Cartes
331
Personnage de fiction de la franchise Halloween
Être
Plante lignifiée terrestre
Un arbre (du latin arbor) est une plante ligneuse terrestre comportant un tronc sur lequel s'insèrent des branches ramifiées portant le feuillage dont l'ensemble forme le houppier, appelé aussi couronne. Les arbres sont des plantes pérennes qui vivent plusieurs années, plusieurs décennies, voire plusieurs siècles, et, dans de rares cas, plusieurs millénaires. Selon les estimations, la planète compte entre 60 000 et 100 000 espèces d'arbres. Près de 40 % d'entre elles seraient menacées de disparition. Une estimation récente (PNAS, 2022) répertorie environ 73 000 espèces d’arbres, dont 9 000 encore à décrire, la plupart vivant en zones tropicales. Beaucoup d’arbres forment des forêts, qui sont des ensembles d’arbres poussant les uns à côté des autres. Les arbres peuvent aussi pousser de manière plus ou moins isolée hors des forêts (dans la savane notamment). Ils jouent un rôle majeur dans le fonctionnement écologique terrestre, en raison de leur capacité à stocker le carbone (leur production de matière sèche annuelle correspond à deux tiers de la production mondiale des plantes terrestres), de leur participation au cycle de l'eau et du fait qu’ils sont un élément essentiel des écosystèmes complexes que sont les forêts, sources et refuges de biodiversité. Ils constituent aussi pour les sociétés humaines une ressource considérable de matériaux (principalement du bois), de denrées (notamment des fruits) et de multiples services. Ils occupent dans presque toutes les cultures du monde une place pratique et symbolique importante. La dendrologie (du grec dendron, « arbre », et logos, « discours, science ») est la science des arbres, et plus généralement la science des végétaux ligneux. Elle définit leur classification et élabore des critères permettant de distinguer différentes espèces d’arbres.
Ensemble des règles qui régissent la conduite des personnes en société
Le Droit, ou droit objectif, est défini comme « l'ensemble des règles qui régissent la conduite de l'homme en société, les rapports sociaux », ou de façon plus complète « l'ensemble des règles imposées aux membres d'une société pour que leurs rapports sociaux échappent à l'arbitraire et à la violence des individus et soient conformes à l'éthique dominante », ou bien le « fondement des règles régissant les rapports des hommes en société, et impliquant une répartition équitable des biens, des prérogatives et des libertés ».
Bovins domestiques d’Eurasie
Le Bœuf domestique (Bos taurus) est une espèce de bovins de l'Ancien Monde issu de l'aurochs sauvage. La femelle adulte est nommée vache et le mâle taureau. Il s'agit d'un mammifère artiodactyle de grande taille (120 à 150 cm pour 600 à 800 kg) appartenant au sous-ordre des Ruminants. Deux sous-espèces principales sont distinguées : le Bœuf domestique d'Europe (Bos taurus taurus, syn. Bos primigenius taurus) et le Zébu (Bos taurus indicus, syn. Bos primigenius f. taurus), auxquelles certains auteurs ajoutent Bos taurus primigenius, l'aurochs éteint au XVIIe siècle sous sa forme sauvage, mais dont les éleveurs tentent de reconstituer une race très proche. Bos taurus a été domestiqué il y a 10 000 ans au Moyen-Orient, puis son élevage s'est progressivement développé sur l'ensemble de la planète. Il a surtout été exploité pour la production de viande bovine et de lait et le travail. Les bovins sont exploités également à la production de cuir, de cornes pour les couteaux, ou de bouses pour le chauffage et la fertilisation des sols. Les bovins ont toujours passionné l'être humain, pour lequel le taureau est un symbole de force et de fertilité. C'est pourquoi ces animaux sont présents dans diverses religions. Ils font partie intégrante de la culture occidentale, et ils sont retrouvés en tant que thème d'inspiration des peintres et des sculpteurs ou comme personnages de bandes dessinées, de films ou de publicités.
Liquide biologique comestible produit par les mammifères femelles
Le lait ([lɛ] souvent prononcé [le]), est un liquide biologique comestible généralement de couleur blanchâtre produit par les glandes mammaires des mammifères femelles. Aliment complet équilibré, il est la seule source de nutriments pour les jeunes mammifères au tout début de leur vie avant qu'ils puissent digérer d'autres types d'aliments. Le lait en début de lactation, de couleur jaunâtre, présente une composition différente et est appelé colostrum. Il porte les anticorps de la mère, réduisant ainsi le risque de nombreuses maladies chez le nouveau-né, et contient tous les nutriments indispensables. Le lait de jabot est une sécrétion analogue au lait des mammifères, produite par le jabot de certains oiseaux, en particulier par les columbidae (pigeons...). L'humain, outre le lait maternel, utilise le lait produit par certains mammifères domestiques, principalement celui de la vache, comme un aliment transformé ou non. Dans le monde entier, les fermes laitières ont produit environ 730 millions de tonnes de lait en 2011 notamment consommées en Inde, en Europe, en Australie, aux États-Unis, au Canada, en Chine et en Russie. Différentes boissons produites à base de végétaux sont par ailleurs parfois appelées laits (végétaux), notamment : lait de soja, d'avoine, de riz, de coco ou d'amande. D'autres "laits" tirent leur nom de leur apparence similaire à celle du lait de vache (fluide blanchâtre) : voir Lait (homonymie) pour ces acceptions.
Organe mère du système nerveux animal
Le cerveau est le principal organe du système nerveux des animaux bilatériens. Ce terme tient du langage courant (non scientifique) et chez les chordés, comme les humains, il peut désigner l'encéphale, ou uniquement une partie de l'encéphale, le prosencéphale (télencéphale + diencéphale), voire seulement le télencéphale. Néanmoins, dans cet article, le terme « cerveau » prend son sens le plus large. Le cerveau des chordés est situé dans la tête, protégé par le crâne chez les craniés, et son volume varie grandement d'une espèce à l'autre. Pour les animaux d'autres embranchements, certains centres nerveux sont également appelés cerveau par analogie avec les chordés. Le cerveau régule les autres systèmes d'organes du corps, en agissant sur les muscles ou les glandes, et constitue le siège des fonctions cognitives. Ce contrôle centralisé de l'organisme permet des réponses rapides et coordonnées aux variations environnementales. Les réflexes, schémas de réponses simples, ne nécessitent pas l'intervention du cerveau. Toutefois, les comportements plus sophistiqués nécessitent que le cerveau intègre les informations transmises par les systèmes sensoriels et fournisse une réponse adaptée. L'encéphale est une structure extrêmement complexe qui peut renfermer jusqu'à plusieurs milliards de neurones connectés les uns aux autres. Les neurones sont les cellules cérébrales qui communiquent entre elles par le biais de longues fibres protoplasmiques appelées axones. L'axone d'un neurone transmet des influx nerveux, les potentiels d'action, à des cellules cibles spécifiques situées dans des régions plus ou moins distantes du cerveau ou de l'organisme. Les cellules gliales sont le deuxième type cellulaire du cerveau et assurent des fonctions très diversifiées, centrées autour du support des neurones et de leurs fonctions. Bien que les cellules gliales et les neurones aient probablement été observés pour la première fois en même temps au début du XIXe siècle, contrairement aux neurones dont les propriétés morphologiques et physiologiques étaient directement observables pour les premiers investigateurs du système nerveux, les cellules gliales étaient considérées, jusqu'au milieu du XXe siècle, simplement comme de la « glu » qui « colle » les neurones ensemble. Malgré de grandes avancées en neurosciences, le fonctionnement du cerveau est encore mal connu. Les relations qu'il entretient avec l'esprit sont le sujet de nombreuses discussions, aussi bien philosophiques que scientifiques. Depuis son origine, la recherche sur le cerveau a connu principalement trois phases : phase philosophique, phase expérimentale et phase théorique. Pour le futur des neurosciences, certains auteurs prédisent une phase de simulation.
Biologie : transformation des espèces vivantes
En biologie, l’évolution est la transformation du monde vivant au cours du temps, qui se manifeste par des changements phénotypiques des organismes à travers les générations. Ces changements généralement graduels (mais pouvant être rapides ou lents) peuvent aboutir, à partir d’une seule espèce (dite « espèce-mère »), à la formation de nouvelles variétés périphériques devenant progressivement des « espèces-filles ». Inversement, la fusion de deux lignées par hybridation ou par symbiogenèse entre deux populations d'espèces différentes peuvent produire une troisième espèce nouvelle. L’évolution explique la biodiversité sur Terre. L’histoire des espèces peut ainsi être pensée et représentée sous la forme d’un arbre phylogénétique et d’autres schémas et modèles. Selon la conception qu'on a aujourd'hui de l'évolution, toutes les espèces actuelles et tous les fossiles connus sont le produit de l'évolution à partir d'un organisme ou d'un groupe d'organismes appelé LUCA (last universal common ancestor, « dernier ancêtre commun universel »), un ou des organismes déjà complexes et résultant eux-mêmes de l'évolution à partir de formes de vie antérieures encore inconnues. Certains philosophes de l’Antiquité (Lucrèce, 98-54 avant notre ère, en particulier) ont approché le phénomène de l’évolution, mais ce n’est qu’à partir du XIXe siècle que des théories proposent des explications scientifiques, c’est-à-dire réfutables ou démontrables. Jean-Baptiste de Lamarck a le premier formulé une théorie scientifique transformiste fondée sur deux principes complémentaires : complexification de l'organisme et diversification adaptative. Puis, à partir de 1859 avec la publication de L'Origine des espèces par Charles Darwin, le modèle darwinien de l’évolution s’est progressivement imposé dans la communauté scientifique comme celui expliquant un maximum de faits observables avec un minimum de postulats (principe de parcimonie). Darwin illustre, avec des observations détaillées, la thèse que les espèces vivantes ne sont pas des catégories fixes, mais se diversifient avec le temps, ou disparaissent. Comme cause des changements qui se produisent peu à peu au sein d’une population, il propose l’idée de la sélection naturelle, équivalent naturel et spontané de la sélection artificielle pratiquée par les éleveurs d’animaux domestiques. Les espèces sont profondément conditionnées par leur milieu naturel, aujourd’hui appelé écosystème. Toutefois, Darwin, contrairement à une croyance répandue, même à l'université, ne rejetait pas les mécanismes lamarckiens d'habituation et de transmission des caractères acquis ; il y a seulement ajouté les variations spontanées et la sélection naturelle. Ce n'est qu'un an après la mort de Darwin, en 1883, qu'August Weismann a postulé la séparation des lignées germinale et somatique, ce qui implique l'impossibilité de la transmission des caractères acquis. Il ne restait donc, dans l’œuvre de Darwin plus que le mécanisme variations-sélection comme vraisemblable. Avec la découverte de la génétique par Gregor Mendel, les modèles de l’évolution se sont peu à peu affinés. Ainsi, depuis les années 1930, la théorie synthétique de l'évolution fait l’objet d’un large consensus scientifique. Les recherches actuelles poursuivent l’étude des mécanismes qui permettent d’expliquer les phénomènes évolutifs. Des processus découverts après 1950, comme ceux des gènes architectes, de la coévolution et de l’endosymbiose, permettent de mieux saisir les mécanismes génétiques en action, d’appréhender l’évolution des espèces les unes par rapport aux autres ou de décrire plus précisément les différents rythmes de l’évolution. « L'évolution biologique n'est du reste qu'un cas particulier de l'universelle évolution, car rien n'est stable : nébuleuses, étoiles, continents et mers, climats, sociétés, mœurs, religions, tout est en perpétuelle transformation ». « L'évolution signifie non seulement changement : elle implique aussi l'idée de continuité, donc celle de l'unité fondamentale de l'Univers. Alors qu'une connaissance superficielle du monde tend à le scinder en une mosaïque d'objets disparates et hétérogènes, l'œuvre de science a été constamment de ramener la diversité à une unité non de structure mais de filiation ». Les logiques évolutives sont utilisées et étudiées dans des domaines aussi divers que l'agriculture, l'anthropologie, la biologie de la conservation, l'écologie, la médecine, la paléontologie, la philosophie, et la psychologie.
Être humain dans sa période de développement située entre la naissance et la puberté
Un enfant est un jeune être humain immature qui dépend d'adultes pour son bon développement. En principe, les adultes responsables de l'enfant sont ses tuteurs et traditionnellement sa famille, en particulier ses parents qu'ils soient génétiques ou adoptifs, voire d'accueil. La convention relative aux droits de l'enfant définit l'enfance comme la période de la vie humaine allant de la naissance jusqu'au stade adulte. Cependant, la définition de l'enfance peut différer quelque peu selon les disciplines qui traitent du sujet. Droit, psychologie, médecine ou biologie ne fixent pas exactement les mêmes repères. Ainsi, elle commence soit à la naissance, soit à l'âge de la parole. Elle se termine soit à l'adolescence avec l'entrée dans la puberté, soit à la fin de la maturation cérébrale entre vingt et vingt-cinq ans, soit à l'âge légal de la majorité civile (âge légal pouvant varier d'un pays à l'autre). L'enfant est étudié plus spécifiquement par certaines disciplines comme la pédiatrie, en médecine, et de nombreuses spécialités médicales pédiatriques comme la pédopsychiatrie, la chirurgie pédiatrique, l'oncologie pédiatrique, etc. Dans le domaine des sciences humaines, elle est étudiée par la psychologie du développement, la psychologie de l'enfant et la psychologie de l'adolescent, les sciences de l'éducation. Le mot enfant désigne aussi une position relative à un parent, indépendamment de l'âge. « L'enfant de » renvoie alors au statut généalogique, à la filiation légale, ou encore à un lien affectif ou social.
Fibre qui garde les graines du cotonnier
Le coton est une fibre végétale qui entoure les graines des cotonniers « véritables » (Gossypium sp.), arbustes de la famille des Malvacées. Cette fibre, constituée de cellulose presque pure, est généralement transformée en fil qui est tissé pour fabriquer des tissus. Le coton est la fibre naturelle la plus produite dans le monde, principalement en Chine et en Inde. Depuis le XIXe siècle, il constitue, grâce aux progrès de l'industrialisation et de l'agronomie, la première fibre textile du monde (près de la moitié de la consommation mondiale de fibres textiles).
Compositeur autrichien
Franz Joseph Haydn (/ˈhaɪdən/) () — il n'utilisait jamais son premier prénom —, né le 31 mars 1732 à Rohrau sur la Leitha en Basse-Autriche et mort le 31 mai 1809 à Vienne, est un compositeur autrichien. Il incarne le classicisme viennois au même titre que Mozart et Beethoven, les trois compositeurs étant regroupés par la postérité sous le vocable de « trinité classique viennoise ». La carrière musicale de Joseph Haydn couvre toute la période classique, allant de la fin de la musique baroque aux débuts du romantisme. Il est à la fois le pont et le moteur qui a permis cette évolution. L'image du « papa Haydn » ne vient pas des titres de « père de la symphonie » ou « père du quatuor à cordes » généreusement décernés au XIXe siècle et même de nos jours. La création de ces genres relève d'une genèse un peu plus complexe, mais Haydn a très largement contribué à leur émergence et leur consolidation. Deux de ses frères furent également musiciens, Michael Haydn également compositeur et collègue de Mozart à Salzbourg et Johann Evangelist Haydn, ténor que Joseph fit venir à Esterhaza en 1763.
Oiseau domestique de l'ordre des Galliformes élevé pour sa chair et ses œufs
Gallus gallus domesticus, la Poule domestique (femelle) et le coq domestique (mâle), est une sous-espèce de Gallus gallus, une espèce de la famille des Phasianidés (ordre des Galliformes). Cet oiseau, principalement issu de la domestication du Coq doré sauvage, est élevé à la fois pour sa chair, pour ses œufs, pour le combat, pour le chant, parfois pour ses plumes et plus rarement encore pour sa crête ou pour des utilisations rituelles. De nombreuses races issues de la sélection opérée par les paysans au fil des siècles ont disparu. Il s'agit de l'espèce d'oiseaux dont la population est la plus importante sur Terre.
Langage de balisage des pages web
Le HyperText Markup Language, généralement abrégé HTML ou, dans sa dernière version, HTML5, est le langage de balisage conçu pour écrire les pages web. Il s'agit d'un format ouvert très utilisé en informatique. Comme son nom l'indique, HTML permet d’écrire de l’hypertexte. Il permet aussi de structurer sémantiquement le texte, de créer des formulaires de saisie, d’inclure des ressources multimédias dont des images, des vidéos et des programmes informatiques. Il a été conçu pour créer des documents interopérables avec des équipements informatiques variés ; l’accessibilité du web est ainsi accrue en supportant des équipements destinés aux handicapés. HTML est souvent utilisé conjointement avec le langage de programmation JavaScript et des feuilles de style en cascade (CSS). Il est inspiré du Standard Generalized Markup Language (SGML).
Mathématicien, astronome et physicien allemand (1777-1855)
Johann Carl Friedrich Gauß (/ˈjoːhan ˈkaʁl ˈfʁiːdʁɪç ˈɡaʊs/ ; traditionnellement transcrit Gauss en français ; Carolus Fridericus Gauss en latin), né le 30 avril 1777 à Brunswick et mort le 23 février 1855 à Göttingen, est un mathématicien, astronome et physicien allemand. Il a apporté de très importantes contributions à ces trois domaines. Surnommé « le prince des mathématiciens », il est considéré comme l'un des plus grands mathématiciens de tous les temps. La qualité extraordinaire de ses travaux scientifiques était déjà reconnue par ses contemporains. Dès 1856, le roi de Hanovre fit graver des pièces commémoratives avec l'image de Gauss et l'inscription Mathematicorum Principi (« au prince des mathématiciens » en latin). Gauss n'ayant publié qu'une partie de ses découvertes, la postérité découvrit surtout l'étendue de ses travaux lors de la publication de ses Œuvres, de son journal et d'une partie de ses archives, à la fin du XIXe siècle. Gauss dirigea l'Observatoire de Göttingen et ne travailla pas comme professeur de mathématiques — d'ailleurs il n'aimait guère enseigner — mais il encouragea plusieurs de ses étudiants, qui devinrent d'importants mathématiciens, notamment Gotthold Eisenstein et Bernhard Riemann.
Compositeur, écrivain, dramaturge, peintre et philosophe indien (1861-1941)
Rabindranath Thakur dit Tagore (bengali : রবীন্দ্রনাথ ঠাকুর Rabīndranāth Ṭhākur ; hindi : रवीन्द्रनाथ टैगोर Ravīndranāth Ṭaigor ), né le 7 mai 1861 à Calcutta en Inde britannique et mort le 7 août 1941 dans la même ville, connu aussi sous le surnom de Gurudev, est un compositeur, écrivain, poète, dramaturge, peintre et philosophe indien dont l'œuvre a eu une profonde influence sur la littérature et la musique du Bengale à l'orée du XXe siècle. Il est couronné par le prix Nobel de littérature en 1913. Nombre de ses romans et nouvelles ont été adaptés au cinéma, notamment par le cinéaste Satyajit Ray. Issu de la caste des brahmanes pirali de Calcutta, Tagore compose ses premiers poèmes à l'âge de huit ans. À seize ans, il publie ses premières poésies substantielles sous le pseudonyme de Bhanushingho (« le lion du soleil »), et écrit ses premières nouvelles et drames dès 1877. Son instruction à domicile, sa vie à Shilaidaha (où son grand-père a construit une maison de campagne) ainsi que ses voyages font de Tagore un non-conformiste et un pragmatique. Il fait partie des voix qui se sont élevées contre le Raj britannique et il soutient comme Gandhi le mouvement pour l'indépendance de l'Inde. Sa vie est tragique — il perd quasiment toute sa famille et est profondément affligé par le déclin du Bengale — mais ses œuvres lui survivent, sous la forme de poésies, romans, pièces, essais et peintures ainsi que l'institution qu'il a fondée à Shantiniketan, l'université Visva-Bharati. Tagore a écrit des romans, des nouvelles, des chansons, des drames dansés ainsi que des essais sur des sujets politiques et privés. Gitanjali (L’Offrande lyrique), Gora et Ghare-Baire (La Maison et le Monde) sont parmi ses œuvres les plus connues. Ses vers, nouvelles et romans — dans lesquels il a fréquemment recours au lyrisme rythmique, au langage familier, au naturalisme méditatif et à la contemplation philosophique — ont reçu un accueil enthousiaste dans le monde entier. Tagore fut aussi un réformateur culturel et un polymathe qui modernisa l'art bengali en rejetant les restrictions qui le liaient aux formes indiennes classiques. Deux chants de son canon rabindrasangeet sont devenus hymnes nationaux respectifs du Bangladesh et de l'Inde : Amar Shonar Bangla et Jana Gana Mana.
Astronome allemand
Johannes Kepler (ou Keppler), né le 27 décembre 1571 à Weil der Stadt et mort le 15 novembre 1630 à Ratisbonne, est un astronome allemand célèbre pour avoir étudié l'hypothèse héliocentrique de Nicolas Copernic, affirmant que la Terre tourne autour du Soleil, et surtout pour avoir découvert que les planètes ne tournent pas autour du Soleil en suivant des trajectoires circulaires parfaites, mais elliptiques. Kepler découvre les relations mathématiques (dites lois de Kepler) qui régissent les mouvements des planètes sur leur orbite. Ces relations sont ensuite exploitées par Isaac Newton pour élaborer la théorie de la gravitation universelle.
Physicien danois
Niels Henrik David Bohr (7 octobre 1885 à Copenhague, Danemark - 18 novembre 1962 à Copenhague) est un physicien danois. Il est surtout connu pour son apport à l'édification de la mécanique quantique, pour lequel il a reçu de nombreux honneurs. Il est notamment lauréat du prix Nobel de physique de 1922.
Empereur indien de la dynastie Maurya (IIIe s. av. notre ère)
Ashoka ou Aśoka (en l'absence de signes diacritiques /ś/, on écrit aussi Asoka ou Açoka ; sanskrit en écriture devanagari : अशोकः ; IAST : Aśoka ; prâkrit en écriture brahmique : 𑀅𑀲𑁄𑀓), né vers 304 av. J.-C. et mort en 232 av. J.-C., est le troisième empereur de la dynastie indienne des Maurya. Il accède au pouvoir vers 270 av. J.-C. et s'efforce tout d'abord de consolider et d'agrandir l'empire hérité de son père Bindusâra. À la suite de la conquête meurtrière du Kalinga, il adopte les principes non-violents (ahimsa) du bouddhisme. Dès lors l'empire n'est plus troublé par la guerre et, en souverain pacifique, Ashoka s'emploie à l'organiser au moyen d'un corps important de fonctionnaires et d'une police efficace, ainsi qu'à travers la promulgation d'édits gravés sur des rochers ou des colonnes dispersés dans tout le pays. Il interdit les sacrifices, promeut le végétarisme et encourage la diffusion du bouddhisme en Inde et dans toute l'Asie. L'empire d'Ashoka s'étendait de l'actuel Afghanistan jusqu'au Bengale, et aussi loin vers le sud que le plateau de Mysore, mais il ne lui survécut guère, s'effondrant en une cinquantaine d'années. Cependant, Ashoka est le premier souverain à réaliser l'unité de l'Inde sur un aussi vaste territoire et la République indienne, consciente de son apport à l'histoire nationale, a pris pour emblème du pays le « chapiteau aux lions » qui couronne le pilier d'Ashoka de Sarnath, ainsi que la roue du Dharma (Dharmachakra).
Homme d’État indien
Jawaharlal Nehru (hindi : जवाहरलाल नेहरू, dʒəʋaːɦərˈlaːl ˈneːɦruː), également connu sous le nom de Pandit Nehru voire Panditji, né le 14 novembre 1889 à Prayagraj et mort le 27 mai 1964 à New Delhi, est un homme d'État indien. Il est l'une des figures de proue de la lutte pour l'indépendance de l'Inde et du Congrès national indien et devient le premier Premier ministre de l'Inde du 15 août 1947 jusqu'à sa mort. Pendant les dix-sept années de son mandat, le Congrès remporte largement trois victoires électorales successives. Nehru préside à l'adoption de la Constitution de l'Inde, lance de vastes réformes industrielles et agraires d'inspiration socialiste et participe à la fondation du Mouvement des non-alignés. Il est crédité pour être à l'origine de la fondation de l'État indien moderne et laïc. Fils du leader indépendantiste Motilal Nehru, Jawaharlal Nehru est le frère de Vijaya Lakshmi Pandit et de Krishna Hutheesing, le père d'Indira Gandhi (Première ministre de 1966 à 1977 et de 1980 à 1984), le grand-père de Rajiv Gandhi (Premier ministre de 1984 à 1989) et l'arrière-grand-père de Rahul Gandhi (président du Congrès de 2017 à 2019).
Homme d'État américain
William McKinley (/ˈwɪljəm məˈkɪnli/), né le 29 janvier 1843 à Niles (Ohio) et mort assassiné le 14 septembre 1901 à Buffalo (État de New York), est un homme d'État américain. Membre du Parti républicain, il est le 25e président des États-Unis, en fonction du 4 mars 1897 jusqu'à sa mort. McKinley commence la guerre de Sécession en tant que soldat et la termine avec le grade de major breveté. Après la guerre, il s'installe à Canton dans l'Ohio où il commence une activité de juriste et se marie avec Ida Saxton. En 1876, il est élu à la Chambre des représentants des États-Unis où il devient spécialiste républicain des droits de douane protectionnistes qui selon lui apporteraient la prospérité. Sa proposition d'augmenter fortement les droits de douane par le McKinley Tariff est très critiquée et la controverse associée au gerrymandering démocrate lui coûte son siège lors des élections de 1890. Il est élu au poste de gouverneur de l'Ohio en 1891 et en 1893 où il essaie d'équilibrer les intérêts du capital et ceux des travailleurs. Avec l'aide de son proche conseiller Marcus Hanna, il obtient la nomination républicaine pour l'élection présidentielle de 1896 dont l'enjeu principal est la crise économique qui frappe le pays. Il bat son adversaire démocrate, William Jennings Bryan, en défendant une « monnaie saine » et en promettant que des droits de douane élevés restaureraient la prospérité sans forte inflation. La présidence de McKinley est marquée par une rapide croissance économique. Il défend le Dingley Act de 1897 destiné à protéger les industries américaines de la concurrence étrangère et, en 1900, obtient le vote du Gold Standard Act qui met fin au bimétallisme. McKinley essaie de persuader l'Espagne de vendre Cuba alors en guerre, mais après l'échec des négociations, il entraîne les États-Unis dans la guerre hispano-américaine. La victoire américaine est rapide et décisive ; par le traité de Paris de 1898, l'Espagne transfère le contrôle de ses territoires de Puerto Rico, de Guam et des Philippines aux États-Unis ; Cuba devient un protectorat américain. La République d'Hawaï, alors indépendante, rejoint les États-Unis en 1898 avec le statut de territoire. McKinley est réélu contre Bryan en 1900. Il est assassiné par un anarchiste en septembre 1901 et son vice-président, Theodore Roosevelt, lui succède. Les historiens considèrent la victoire de McKinley en 1896 comme un tournant de la politique américaine qui marque le début de l'ère progressiste dominée par le Parti républicain.
Calvin Coolidge (/ˈkælvɪn ˈkuːlɪd͡ʒ/), né le 4 juillet 1872 à Plymouth (Vermont) et mort le 5 janvier 1933 à Northampton (Massachusetts), est un homme d'État américain. Membre du Parti républicain, il est le 29e vice-président des États-Unis, en fonction du 4 mars 1921 au 2 août 1923, puis le 30e président des États-Unis, en fonction du 2 août 1923 au 4 mars 1929. Originaire du nord-est des États-Unis, Coolidge gravit les échelons de la politique dans le Massachusetts, dont il devient finalement le gouverneur républicain. Ses actions durant la grève de la police de Boston (en) en 1919 le propulsent sur la scène nationale. Il est par la suite élu vice-président en 1920, puis il accède à la présidence après la mort soudaine de Warren G. Harding en 1923. Il est réélu en 1924 et gagne une réputation d'homme austère et taciturne. Coolidge restaure la confiance du public envers la Maison-Blanche après les nombreux scandales de l'administration de son prédécesseur et il quitte ses fonctions avec une popularité importante. Un de ses biographes écrit qu'« il incarnait l'esprit et les espoirs de la classe moyenne, pouvait interpréter leurs attentes et exprimer leurs opinions ». Coolidge est par la suite critiqué[Par qui ?] pour sa politique de laissez-faire qui aurait été une des causes de la Grande Dépression. Son héritage est réévalué sous l'administration de Ronald Reagan, mais les appréciations finales sur son mandat restent partagées entre ceux qui approuvent sa réduction des programmes fédéraux et ceux qui considèrent que l'État aurait dû être plus impliqué dans le contrôle et la réglementation de l'économie.
Théoricien politique et homme d'État américain
James Madison (/ˈd͡ʒeɪmz ˈmædɪsən/), né le 16 mars 1751 à Port Conway (Colonie de Virginie) et mort le 28 juin 1836 à Montpelier (Virginie), est un théoricien politique et homme d'État américain. Membre du Parti républicain-démocrate, il est le 4e président des États-Unis, en fonction du 4 mars 1809 au 4 mars 1817. Considéré comme l'un des principaux Pères fondateurs des États-Unis et décrit comme le « père de la Constitution », il joue un rôle majeur dans la rédaction de la Constitution des États-Unis en 1787 et du Bill of Rights en 1789, avant de diriger le pays pendant la guerre anglo-américaine de 1812. James Madison est aussi propriétaire d'une plantation sur laquelle travaillent une centaine d'esclaves. Né dans l'actuelle Virginie dans une famille de planteurs aisés, il étudie à l'université de Princeton (alors appelé College of New Jersey) où il se distingue en philosophie et en sciences politiques. Madison joue un rôle crucial lors de la Convention de Philadelphie, où il propose le plan de Virginie, qui est devenu la base de la Constitution américaine. Il est également impliqué dans la rédaction de la Constitution de Virginie. En collaboration avec Alexander Hamilton et John Jay, Madison écrit Les Papiers fédéralistes, une série d'essais influents en faveur de la ratification de la Constitution. Il est également à l'origine du Bill of Rights, les dix premiers amendements à la Constitution, qui garantissent les libertés individuelles. Madison devient le quatrième président des États-Unis (1809-1817). Pendant son mandat, il doit faire face à la guerre de 1812 contre le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, un conflit qui contribue à renforcer le sentiment d'identité nationale américaine. Sa présidence voit également des progrès dans l'expansion vers l'ouest du pays. Après avoir quitté ses fonctions, Madison retourne dans sa plantation de Montpelier, où il passe les dernières années de sa vie en compagnie de ses esclaves, tout en restant actif dans la sphère politique et intellectuelle. Son héritage est celui d'un champion du fédéralisme et de la liberté individuelle, dont les contributions à la fondation des États-Unis continuent d'influencer la politique américaine moderne.
Andrew Johnson (/ˈændɹu ˈd͡ʒɑnsən/), né le 29 décembre 1808 à Raleigh (Caroline du Nord) et mort le 31 juillet 1875 à Elizabethton (Tennessee), est un homme d'État américain. Membre du Parti démocrate, il est le 16e vice-président des États-Unis, en fonction du 4 mars au 15 avril 1865, puis le 17e président des États-Unis, en fonction du 15 avril 1865 au 4 mars 1869. Succédant au président Abraham Lincoln à la suite de son assassinat, il dirige la phase initiale de la Reconstruction et devient le premier président américain à faire l'objet d'une procédure de destitution, dont il est finalement acquitté d'une seule voix au Sénat. Issu d'un milieu défavorisé, Johnson devient tailleur puis conseiller municipal et maire de Greeneville avant d'être élu à la Chambre des représentants du Tennessee en 1835. Après un bref passage au Sénat du Tennessee, il siège à la Chambre des représentants des États-Unis de 1843 à 1853, puis devient gouverneur du Tennessee pendant quatre ans. Élu par la législature du Tennessee au Sénat des États-Unis en 1857, il se fait remarquer pour sa défense des petits propriétaires du Sud et pour son soutien à la Homestead Bill, adoptée peu après son départ du Sénat en 1862. Lorsque les États du Sud, dont le Tennessee, font sécession pour former les États confédérés d'Amérique, Johnson demeure un fervent défenseur de l'Union. En 1862, le président républicain Abraham Lincoln le nomme gouverneur militaire du Tennessee, dont une grande partie est alors reconquise. Démocrate sudiste resté fidèle à l'Union, il est choisi comme colistier de Lincoln lors de l'élection présidentielle de 1864 afin de symboliser l'unité nationale entre le Nord et le Sud. Leur camp remporte largement le scrutin et Johnson accède à la vice-présidence le 4 mars 1865. Il devient président six semaines plus tard, à la suite de l'assassinat de Lincoln le 15 avril 1865. Dans le cadre de la Reconstruction, Johnson veut réintégrer rapidement les États du Sud dans l'Union et les autorise à organiser des conventions et des élections pour reformer des gouvernements civils. Les électeurs sudistes réélisent cependant beaucoup d'anciens dirigeants confédérés et votent en faveur des Black Codes qui privent les Afro-Américains d'un grand nombre de leurs droits civiques. Le Congrès, dominé par les républicains radicaux, refuse d'accueillir les représentants du Sud et adopte des lois pour annuler leurs décisions. Dans ce qui devient la règle jusqu'à la fin de son mandat, Johnson oppose son veto à la plupart de ces textes, notamment au 14e amendement de la Constitution accordant la citoyenneté aux Noirs, mais le Congrès passe outre. Alors que les relations entre l'exécutif et le législatif se tendent, le Congrès vote le Tenure of Office Act qui limite la capacité du président à limoger les membres de son Cabinet. Lorsqu'il persiste à vouloir renvoyer le secrétaire à la Guerre Edwin M. Stanton, la Chambre des représentants lance une procédure de destitution qui échoue à une voix près au Sénat. Johnson perd ensuite l'investiture démocrate, remportée par Horatio Seymour, en vue de l'élection présidentielle de 1868. Après son départ de la Maison-Blanche, il retourne au Tennessee et devient, en 1875, le seul ancien président américain à être de nouveau élu au Sénat, où il siège quelques mois avant sa mort. Bien que les jugements sur son action aient varié, il est aujourd'hui généralement classé parmi les présidents américains les moins bien notés, en raison de son opposition aux droits civiques des Afro-Américains.
Saint chrétien, communément connu sous le nom de saint Nicolas (vers 270-343)
Nicolas de Myre ou Nicolas de Bari, communément connu sous le nom de saint Nicolas, est un Grec d'Anatolie né à Patare en Lycie (actuellement Turquie) vers 270 et mort à Myre en 343. Évêque de Myre en Lycie, il a probablement participé au premier concile de Nicée au cours duquel il combattit l'arianisme. Son culte est attesté depuis le VIe siècle en Orient et s'est répandu en Occident depuis l'Italie à partir du XIe siècle. Canonisé, il a été proclamé protecteur de nombreuses nations et de nombreux corps de métiers ; c'est un personnage populaire de l'hagiographie chrétienne et il est l'un des saints les plus vénérés de l'Église orthodoxe, réputé, entre autres, pour ses nombreux miracles. La Saint-Nicolas est célébrée traditionnellement le 6 décembre, principalement dans plusieurs pays européens au Nord et à l'Est de la France (notamment la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas et l'Allemagne), l'Est de la France (surtout en Lorraine et en Alsace, voire en Savoie) et en Suisse « où Nicolas de Myre distribue des cadeaux à tous les enfants sages ». Saint Nicolas est également fêté en Autriche, en Aquitaine, en Espagne et en Italie.
Architecte et concepteur américain (1867-1959)
Frank Lloyd Wright, né le 8 juin 1867 à Richland Center dans le Wisconsin et mort le 9 avril 1959 à Phoenix en Arizona, est un architecte et concepteur américain. Il est l'auteur de plus de quatre cents projets réalisés, musées, stations-service, tours d’habitation, hôtels, églises, ateliers, mais principalement des maisons qui ont fait sa renommée. Il est notamment le principal protagoniste du style Prairie et le concepteur des maisons usoniennes, petites habitations en harmonie avec l’environnement où elles sont construites. En 1991, il a été reconnu par l'Institut des architectes américains comme le plus grand architecte américain de l’histoire.