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Langue germanique occidentale
Concept
L'anglais (autonyme : English, /ˈɪŋɡlɪʃ/ ) est une langue indo-européenne germanique originaire d'Angleterre qui tire ses racines de langues du nord de l'Europe (terre d'origine des Angles, des Saxons et des Frisons) dont le vocabulaire a été enrichi et la syntaxe et la grammaire modifiées par l'anglo-normand, apporté par les Normands, puis par le français avec les Plantagenêts. La langue anglaise est ainsi composée d'environ 29 % de mots d'origine normande et française et plus des deux tiers de son vocabulaire proviennent du français ou du latin[réf. nécessaire]. L'anglais est également très influencé par les langues romanes, en particulier par l'utilisation de l'alphabet latin ainsi que les chiffres arabes. Langue officielle de facto du Royaume-Uni, de l'Irlande et d'autres îles de l'archipel britannique (Île de Man, îles anglo-normandes), l'anglais est la langue maternelle de tout ou partie de la population, et suivant les cas, la langue ou une des langues officielles de plusieurs pays, totalement ou partiellement issus des anciennes colonies britanniques de peuplement, dont les États-Unis, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, que l'on réunit sous l'appellation de « monde anglo-saxon », bien qu'il n'existe pas de définition universelle de cette expression. Il est également langue officielle ou langue d'échange dans de très nombreux pays issus de l'ancien Empire britannique, même en l'absence de population d'origine anglo-saxonne significative (Cameroun, Kenya, Nigeria, Hong Kong, Inde, Pakistan, Singapour, etc.). Beaucoup de pays dont l'anglais est la langue officielle sont réunis au sein du Commonwealth (bien que pour certains, il ne soit pas l'unique langue officielle). C'est également l'une des vingt-quatre langues officielles de l'Union européenne et l'une des six langues officielles et des deux langues de travail — avec le français — de l'Organisation des Nations unies (ONU). L'anglais est aujourd'hui la langue la plus parlée au monde, ainsi que la langue la plus puissante selon de nombreuses études, et la langue la plus apprise sur Duolingo ; en tant que langue maternelle, il se classe troisième, après le chinois (mandarin) et l'espagnol. Considérée par beaucoup comme étant la langue internationale prédominante, elle est la langue la plus souvent enseignée en tant que langue étrangère à travers le monde. Elle est également la langue la plus utilisée sur Internet.
Religion monothéiste abrahamique prenant sa source dans le Coran
L'islam (en arabe : الْإِسْلَامُ, al-islām, « la soumission, l'abandon [à Dieu] ») est une religion abrahamique qui s'appuie sur le dogme du monothéisme absolu (تَوْحِيدُ, tawhid) et qui prend sa source dans le Coran, tenu, par les adhérents de l'islam, pour la parole de Dieu (الله, Allah) révélée au VIIe siècle en Arabie à Mahomet (مُحَمَّدُ, Muhammad), qui est considéré par ces mêmes adhérents comme étant le dernier prophète de Dieu. Un adepte de l'islam est appelé un musulman ; il a des devoirs cultuels, souvent appelés les « piliers de l'islam ». Les musulmans croient que Dieu est unique et indivisible et que l'islam est une religion révélée. Elle se présente comme un retour sur les pas d'Abraham (appelé, en arabe, Ibrahim), en une soumission exclusive à la volonté de Dieu. En 2015, le nombre de musulmans dans le monde est estimé à 1,8 milliard, soit 24 % de la population mondiale, ce qui fait de l'islam la deuxième religion du monde après le christianisme et devant l'hindouisme. L’islam se répartit en différents courants, dont les principaux sont le sunnisme, qui représente 90 % des musulmans, le chiisme et le kharidjisme. L'islam est, chronologiquement parlant, le troisième grand courant monothéiste de la famille des religions abrahamiques, après le judaïsme et le christianisme, avec lesquels il possède des éléments communs. Tout en estimant que les livres sacrés de ces religions seraient, dans leurs interprétations actuelles, le résultat d'une falsification partielle, le Coran reconnaît leur origine divine : les Feuillets d'Abraham, la Tawrat (le Livre de Moïse identifié à la Torah), le Zabur de David et Salomon (identifié au Livre des Psaumes) et l'Injil (l'Évangile de Jésus). L'islam accorde une grande importance à la Sunna de Mahomet, dont la tradition musulmane a rapporté des paroles, faits et gestes. Ces récits, appelés hadîths, auxquels se réfèrent la majorité des musulmans pour l'établissement de règles juridiques (fiqh), permettent de codifier la foi et la pratique musulmane. Les différentes branches de l'islam ne s'accordent pas sur les compilations de hadiths à retenir. Le Coran et les hadiths dits « recevables » sont deux des quatre sources de la loi islamique (la charia), les deux autres étant le consensus (ijmâ') et l'analogie (qiyâs).
Alliance militaire intergouvernementale
L'Organisation du traité de l'Atlantique nord (en anglais : North Atlantic Treaty Organization) est l'organisation politico-militaire mise en place par les pays signataires du traité de l'Atlantique nord afin de pouvoir remplir leurs obligations de défense et de sécurité collectives. Elle est le plus souvent désignée par son acronyme OTAN, qui est prononcé [o.tã] (en anglais NATO), mais elle est aussi fréquemment nommée l'Alliance atlantique ou l'Alliance nord-atlantique, plus rarement l'Alliance euro-atlantique ou l'Alliance transatlantique, ou parfois, encore plus brièvement, l’Alliance. Le texte de ce traité, signé le 4 avril 1949, établit le Conseil de l'Atlantique nord (CAN), et met en place une alliance militaire défensive contre toute attaque armée contre l'un de ses membres en Europe, en Amérique du Nord ou dans la région de l'Atlantique Nord au nord du tropique du Cancer. Le choc provoqué par le déclenchement de la guerre de Corée conduit le CAN à décider fin 1950 la création d'une organisation militaire intégrée permanente, qui constitue encore actuellement la marque distinctive de l'OTAN et lui assure des capacités militaires qu'aucune autre alliance de défense ne possède. Sous le vocable OTAN, l'usage a prévalu d'englober l'alliance juridiquement conclue par les pays signataires du traité de l'Atlantique nord, et l'organisation civile et militaire mise en place pour en rendre opérants les objectifs. La France toutefois a fait exception en décidant en 1966, tout en restant membre de l'Alliance atlantique, de quitter l'organisation militaire intégrée, dont elle est redevenue membre à part entière en 2009. L'Alliance voit le jour dans le contexte général des débuts de la guerre froide et plus spécifiquement pendant le blocus de Berlin exercé par les Soviétiques. Elle a pour vocation initiale, selon l'exposé des motifs, d'assurer la sécurité de l'Europe occidentale en instaurant un couplage fort avec les États-Unis, seul moyen aux yeux des Européens après la Seconde Guerre mondiale de se prémunir contre toute tentative expansionniste de l'Union soviétique. Selon le mot de son premier secrétaire général, Lord Ismay, le rôle de l'OTAN consiste à « garder les Russes à l'extérieur, les Américains à l'intérieur et les Allemands sous tutelle ». L'OTAN constitue le noyau dur du bloc de l'Ouest. De sa création à 1991, l'adversaire désigné de l'OTAN est l'URSS qui forme elle-même le pacte de Varsovie en 1955 à la suite de l'adhésion de la RFA à l'OTAN et à son réarmement. L'OTAN s'organise donc pour faire face à cette menace par la définition de concepts stratégiques touchant notamment les questions relatives aux armes nucléaires, par la planification coordonnée entre tous ses membres de leurs moyens militaires, et par des commandements intégrés par zone géographique, dont le SHAPE est de loin le plus important. Depuis la dissolution de l'URSS et la fin de la guerre froide en 1991, l'Alliance atlantique a perduré malgré la disparition de sa principale raison d'être initiale. Elle a procédé à son élargissement à d'anciens pays du bloc de l'Est et d'anciennes républiques de l'Union soviétique. Elle a pris en compte de nouvelles crises et menaces comme les conflits nationalistes dans l'ex-Yougoslavie, l'essor du terrorisme international ou la lutte contre la prolifération des « armes de destruction massive », en conséquence desquelles l'OTAN a revu en profondeur son concept stratégique et son organisation civile et militaire à plusieurs reprises. Elle a développé une politique systématique de partenariats en Europe et dans le monde, au titre de laquelle les pays de l'Alliance ont établi depuis 1994 un partenariat pour la paix (PPP) avec la Russie, les pays de sa zone d'influence et avec les pays neutres d'Europe occidentale. L'OTAN a aussi mis en place en 2002 avec l'UE une relation privilégiée, l'Identité européenne de sécurité et de défense (IESD), qui permet à cette dernière de bénéficier de moyens de l'OTAN pour certaines opérations entrant dans le cadre de sa politique de sécurité et de défense commune. Fustigée par Donald Trump au cours de sa première présidence des États-Unis (2017-2021) et par Emmanuel Macron lors de son premier mandat de président de la République française (2017-2022), la pertinence de l'OTAN se révèle à nouveau depuis 2022 en raison de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Tout en évitant l'affrontement direct avec la Russie, l'Alliance soutient l'Ukraine diplomatiquement, matériellement par la livraison d'armes de plus en plus performantes, et en matière de renseignement. En réaction à l'invasion, la Finlande et la Suède adhérent à l'organisme de défense militaire commune, respectivement en avril 2023 et mars 2024, mettant ainsi fin à leur neutralité historique. Le siège de l'OTAN, initialement situé à Londres puis à Paris (dans les locaux désormais occupés par l'université Paris-Dauphine - PSL), se trouve depuis 1966 dans le quartier bruxellois de Haren en Belgique, et son principal commandement militaire, le SHAPE, initialement installé en France à Louveciennes, se trouve aujourd'hui à Maisières, également en Belgique.
Période historique associée à la redécouverte des arts et sciences de l'Antiquité
La Renaissance est un mouvement de l'histoire européenne associé à la remise à l'honneur de la littérature, de la philosophie et des arts de l'Antiquité gréco-romaine. Ce mouvement a pour point de départ l'Italie, et se situe chronologiquement à cheval entre le Moyen Âge tardif (1346-1453 ou 1492) et l'époque moderne (1453 ou 1492-1792). Une Pré-Renaissance se produit dans plusieurs villes d'Italie dès le XIVe siècle (Trecento). La Renaissance s'exprime au XVe siècle dans la plus grande partie de l'Italie, et quelques autres pays européens, sous la forme de ce que l'on appelle la Première Renaissance (Quattrocento). La Renaissance concerne presque toute l'Europe au XVIe siècle (Cinquecento). On parle de Renaissance artistique au sens où les œuvres de cette époque s'inspirent davantage de l'art gréco-romain, et moins de l'époque médiévale. Selon l'historien britannique Peter Burke, la Renaissance se caractérise par la remise à l'honneur de la culture antique dans la littérature et les arts, qui supplante la culture de l'Europe médiévale tardive, caractérisée par l'art gothique, l'idéal de la chevalerie et la philosophie scolastique. Elle s'accompagna aussi d'un changement de représentation du monde, de réformes religieuses, de nouveaux modes de diffusion de l'information (l'imprimerie), des grandes découvertes et d'un dynamisme économique favorisé par de nombreuses innovations.
Très grande masse de terre émergée
Un continent (du latin continere pour « tenir ensemble », ou continens terra, les « terres continues ») désigne au sens propre une vaste étendue émergée continue du sol à la surface du globe terrestre. Cependant, en géographie, la définition est souvent amendée selon des critères faisant appel à des habitudes historiques et culturelles. On retrouve ainsi certains systèmes de continents qui considèrent l'Europe et l'Asie comme deux continents, alors que l'Eurasie ne forme qu'une étendue de terre. Cette situation a abouti à l'existence de plusieurs modèles de continents, qui vont de quatre à sept continents. Mais cela n'a pas toujours été le cas, et ces modèles ont varié au gré de l'histoire et de la découverte de nouveaux territoires. Dans son acception commune, la zone continentale inclut également les petites îles à très faible distance des côtes, mais non celles séparées par des bras de mer significatifs. D'un point de vue géologique, les continents incluent également les îles rattachées aux plaques continentales, comme les îles Britanniques par rapport à l'Eurasie.
Langue grecque antique
Le grec ancien est l’étape historique de la langue grecque qui s'étend du IXe siècle av. J.-C. au VIe siècle apr. J.-C. Principale langue parlée et écrite en Grèce antique, elle devient le vecteur de la littérature grecque antique qui produit de nombreuses œuvres littéraires et scientifiques à l'influence durable, dont l’Iliade et l’Odyssée attribuées dans l'Antiquité au poète Homère. On distingue en grec ancien plusieurs dialectes bien distincts, le plus employé étant l'attique. D'abord notée à l'aide du linéaire B, un syllabaire, la langue grecque antique recourt plus durablement à l'alphabet grec, influencé par l'alphabet phénicien. En tant que langue flexionnelle, le grec ancien possède trois grandes déclinaisons structurées selon cinq cas, trois genres (masculin, féminin et neutre) et trois nombres (singulier, duel, pluriel). Les verbes grecs anciens ont trois voix (active, moyenne et passive) et sont classés en deux grands systèmes de conjugaison selon qu'ils sont thématiques ou athématiques. La syntaxe est très souple. Le grec ancien a exercé une influence durable sur de nombreuses langues pendant et après l'Antiquité, et cela jusqu'à nos jours. De nombreux mots ont été empruntés au grec ancien (parfois par l'intermédiaire du latin). Cette langue continue d'être utilisée pour forger certains néologismes, notamment dans le domaine des sciences et de la médecine. Une journée mondiale de la langue grecque est célébrée chaque 9 février. Au grec classique s'est progressivement substituée, à partir de la conquête macédonienne, la koinè grecque, puis, succédant au grec ancien, un grec médiéval, qui apparaît entre la fin du règne de l'empereur Justinien Ier, en 565, et la fin du règne de l'empereur Héraclius, en 641. À cette époque, l'Empire byzantin connaît de profondes mutations territoriales, en perdant de vastes territoires qui sont conquis par les Arabes, après 632, dont la Syrie, l'Égypte, la Palestine, et le reste de l'Afrique du nord. L'Empire byzantin se limite désormais à ses terres traditionnelles, qui s'étendent du sud des Balkans au sud de l'Italie, à l'Anatolie, aux côtes de la mer Égée et aux côtes Pontiques, ce qui correspond à l'ensemble du monde hellénistique des origines.
Courant artistique
L'impressionnisme est un mouvement pictural apparu en France dans les années 1860 en opposition à l'art académique et visant à représenter le caractère éphémère de la lumière et ses effets sur les couleurs et les formes. Le groupe des impressionnistes se forme autour d'Édouard Manet, chef de file de l'avant-garde artistique dans les années 1860, qui ne participe cependant à aucune exposition impressionniste. Après plusieurs scandales et refus au Salon, la grande exposition annuelle d'artistes agréés par l'Académie des Beaux-Arts, de jeunes artistes décident de s'associer pour organiser des expositions indépendantes. Cette idée se concrétise en 1874, dans une exposition qui réunit trente artistes dont Paul Cézanne, Edgar Degas, Claude Monet, Berthe Morisot, Camille Pissarro, Auguste Renoir et Alfred Sisley. Le journaliste satirique Louis Leroy invente alors le terme « impressionnisme » à partir du tableau Impression, soleil levant de Monet, devenu depuis le nom du mouvement. Les artistes subissent d'abord des critiques violentes de la part de la presse et du public, mais ils sont soutenus par des collectionneurs qui permettent la tenue de leurs premières expositions, notamment Gustave Caillebotte. L'impressionnisme commence à être accepté en 1880, grâce au soutien du nouveau gouvernement de Léon Gambetta et de critiques comme Émile Zola. Les œuvres font petit à petit leur entrée dans les musées, au Salon des artistes français, qui succède au Salon de l'Académie des Beaux-Arts, et sur le marché de l'art. Le marchand Paul Durand-Ruel joue un rôle crucial dans le soutien et la diffusion de l'impressionnisme, qui s'exporte aux États-Unis à partir de 1886, grâce à la peintre Mary Cassatt. Le mouvement y obtient un grand succès, qui participe à la consécration de Monet et au développement d'écoles impressionnistes hors de France au cours des années 1890. Cette décennie voit la mort de Morisot, Caillebotte et Sisley et la dispersion du groupe, tandis que se développent de nouvelles avant-gardes auxquelles adhèrent certains impressionnistes, comme Cézanne et Pissarro. Les artistes impressionnistes créent une nouvelle esthétique opposée à l'art académique. Leur style apparaît pour la première fois dans les toiles peintes par Monet et Renoir à l'île de la Grenouillère, en 1869. Ils font primer la couleur sur le dessin, utilisent des compositions inhabituelles et une touche rapide, et composent généralement en plein air sur le motif. Tournés vers des sujets modernes, ils représentent principalement des paysages, des scènes de la vie intime et les loisirs de leur époque.
Programme spatial de la NASA (1961-1972)
Le programme Apollo est le programme spatial de la NASA mené durant la période 1961-1972, qui a permis aux États-Unis d'envoyer pour la première fois des hommes sur la Lune. Il est lancé par le président John F. Kennedy le 25 mai 1961, lors de son discours Special Message to the Congress on Urgent National Needs, essentiellement pour reconquérir le prestige américain mis à mal par les succès de l'astronautique soviétique, à une époque où la guerre froide entre les deux superpuissances battait son plein. Le programme avait pour objectif de poser un homme sur la Lune avant la fin de la décennie. Le 21 juillet 1969, cet objectif était atteint par deux des trois membres d'équipage de la mission Apollo 11, Neil Armstrong et Buzz Aldrin. Cinq autres missions se sont posées par la suite sur d'autres sites lunaires et y ont séjourné jusqu'à trois jours. Ces expéditions ont permis de rapporter 382 kilogrammes de roche lunaire et de mettre en place plusieurs batteries d'instruments scientifiques. Les astronautes ont effectué des observations in situ au cours d'excursions sur le sol lunaire d'une durée pouvant atteindre huit heures, assistés à partir d'Apollo 15 par un véhicule tout-terrain, le Rover lunaire Apollo. Aucun vol orbital américain n'avait encore été réalisé en mai 1961. Pour remplir l'objectif fixé par le président, la NASA lança plusieurs programmes destinés à préparer les futures expéditions lunaires : le programme Gemini pour mettre au point les techniques de vol spatial et des programmes de reconnaissance (programme Surveyor, Ranger…) pour, entre autres, cartographier les zones d'atterrissage et déterminer la consistance du sol lunaire. Pour atteindre la Lune, les responsables finirent par se rallier à la méthode audacieuse du rendez-vous en orbite lunaire, qui nécessitait de disposer de deux vaisseaux spatiaux, dont le module lunaire destiné à l'atterrissage sur la Lune. La fusée géante de 3 000 tonnes Saturn V, capable de placer en orbite basse une masse de 140 tonnes, fut développée pour lancer les véhicules de l'expédition lunaire. Le budget alloué à ce programme sera considérable (288 milliards de dollars US en valeur 2019 corrigée de l'inflation) et mobilisera jusqu'à 400 000 personnes. Deux accidents graves sont survenus au cours du projet : l'incendie au sol du vaisseau spatial Apollo 1, dont l'équipage périt brûlé et qui entraîna un report de près de deux ans du calendrier, et l'explosion d'un réservoir à oxygène du vaisseau spatial Apollo 13, dont l'équipage survécut en utilisant le module lunaire comme vaisseau de secours. Les missions lunaires ont permis d'avoir une meilleure connaissance de notre satellite naturel. Le programme Apollo a favorisé la diffusion d'innovations dans le domaine des sciences des matériaux et a contribué à l'essor de l'informatique ainsi que des méthodes de gestion de projet et de test. Les photos de la Terre, monde multicolore isolé dans un espace hostile, ainsi que celles de la Lune, monde gris et mort, ont favorisé une prise de conscience mondiale sur le caractère exceptionnel et fragile de notre planète. Le programme est à l'origine d'une scission dans la communauté scientifique et parmi les décideurs entre partisans d'une exploration robotique, jugée plus efficace, et ceux pour qui l'exploration humaine a une forte valeur symbolique, qui justifie son surcoût.
Stèle gravée de l'Égypte antique portant trois versions d'un même texte
La pierre de Rosette est un fragment de stèle gravée de l'Égypte antique portant trois versions d'un même texte qui a permis le déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens au XIXe siècle. L'inscription qu'elle comporte est un décret promulgué à Memphis par le pharaon Ptolémée V en 196 av. J.-C. Le décret est écrit en deux langues (égyptien ancien et grec ancien) et trois écritures : égyptien en hiéroglyphes, égyptien démotique et alphabet grec. La pierre a pour dimensions 112,3 × 75,7 × 28,4 cm d'épaisseur. La stèle est en granodiorite, une roche fréquemment confondue avec le basalte ou le granite. Exposée à l'origine dans un temple, la stèle est probablement déplacée au début de l'ère chrétienne ou durant le Moyen Âge, et par la suite utilisée comme matériau de construction pour des fortifications dans la ville de Rosette, dans le delta du Nil, sur un fort rebaptisé Fort Jullien par Bonaparte en souvenir de son aide de camp Thomas Prosper Jullien mort durant la campagne d'Égypte. Elle est redécouverte, dans ce fort, le 15 juillet 1799 par le lieutenant Pierre-François-Xavier Bouchard, lors de la campagne d'Égypte de Bonaparte. Porteuse du premier texte égyptien bilingue connu, la pierre de Rosette éveille rapidement l'intérêt du public en raison de son potentiel pour la traduction des langues de l'Égypte antique jusque-là indéchiffrées. C’est à l’adjudant-général Jullien, frère de l'aide de camp de Bonaparte et commandant de la ville, que Bouchard annonce en premier, en juillet 1799, sa découverte de la pierre de Rosette et c’est lui, en tant que commandant de Rosette, qui l’adresse à l’Institut d'Égypte au Caire. Des copies et moulages circulent parmi les musées et les savants européens. Pendant ce temps, l'armée d'Orient est défaite en Égypte et la pierre originale devient une possession britannique en 1801. Transportée à Londres et exposée au British Museum dès 1802, elle est l'un des objets phares de ce musée. La première traduction du texte en grec est réalisée dès 1803. Il faut cependant attendre près de vingt ans avant que le déchiffrement des hiéroglyphes ne soit annoncé par Jean-François Champollion, à Paris, en 1822, et plus encore avant que les érudits ne soient capables de lire les inscriptions égyptiennes antiques avec assurance. Les principales étapes de déchiffrement ont été : la reconnaissance que la pierre comporte trois versions du même texte (en 1799) ; le fait que le texte en démotique retranscrit phonétiquement des noms étrangers (1802) et que le texte en hiéroglyphes fait de même et comporte d'importantes ressemblances avec le démotique (Thomas Young, 1802) ; la compréhension que le texte en hiéroglyphes utilise des caractères phonétiques également pour écrire des mots égyptiens (Champollion, 1822-1824). Depuis sa redécouverte, la pierre de Rosette est l'objet de nombreuses rivalités nationales, dont le changement de propriété de la France à l'Angleterre durant les guerres napoléoniennes, de longues polémiques sur les apports respectifs de Young et Champollion à son déchiffrement, auxquelles il faut ajouter, depuis 2003, la demande par l'Égypte d'un retour à son pays d'origine. Deux autres exemplaires fragmentaires du même décret sont découverts plus tard, ainsi que plusieurs textes égyptiens bilingues ou trilingues, dont deux décrets ptolémaïques légèrement plus anciens (le décret de Canope et le décret de Memphis). Ainsi, la pierre de Rosette n'est plus une pièce unique, mais son rôle a été essentiel dans la compréhension moderne de la littérature de l'Égypte antique et, plus généralement, de sa civilisation.
Édition de Wikipédia
Wikipédia en français est l'édition de Wikipédia en langue française. Son code est fr. Elle est créée le 23 mars 2001 et apparaît deux mois plus tard. Elle atteint un million d'articles le 23 septembre 2010, deux millions le 8 juillet 2018 et compte 2 778 333 articles le 6 septembre 2026. Hébergée par la fondation Wikimédia comme toutes les autres éditions linguistiques de l'encyclopédie, elle est consultable et en grande partie modifiable à l'adresse fr.wikipedia.org, ou via des sites web miroirs, des applications pour smartphone ou encore un appareil électronique dédié. Au 6 septembre 2026, l'édition en français contient 2 778 333 articles. Elle compte 6 017 340 contributeurs, dont 32 832 contributeurs actifs et 145 administrateurs. Elle compte plusieurs projets internes, dont Les sans pagEs et WikiAfrica, soutenus notamment par l'association de droit français (loi de 1901) Wikimédia France.
Pratique sexuelle qui consiste à stimuler le pénis du partenaire avec la bouche, les lèvres et la langue
La fellation (du latin fellatio, dérivé de fellare qui signifie « sucer, téter ») est un comportement sexuel buccogénital consistant en une stimulation du pénis avec la bouche, les lèvres et la langue, pouvant être pratiqué comme un préliminaire ou pour amener la personne qui la reçoit à l'orgasme.
Ensemble de sept œuvres remarquables du monde antique
Les Sept Merveilles du monde sont un ensemble de sept réalisations architecturales et artistiques monumentales érigées au cours de l'Antiquité classique, généralement perçues comme excédant largement les proportions communes et mettant en évidence une ingéniosité exceptionnelle. L'origine de cette liste n'est pas connue. La première mention remonte au IIe siècle av. J.-C. et on en connait de nombreuses versions, complètes ou partielles, au cours des siècles suivants : toutes diffèrent de la liste canonique actuelle. Cette dernière semble avoir été rédigée au XVIe siècle, sans qu'on connaisse les raisons des choix des auteurs. En tout état de cause, les sept monuments canoniquement décrits comme Merveilles du monde à notre époque sont : les pyramides de Gizeh en Égypte, les jardins suspendus de Babylone, la statue de Zeus à Olympie, le temple d'Artémis à Éphèse, le mausolée d'Halicarnasse, le colosse de Rhodes et le phare d'Alexandrie. Deux de ces monuments étaient situés dans l'actuelle Grèce, deux autres dans l'actuelle Turquie, deux autres encore dans l'actuelle Égypte et la dernière en Irak. De ces sept réalisations ne subsistent au XXIe siècle que les pyramides de Gizeh, qui sont par ailleurs de très loin les plus anciennes. Toutes les autres ont disparu au cours des siècles, bien qu'il subsite des restes du phare, du temple d'Artémis et du mausolée d'Halicarnasse, in situ ou dans des musées. La nature exacte des jardins de Babylone n'est pas connue ; il est possible qu'ils n'aient même jamais vraiment existé.
Sexualité induisant le principe d'une stimulation du sexe d'une personne par la bouche d'une autre (ou d'elle-même)
La sexualité orale est l'ensemble des formes et pratiques sexuelles dont le principe est la stimulation du sexe d'une personne par la bouche, la langue ou les lèvres buccales d'une autre (ou d'elle-même). Ces pratiques incluent notamment la fellation (dont l'autofellation et l'irrumation), le cunnilingus et l'anulingus. Le sexe oral peut entraîner une éjaculation du pénis de la personne recevant l'acte dans la bouche de celle qui pratique l'acte, ou bien la sécrétion des fluides de la vulve de la personne léchée à la suite d'un cunnilingus. La pratique de stimulation orale mutuelle et simultanée des deux partenaires a pour nom le 69 du fait de la similitude entre la position prise par les deux pratiquants et la graphie dudit nombre. La sexualité orale peut représenter des préliminaires à une pénétration, ou une pratique menant en soi à l'orgasme.
Unité de mesure de longueur du Système international
Le mètre, de symbole m, est l'unité de longueur du système métrique (de 1795 à 1960) et du Système international (SI) (à partir de 1960). C'est l'une de ses sept unités de base, à partir desquelles sont construites les unités dérivées (les unités SI de toutes les autres grandeurs physiques). Première unité de mesure du système métrique initial, le mètre (du grec μέτρον / métron, « mesure ») a d'abord été défini en 1795 comme la dix-millionième partie de l'arc du méridien terrestre compris entre le pôle boréal et l'équateur. Le Bureau international des poids et mesures a établi en 1889 le prototype international du mètre comme étant la distance entre deux lignes tracées sur un étalon composé de 90 % de platine et de 10 % d'iridium. En 1960, les progrès techniques dans la mesure des ondes lumineuses ont permis d'établir une norme précise et facilement reproductible, indépendante de tout artefact physique. En 1960, le mètre a donc été défini dans le système SI comme étant égal à 1 650 763,73 longueurs d'onde de la raie orange-rouge du spectre de l'atome de krypton 86 dans le vide. Pour tenir compte des progrès des techniques de mesure au laser qui ont permis d'obtenir des valeurs d'une précision sans précédent pour la vitesse de la lumière dans le vide, elle est remplacée en 1983 par la longueur du trajet parcouru dans le vide par la lumière dans un intervalle de temps spécifique. En 2018, comme toutes les autres unités du SI, le mètre est explicitement lié par une formule à une constante fondamentale, la vitesse de la lumière en l'occurrence.
Ensemble de tout ce qui existe : énergie, espace, temps et matière
L'Univers, au sens cosmologique, est l'ensemble de tout ce qui existe, décrit à partir d'observations scientifiques et régi par des lois physiques. La cosmologie essaye d'appréhender l'Univers d'un point de vue scientifique, comme l'ensemble de la matière et de l'énergie distribuées dans l'espace-temps. Pour sa part, la cosmogonie vise à établir une théorie de la création de l'Univers sur des bases philosophiques ou religieuses. La différence entre ces deux définitions n'empêche pas nombre de physiciens d'avoir une conception finaliste de l'Univers (voir à ce sujet le principe anthropique). Si l'on veut faire correspondre le mouvement des galaxies avec les lois physiques telles qu'on les conçoit actuellement, on peut considérer que l'on n'accède par l'expérience qu'à une faible partie de la matière de l'Univers, le reste se composant de matière noire. Par ailleurs, pour expliquer l'accélération de l'expansion de l'Univers, il faut également introduire le concept d'énergie sombre . Plusieurs modèles alternatifs ont été proposés pour faire correspondre les équations et nos observations en prenant d'autres approches.
Science des phénomènes naturels
La physique est une science qui étudie, modélise et formalise les phénomènes naturels de l'Univers. Elle correspond à l'étude du monde qui nous entoure sous toutes ses formes, des lois de ses variations et de leur évolution. La physique développe des représentations du monde expérimentalement vérifiables dans un domaine de définition donné. Elle produit plusieurs lectures du monde, chacune n'étant considérée comme précise que jusqu'à un certain point. La modélisation des systèmes physiques peut inclure ou non les processus chimiques et biologiques. La physique telle que conceptualisée par Isaac Newton, aujourd'hui dénommée physique classique, ne donne pas d'explication satisfaisante sur des phénomènes naturels comme le rayonnement du corps noir (catastrophe ultraviolette) ou les anomalies de l'orbite de la planète Mercure, ce qui pose un réel problème aux physiciens. Les tentatives effectuées pour comprendre et modéliser les phénomènes nouveaux auxquels on accède à la fin du XIXe siècle révisent en profondeur le modèle newtonien pour donner naissance à deux nouveaux ensembles de théories physiques. Il existe donc aujourd'hui trois ensembles de théories physiques établies, chacun valide dans le domaine d'applications qui lui est propre : la physique classique (milieux solides, liquides et gazeux), toujours d'actualité, s'applique, par exemple, à la construction des immeubles, des centrales électriques et des avions. Elle utilise les anciennes notions de temps, d'espace, de matière et d'énergie telles que définies par Newton ; la physique quantique (monde microscopique des particules et des champs) s'applique, par exemple, à la technologie utilisée pour la production des composants électroniques (la diode à effet tunnel par exemple) ou aux lasers. Elle se fonde sur de nouvelles définitions de l'énergie et de la matière, mais conserve les anciennes notions de temps et d'espace de la physique classique. La physique quantique n'a jamais été prise en défaut ; la relativité générale (monde macroscopique des planètes, des trous noirs et de la gravité) s'applique, par exemple, à la mise au point et au traitement de l'information nécessaire au fonctionnement des systèmes GPS. Elle se fonde sur de nouvelles définitions du temps et de l'espace, mais conserve les anciennes notions d'énergie et de matière de la physique classique, ces deux dernières étant contredites par la physique quantique. La relativité générale n'a jamais été prise en défaut. La physique classique, fondée sur des théories antérieures à la relativité et aux quanta, reste correcte quand : la discontinuité des niveaux d'énergie ne se manifeste pas de façon quantitativement significative ; les vitesses sont très inférieures à la vitesse de la lumière dans le vide ; le champ gravitationnel est suffisamment peu intense. Elle doit être remplacée par la physique quantique quand la première condition n'est pas remplie (par la physique quantique relativiste quand la deuxième ne l'est pas non plus). Elle doit être remplacée par la relativité restreinte quand seule la deuxième condition n'est pas remplie, et par la relativité générale quand la troisième ne l'est pas. Il n'existe actuellement aucune théorie physique aboutie s'appliquant aux situations où la première et la troisième conditions ne sont pas remplies (gravité quantique), mais de telles situations sont rarement observées dans la pratique et sont même actuellement hors de portée de l'expérimentation. Cependant, certaines théories encore spéculatives, comme la théorie des cordes ou la gravité quantique à boucles, essayent de décrire de tels cas de figure. La physique classique est en continuité avec la relativité restreinte (elle en est un cas particulier pour les vitesses faibles devant la vitesse de la lumière), avec la relativité générale (elle en est un cas particulier pour les champs gravitationnels suffisamment peu intenses) et avec la physique quantique (elle en est un cas particulier quand la discontinuité des niveaux d'énergie peut être négligée), mais on sait que la relativité générale et la physique quantique sont contradictoires. Leur remplacement par une théorie cohérente est aujourd'hui le principal problème de la physique théorique, par souci de cohérence logique et parce que la première et la troisième conditions ne sont pas remplies dans l'Univers primordial (Big Bang) ni à proximité d'un trou noir. Les divisions anciennes en vigueur à la fin du XIXe siècle : mécanique, calorique, acoustique, optique, électricité, magnétisme sont complétées ou remplacées par : la taille des éléments de structure au centre de la modélisation : particules élémentaires, noyaux atomiques, atomes, molécules, macromolécules ou polymères, grains de matière… ; les caractères des interactions à l'origine des phases ou états de la matière : plasma, fluide supercritique, gaz, liquide, solide. La physique est née avec les expériences répétées de Galilée qui n'accepte, au-delà des principes et des conventions issus des schémas mathématiques, que des résultats mesurables et reproductibles par l'expérience. La méthode choisie permet de confirmer ou d'infirmer les hypothèses fondées sur une théorie donnée. Elle décrit de façon quantitative et modélise les êtres fondamentaux présents dans l'Univers, cherche à décrire le mouvement par les forces qui s'y exercent et leurs effets. Elle développe des théories en utilisant l'outil des mathématiques pour décrire et prévoir l'évolution de systèmes.
Science de la vie
La biologie (du grec ancien βίος / bios « la vie » et λόγος / logos, « discours ») est la science du vivant. Elle recouvre une partie des sciences de la nature et de l'histoire naturelle des êtres vivants. La vie se présentant sous de nombreuses formes et à des échelles très différentes, la biologie s'étend du niveau moléculaire, à celui de la cellule, puis de l'organisme, jusqu'au niveau de la population et de l'écosystème.
Lieux consacrés par l'Unesco
Le patrimoine mondial est un ensemble de biens culturels et naturels reconnu par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) comme présentant un intérêt exceptionnel pour l'humanité, d'où les appellations officieuses de patrimoine de l'humanité et de patrimoine mondial de l'UNESCO. Ce patrimoine fait l’objet d’un traité international intitulé « Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel », adopté le 16 novembre 1972 lors de la XVIIe conférence générale de l'Unesco. Depuis 1978, le Comité du patrimoine mondial est chargé de tenir à jour la liste du patrimoine mondial ; c'est lui qui décide de l’inscription ou non des sites proposés par les États parties. L’objectif de la liste du patrimoine mondial est de cataloguer, nommer, et conserver (grâce au fonds du patrimoine mondial) des biens culturels et/ou naturels d’importance pour l’héritage commun de l’humanité. En 2026, 1 273 biens sont inscrits au patrimoine mondial dont 991 sont culturels, 240 naturels, et 42 mixtes. En comptant les sites répartis sur plusieurs pays, l’Italie est celui qui en possède le plus grand nombre (62), suivie par la Chine (61), puis la France (56). Une grande diversité de « biens » sont inscrits, aussi bien des monuments religieux, des villes historiques préservées, des sites mégalithiques, des paysages culturels ou naturels, des lieux de mémoire ou des aires naturelles protégées. Cependant l’architecture monumentale européenne y prédomine. Pour les États parties, l’inscription de sites au patrimoine mondial est une fierté nationale et une reconnaissance internationale. De plus, les sites inscrits au patrimoine mondial font généralement l’objet d’une exploitation touristique mettant en avant cette reconnaissance. L’inscription peut également être une occasion pour obtenir une assistance internationale, notamment financière, pour la conservation de son patrimoine national.
Courant de philosophie politique
L'anarchisme , ou pensée libertaire, regroupe plusieurs courants de philosophie politique développés depuis le XIXe siècle sur un ensemble de théories et de pratiques anti-autoritaires fondées sur la démocratie directe et ayant la liberté individuelle, la solidarité et l'égalitarisme comme valeurs fondamentales. L'anarchisme, à la différence de l'anomie, ne prône pas l'absence d'ordre ni de règles, mais milite pour que son élaboration émane directement des individus concernés et non d'élus, à travers des mécanismes comme l'initiative populaire, le référendum ou encore le tirage au sort. Lorsqu'une élection est nécessaire, les anarchistes prônent le mandat impératif révocable comme alternative au mandat représentatif. Fondé sur la négation du principe de domination d'un individu ou d'un groupe d'individus dans l'organisation sociale, l'anarchisme a pour but de développer une société sans État et sans classes sociales. Ce courant prône ainsi la coopération dans une dynamique d'autogestion. Contre l'oppression, l'anarchisme propose une société fondée sur la solidarité comme solution aux antagonismes, la complémentarité de la liberté de chacun et celle de la collectivité, l'égalité des conditions de vie et l'autogestion des moyens de production (conseils ouvriers, coopératives, mutuelles). Il s'agit donc d'un mode politique qui cherche non pas à résoudre les différences opposant les membres constituants de la société mais à associer des forces autonomes et contradictoires. À la suite de l'adoption en France des lois scélérates (1893-1894) qui criminalisent l'utilisation des termes « anarchisme / anarchiste », le néologisme libertaire est couramment utilisé comme synonyme, particulièrement dans le monde francophone. L'anarchisme est un mouvement pluriel qui embrasse l'ensemble des secteurs de la vie et de la société. Initialement théorisé par des penseurs socialistes, il est habituellement classé par les analystes politiques, les historiens et sociolologues à la gauche voire l'extrême gauche du spectre politique bien qu'il refuse par essence de s'inscrire dans le cadre de la démocratie représentative et que la plupart de ses militants et ses adeptes et sympathisants ne se considèrent pas comme " de gauche ", et encore moins " de droite ". Concept philosophique, c’est également « une idée pratique et matérielle, un mode d’être de la vie et des relations entre les êtres qui naît tout autant de la pratique que de la philosophie ; ou pour être plus précis qui naît toujours de la pratique, la philosophie n’étant elle-même qu’une pratique, importante mais parmi d’autres ». En 1928, Voline, dans l'Encyclopédie anarchiste éditée par Sébastien Faure, définit trois grands courants qui cohabitent tout au long de l'histoire du mouvement : l'anarchisme individualiste qui insiste sur l'autonomie individuelle contre toute autorité ; le communisme libertaire, qui de l'aphorisme « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins » créé par Louis Blanc, veut économiquement partir du besoin des individus, pour ensuite produire le nécessaire pour y répondre ; l'anarcho-syndicalisme, qui propose une méthode, le syndicalisme, comme moyen de lutte et d'organisation de la société. Depuis, de nouvelles sensibilités se sont affirmées, telles le féminisme libertaire, l'écologie sociale (et son application, le municipalisme libertaire), l'anarcho-transhumanisme, le marxisme libertaire. En 2007, l'historien Gaetano Manfredonia propose une relecture de ces courants sur la base de trois modèles. Le premier, « insurrectionnel », englobe autant les mouvements organisés que les individualistes qui veulent détruire le système autoritaire avant de construire, qu’ils soient bakouniniens, stirnerien ou partisans de la propagande par le fait. Le second, « syndicaliste », vise à faire du syndicat et de la classe ouvrière, les principaux artisans tant du renversement de la société actuelle, que les créateurs de la société future. Son expression la plus aboutie est sans doute la Confédération nationale du travail pendant la révolution sociale espagnole de 1936. Le troisième est « éducationniste réalisateur » dans le sens où les anarchistes privilégient la préparation de tout changement radical par une éducation libertaire, une culture formatrice, des essais de vie communautaires, la pratique de l'autogestion et de l'égalité des sexes, etc. Ce modèle est proche du gradualisme d'Errico Malatesta et renoue avec l'« évolutionnisme » d'Élisée Reclus. Pour Vivien Garcia dans L'Anarchisme aujourd'hui (2007), l'anarchisme « ne peut être conçu comme un monument théorique achevé. La réflexion anarchiste n'a rien du système. […] L'anarchisme se constitue comme une nébuleuse de pensées qui peuvent se renvoyer de façon contingente les unes aux autres plutôt que comme une doctrine close ». Selon l'historien américain Paul Avrich : « Les anarchistes ont exercé et continuent d'exercer une grande influence. Leur internationalisme rigoureux et leur antimilitarisme, leurs expériences d'autogestion ouvrière, leur lutte pour la libération de la femme et pour l'émancipation sexuelle, leurs écoles et universités libres, leur aspiration écologique à un équilibre entre la ville et la campagne, entre l'homme et la nature, tout cela est d'une actualité criante ». L'anarchisme s'inscrit en outre dans l'histoire des mouvements sociaux et de l'art en mobilisant divers symboles.
Attirance romantique ou sexuelle entre personnes du même sexe ou genre
L'homosexualité (terme forgé au XIXe siècle) désigne l'attirance sexuelle ou amoureuse envers une personne du même sexe ou du même genre que le sien. L'homosexualité est l'une des principales catégories d'orientation sexuelle au sein de la sexualité humaine, avec l'hétérosexualité et la bisexualité. Bien qu'en proportion minoritaire, on la retrouve dans tous les groupes ethniques et quelle que soit l'époque. On observe également des comportements homosexuels entre femelles ou entre mâles chez les autres espèces du règne animal. Dans l'Occident contemporain, s'est établie une nomenclature d'usage pour définir les orientations sexuelles associées à l'homosexualité : le terme « gay » est généralement utilisé pour définir les hommes homosexuels ; le terme « lesbienne » est exclusivement utilisé pour désigner des femmes homosexuelles ; le terme « bisexuel » est utilisé pour designer les individus attirés par plus d'un genre ; le sigle LGBT (pour « lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres ») et ses variantes (comme LGBTQIA+) sont utilisés pour élargir inclusivement le champ des désignations à toutes les personnes non hétérosexuelles cisgenres ; les personnes non binaires peuvent également se reconnaître dans l'orientation gay ou lesbienne. De nombreux individus homosexuels se désignent comme exclusivement attirés par des personnes de même sexe. Certaines études suggèrent toutefois de considérer l'orientation sexuelle comme un spectre continu, dont l'homosexualité et l'hétérosexualité seraient les deux extrémités. Selon les époques et les cultures, l'homosexualité sous ses différentes formes est plus ou moins acceptée ou réprimée. Au début du XXIe siècle, la tendance, dans les sociétés occidentales, est à l'acceptation et, dans certains pays, à l'établissement d'un statut légal (union civile ou mariage entre personnes de même sexe). Toutefois, en 2020, 69 pays (principalement en Afrique et au Moyen-Orient) condamnent encore les auteurs « d'actes homosexuels » à des peines plus ou moins sévères, allant jusqu'à l'emprisonnement à perpétuité ou la peine de mort.
Unité de longueur astronomique, définie comme la distance parcourue par la lumière dans le vide en un an
L’année-lumière (de symbole « al ») est une unité de longueur utilisée en astronomie. Elle est égale à la distance parcourue par la lumière dans le vide pendant une année julienne, soit environ 9 461 milliards de kilomètres, soit encore, en ordre de grandeur, environ 10 billions de kilomètres (1013 kilomètres), 10 pétamètres ou environ 0,3 parsec.
Absence de croyance en une quelconque divinité
Au sens large, l'athéisme est défini comme l'absence ou le refus de toute croyance en quelque divinité que ce soit. Ainsi, il se désigne comme la considération qu'il n'existe aucune notion de divinité plausible, prouvable et donc réelle, ceci tant pour un dieu unique que pour un ensemble de divinités intégrées dans un même mythe. Au sens fort toutefois, l’athéisme désigne l'affirmation d'inexistence d'une divinité. Le terme s'oppose donc au théisme, toutefois cette définition ainsi posée ne permet pas de le distinguer clairement de l'agnosticisme, de l'antithéisme et de l'apathéisme avec lesquels il peut être confondu. Cette conception de l'athéisme a changé suivant les auteurs et les époques. Qualifiés tour à tour d'apostats, d'hérétiques, de blasphémateurs, de mécréants ou encore d'infidèles (« kufr » chez les Musulmans), les athées ont été et sont toujours largement victimes de persécutions et de discriminations, légales ou non, y compris dans des pays développés et laïques. L'athéisme — selon le rapport du International Humanist and Ethical Union (IHEU) de 2013 — est passible de la peine de mort dans treize pays du monde.
Boisson
Le thé est une boisson aromatique préparée par infusion des feuilles séchées du théier, un arbuste à feuilles persistantes originaire des piémonts orientaux de l'Himalaya (Assam, Yunnan, nord du Myanmar et de la Thaïlande, nord du Vietnam). Cette boisson aqueuse est obtenue à partir de feuilles séchées ayant des niveaux d'oxydation et de fermentation différents qui déterminent les caractéristiques du thé produit. Les thés obtenus sont différenciés par leur « couleur ». Ainsi, un thé non oxydé est appelé thé vert, un thé oxydé est appelé thé blanc (oxydation faible), thé Oolong ou bleu (oxydation intermédiaire) ou thé noir (oxydation complète), et un thé ayant subi une fermentation est appelé thé jaune (fermentation légère) ou thé sombre (maturation longue). L'importante variété de thés existant au monde s'explique par le grand nombre de terroirs, de cultivars, de modes de culture ainsi que par les traitements subis après la récolte. Selon les traditions, les portions liquides sont bues chaudes, tièdes ou froides, en quantités très variables, diluées, faiblement ou fortement concentrées, et parfois additionnées de diverses matières d'origine végétale ou animale. Le thé est consommé en Chine depuis l'Antiquité, puis s'est étendu au Japon et au monde arabe au IXe siècle et à l'Europe au XVIe siècle. Le thé est au XXIe siècle la boisson la plus bue au monde après l'eau. Il peut prendre des formes très diverses, procurant une vaste gamme de boissons aromatiques, gustatives ou désaltérantes, obtenues par infusion ou percolation d'eau sur diverses préparations à partir des petites feuilles et des bourgeons du théier. Riche en gallocatéchol, en gallate d'épigallocatéchine, en théanine et en caféine, le thé est à la fois recherché pour son goût, ses vertus énergisantes et relaxantes, et pour ses effets positifs sur la santé, particulièrement dans le cas du thé vert.
Sentiment intense d'affection et d'attachement
L'amour est un fort sentiment d'affection et d'attachement envers un être vivant ou une chose, assez intense pour pousser ceux qui le ressentent à rechercher une proximité physique, intellectuelle ou même imaginaire avec l'objet de cet amour. L'amour éprouvé pour une autre personne peut conduire à adopter un comportement particulier, aboutir à une relation amoureuse si cet amour est partagé et, éventuellement, à des relations sexuelles illustrées par l'expression faire l'amour. En tant que concept général, l'amour renvoie la plupart du temps à un profond sentiment de tendresse et d'empathie envers une personne, que l’on oppose généralement à la haine. Toutefois, même cette conception spécifique de l'amour comprend un large éventail de sentiments différents, allant de la passion amoureuse et de l'amour romantique, à la tendre proximité sans sexualité de l'amour familial ou de l'amour platonique et à la dévotion spirituelle de l'amour religieux. L'amour sous ses diverses formes agit comme un facteur majeur dans les relations sociales et occupe une place centrale dans la psychologie humaine, ce qui en fait également l'un des thèmes les plus courants dans l'art. Le verbe français « aimer » peut renvoyer à une grande variété de sentiments, d'états et de comportements, allant d'un plaisir général lié à un objet ou à une activité (« j'aime le chocolat », « j'aime danser ») à une attirance profonde ou intense pour une personne (« Roméo aime Juliette ») ou plusieurs personnes (« Il aime ses enfants »). Cette diversité d'emplois et de significations du mot le rend difficile à définir de façon unie et universelle, même en le comparant à d'autres états émotionnels.