination des Juifs d'Europe, que cela soit lors des opérations mobiles de tuerie perpétrées en Pologne et en Union soviétique par les Einsatzgruppen, ainsi que par la mise en place des centres d’extermination. Traversée par de profondes rivalités internes, en conflit permanent avec d'autres organismes (notamment la Wehrmacht) ou diverses personnalités du Troisième Reich, dotée d'une organisation complexe, mouvante, accumulant les doubles emplois et les contradictions, elle n'en est pas moins l'un des instruments les plus efficaces et les plus meurtriers de la terreur nazie. Lors du procès de Nuremberg, elle est déclarée organisation criminelle.
Autorité spirituelle du bouddhisme
La lignée des dalaï-lamas (ou du Dalaï-Lama) est la plus importante lignée de réincarnation (tulkou) postulée dans le bouddhisme tibétain et dans l'histoire du Tibet. Reconnu par ses fidèles comme une émanation du bodhisattva de la compassion, le dalaï-lama, outre son autorité spirituelle, a exercé le pouvoir temporel à la tête du gouvernement tibétain de la période Ganden Phodrang (1642-1959) mis en place par le 5e dalaï-lama au sein d'une théocratie. En 1952, après la signature de l'accord en 17 points sur la libération pacifique du Tibet, le 14e dalaï-lama, Tenzin Gyatso, prend des initiatives pour créer une société démocratique, en nommant un comité de réformes. L'exode tibétain de 1959 rassemble environ 100 000 Tibétains qui suivent le dalaï-lama dans un exil en Inde où il crée le gouvernement tibétain en exil, qu'il dirige et démocratise jusqu'en mars 2011, date de sa retraite politique qu'un amendement constitutionnel du Parlement tibétain en exil autorise. Pour lui, le rôle politique des dalaï-lamas est dépassé et doit laisser place à la démocratie. En novembre 2018, il annonce des discussions pour qu'un nouveau chef spirituel des Tibétains soit choisi de son vivant. La réunion est reportée à la suite de la mort de Kathok Getse Rinpoché.
Pièce de théâtre de William Shakespeare, parue en 1597
Roméo et Juliette (Romeo and Juliet) est une tragédie de William Shakespeare. Écrite vers le début de sa carrière, elle raconte l'histoire de deux jeunes gens, Roméo Montaigu et Juliette Capulet, qui s'aiment malgré la haine que se vouent leurs familles et connaissent un destin funeste. La pièce s'inscrit dans une tradition d'histoires d'amour tragiques remontant à l'Antiquité. Son intrigue est issue d'un conte italien de Luigi da Porto traduit en anglais et en vers par Arthur Brooke en 1536 sous le titre The Tragical History of Romeus and Juliet. En 1582, William Painter en propose une version en prose dans son Palace of Pleasure. Shakespeare emprunte aux deux mais il approfondit l'intrigue en développant les personnages secondaires, notamment Mercutio et le comte Pâris. Probablement rédigée entre 1591 et 1595, la pièce est publiée pour la première fois en in-quarto en 1597. Cette première édition, de mauvaise qualité, est supplantée par les éditions ultérieures qui respectent davantage le texte original de Shakespeare. La pièce témoigne du talent naissant du dramaturge, notamment dans la structure (les scènes comiques et tragiques alternent pour accroître la tension), le développement des personnages mineurs et des intrigues secondaires. Chaque personnage se voit attribuer une forme poétique particulière, qui peut varier au fil du temps : ainsi Roméo devient-il davantage adepte du sonnet au fil de la pièce. Roméo et Juliette a connu de nombreuses adaptations au théâtre, au cinéma, à l'opéra ou en comédie musicale. Les versions de William Davenant au XVIIe siècle et David Garrick au XVIIIe siècle prennent de grandes libertés avec l'œuvre de Shakespeare en censurant des passages jugés contraires aux bonnes mœurs, et ce n'est qu'à partir du milieu du XIXe siècle que la pièce commence à être mise en scène de nouveau dans son texte d'origine. Le XXe siècle donne naissance à des adaptations aussi diverses que les films de George Cukor (1936) ou Franco Zeffirelli (1968), la comédie musicale West Side Story (1957) ou encore le Roméo + Juliette de la « génération MTV » réalisé par Baz Luhrmann (1996).
11e mission du programme spatial américain Apollo (premiers pas de l'homme sur la Lune)
Apollo 11 est une mission du programme spatial américain Apollo au cours de laquelle, pour la première fois, des hommes se sont posés sur la Lune, le lundi 21 juillet 1969. L'agence spatiale américaine, la NASA, remplit ainsi l'objectif fixé par le président John F. Kennedy en 1961 de poser un équipage sur la Lune avant la fin de la décennie. Il s'agissait de démontrer la supériorité des États-Unis sur l'Union soviétique et de répondre aux succès soviétiques du début de l'ère spatiale dans le contexte de la guerre froide, qui oppose alors ces deux pays. Ce défi est lancé alors que la NASA n'a pas encore placé en orbite un seul astronaute. Grâce à une mobilisation de moyens humains et financiers considérables, l'agence spatiale rattrape puis dépasse le programme spatial soviétique. Apollo 11 est l'aboutissement d'une série de missions qui permettent la mise au point des techniques spatiales nécessaires, des vaisseaux spatiaux et d'un lanceur géant ainsi que la reconnaissance des sites d'atterrissage sur la Lune. C'est la troisième mission avec équipage à se placer sur une orbite lunaire après Apollo 8 et Apollo 10. Le vaisseau spatial emportant l'équipage est lancé depuis le Centre spatial Kennedy le 16 juillet 1969 par la fusée géante Saturn V, développée pour ce programme. Elle emporte un équipage composé de Neil Armstrong, commandant de la mission et pilote du module lunaire, d'Edwin « Buzz » Aldrin, qui accompagne Armstrong sur le sol lunaire, et de Michael Collins, pilote du module de commande et de service qui restera en orbite lunaire. Armstrong et Aldrin, après un atterrissage comportant quelques péripéties, séjournent 21 heures et 36 minutes à la surface de la Lune et effectuent une sortie extravéhiculaire unique d'une durée de 2 heures et 31 minutes. Après avoir redécollé et réalisé un rendez-vous en orbite lunaire avec le module de commande et de service, le vaisseau Apollo reprend le chemin de la Terre et amerrit sans incident dans l'océan Pacifique à l'issue d'une mission qui aura duré 8 jours, 3 heures et 18 minutes. Au cours de cette mission, 21,7 kilogrammes de roche et de sol lunaire sont collectés et plusieurs instruments scientifiques sont installés sur la surface de notre satellite. Bien que l'objectif scientifique d'Apollo 11 ait été limité par la durée du séjour sur la Lune et la capacité d'emport réduite des vaisseaux spatiaux utilisés, la mission fournit des résultats substantiels. Son déroulement, en particulier les premiers pas sur la Lune filmés par une caméra vidéo et retransmis en direct, constituent un évènement suivi sur toute la planète par des centaines de millions de personnes.
Organe de l'appareil génital féminin
Le clitoris est un organe du système reproducteur exclusif aux individus femelles (ou de sexe féminin) des animaux amniotes. Il est présent chez tous les mammifères, dont Homo sapiens, et chez certains Sauropsides. Il peut apparaître au cours du développement embryonnaire, et est généralement possédé en un unique exemplaire, bien que des individus puissent en avoir plusieurs, à l'instar des squamates qui possèdent deux hémiclitoris. Le clitoris est issu de la même structure que le pénis qui est donc son homologue. Sa morphologie et son positionnement par rapport aux autres organes génitaux varient selon l'espèce animale. Chez l'humain, ses parties externes sont le gland et le capuchon du clitoris. Il se prolonge à l'intérieur du corps par les corps caverneux du clitoris et les bulbes du vestibule. Il est situé à l'intérieur de la vulve, protégé sous les grandes lèvres et positionné au bas du mont du pubis. Il est rejoint par les petites lèvres. L'anatomie du clitoris des autres animaux est généralement mal connue, mais chez les mammifères, elle semble suivre un modèle approchant. Le clitoris est un organe très sensible, car fortement innervé, dont la fonction physiologique est érogène et orgasmogène lorsqu'il est stimulé. Il en est de même pour les quelques espèces animales pour lesquels la physiologie de cet organe a été étudiée. Le clitoris peut être affecté par plusieurs pathologies comme le syndrome d'excitation génitale persistante, le phimosis, une forme de vulvodynie, des tumeurs et des kystes. Le clitoris est éventuellement l'objet de modifications anatomiques intentionnelles ou non. Elles peuvent par exemple avoir lieu à cause de mutilations génitales féminines — pour replacer les femmes dans une situation de subordination à l'ordre masculin —, d'une transition de genre ou bien être réalisées sous la forme de piercings génitaux. Les travaux sur le clitoris ne commencent réellement à émerger dans la littérature scientifique qu'à partir du XVIe siècle. Tantôt perçu par la médecine occidentale comme un organe inutile, tantôt jugé responsable de nombre de maux féminins et donc volontiers excisé, il devient après la Seconde Guerre mondiale un symbole du féminisme. Son anatomie et sa physiologie, dont les études connaissent un renouveau depuis la fin des années 1990, sont encore méconnues du grand public.
Drogue de synthèse extrêmement addictive et neurotoxique
La méthamphétamine ou N-méthyl-amphétamine est une drogue de synthèse sympathicomimétique et psychostimulante. Elle provoque, entre autres, comme l'amphétamine dont elle est très proche, une hypertension artérielle, une tachycardie et une intense stimulation mentale. Très addictive, ses effets à long terme peuvent être dévastateurs. Pure, la méthamphétamine se présente sous une forme solide cristalline (d'où sa dénomination de « crystal »), incolore et inodore, qui peut rappeler du verre pilé ou de la glace (d'où sa dénomination de « ice »). Elle se consomme généralement fumée dans une pipe, ou prisée.
Spiritueux à base de plantes d'absinthe
L’absinthe est une eau-de-vie aromatique à base d’armoise (Artemisia absinthium), d’anis vert et de fenouil, dont l’usage remonte à l’Antiquité, notamment mentionnée dans le Papyrus Ebers (vers 1550 av. J.-C.) et utilisée par Pythagore et Hippocrate comme remède amer pour digestions difficiles et vers intestinaux. Bien que des traditions régionales d’infusions existassent auparavant, la première version distillée moderne se développe dans le Val-de-Travers (Suisse) à la fin du XVIIIe siècle. Son origine fait l’objet de débats historiographiques. En 1797, le major Dubied acquiert une recette locale avec Henri-Louis Pernod, puis fonde avec lui une distillerie à Couvet. En 1805, Henri‑Louis Pernod ouvre sa propre distillerie, Pernod Fils, à Pontarlier, dans le département française du Doubs. Devenu symbole de la Belle Époque, ce spiritueux fortement alcoolisé (entre 68° et 72°) connut une popularité fulgurante en France ; la région de Franche-Comté comptait plus de cinquante distilleries au début du XXe siècle. Toutefois, des versions de mauvaise qualité et les discours alarmistes sur la thuyone, accusée d’effets hallucinogènes, menèrent à sa prohibition dans plusieurs pays : la Suisse en 1910, la France en 1915 et l’Europe continentale peu après. Sa réhabilitation s'opère progressivement à partir des années 1990 : le Royaume-Uni n'avait jamais interdit l’absinthe et fut le premier terrain de son renouveau commercial, suivi par la légalisation en Suisse dès 2005. Au sein de l’Union européenne, la réglementation harmonisée sur les teneurs maximales en thuyone a été établie en 1988 mais, en France, ce n’est qu'en 2011 que le Sénat a voté l’abrogation de l’interdiction portant sur l’usage du nom « absinthe ». La boisson connaît un regain d'intérêt international depuis le début du XXIe siècle, avec la relance de marques historiques et un usage retrouvé dans la mixologie contemporaine, tout en étant strictement encadrée.
Événements passés et leurs traces ou publications, étudiés par diverses branches des sciences humaines de l'histoire
L’histoire est à la fois l'étude et l'écriture des faits et des événements passés quelles que soient leur variété et leurs complexités. L'histoire est également une science humaine et sociale. On désigne aussi couramment sous le terme d’histoire (par synecdoque) le passé lui-même, comme dans les leçons de l'histoire. L'histoire est un récit écrit par lequel les êtres humains, et plus particulièrement les historiens, s'efforcent de faire connaître les temps révolus. Ces tentatives ne sont jamais entièrement indépendantes de conditionnements étrangers au domaine telle que la vision du monde de leur auteur ou sa culture, mais elles sont censées être élaborées à partir de sources plutôt que guidées par la spéculation ou l'idéologie. Lorsqu'il s'agit de l'Histoire de l'humanité dans son ensemble, le mot s'écrit possiblement avec une majuscule. Au cours des siècles, les historiens ont façonné leurs méthodes ainsi que les champs d'intervention, tout en réévaluant leurs sources, leur origine et leur exploitation. La discipline universitaire d'étude et écriture de l'histoire, y compris la critique des méthodes, est l'historiographie. Elle s'appuie sur diverses sciences auxiliaires complétant selon les travaux menés la compétence générale de l'historien. Elle reste malgré tout une construction humaine, inévitablement inscrite dans son époque, susceptible d'être utilisée en dehors de son domaine, notamment à des fins d'ordre politique.
Discipline scientifique qui étudie les étoiles et autres corps célestes
L'astronomie est la discipline scientifique qui étudie les objets célestes afin d'expliquer leurs propriétés physiques et chimiques ainsi que leur origine et leur évolution. Elle prend sa source dans l'observation du ciel. Le terme « astronomie » vient du grec ἀστρονομία / astronomía, « la loi des astres » (de ἄστρον / ástron, « astre, étoile », et νόμος / nómos, « loi »). Avec plus de 5 000 ans d'histoire, l'astronomie remonte au-delà de l'Antiquité dans les pratiques religieuses préhistoriques. L'astronomie est l'une des rares sciences où les amateurs jouent encore un rôle actif. Elle est pratiquée à titre de loisir par un large public d'astronomes amateurs.
Activité et concept
L'art est la création humaine volontaire d'œuvres n'ayant pas pour but la satisfaction directe des besoins primaires d'existence. Cette activité et le produit de cette activité ou l'idée que l'on s'en fait s'adresse ainsi délibérément aux sens, aux émotions, aux intuitions et à l'intelligence. On peut affirmer que l'art est le propre de l'humain ou de toute autre conscience, car il découle d'une intention et n'a pas de fonction pratique définie. On considère le terme « art » par opposition à la nature « conçue comme puissance produisant sans réflexion », et à la science « conçue comme pure connaissance indépendante des applications ». Les définitions de ce concept varient largement selon les époques et les lieux, et aucune d'entre elles n'est universellement acceptée. Ainsi, pour Marcel Mauss, « un objet d'art, par définition, est l'objet reconnu comme tel par un groupe ». C'est pourquoi les collections de productions artistiques peuvent être classées et appréciées diversement selon les cultures, les auteurs, les institutions et les époques. En Europe, depuis la fin du XVIIIe siècle, ce terme recouvre principalement les produits dits des « beaux arts » tels que la sculpture, l'architecture, les arts graphiques (dont la peinture ou le dessin), et aussi la musique, la danse, la poésie (à prendre au sens classique du terme, le mot poésie désignant à la fois la poésie lyrique, qui correspond au sens moderne de la poésie, la poésie tragique, c'est-à-dire le théâtre et la poésie épique) et la littérature. On y ajoute depuis, parmi d'autres, l'image en mouvement (le cinéma, la télévision, l'art numérique), le spectacle vivant (le théâtre, le mime), la photographie, la bande dessinée, et, plus largement encore, la mode, bien que celle-ci soit plus couramment associée au domaine de l'artisanat de par son usage et sa fonctionnalité. La classification des arts n'est toutefois pas universelle et rechercher une classification unanime semble impossible, voire un anachronisme. Cette conception de l'art comme activité autonome, comme production par des artistes d'objets que l'on s'accorde à trouver beaux d'après une préférence de goût, date des XVIIIe et XIXe siècles. Mais on considère souvent que l'art moderne et contemporain ont délaissé le cantonnement aux seules notions de « beau » ou de « style intemporel » pour plus généralement chercher à interpeller voire « déranger » l'observateur, par exemple par la transgression ou la rupture. Au XXIe siècle, on assiste à la fois à la prolifération de la notion d'art (absorbant les civilisations anciennes, intégrant différents supports et obligeant à parler d'« arts », le tout avec des productions en expansion planétaire , sur lequel pèse l'Intelligence artificielle. Le tout dans un cadre de la fiscalité du droit d'auteur et des droits de suite (particulièrement en Europe) . Dans le même temps son dépassement est fait par la civilisation du tout-écran, qui mêle tout. Un tel phénomène incite à donner des repères et à ne pas appliquer la notion occidentale d'« art » à l'ensemble de ce qui a une visée esthétique sur tous les continents. Pour ce faire, il importe d'établir la chronologie et la géographie des productions dans une histoire générale de la production humaine.
Ensemble des activités humaines ayant pour objet la culture des terres et la production de nourriture
L’agriculture (du latin agricultura, composé à partir de ager, « champ », et de cultura, « culture ») est un processus par lequel les êtres humains aménagent leurs écosystèmes et contrôlent le cycle biologique d'espèces domestiquées, dans le but de produire des aliments et d'autres ressources utiles à leurs sociétés. Elle désigne l’ensemble des savoir-faire et activités ayant pour objet la culture des sols, et, plus généralement, l’ensemble des travaux sur le milieu naturel (pas seulement terrestre) permettant de cultiver et prélever des êtres vivants (végétaux, animaux, champignons, micro-organismes) utiles à l’être humain. La délimitation précise de ce qui entre ou non dans le champ de l’agriculture conduit à de nombreuses conventions qui ne font pas toutes l’objet d'un consensus. Certaines productions peuvent être considérées comme ne faisant pas partie de l'agriculture : la mise en valeur de la forêt (sylviculture), l’élevage d’animal aquatique (aquaculture), l’élevage hors-sol de certains animaux (volaille et porc principalement), la culture sur substrat artificiel (cultures hydroponiques)… Mis à part ces cas particuliers, on distingue principalement la culture pour l'activité concernant le végétal, et l'élevage pour l'activité concernant l'animal en général. L'agronomie regroupe, depuis le XIXe siècle, l’ensemble de la connaissance biologique, technique, culturelle, économique et sociale relative à l'agriculture. L'économie agricole est définie comme le secteur d'activité dont la fonction est de produire un revenu financier à partir de l’exploitation de la terre (culture), de la forêt (sylviculture), de la mer, des lacs et des rivières (aquaculture, pêche), de l'animal de ferme (élevage) et de l'animal sauvage (chasse). Dans la pratique, cet exercice est conditionné par la disponibilité des ressources et les composantes de l'environnement biophysique et humain. La production et la distribution dans ce domaine sont intimement liées à l'économie politique, dans le cadre d'un environnement global. L'agriculture urbaine, qui inclut la culture de fruits, de légumes et herbes dans des environnements urbains, est une pratique de plus en plus adoptée dans les villes du monde entier. Elle répond à plusieurs défis contemporains, notamment l'insécurité alimentaire, la pollution et le besoin de reconnecter les citadins avec la nature. Selon une étude menée par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), environ 15 % de la nourriture mondiale est produite dans des zones urbaines. L'agriculture urbaine contribue à la durabilité des villes en augmentant la résilience alimentaire, en réduisant les distances de transport, et donc les émissions de dioxyde de carbone, et en transformant les espaces urbains inutilisés en zones vertes. Les potagers communautaires, les toits verts et les fermes verticales en intérieur sont quelques exemples d'initiatives courantes dans les zones urbaines. En plus d'améliorer l'esthétique des villes, ces installations offrent des bienfaits psychologiques aux résidents, favorisant ainsi la santé mentale et physique. En ce sens, l'agriculture urbaine participe à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) de l'ONU, notamment l'ODD 11 visant à rendre les villes plus inclusives, sûres, résilientes et durables. Bien que cette pratique présente de nombreux avantages, elle pose aussi des défis, comme le coût élevé de l'installation et le besoin d’une gestion adéquate des ressources.
Ensemble d'idées politiques, philosophiques et sociales promouvant les droits des femmes et leurs intérêts dans la société civile
Le féminisme est un ensemble de mouvements et d'idées politiques, sociales et culturelles. La définition globale de ce terme lui donne pour objectif de promouvoir l'égalité entre les femmes et les hommes en militant pour les droits des femmes, et ce, sur le principe fondamental que les hommes et les femmes sont égaux et doivent être considérés comme tels dans la société. Le terme « féminisme » est utilisé en 1872 par Alexandre Dumas fils avec un sens péjoratif dans un pamphlet anti-féministe, notamment pour se moquer des hommes favorables à l'égalité des sexes. Il est par la suite employé et popularisé à partir de 1882 par Hubertine Auclert, militante féministe et suffragiste française, qui lui donne son sens actuel. Cependant, les idées de libération et d'émancipation des femmes prennent leurs racines dans le siècle des Lumières et se réclament de mouvements plus anciens ou de combats menés dans d'autres contextes historiques. Le mouvement féministe a produit, selon les époques, différents courants de pensée avec des revendications principales spécifiques, parfois opposés, et les diverses idées listées ci-après qui émergent à travers le temps et l'espace peuvent susciter des oppositions et ne reflètent pas de consensus au sein même du ou des mouvements féministes. Par exemple, le féminisme essentialiste ou différentialiste a pu reprocher au féminisme constructiviste, universaliste ou antiessentialiste de ne pas défendre l'identité féminine, tandis qu'il lui a été reproché de corroborer les visions stéréotypées des sexes et de ne pas être un vrai féminisme. Ce clivage important s'imbrique avec d'autres, par exemple entre féminismes libéral, radical, socialiste, puis matérialiste, trans, queer, lesbien, antivalidiste... Il nuance l'idée selon laquelle les personnes féministes souhaitent l'égalité en droits de façon totale et sans équivoque, quelques-unes accordant une valeur polémique à l'importance des sexes et de leur différence biologique. L’objectif principal de la première vague féministe qui débute au milieu du XIXe siècle est que les hommes et les femmes deviennent égaux devant la loi. La deuxième vague féministe, qui intervient à la fin des années 1960 avec la naissance du Mouvement de libération des femmes (MLF) et du Women's Lib, a ainsi élaboré plusieurs concepts qui entendent rendre compte de la spécificité du rapport de domination exercé par les hommes sur les femmes. C'est à cette période qu'est reformulé le concept de patriarcat, élaboré celui de sexisme et que l'accent est mis sur la sphère privée comme lieu privilégié de la domination masculine : « le privé est politique ». Les revendications touchant au contrôle de leur corps par les femmes (avortement, contraception) sont placées au premier plan, mais, plus largement, c'est à la construction de nouveaux rapports sociaux de sexe qu'appellent les féministes de cette deuxième vague. Dans cette perspective, la notion de « genre » entend « dénaturaliser » les rapports entre les sexes en mettant en exergue la hiérarchisation sociale. Sous le nom de troisième vague féministe, l'on désigne, à partir des années 1990, un large ensemble de revendications exprimées par des personnalités féministes issues de groupes minoritaires, dans le sillage du Black feminism. Cette troisième vague, née aux États-Unis, se démarque des deux autres vagues précédentes en se voulant moins blanche, moins bourgeoise, moins occidentale et plus inclusive dans la poursuite de la défense des droits des femmes. Cette vague du féminisme, dite intersectionnelle, n'est pas représentative de tous les féminismes contemporains. Les discriminations ajoutées au sexisme dans le cas des femmes marginalisées pour d'autres raisons, y compris dans le féminisme classique, sont considérées par le féminisme intersectionnel comme imbriquées avec celui-ci et constituant des situations particulières de domination dont il est indispensable de tenir compte. Par suite, l'intersectionnalité fait se recouper le féminisme de façon plus forte qu'auparavant avec des luttes pour les droits des personnes qui appartiennent aux minorités, telles des personnes LGBT+ qui ne sont pas forcément des femmes, ou encore les personnes racisées, pauvres, exerçant le travail du sexe, au foyer, ou en situation de handicap, ainsi qu'avec des causes différentes telles que l'environnementalisme.
Bibliothèque nationale
La Bibliothèque nationale de France (BnF ou BNF), ainsi dénommée depuis 1994, est la bibliothèque nationale de la République française, inaugurée sous cette nouvelle appellation le 30 mars 1995 par le président de la République, François Mitterrand. Héritière des collections royales constituées depuis le Moyen Âge, elle possède l'un des fonds les plus riches du monde. La BnF a une mission de collecte, d’archivage et d’entretien (conservation, restauration), en particulier de tout ce qui se publie ou s'édite en France, ainsi que du patrimoine hérité des collections antérieures et reçu par d'autres voies (dons, legs, achats), mais aussi des activités de recherche et de diffusion de la connaissance, grâce notamment à l’organisation régulière d’expositions à destination du grand public et de multiples manifestations culturelles, conférences, colloques, concerts, dans ses locaux et sur son site Internet. Elle anime un réseau de coopération avec d'autres services documentaires en France et participe à différentes formes de coopération internationale en la matière. Première institution chargée de la collecte du dépôt légal, à partir de 1537, elle est la plus importante bibliothèque de France et l’une des plus importantes au monde. Elle a le statut d’établissement public à caractère administratif. Ses activités sont réparties sur sept sites, dont le principal est la bibliothèque du site François-Mitterrand, située dans le 13e arrondissement de Paris, sur la rive gauche de la Seine. Le site historique, datant du XVIIe siècle, qui occupe désormais un îlot entier, se trouve dans le 2e arrondissement de Paris, sur le lieu du palais Mazarin et de l'hôtel Tubeuf, qui hébergeait également la Bourse de Paris au XVIIIe siècle. On a coutume de le nommer « quadrilatère Richelieu », du nom de la rue de son entrée principale. La Bibliothèque nationale de France comporte quatorze départements et plusieurs collections principalement conservées sur ses quatre sites parisiens, y compris le Département des monnaies, médailles et antiques, héritier du Cabinet des Médailles. L'ensemble des collections représente environ 150 millions de documents imprimés et spécialisés. Hors de Paris, elle comprend la maison Jean-Vilar à Avignon et deux centres techniques de conservation à Bussy-Saint-Georges et Sablé-sur-Sarthe. Ses collections s'élèvent à un nombre total de 16 millions de livres et d’imprimés ainsi que plusieurs millions de périodiques, comptés pour 420 000 titres. Avec 10 000 manuscrits enluminés médiévaux, elle est la première bibliothèque au monde dans ce domaine, mais elle compte plus largement environ 380 000 manuscrits, des cartes, estampes, photographies, partitions, monnaies, médailles, documents sonores, vidéos, multimédias, numériques ou informatiques (16,5 milliards d'adresses URL), des objets et objets d’art, décors et costumes, etc. Chaque année, la bibliothèque reçoit plus de 80 000 livres par dépôt légal ainsi que plus de 250 000 numéros de périodiques et des milliers de documents spécialisés, mais elle procède aussi à des achats et reçoit des dons. Le dépôt légal du Web a quant à lui préservé près d'un pétaoctet (Po) de données. Une grande partie des références est consultable en ligne sur le catalogue général de la BnF et ses catalogues spécialisés. La BnF est également connue pour sa bibliothèque numérique, Gallica, qui permet de consulter directement la reproduction de plus de 11 000 000 documents sous format texte, image ou son. Le site François-Mitterrand accueille également l'Inathèque de France, chargée du dépôt légal de la radiotélévision et comportant aussi un fonds de cinéma. La dénomination « Bibliothèque nationale de France » est celle de l'établissement public, qui regroupe sept sites. L'appellation officielle du site de Tolbiac est « site François-Mitterrand ». Elle a été donnée à la demande du président de la République, Jacques Chirac, et ne fut pas toujours celle employée dans le langage courant. Certains disaient parfois, au moins jusqu'en 1999 : la « Très Grande Bibliothèque » (TGB).
Doctrine politique et économique
Le libéralisme est un courant de pensée qui prône la défense des droits individuels, subjectifs (isonomie, liberté, sécurité, propriété), dans la lignée de John Locke, au nom d'une vision fondée sur l'individu et la coopération volontaire entre les humains. Emmanuel Kant ajoute à cette définition que la plus haute valeur observée dans un état de droit est la dignité de la personne humaine ; celle-ci a le potentiel d'être autonome, d'être libre d'agir et de choisir ses propres fins. Cette conception spiritualiste et idéaliste du libéralisme (dualisme ou idéalisme absolu) prévaudra en Europe. Le libéralisme tel que défini par Locke est plus empiriste, tandis que le libéralisme de Kant est plus idéaliste (déontologie, discipline de la volonté). Ainsi, la pensée libérale repose sur le principe de la responsabilité morale, de l'universalisme des Lumières, du libre arbitre et s'oppose aux doctrines matérialistes (marxisme, utilitarisme, hédonisme, réductionnisme, scientisme, biologisme, posthumanisme…) et planistes. Les libéraux estiment que les êtres humains, êtres rationnels, perfectibles et libres, possèdent des droits fondamentaux qu'aucun pouvoir n'a le droit de violer. Au sens large, le libéralisme prône une société fondée sur la liberté d'expression des individus dans le respect du droit, du pluralisme et du libre échange des idées. Au libéralisme classique, fondé davantage sur la liberté en tant que droit négatif (protection contre la coercition directe du souverain), s'oppose parfois le libéralisme social, fondé sur la liberté en tant que droit positif (protection exigée du souverain contre la misère matérielle ou la pression morale communautaire, quitte à accorder au souverain un droit de coercition sociale à cette fin). Ainsi le libéralisme peut se manifester de diverses façons, parfois opposées. Le libéral peut être suivant le cas celui qui exige de l'État qu'il brise un traditionalisme religieux ou social oppresseur pour l'individu (caste, statuts, discriminations et privilèges…), celui qui défend la liberté de pratiquer une religion ou une tradition, celui qui demande que l'État intervienne pour redonner une véritable capacité d'action économique (bridée par un monopole, la pauvreté, le manque d'éducation, de crédit ou autre), ou encore celui qui s'oppose à l'intervention du pouvoir (dans le respect de l'initiative privée, de la libre concurrence, de l’égalité de traitement…). Les limites à fixer à l'action de l'État, ainsi que les modalités de l'action publique, notamment aux rôles respectifs de l'action administrative et de la loi, sont donc sujets à débat au sein même du libéralisme. La plupart des libéraux considèrent que l'action de l'État est nécessaire à la protection des libertés individuelles, dans le cadre de ses fonctions régaliennes, et nombre d'entre eux (comme Adam Smith, Raymond Aron, Karl Popper ou Benedetto Croce) acceptent et même recommandent certaines interventions de l'État dans l'économie, notamment en matière de contrôle et de régulation. À l'opposé, les libertariens de tendance anarcho-capitaliste refusent à l'État toute légitimité dans quelque domaine que ce soit. La « glorieuse révolution » anglaise de 1688, la révolution américaine et la révolution française de 1789 sont en partie les conséquences concrètes de réflexions libérales sur le plan politique. Les penseurs libéraux se réclament de l'héritage de la pensée antique et médiévale. Néanmoins, c'est à partir des XVIIe – XVIIIe siècles que le libéralisme se développe autour de certains penseurs, dont Locke, Montesquieu, Turgot, Kant et Adam Smith.
Vaste étendue d'eau salée
Un océan est souvent défini, en géographie, comme une vaste étendue d'eau salée comprise entre deux continents. En fait, il s'agit plutôt d'un volume dont l'eau est en permanence brassée par des courants marins. Approximativement 70,8 % de la surface de la Terre est recouverte par l'océan mondial. Celui-ci est historiquement divisé en quatre océans — Pacifique, Atlantique, Arctique et Indien — ou en cinq pour les gouvernements ou organismes qui reconnaissent l'existence de l'océan Austral. L'océan mondial comporte aussi plusieurs dizaines de mers. Avec une profondeur moyenne de 3 682 mètres, les océans représentent 96 % du volume biosphérique. L'océan mondial, qui abrite la majorité des espèces vivantes sur Terre (50 à 80 % selon les estimations), génère plus de 60 % des services écosystémiques qui nous permettent de vivre, à commencer par la production de la majeure partie de l'oxygène que nous respirons. Il abrite plusieurs écosystèmes majeurs de notre planète notamment les récifs coralliens, les herbiers marins, les forêts de laminaires ou encore le coralligène. Il absorbe environ 30 % des émissions de CO2 générées par l'humanité, ce qui provoque son acidification. L'océan mondial régule à plus de 80 % le climat de la Terre. Il joue un rôle majeur dans la température terrestre. L'océan normal (appelé aussi océan de Sverdrup) est un concept utilisé en océanographie physique pour désigner un océan homogène en température (T° uniforme de 2 à 4 °C sur les 3 700 mètres de profondeur), en pH (les ions carbonates et bicarbonates dissous donnent à l'eau de mer un pH basique, mais de 1751 à 2004, le pH des eaux superficielles des océans a diminué, passant de 8,25 à 8,14 en raison de leur acidification) et en salinité (teneur en sels de l'ordre de 35 ‰). Cet article traite principalement de l'océan terrestre actuel mais aussi des océans disparus et des océans extraterrestres.
Macromolécule biologique composée d’une ou plusieurs chaînes d'acides aminés
Les protéines sont des macromolécules biologiques présentes dans toutes les cellules vivantes. Ce sont des polymères, formés d'une ou de plusieurs chaînes polypeptidiques. Chacune de ces chaînes est constituée de l'enchaînement de résidus d'acides aminés liés entre eux par des liaisons peptidiques. Les protéines assurent une multitude de fonctions au sein de la cellule vivante et dans les tissus. Certaines protéines (nommées enzymes) catalysent les réactions chimiques de synthèse et de dégradation nécessaires au métabolisme de la cellule. D'autres protéines assurent un rôle structurel au sein du cytosquelette ou des tissus (actine, collagène), certaines sont des moteurs moléculaires qui permettent la mobilité (myosine), d'autres sont impliquées dans le conditionnement de l'ADN (histones), la régulation de l'expression génique (facteurs de transcription), le métabolisme énergétique (ATP-synthase) ou encore la transmission de signaux cellulaires (récepteurs membranaires). Les chaînes protéiques sont synthétisées dans la cellule sur les ribosomes, à partir de l'information codée dans les gènes, qui détermine l'ordre dans lequel s'enchaînent les 22 acides aminés, dits « protéinogènes », qui sont incorporés directement lors de la biosynthèse des protéines. La succession des résidus d'acides aminés est nommée « séquence » du polypeptide. Des modifications post-traductionnelles peuvent intervenir ensuite, une fois la protéine synthétisée, ce qui peut avoir pour effet d'en modifier les propriétés physiques ou chimiques. Il est également fréquent que des molécules non protéiques, nommées « cofacteurs », soient incorporés dans des protéines et jouent un rôle essentiel dans leur fonction biologique : c'est, par exemple, le cas de l'hème dans l'hémoglobine, sans lequel cette protéine ne pourrait pas transporter le dioxygène dans le sang. Les protéines adoptent une structure tridimensionnelle qui leur permet d'assurer leur fonction biologique. Cette structure particulière est déterminée avant tout par leur séquence en résidus d'acides aminés dont les propriétés physico-chimiques diverses conduisent la chaîne protéique à adopter un repliement spécifique. En laboratoire, les protéines peuvent être séparées des autres constituants cellulaires (à l'aide de diverses techniques telles que l'ultracentrifugation, la précipitation, l'électrophorèse et la chromatographie) et identifiées par spectrométrie de masse. Le génie génétique offre un grand nombre de méthodes permettant de modifier les protéines (par mutagenèse dirigée) et d’en faciliter la purification, ou localisation dans les tissus (par immunohistochimie). Leur structure tridimensionnelle peut être déterminée par cristallographie aux rayons X, par résonance magnétique nucléaire ou par cryomicroscopie électronique. Les protéines sont un composant important de l'alimentation animale ; elles sont dégradées dans le tube digestif et les acides aminés libérés sont absorbés au niveau de l'intestin grêle pour ensuite être réutilisés par l'organisme.
Phénomène physique lié à la circulation de charges électriques
L’électricité est l'ensemble des phénomènes physiques associés à la présence et au mouvement de la matière qui possède une propriété de charge électrique. L'électricité est liée au magnétisme, les deux faisant partie du phénomène de l'électromagnétisme, tel que décrit par les équations de Maxwell. L'électricité se manifeste à travers divers phénomènes familiers, tels que la foudre, l'électricité statique, ou encore l'échauffement et les décharges de courant. La présence d'une charge électrique, qui peut être positive ou négative, produit un champ électrique. Le mouvement de cette charge représente un courant électrique, qui produit un champ magnétique. Lorsqu'une charge est placée à un endroit où le champ électrique est non nul, une force s'exerce sur elle. L'ampleur de cette force est donnée par la loi de Coulomb. Si la charge électrique se déplace dans le champ, celui-ci exerce un travail sur la charge. Nous pouvons donc parler de potentiel électrique en un certain point de l'espace, qui est généralement mesuré en volts. L'électricité est au cœur de nombreuses technologies modernes. L'énergie électrique est un vecteur énergétique, qui utilise le courant électrique pour alimenter des équipements. En électronique, elle est aussi un vecteur d'information, exploité dans les circuits électriques impliquant des composants électriques actifs tels que les tubes électroniques, les transistors, les diodes, les circuits intégrés, ainsi que les technologies d'interconnexion passives associées. Si les phénomènes électriques sont étudiés depuis l'Antiquité, les progrès dans la compréhension théorique sont restés quasi nuls jusqu'aux XVIIe et XVIIIe siècles. La théorie de l'électromagnétisme est développée au XIXe siècle et, à la fin de ce siècle, les ingénieurs électriciens commencent à utiliser l'électricité à des fins industrielles et résidentielles. L'expansion rapide de la technologie électrique à cette époque a transformé l'industrie et la société, devenant la force motrice de la deuxième révolution industrielle. La polyvalence de l'électricité permet de l'utiliser dans de nombreux domaines, dont le transport, le chauffage, l'éclairage, les communications et l'informatique. La production d'électricité est en conséquence un secteur industriel clef de nombreux États.