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Philosophe, mathématicien et scientifique allemand
Être
Gottfried Wilhelm Leibniz (/ˈɡɔt.fʁiːt ˈvɪl.hɛlm ˈlaɪb.nɪt͡s/), parfois francisé en Godefroid-Guillaume Leibniz, né à Leipzig le 1er juillet 1646 et mort à Hanovre le 14 novembre 1716, est un philosophe, scientifique, mathématicien, logicien, diplomate, juriste, historien, bibliothécaire et philologue allemand. Esprit polymathe, personnalité importante de la période Frühaufklärung, il occupe une place primordiale dans l'histoire de la philosophie en Occident et l'histoire des sciences (notamment des mathématiques) et est parfois considéré comme le dernier « génie universel ». Il naît en 1646 à Leipzig dans une famille luthérienne ; son père, Friedrich Leibnütz, est juriste et professeur de philosophie morale à l'université de la ville. Après la mort de celui-ci en 1652, Leibniz parallèlement à son éducation supervisée par sa mère et son oncle, étudie dans la bibliothèque léguée par son père. Entre 1661 et 1667, il étudie dans les universités de Leipzig, d'Iéna et d'Altdorf et obtient des diplômes en philosophie et en droit. À partir de 1667, il est employé par Johann Christian von Boyneburg et l'électeur de Mayence Jean-Philippe de Schönborn. Entre 1672 et 1676, il séjourne à Paris et voyage à Londres et à La Haye, rencontrant les savants de son époque et s'initiant aux mathématiques. À la suite de la mort de ses deux employeurs, en 1676, il accepte la proposition d'emploi par la maison de Hanovre régnant sur la principauté de Calenberg et s'installe à Hanovre où il occupe les postes de bibliothécaire et conseiller politique. Il y mène des recherches sur des domaines très divers, voyageant à travers toute l'Europe et correspondant jusqu'en Chine, jusqu'à sa mort en 1716. En philosophie, Leibniz est, avec René Descartes et Baruch Spinoza, l'un des principaux représentants du rationalisme. Au principe de non-contradiction, il ajoute trois autres principes à la base de ses réflexions : le principe de raison suffisante, le principe d'identité des indiscernables et le principe de continuité. Concevant les pensées comme des combinaisons de concepts de base, il théorise la caractéristique universelle, une langue hypothétique qui permettrait d'exprimer la totalité des pensées humaines, et qui pourrait résoudre des problèmes par le calcul grâce au calculus ratiocinator, anticipant l'informatique de plus de trois siècles. En métaphysique, il invente le concept de monade. Enfin, en théologie, il propose deux preuves de l'existence de Dieu, appelées preuves ontologique et cosmologique. Au contraire de Spinoza, qui pensait Dieu immanent, Leibniz le conçoit transcendant, à la manière traditionnelle des religions monothéistes. Pour concilier l'omniscience, l'omnipotence et la bienveillance de Dieu avec l'existence du mal, il invente, dans le cadre de la théodicée, terme qu'on lui doit, le concept de meilleur des mondes possibles, qui sera raillé par Voltaire dans le conte philosophique Candide. Il aura une influence majeure sur la logique moderne développée à partir du XIXe siècle ainsi que sur la philosophie analytique au XXe siècle. En mathématiques, la contribution principale de Leibniz est l'invention du calcul infinitésimal (calcul différentiel et calcul intégral). Si la paternité de cette découverte a longtemps fait l'objet d'une controverse l'opposant à Isaac Newton, les historiens des mathématiques s'accordent aujourd'hui pour dire que les deux mathématiciens l'ont développé plus ou moins indépendamment ; Leibniz introduit à ce sujet un nouvel ensemble de notations, plus commodes que celles de Newton, et toujours en usage actuellement. Il travaille également sur le système binaire comme substitut au système décimal, s'inspirant notamment de vieux travaux chinois, et effectue aussi des recherches sur la topologie. Écrivant en permanence — principalement en latin, français et allemand —, il lègue un immense patrimoine littéraire — Nachlass en allemand —, non encore entièrement publié par l’Édition académique des Œuvres complètes et de la correspondance de Leibniz quoique ses publications aient débuté en 1926. Cette œuvre est composée d'environ 50 000 documents dont 15 000 lettres avec plus de mille correspondants différents, pour la plupart conservés à la bibliothèque de Hanovre.
Mathématicien, médecin, écrivain, philosophe et scientifique persan
Ibn Sina (en persan : ابن سینا), connu en Occident sous le nom d'Avicenne (du latin médiéval Avicenna), est un philosophe et médecin persan, né le 7 août 980 à Afshona, près de Boukhara, dans l'actuel Ouzbékistan et mort en août 1037 à Hamadan (Iran). Il est l'auteur d'ouvrages de référence en médecine et en philosophie, ainsi que de sciences voisines comme l'astronomie, l'alchimie, et la psychologie, rédigés principalement en arabe classique. Ses disciples l'appelaient cheikh el-raïs, c'est-à-dire « prince des savants », Maître par excellence, ou encore le troisième maître (après Aristote et Al-Fārābī). Ses œuvres principales sont l'encyclopédie médicale Qanûn (« Canon de la médecine ») et ses deux encyclopédies scientifiques le Livre de la guérison (de l'âme) et Danesh-e Nâma (« Livre de science »). Dans son Qanûn, il opère une vaste synthèse médico-philosophique avec la logique d'Aristote, combinée avec le néo-platonisme, élevant la dignité de la médecine comme discipline intellectuelle, compatible avec le monothéisme. Son influence sera prédominante dans l'Occident médiéval latin jusqu'au XVIe siècle. Si son œuvre médicale n'a plus qu'un intérêt historique, son œuvre philosophique se situe au carrefour de la pensée orientale et de la pensée occidentale. Elle reste étudiée au début du XXIe siècle aussi bien dans le cadre de l'islam que de la philosophie académique.
Astronome polonais, également chanoine, médecin et mathématicien
Nicolas Copernic (en polonais : Mikołaj Kopernik, /miˈkɔwaj kɔˈpɛrɲik/ ; en allemand : Nikolaus Kopernikus ; en latin : Nicolaus Copernicus Torinensis, ou Thorunensis ou Torunensis) est un astronome polonais, également chanoine, médecin et mathématicien, né le 19 février 1473 à Thorn (Toruń) en Prusse royale (royaume de Pologne), et mort le 24 mai 1543 à Frauenburg (Prusse royale, royaume de Pologne ; aujourd'hui Frombork). Il est célèbre pour avoir développé et défendu la théorie de l'héliocentrisme, selon laquelle la Terre tourne autour du Soleil, supposé au centre de l'Univers, contre l'opinion alors admise que la Terre était centrale et immobile. Les conséquences de cette théorie, ayant causé de profonds changements des points de vue scientifique, philosophique et religieux, sont désignées comme la révolution copernicienne.
Poète britannique
George Gordon Byron, 6e baron Byron, généralement appelé Lord Byron [lɔːd ˈbaɪɹən], est un poète britannique, né le 22 janvier 1788 à Londres et mort le 19 avril 1824 à Missolonghi, en Grèce, alors sous domination ottomane. Il est l'un des plus illustres poètes de l'histoire littéraire de langue anglaise. Bien que classique par le goût, il représente l'une des grandes figures du romantisme de langue anglaise, avec William Blake, William Wordsworth, Samuel Taylor Coleridge, Percy Bysshe Shelley et John Keats. Il se veut orateur à la Chambre des lords, mais ce sont ses poésies mélancoliques et semi-autobiographiques qui le rendent célèbre : Hours of Idleness, et surtout Childe Harold, inspirée par son voyage en Orient, propageant le modèle du héros romantique, dont le retentissant succès en 1813 le surprendra lui-même. Il s’illustre par la suite dans divers genres poétiques, narratif, lyrique, épique, ainsi que dans des œuvres courtes, comptant parmi ses plus connues, par exemple She walks in beauty, When we two parted et So, we'll go no more a roving, chacune d'elles chantant un moment de nostalgie personnelle. Il doit quitter l’Angleterre en 1816, en raison du scandale public causé par l'échec de son mariage et sa relation incestueuse avec sa demi-sœur. Dans ses œuvres suivantes, rompant avec le romantisme de sa jeunesse, il donne libre cours au sarcasme, à son génie de la rime et de l'improvisation, avec Beppo et son œuvre maîtresse, Don Juan. Grand défenseur de la liberté, révolté contre la politique et la société de son temps, l'Europe du Congrès, il s’engage dans toutes les luttes contre l'oppression : en Angleterre dans la défense des Luddites, en Italie avec les Carbonari, en Grèce dans la lutte pour l'indépendance. Hors norme et sulfureux, homme de conviction autant que de contradictions, à la fois sombre et facétieux, excessif en tout, sportif, aux multiples liaisons (avec des hommes et des femmes), il reste une source d'inspiration pour de nombreux artistes, peintres, musiciens, écrivains et réalisateurs. Petit-fils de John Byron, il est le père de Lady Ada Byron King de Lovelace et de Elisabeth Médora Leigh-Byron. La Grèce l'honore comme l'un des héros de sa lutte pour l'indépendance.
Romancier, nouvelliste et journaliste colombien
Gabriel García Márquez, né le 6 mars 1927 à Aracataca (Colombie) et mort le 17 avril 2014 à Mexico (Mexique), est un écrivain colombien. Romancier, nouvelliste, mais également journaliste et militant politique, il reçoit en 1982 le prix Nobel de littérature. Affectueusement surnommé « Gabo » en Amérique du Sud, en Amérique centrale et au Mexique, il est l'un des auteurs les plus significatifs et populaires du XXe siècle. Son œuvre se démarque par un imaginaire fertile et constitue une chronique à la fois réaliste, épique et allégorique de l'Amérique latine dans laquelle se recoupent son histoire familiale, ses obsessions et ses souvenirs d'enfance. García Márquez poursuit en autodidacte ses études, après avoir abandonné ses études de droit et avant de se lancer dans le journalisme. Très tôt, il ne montre aucune retenue dans sa critique de la politique intérieure comme extérieure de la Colombie et sur la situation en Amérique du Sud. Par ailleurs, il ne fait pas mystère de ses sympathies pour la gauche radicale et les mouvements révolutionnaires auxquels il apporte parfois une aide financière. En 1958, il épouse Mercedes Barcha avec qui il a deux fils : Gonzalo et Rodrigo García, devenu réalisateur. Il voyage à travers l'Europe et s'établit ensuite à Mexico où il lance une édition mexicaine de son hebdomadaire colombien Cambio. En tant qu'écrivain, García Márquez commence sa carrière en publiant nombre d'œuvres littéraires, bien reçues par la critique, comme des nouvelles et des ouvrages non-fictionnels. Cependant, ce sont les romans Cent Ans de solitude (1967), Chronique d'une mort annoncée (1981) et L'Amour aux temps du choléra (1985) qui lui apportent la reconnaissance du public, des médias et de ses pairs. À la suite de la parution de Cent ans de solitude, considéré comme son chef-d'œuvre, l'auteur connaît un succès commercial planétaire. Son nom est fréquemment associé au « réalisme magique », courant artistique qui insère des éléments magiques et des motifs surnaturels dans des situations se rattachant à un cadre historique, culturel et géographique avéré. La plupart de ses livres fondent une quête du temps perdu et abordent différents thèmes tels que la solitude, le pouvoir, l'amour, le désir, la décadence, la violence et la mort. Le regard de l'auteur sur la civilisation et la nature humaine se veut tour à tour ironique, désabusé, méditatif et fataliste. L'action de plusieurs de ses œuvres se déroule dans le village fictif de « Macondo ».
Poète romain
Ovide, en latin Publius Ovidius Naso, né en 43 av. J.-C. à Sulmone (en italien Sulmona) dans le centre de l'Italie et mort en 17 ou 18 apr. J.-C., en exil à Tomis (l'actuelle Constanța en Roumanie), est un poète latin qui vécut durant la période de la naissance de l'Empire romain. Ses œuvres les plus connues sont L'Art d'aimer et les Métamorphoses. Son surnom Naso lui vient de son nez proéminent. Il naît un an après l'assassinat de Jules César, est adolescent lorsque Auguste s'empare du pouvoir pour transformer la République en Empire, et meurt en exil, trois ans après la mort de ce premier empereur.
Physicien et mathématicien grec de Sicile (vers 287-212 av. J.-C.)
Archimède de Syracuse (en grec ancien : Ἀρχιμήδης / Arkhimếdês), né à Syracuse vers 287 av. J.-C. et mort en cette même ville en 212 av. J.-C., est un grand scientifique grec de Sicile (Grande-Grèce) de l'Antiquité : physicien, astronome, mathématicien et ingénieur. Bien que peu de détails de sa vie soient connus, il est considéré comme l'un des principaux scientifiques de l'Antiquité classique. Parmi ses domaines d'étude en physique, on peut citer l'hydrostatique — notamment en ce qui concerne la flottabilité avec la définition de la poussée d'Archimède —, la mécanique statique, et l'explication du principe du levier. Il est crédité de la conception de plusieurs outils innovants, comme la vis d'Archimède, le palan, ou de systèmes de défense ingénieux pour Syracuse lors de la deuxième guerre punique tels que la griffe d'Archimède. Archimède est généralement considéré comme le plus grand mathématicien de l'Antiquité et l'un des plus grands de tous les temps. Il utilise la méthode d'exhaustion pour démontrer rigoureusement un certain nombre de théorèmes de géométrie, ce qui lui permet de calculer l'aire sous un arc de parabole avec la somme d'une série infinie ou de donner un encadrement de π d'une remarquable précision. Il introduit également la spirale qui porte son nom, des formules pour les volumes des surfaces de révolution, et un système ingénieux pour l'expression de très grands nombres. Il meurt lors du siège de Syracuse des mains d'un soldat romain malgré la volonté du général Marcus Claudius Marcellus de ne pas s'en prendre à lui. Contrairement à ses inventions, ses productions mathématiques restent peu connues de son temps et par ses premiers successeurs, avant que la première compilation de ses travaux ne soit réalisée par Isidore de Milet au VIe siècle. Les quelques exemplaires de ses écrits qui survivent au Moyen Âge sont ensuite une source d'influence pour les scientifiques de la Renaissance et du XVIIe siècle.
Compositeur, pianiste et chef d'orchestre allemand
Johannes Brahms, né le 7 mai 1833 à Hambourg et mort le 3 avril 1897 à Vienne, est un compositeur, pianiste et chef d'orchestre allemand. Johannes Brahms est l'un des plus importants musiciens de la période romantique. Certains le considèrent comme le « successeur » de Beethoven dont Hans von Bülow qui décrit sa première symphonie (composée entre 1862 et 1876) comme étant « la Dixième symphonie de Beethoven ». Brahms fait la plus grande partie de sa carrière à Vienne, où il est l'une des figures importantes sur la scène musicale. Il compose pour piano, musique de chambre, orchestre symphonique, voix et chœurs. À la différence d'autres grands compositeurs de musique classique, Johannes Brahms ne compose jamais d'opéra. Étant également un pianiste virtuose, il donne la première audition de beaucoup de ses compositions ; il travaille aussi avec les musiciens célèbres de son époque, dont la pianiste et compositrice Clara Schumann et le violoniste Joseph Joachim. Brahms est un perfectionniste intransigeant qui détruit beaucoup de ses travaux et en laisse quelques-uns non publiés. Brahms est à la fois un traditionaliste et un novateur. Sa musique utilise largement les structures et techniques de composition des maîtres baroques et classiques. C'est un maître du contrepoint, une méthode de composition rigoureuse pour laquelle Bach est célèbre, ainsi que du développement thématique, un procédé de composition introduit par Haydn, Mozart et Beethoven. Alors que beaucoup de ses contemporains critiquent sa musique, qu'ils trouvent trop académique, ses œuvres sont admirées, par la suite, par des personnalités aussi diverses que le progressiste Arnold Schönberg et le conservateur Edward Elgar.
Philosophe allemand
Martin Heidegger ([ˈmaɐ̯tiːn ˈhaɪdɛɡɐ]), né le 26 septembre 1889 à Messkirch et mort le 26 mai 1976 à Fribourg-en-Brisgau, est un philosophe allemand. D'abord étudiant auprès d'Edmund Husserl et immergé dans le projet phénoménologique de son maître, son intérêt se porte rapidement sur la question du « sens de l'être ». Elle le guidera ensuite tout au long de sa réflexion et c'est en tentant de répondre à celle-ci, à l'occasion de la publication de son ouvrage Être et Temps (Sein und Zeit) en 1927, qu'il rencontre une immense notoriété internationale, débordant largement le milieu de la philosophie. Dans les années 1930 a lieu ce qu'il appelle lui-même « le tournant » de sa pensée au moment de l'écriture de l'Introduction à la métaphysique. Il cherche à préparer un nouveau commencement de pensée, qui éviterait l'enfermement de la métaphysique — celle-ci étant devenue, pour lui, un mot qui rassemblait, selon Hans-Georg Gadamer, « toutes les contre-propositions contre lesquelles Heidegger cherchait à développer ses propres tentatives philosophiques ». La Heidegger Gesamtausgabe, édition complète des œuvres, en cours de publication, comprend plus de cent volumes, dont les ouvrages majeurs sont Être et Temps (Sein und Zeit, 1927) et Apports à la philosophie : De l'Avenance (Beiträge zur Philosophie : Vom Ereignis), ouvrage publié de manière posthume (1989 pour l'édition allemande et 2013 pour la traduction française). Heidegger est considéré comme l'un des philosophes les plus importants et influents du XXe siècle : sa démarche a influencé la phénoménologie et une partie de la philosophie européenne contemporaine ; elle a eu un impact bien au-delà de la philosophie, notamment sur la théorie architecturale, la critique littéraire, la théologie et les sciences cognitives. L'influence de Heidegger sur la philosophie française a été particulièrement importante. Elle s'est notamment exercée par le truchement des philosophes Jean-Paul Sartre, Jean Beaufret, Emmanuel Levinas, Jacques Derrida, Maurice Merleau-Ponty, voire Michel Foucault. Il est également l'un des philosophes dont la personnalité et l'œuvre sont les plus controversées en raison de son attitude durant la période 1933-1944, où il fut jusqu'en 1934 recteur de l'université de Fribourg après l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler, après quoi il est resté jusqu'en 1944 adhérent au parti national-socialiste. Plusieurs ouvrages ont paru pour analyser les rapports entre Heidegger et le nazisme. La publication en 2014 de ses Cahiers noirs a déclenché une polémique concernant l'antisémitisme de certains passages.
Empereur du Japon de 1926 à 1989
Hirohito ou Hiro-Hito (裕仁), né le 29 avril 1901 à Tokyo et mort le 7 janvier 1989 dans la même ville, est empereur du Japon du 25 décembre 1926 à sa mort. Bien que le nom de « Hirohito » soit usuel en Occident, au Japon on le désigne, depuis sa mort, par son nom de règne posthume, Shōwa Tennō (昭和天皇, « empereur Shōwa »). Fils de l'empereur Taishō et de l'impératrice Teimei, frère des princes Yasuhito Chichibu, Nobuhito Takamatsu et Takahito Mikasa, il est le 124e empereur selon la tradition shinto. Son règne, le plus long de l'histoire japonaise (62 ans), définit l'ère Shōwa (昭和) d'où il tire son nom posthume. L'empereur Shōwa est un des personnages majeurs de la Seconde Guerre mondiale ; il est, avec Adolf Hitler et Benito Mussolini, l'un des trois grands dirigeants de l'Axe. La question de sa responsabilité personnelle dans les activités militaires et les crimes de guerre du Japon en Asie avant puis durant la Seconde Guerre mondiale a eu une grande importance politique et fait l'objet de nombreux travaux historiques. Sa pleine responsabilité est démontrée concernant les crimes de guerres commis en Asie durant la Seconde Guerre mondiale. Les Américains, alors qu'ils occupent provisoirement le Japon au sortir de la guerre, décident malgré tout de le maintenir à la tête d'un empire au sein duquel il n'a plus qu'un rôle symbolique. Il restera ainsi empereur près de quarante-cinq ans après la fin du conflit, sans jamais être inquiété.
Écrivain argentin
Jorge Luis Borges (/ˈxoɾxe lwis ˈboɾxes/ ) est un écrivain argentin né le 24 août 1899 à Buenos Aires et mort à Genève le 14 juin 1986. Ses œuvres dans les domaines de l’essai et de la nouvelle sont considérées comme des classiques de la littérature du XXe siècle.
Philosophe et logicien autrichien, puis britannique
Ludwig Josef Johann Wittgenstein, né à Vienne en Autriche le 26 avril 1889 et mort à Cambridge au Royaume-Uni le 29 avril 1951, est un philosophe, mathématicien, ingénieur, pédagogue et architecte de nationalité autrichienne, puis, à partir de 1939, britannique, ayant exploré de manière décisive certains domaines fondamentaux de la connaissance tels que la logique, les fondements des mathématiques et la philosophie du langage. Ludwig Wittgenstein ne publie de son vivant qu'une œuvre majeure : le Tractatus logico-philosophicus, dont une première version en langue allemande paraît en 1921 à Vienne et dans laquelle Wittgenstein traite des limites du langage et de la faculté de connaître de l'être humain. Ce texte a donné lieu à de nombreuses interprétations, parfois difficilement conciliables. Pour Wittgenstein, sa signification primaire est surtout éthique et esthétique, tandis que la plupart des lectures ont d'abord mis en avant son intérêt en logique et en philosophie du langage. Pièce majeure de la philosophie de Wittgenstein, il est inspiré par un logicisme anti-psychologiste, une position que l'auteur abandonne par la suite, tandis que les commentateurs commencent à considérer l'aspect mystique de l'œuvre comme central. Wittgenstein pense alors avoir apporté une solution à tous les problèmes philosophiques auxquels il était envisageable de répondre ; il quitte l'Angleterre et se détourne de la philosophie jusqu'en 1929. À cette date, il revient à Cambridge, sur l'insistance de Bertrand Russell et de George Moore et critique les principes de son premier traité. Il développe alors une nouvelle méthode philosophique et propose une nouvelle manière d'appréhender le langage, étudiée dans sa seconde grande œuvre, Investigations philosophiques, publiée, comme nombre de ses travaux, après sa mort. Cette remise en question de son propre système fait de Wittgenstein l'un des rares penseurs de la philosophie occidentale à s'infliger une autocritique aussi radicale. Son œuvre a eu — et conserve — une influence majeure sur le courant de la philosophie analytique et plus récemment en anthropologie, en ethnométhodologie et en philosophie postanalytique. Il est parfois considéré comme ayant dissous la tradition analytique de l'intérieur, de manière préemptive. Dans un premier temps, le Tractatus a influencé son ancien professeur Bertrand Russell, mais surtout les néopositivistes du Cercle de Vienne, même si Wittgenstein considérait que ceux-ci commettaient de graves contresens sur la signification de sa pensée. Les deux « époques » de sa pensée ont profondément marqué nombre de ses élèves et de philosophes.
Espèce de légumineuses
Le soja, nommé soya au Canada (Glycine max (L.) Merr.), est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Fabacées (Fabaceae). C'est une plante herbacée originaire d'Asie orientale. Le soja cultivé Glycine max a accumulé une diversité génétique prodigieuse depuis sa domestication. Il en existe de nombreuses variétés, se différenciant notamment par le port, la couleur des graines, la période de floraison. Les fruits sont des gousses velues, contenant en général 2 à 4 graines, comestibles après trempage et cuisson. Il n'est pas considéré comme un légume sec, mais comme un oléagineux par l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Le soja constitue une ressource économique importante depuis au moins 5 000 ans. Cultivé pour ses graines naturellement riches en protéine et en huile, en Asie orientale, il est utilisé dans l’alimentation humaine depuis des millénaires mais était resté quasiment inconnu ailleurs. Au début du XXe siècle, le soja supplante progressivement le coton sur le marché américain grâce à sa haute teneur en huile. À partir de la fin du XXe siècle, la demande en huile et l'introduction des tourteaux dans l’alimentation animale vont provoquer un essor phénoménal de sa culture. Entre 1968 et 2017, la production mondiale de graines de soja a crû de 751 %. Les utilisations alimentaires traditionnelles de soja non fermenté incluent le tofu et le lait de soja et les formes fermentées comprennent entre autres la sauce de soja, le nattō et le tempeh. L'huile de soja est utilisée dans de nombreuses applications industrielles (comme le biogazole). Elle est devenue la deuxième huile végétale consommée dans le monde derrière l’huile de palme. Les tourteaux de soja, résidus de la trituration des graines de soja, sont utilisés dans l’alimentation animale. La Chine est le principal utilisateur de tourteaux de soja (avec 74 millions de tonnes), suivie loin derrière par les États-Unis et l’Union européenne (respectivement 31 Mt et 30 Mt). Pour répondre à l’augmentation de la demande, les producteurs de soja sud-américains ont converti 24 millions d’hectares de la forêt amazonienne et de savanes et prairies du Cerrado, du Chaco et du Pantanal en terres agricoles, entre 2000 et 2010. Les principaux producteurs de soja sont les États-Unis, le Brésil, l'Argentine, la Chine et l'Inde. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis dominent le marché mais sont peu à peu rattrapés par le Brésil. Entre 1968 à 2017, la production mondiale de graines de soja était multipliée par 8,51 alors que dans le même temps la production sud-américaine de soja était multipliée par 228, grâce à de meilleurs rendements et à une multiplication par 71 des surfaces cultivées en soja. Durant cette même période, la production mondiale de viande de volaille a crû de 888 % et celle de porc de 248 %. Le revers de ce prodigieux essor économique est la destruction de millions d’hectares d’écosystèmes naturels.
Économiste britannique
John Maynard Keynes (/keɪnz/), né le 5 juin 1883 à Cambridge et mort le 21 avril 1946 dans sa ferme de Tilton à Firle, est un économiste, haut fonctionnaire et essayiste britannique. De notoriété mondiale, il est le fondateur de la macroéconomie keynésienne. Le keynésianisme, la nouvelle économie keynésienne, le néokeynésianisme ou le post-keynésianisme sont issus de son œuvre. Considéré comme l'un des théoriciens les plus importants de l'économie du XXe siècle, il fut, en tant que conseiller officiel ou officieux de nombreux hommes politiques, l'un des acteurs principaux des accords de Bretton Woods, après la Seconde Guerre mondiale. Jeune, il rencontra aussi le succès en tant qu’auteur, avec l'écriture d'un livre sur le traité de Versailles intitulé Les Conséquences économiques de la paix, publié en 1919, et la rédaction d'articles pour des journaux et des revues. Sa première somme théorique fut le Traité sur la monnaie, mais son œuvre majeure est sans conteste la Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie (1936), dans lequel il prend le contrepied des analyses néoclassiques. De plus, dans ce livre, il s'en prend à la loi de Say, l’un des fondements du laissez-faire. La force de John Maynard Keynes réside dans le fait qu'à la différence de ses prédécesseurs, il élabore une théorie nouvelle ainsi que les outils conceptuels nécessaires à la mise en place de politiques économiques alternatives, à une époque où la crise de 1929 ravage l'économie internationale et résiste aux politiques conventionnelles. Ses travaux sont notamment utilisés après la Seconde Guerre mondiale dans le cadre de la mise en place de l'État-providence. Selon Kenneth R. Hoover, Keynes aurait eu à son époque une position « centriste » entre d'une part Friedrich Hayek et d'autre part Harold Laski, un des inspirateurs de l'aile gauche du parti travailliste au Royaume-Uni. Il est souvent considéré comme ayant donné aux sociaux-libéraux britanniques la théorie économique qui leur manquait. Ses héritiers, notamment les penseurs du courant néokeynésien dit de la synthèse néoclassique qui prédomina longtemps aux États-Unis, perdirent, de l’aveu même de leurs partisans, une grande partie de leur influence à partir du début des années 1980 avec la montée en puissance du monétarisme et de la nouvelle économie classique, qui promouvaient alors la dérèglementation financière. Cependant, la crise économique de 2008-2009 sembla entraîner un regain d'intérêt pour sa pensée, tant dans la version sociale libérale de la nouvelle économie keynésienne que dans des versions plus hétérodoxes, telles que le post-keynésianisme ou encore, en France, l'économie des conventions.
Arthur Schopenhauer (/aʁtyʁ ʃɔpɛn‿awœʁ ; en allemand : /ˈʔaʁtʊʁ ˈʃɔpn̩ˌhaʊ̯ɐ/ ) est un philosophe allemand, né le 22 février 1788 à Dantzig, aujourd'hui Gdańsk, et mort le 21 septembre 1860 à Francfort-sur-le-Main. La philosophie de Schopenhauer a eu une influence importante sur de nombreux écrivains, philosophes ou artistes du XIXe siècle et du XXe siècle, notamment à travers son œuvre principale publiée pour la première fois en 1819, Le Monde comme volonté et comme représentation.
Juriste et homme d'État russe, ancien président et Premier ministre de Russie
Dmitri Medvedev, de son nom complet Dimitri Anatolievitch Medvedev (en russe : Дми́трий Анато́льевич Медве́дев [ˈdʲmʲitrʲɪj ɐnɐˈtolʲjɪvʲɪtɕ mʲɪˈdvʲedʲɪf]), né le 14 septembre 1965 à Léningrad (aujourd'hui Saint-Pétersbourg), est un homme d'État russe, Président de la Fédération de Russie de 2008 à 2012 et actuellement vice-président de Conseil de sécurité de Russie depuis 2020. Premier vice-président du gouvernement russe à partir de 2005, il est élu à la présidence de la fédération de Russie en 2008. Il nomme alors à la présidence du gouvernement son prédécesseur, Vladimir Poutine, qui ne pouvait effectuer plus de deux mandats consécutifs. En tant que chef de l’État, il mène une politique plus tournée vers le libéralisme et la technologie. Il s'efface au profit de Vladimir Poutine pour l'élection présidentielle de 2012. Il est nommé à son tour président du gouvernement en 2012, lorsque Vladimir Poutine retrouve les fonctions de président de la Russie. Dmitri Medvedev devient par ailleurs président du parti présidentiel, Russie unie. Il est reconduit dans ses fonctions en 2018, après la réélection de Vladimir Poutine. Il démissionne de la tête du gouvernement en 2020 et est nommé vice-président du Conseil de sécurité. Auparavant vu comme une figure modérée et libérale, il se radicalise durant l'invasion de l'Ukraine par la Russie et, tout au long du conflit, il fait à maintes reprises de virulentes et violentes déclarations anti-occidentales et anti-ukrainiennes.
Homme d'État égyptien (1918-1970)
Gamal Abdel Nasser (arabe : جمال عبد الناصر), parfois simplement appelé Nasser, est un homme d'État égyptien, né le 15 janvier 1918 à Alexandrie et mort le 28 septembre 1970 au Caire. Il est le deuxième président de la République, de 1956 à sa mort. Après une carrière militaire, il organise en 1952 le renversement de la monarchie et accède au pouvoir. À la tête de l'Égypte, il mène une politique socialiste et panarabe appelée nassérisme. Il est aujourd'hui considéré comme l'un des dirigeants les plus influents du XXe siècle. Nasser, très tôt impliqué dans la lutte contre l'influence britannique en Égypte en ralliant d'abord le parti Jeune Égypte, intègre ensuite l'armée en 1938 et participe à la guerre israélo-arabe de 1948-1949. Déçu par la monarchie et souhaitant réformer la société égyptienne, Nasser fonde le Mouvement des officiers libres qui renverse le roi Farouk en 1952. Après une lutte de pouvoir contre ses anciens associés, dont le président Mohammed Naguib et les Frères musulmans, il prend le contrôle du gouvernement. Un référendum en 1956 permet l'adoption d'une nouvelle Constitution, la première de l'ère républicaine, et l'accession de Nasser à la présidence. Son régime, basé sur un nationalisme arabe laïc, élargit les droits des femmes, soutient la justice sociale et militarise l'appareil d'état. Nasser met ses fidèles aux plus hauts postes de l'Etat et instaure un régime autoritaire, réprime les islamistes et les communistes, se moque ouvertement des Frères musulmans durant un discours, prône la création d'une seule nation arabe, défie ouvertement l'Arabie saoudite et les monarchies arabes, menant à la guerre froide arabe, et prône la destruction de l'État d'Israël. Paradoxalement, malgré son opposition à l'Occident et son arabisme, Nasser accélère l'occidentalisation des mœurs du pays et se rapproche de l'URSS malgré son anticommunisme après que les États-Unis ont refusé de financer la création du barrage d'Assouan s'il ne normalisait pas ses relations avec Israël, ce qu'il a catégoriquement refusé, et maintient la tutelle égyptienne sur la bande de Gaza jusqu'à la défaite de la guerre des Six Jours. La neutralité de l'Égypte durant la guerre froide cause des tensions avec les puissances occidentales qui refusent de financer la construction du barrage d'Assouan. Nasser réplique en nationalisant la compagnie du canal de Suez en 1956. Le Royaume-Uni, la France et Israël organisent une offensive pour reprendre le contrôle du canal mais sont contraints de se replier sous la pression conjointe des États-Unis et de l'Union soviétique. Cet incident accroît considérablement la popularité de Nasser dans le monde arabe et ses discours pour une union panarabe culminent avec la création de la République arabe unie avec la Syrie en 1958. En 1962, Nasser adopte des mesures socialistes et mène des réformes pour moderniser l'Égypte. Malgré les revers à sa vision panarabe, comme la dissolution de l'union avec la Syrie et la guerre du Yémen, ses partisans prennent le pouvoir dans plusieurs pays arabes. Il est élu président du mouvement des non-alignés en 1964 et, l'année suivante, réélu président après avoir empêché tous ses opposants de se présenter. Après la défaite de l'Égypte lors de la guerre des Six Jours en 1967, il démissionne avant de renoncer du fait des manifestations demandant son maintien au pouvoir. Après le conflit, il se nomme Premier ministre, lance des attaques pour reprendre les territoires perdus, dépolitise l'armée et promet une libéralisation politique. Après la fin du sommet de la Ligue arabe en 1970, il succombe à une crise cardiaque. Cinq millions de personnes assistent à ses funérailles au Caire et le monde arabe est en deuil. Nasser reste au début du XXIe siècle un symbole de la dignité arabe du fait de ses efforts pour une plus grande justice sociale et sa défense du panarabisme, de la modernisation de l'Égypte et de l'anti-impérialisme. Ses détracteurs ont critiqué son autoritarisme, son populisme, son antisémitisme, les violations des droits de l'homme par son régime et son échec à créer des institutions civiles durables. Les historiens considèrent Nasser comme une figure centrale de l'histoire moderne du Moyen-Orient, de la guerre froide arabe et du XXe siècle.
Homme d'État japonais
Shinzō Abe (安倍 晋三, Abe Shinzō, /abe ɕin(d)zoː/), né le 21 septembre 1954 à Shinjuku (préfecture de Tokyo) et mort assassiné le 8 juillet 2022 à Kashihara (préfecture de Nara), est un homme d'État japonais. Il est Premier ministre du Japon du 26 septembre 2006 au 26 septembre 2007 et du 26 décembre 2012 au 16 septembre 2020. Issu de l'une des plus influentes familles politiques du pays, il est cadre d'entreprise et conseiller politique de profession. Il succède à Jun'ichirō Koizumi, dont il est proche, comme Premier ministre en 2006 après avoir été élu à la présidence du Parti libéral-démocrate (PLD). Il est alors le plus jeune chef du gouvernement japonais depuis Fumimaro Konoe, en 1937. À la suite de la défaite de son parti aux élections sénatoriales de 2007 et en raison de problèmes de santé, il doit céder la tête du gouvernement à Yasuo Fukuda. En 2012, après cinq ans de retrait de la vie politique, il retrouve la présidence du PLD. Devenu chef de l'opposition parlementaire, il obtient du Premier ministre Yoshihiko Noda la convocation d'élections législatives en décembre 2012. À l'issue du scrutin, son parti l'emporte largement, ce qui lui permet de retrouver la fonction de Premier ministre. Fort d'une réelle popularité et profitant d'une opposition disparate et affaiblie, il provoque en 2014 des élections législatives à l'issue desquelles il conserve, avec son allié Kōmeitō, la majorité des deux tiers à la chambre basse de la Diète du Japon. Son parti obtient à nouveau la majorité des deux tiers après les élections législatives anticipées de 2017. À la fin de l’année 2019, Shinzō Abe devient le Premier ministre à la longévité la plus importante de l'histoire du Japon. L'année suivante, alors que son autorité est relativement affaiblie par sa gestion de la pandémie de Covid-19 et par des affaires de corruption touchant son entourage, il annonce se retirer du pouvoir à cause d'un retour de sa maladie. Un de ses proches, Yoshihide Suga, lui succède le 14 septembre 2020. Le 8 juillet 2022, Shinzō Abe est assassiné par balles dans la ville de Nara, alors qu'il prononçait un discours dans le cadre des élections à la Chambre des conseillers (sénatoriales).
256e pape de l’Église catholique, de 1878 à 1903
Vincenzo Gioacchino Pecci, né le 2 mars 1810 à Carpineto Romano près de Rome, alors rattachée aux territoires annexés formant les 130 départements du Premier Empire français, et mort le 20 juillet 1903 à Rome (Italie), est un ecclésiastique italien, 256e pape de l’Église catholique, élu le 20 février 1878 sous le nom de Léon XIII (en latin Leo XIII). Son pontificat qui dura plus de vingt-cinq ans compte parmi les plus longs de l’histoire de la papauté, après ceux de Pie IX et de Jean-Paul II. Il est le premier pape à avoir exercé son ministère sans la souveraineté sur les États pontificaux, supprimés en 1870. Léon XIII est l’auteur de 86 encycliques, par lesquelles il s’attache à définir la position de l’Église catholique face au monde moderne. Parmi elles la plus célèbre, Rerum novarum, publiée en 1891, est considérée comme le texte fondateur de la doctrine sociale de l'Église catholique. Il y affirme le droit des travailleurs à un salaire juste, à des conditions de travail sûres et à la formation de syndicats, tout en réaffirmant le droit à la propriété privée et à la libre entreprise. Par cette approche il se distingue tant du socialisme que du capitalisme, proposant une troisième voie fondée sur la justice sociale et la dignité de la personne humaine. Léon XIII considère l’action pastorale au sein de la société comme une mission essentielle de l’Église, appelée à défendre les droits et la dignité de chaque individu. Avec l'encyclique Æterni Patris, le pape donne également un nouvel essor au thomisme, le système philosophique et théologique de Thomas d'Aquin, qu’il érige en référence intellectuelle de l’Église. Afin d’en encourager l’étude et la diffusion il crée la Commission léonine. Par l'encyclique Providentissimus deus publiée en 1893, il donne une impulsion aux études bibliques. Léon XIII manifeste aussi une grande dévotion mariale : il consacre onze de ses encycliques au rosaire et approuve la création de deux nouveaux scapulaires mariaux. Son tombeau se trouve dans la basilique Saint-Jean-de-Latran, cathédrale de Rome.
259e pape de l’Église catholique, de 1922 à 1939
Achille Ratti, né le 31 mai 1857 à Desio (Royaume de Lombardie-Vénétie) et mort le 10 février 1939 au Vatican, est un prêtre catholique, érudit, évêque, théologien et archevêque de Milan. Créé cardinal en 1921, il est élu pape l'année suivante, le 6 février 1922 sous le nom de Pie XI (en latin : Pius XI, en italien : Pio XI). En qualité d'évêque de Rome, il est le 259e pape de l’Église catholique ainsi que le premier chef d'État du Vatican jusqu’à sa mort. Son pontificat de 17 ans, est marqué par le règlement de la question romaine, avec la reconnaissance et l'institution de l'État de la Cité du Vatican, par les accords du Latran, en 1929. Il doit faire face à la montée des totalitarismes en Europe : communisme (1917), fascisme (1922) et nazisme (1933), ainsi qu'à la Guerre civile espagnole.
Femme d'État britannique
Theresa May /təˈɹiːzə ˈmeɪ/, baronne May de Maidenhead, née Theresa Brasier le 1er octobre 1956 à Eastbourne (Sussex de l'Est), est une femme d'État britannique. Elle est dirigeante du Parti conservateur et Première ministre du Royaume-Uni de 2016 à 2019. Fille d'un vicaire anglican, elle travaille à la Banque d'Angleterre de 1977 à 1983, puis dans le secteur bancaire privé. Elle poursuit sa carrière professionnelle jusqu'à son élection comme députée de la circonscription de Maidenhead, sous les couleurs du Parti conservateur, en 1997. Exerçant différentes responsabilités dans le cabinet fantôme de l'opposition entre 1999 et 2010, elle devient une des figures de proue du Parti conservateur, qu'elle préside de 2002 à 2003. Lors de la formation du premier gouvernement Cameron, en 2010, Theresa May est nommée secrétaire d'État à l'Intérieur. À ce poste, elle mène une réforme de la police et adopte des politiques restrictives sur les drogues et l'immigration. Elle est également ministre des Femmes et des Égalités de 2010 à 2012, faisant valoir à ce portefeuille des positions politiques plus progressistes vis-à-vis, par exemple, du mariage homosexuel. Elle se définit comme une conservatrice one-nation, c’est-à-dire faisant partie de l'aile « pragmatique » du Parti conservateur. Après le référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne — lors duquel elle ne prend pas position — et la démission du Premier ministre David Cameron, elle est désignée chef du Parti conservateur, et devient la seconde femme Première ministre du pays après Margaret Thatcher. En 2017, elle provoque des élections générales, à l'issue desquelles le Parti conservateur demeure la première force politique du pays mais en perdant la majorité absolue à la Chambre des communes. Alors qu’elle est chargée de diriger la procédure de retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne (« Brexit »), elle mène des négociations qui conduisent en 2018 à deux crises politiques. En 2019, ne parvenant pas à faire adopter son accord de retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne, ayant dû repousser la date du Brexit et devant faire face à une forte défiance au sein de sa majorité, elle quitte la tête du Parti conservateur, puis démissionne de sa fonction de Première ministre à la suite de l’élection de Boris Johnson comme chef du parti. Elle est réélue députée lors des élections générales anticipées de la même année. Elle entre à la Chambre des lords le 21 juillet 2024.
255e pape de l'Église catholique, de 1846 à 1878
Giovanni Maria Mastai Ferretti, né le 13 mai 1792 à Senigallia (États pontificaux) et mort le 7 février 1878 à Rome (Italie), est un ecclésiastique italien 255e pape de l'Église catholique, élu le 16 juin 1846 sous le nom de Pie IX (en latin : Pius IX), et dernier souverain des États pontificaux. Son pontificat de plus de 31 ans est le plus long de l'histoire de la papauté. Aux prises avec la vague révolutionnaire qui bouleverse la politique européenne, Pie IX est partagé entre le statut de pasteur universel et celui de pape-souverain d'un État indépendant. Résolument conservateur, il est l'auteur du Syllabus errorum et de l'encyclique Quanta cura, qui condamnent toute forme de modernisme dans l'Église. Pie IX proclame le dogme de l'Immaculée Conception. Il convoque le premier concile œcuménique du Vatican, qui définit notamment l'infaillibilité pontificale, ce qui élargit encore la fracture entre l'Église catholique et les autres confessions chrétiennes. Le concile, ayant accompli son but principal, est suspendu sine die quand les troupes italiennes envahissent Rome. Pie IX, dernier souverain des États pontificaux, se déclare alors « prisonnier au Vatican », situation qui va, dès lors, provoquer la Question romaine, qui ne trouvera sa solution qu'en 1929, avec la signature des accords du Latran entre l'État du Vatican, qui devient alors de droit international, et l'État italien. Son procès en béatification est ouvert en 1907 par Pie X, ce qui ne va pas sans provoquer des controverses, la Question romaine étant encore d'actualité à cette époque. Sous les pontificats de Benoît XV et de Pie XI, le procès suit lentement son cours, puis Pie XII le fait activer en 1954 ; il aboutit lorsque Jean-Paul II le proclame solennellement bienheureux en 2000. Il est commémoré le 7 février selon le Martyrologe romain.
Écrivain humaniste et théologien néerlandais
Érasme, également appelé Érasme de Rotterdam, Didier Érasme et Désiré Érasme de Rotterdam (en latin Desiderius Erasmus Roterodamus), né dans la nuit du 27 au 28 octobre 1466, 1467 ou en 1469, à Rotterdam, mort le 12 juillet 1536 à Bâle, est un chanoine régulier de Saint-Augustin, philosophe, humaniste et théologien néerlandais, considéré comme l'une des figures majeures de la culture néerlandaise et occidentale. Il reste essentiellement connu aujourd'hui pour sa declamatio satirique Éloge de la folie (1511) mais aussi, dans une moindre mesure, pour ses Adages (1500), anthologie de plus de quatre mille citations grecques et latines, et pour ses Colloques (1518), recueil d'essais didactiques aux thèmes variés, bien que son œuvre, autrement vaste et complexe, comprenne des essais et des traités sur un très grand nombre de sujets, sur les problèmes de son temps comme sur l'art, l'éducation, la religion, la guerre ou la philosophie, éclectisme propre aux préoccupations d'un auteur humaniste.
Ayatollah, révolutionnaire et homme d'État iranien
Rouhollah Moussavi Khomeini (en persan : روح الله موسوی خمینی), parfois transcrit Khomeiny ou Khomeyni, né le 17 mai 1900 à Khomein (Perse) et mort le 3 juin 1989 à Téhéran (république islamique d'Iran), est un ayatollah, révolutionnaire et homme d'État iranien. Expulsé d'Iran en raison de son opposition au shah Mohammad Reza Pahlavi, il s'exile en Irak puis en France, à Neauphle-le-Château. À la suite de la révolution islamique de 1979, il fonde la république islamique d'Iran dont il devient le Guide suprême. Il met en place une théocratie chiite, caractérisée par un régime autoritaire et d'importantes restrictions des libertés individuelles. Son passage au pouvoir est marqué par la prise d’otages à l’ambassade américaine de Téhéran, la guerre Iran-Irak, et le massacre des prisonniers politiques iraniens de 1988. Son idéologie, le khomeinisme, a inspiré l'islamisme chiite au Moyen-Orient. Revendiquant une ascendance alide par Moussa al-Kazim, il est également considéré comme marja par de nombreux chiites après la mort de l'ayatollah Hossein Tabatabai Boroudjerdi.