Cartes
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État souverain de 1919 à 1922 puis l’une des républiques de l'Union soviétique de 1922 à 1991, membre fondateur de l’ONU en 1945
Événement
La république socialiste soviétique d'Ukraine (RSSU) (en ukrainien : Українська Радянська Соціалістична Республіка, Oukrayins'ka Radians'ka Sotsialistytchna Respoublika ; en russe : Украинская Советская Социалистическая Республика, Oukraïnskaïa Sovietskaïa Sotsialistitcheskaïa Respoublika ; litt. « République socialiste des conseils ukrainienne ») est, entre le 30 décembre 1922 et la dislocation de l'URSS en 1991, l'une des républiques de l'Union soviétique, après avoir été un état souverain de 1919 à 1922. Elle est la deuxième république fédérée de l'URSS par sa population, et la troisième par sa superficie (3 % de sa superficie et 18 % de sa population). Elle est un des États fondateurs et membre de l'Organisation des Nations unies.
Sport pratiqué lors des compétitions olympiques d'hiver ou d'été
Les sports olympiques sont l'ensemble des sports et disciplines qui sont inscrits au programme des Jeux olympiques d'été et d'hiver. L'actuel programme olympique se compose de 41 sports, de 59 disciplines et de près de 329 épreuves. Les Jeux olympiques d'été comprennent 34 sports (et 44 disciplines) et ceux d'hiver 7 sports (et 15 disciplines). Chaque sport olympique dépend de son autorité de tutelle, à savoir une fédération internationale.
Forces aériennes de l'armée allemande
Le terme « Luftwaffe » (prononcé en allemand : [ˈlʊftvafə] ), littéralement « arme de l'air », est quelquefois improprement utilisé pour désigner les différentes armées de l'air de l'Allemagne au cours de son histoire. En réalité, du 20 novembre 1916 au 10 janvier 1920 (date d'entrée en vigueur du traité de Versailles et de leur dissolution officielle), les forces aériennes allemandes issues de différents services s'appelaient « Luftstreitkräfte ». La première « Luftwaffe » exista du 1er mars 1935 au 8 mai 1945, dans la Wehrmacht du Troisième Reich. Lui succédèrent dans la République démocratique allemande (RDA), dans la Nationale Volksarmee, les « Luftstreitkräfte der Nationalen Volksarmee » (1er mars 1956 - 2 octobre 1990) et pour la République fédérale d'Allemagne (RFA), dans la Bundeswehr, une nouvelle « Luftwaffe » à partir du 9 janvier 1956. Cette dernière existe depuis 1991[réf. nécessaire].
Famille royale en Allemagne
La maison de Hohenzollern (/ˈhoːəntsɔlɐn/) est une famille impériale et royale européenne qui régna en tant qu'empereurs sur l'Allemagne, en tant que rois sur la Prusse et la Roumanie, en tant que princes-électeurs sur le Brandebourg, en tant que margraves sur Schwedt, Bayreuth, Kulmbach et Ansbach, en tant que burgraves sur Nuremberg, en tant que comtes puis princes sur la principauté de Hohenzollern-Hechingen et en tant que princes sur la principauté de Hohenzollern-Sigmaringen.
Référendum britannique le 23 juin 2016
Le référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne (UE) ou référendum sur le Brexit a lieu le 23 juin 2016 et voit la victoire des partisans du Brexit, ce qui ouvre la voie à une longue procédure de retrait. L'éventualité d'un Brexit est un débat politique récurrent au Royaume-Uni depuis l'adhésion du pays à la Communauté économique européenne en 1973. En 2014, le Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) gagne les élections européennes. Le référendum de 2016, le second du genre après celui de 1975, fait suite à une promesse électorale du Premier ministre David Cameron et du Parti conservateur. David Cameron ainsi que le Parti travailliste, le SNP et les Libéraux-démocrates font campagne pour le maintien. L'aile eurosceptique du Parti conservateur, menée par Boris Johnson, UKIP, et certains élus du Parti travailliste font campagne pour la sortie de l'Union européenne. À la question « Should the United Kingdom remain a member of the European Union or leave the European Union? » (« Le Royaume-Uni doit-il rester un membre de l'Union européenne ou quitter l'Union européenne ? »), 51,89 % des votants répondent « Quitter l'Union européenne ». C'est la première fois que la population d'un État membre se prononce en faveur de la sortie de l'Union européenne. Le 29 mars 2017, la Première ministre Theresa May informe le Conseil européen du souhait du Royaume-Uni de quitter l'Union européenne, lançant formellement la procédure de retrait.
Régime politique de la Pologne de 1918 à 1939
La Deuxième République (en polonais Druga Rzeczpospolita), officiellement république de Pologne (Rzeczpospolita Polska), est le régime politique de la Pologne de 1918 à 1939, entre les deux guerres mondiales, et de manière clandestine pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945). L'existence de la Deuxième République commence avec la reconquête de la souveraineté nationale (le 7 novembre 1918, à la fin des combats de la Première Guerre mondiale; le moderne Fête nationale de l'indépendance est célébré le 11 novembre), officialisée par le traité de Versailles en juin 1919, et se termine avec le retrait de la reconnaissance internationale à son gouvernement en exil le 5 juillet 1945, conséquence de la mise en œuvre des accords conclus lors de la conférence de Yalta (1945) entre le Royaume-Uni, les États-Unis d'Amérique et l'Union soviétique. La Deuxième République est souvent associée à une période d'adversité, de troubles et de victoires. Ses territoires soumis pendant 123 ans à la russification et la germanisation intenses et aux trois régimes administratifs et économiques distincts (Allemagne, Autriche, Russie), ne peuvent se reconnaître que dans une continuité culturelle, spirituelle et politique. Or, celle-ci, dans un pays multiculturel et multiconfessionnel, où une partie de sa population ne parle pas polonais, va s'avérer très complexe à définir. Selon le recensement de 1921, le nombre d'habitants était de 27,2 millions. En 1939, juste avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, ce nombre était passé à environ 35,1 millions. Près d'un tiers de la population est formée de groupes minoritaires : 13,9 % Ruthènes (Ukrainiens) ; 10 % Juifs ashkénazes ; 3,1 % Biélorusses ; 2,3 % Allemands et 3,4 % Tchèques et Lituaniens. Le réveil des nationalismes rend conflictuels les rapports entre les Lituaniens, les Allemands, les Ruthènes, les Juifs et les Ukrainiens d'une part, et la majorité polonaise (70 %) d'autre part. Dans le même temps, un nombre important de Polonais de souche vivaient hors des frontières du pays. Les pôles culturels de la Pologne de l'entre-deux-guerres (Varsovie, Cracovie, Poznań, Wilno et Lwów) devinrent des sièges d'universités et d'autres établissements d'enseignement supérieur de renommée internationale. Malgré les destructions de la Première Guerre mondiale et de l'invasion soviétique en 1920, malgré l'hostilité du Troisième Reich et de l'URSS et malgré la krach des années 1930, la Deuxième République a maintenu un développement économique modéré. Le pays avait accès à la mer Baltique via une étroite bande de côte de part et d'autre de la ville de Gdynia, connue sous le nom de « corridor polonais ». Les pôles culturels de Varsovie, Cracovie, Poznań, Wilno (Vilnius) et Lwów (Lviv) s’élèvent au niveau des grandes villes européennes et deviennent les sièges d'universités et des lieux d'enseignement supérieur de renommée internationale. En 1939, la Pologne était le sixième plus grand pays d'Europe. Ses voisins sont la Tchécoslovaquie, l'Allemagne, la Ville libre de Dantzig, la Lituanie, la Lettonie, l'URSS et la Roumanie. Entre mars et août 1939, la Pologne a également une frontière avec la Hongrie qui s'est alors emparée de la Ruthénie tchécoslovaque. À partir de 1939, à la suite du pacte germano-soviétique, l'agression de l'Allemagne nazie le 1er septembre et de l'URSS le 17 septembre prive la république de Pologne de sa souveraineté : son territoire est occupé. Une partie du territoire occupé par la Wehrmacht est directement annexée au Troisième Reich, une autre partie est transformée en colonie allemande sous le nom de « Gouvernement général » ; la partie occupée par l'Armée rouge est partagée entre les républiques soviétiques de Biélorussie, Lituanie et Ukraine. Militairement défaite, la Pologne ne capitule pas et les autorités constitutionnelles de l'État polonais s'évacuent par la Roumanie en France puis au Royaume-Uni d'où elles continuent à diriger les organes de l'État clandestin mis en place dans le pays occupé pour lutter contre les occupants. Le gouvernement polonais en exil dirige la résistance de l'intérieur (Armia Krajowa) et les forces armées polonaises combattant à l'Ouest. À l'issue de la guerre, la Pologne, déplacée vers l'ouest d'environ 300 km en moyenne pour permettre à l'URSS de garder l'essentiel de ses acquis de 1939, est soviétisée et incluse dans l'ensemble des pays communistes inféodés à l'URSS. La république actuelle lui succède en 1989, lors de la chute des régimes communistes en Europe.
Type de navire de guerre
Un croiseur est un type de navire de guerre. Depuis le début des années 1990 et la disparition des cuirassés, c'est le plus puissant et le plus grand des bâtiments de combat, exception faite des bâtiments ravitailleurs de force porte-avions. Historiquement, il est considéré comme un navire susceptible d'opérer individuellement, en mission, comme un cuirassé, mais plus léger et mobile.
Expédition napoléonienne en Égypte
La campagne d'Égypte est une expédition militaire française, menée en Égypte par le général Bonaparte et ses successeurs de 1798 à 1801. Son but est de s'emparer de l'Égypte et d'une partie de l'Orient, afin de barrer la route des Indes à la Grande-Bretagne dans le contexte de la lutte entre cette dernière et la France révolutionnaire. Elle se double d'une expédition scientifique, puisque de nombreux historiens, botanistes, dessinateurs et scientifiques accompagnent l'armée afin de découvrir les richesses de l'Égypte. Elle est donc parfois aussi appelée « l'expédition d'Égypte » lorsqu'il est question de son apport scientifique. Le 19 mai 1798 (30 floréal an VI), après l'arrivée du trésor monétaire pillé à Berne, le corps expéditionnaire français quitte Toulon, rejoint par des navires venus de Marseille, Gênes, Ajaccio et Civitavecchia. Au total, plus de 400 navires composent cette flotte, ainsi que 50 000 hommes et 10 000 marins. Elle s'empare d'abord de Malte le 11 juin, puis débarque à Alexandrie le 1er juillet. L'une des plus célèbres batailles de cette campagne, la bataille des Pyramides, se déroule le 21 juillet 1798. Ayant d'abord déjoué la vigilance de la marine britannique, la flotte française est anéantie à Aboukir peu de temps après le débarquement de l'armée. Sur terre, Bonaparte connaît quelques succès militaires en Égypte et en Syrie, mais il échoue devant Saint-Jean d'Acre. Puis, sentant venir un complot politique en France, il échappe au blocus anglais et regagne Paris. Il laisse le commandement au général Kléber, qui après son assassinat est remplacé par le général Menou. Les troupes françaises sont finalement vaincues et quittent l'Égypte en 1801.
Premier califat islamique, dirigé par quatre califes de 632 à 661
Les califes bien guidés (en arabe : الراشدون / al-rāšidūn, pluriel de الراشد / al-rāšid) sont les quatre premiers califes, qui régnèrent de 632 à 661. Cette période est aussi parfois nommée le califat Rashidun. Cette appellation vient du fait qu'ils sont considérés dans l'islam sunnite comme des chefs modèles qui ont suivi scrupuleusement la voie de Mahomet. Ils étaient des compagnons proches du prophète. Le concept, le récit et le nom de « califes bien guidés » ont été créés postérieurement, par la dynastie abbasside.
Régime politique grec aux XIXe et XXe siècles
Le royaume de Grèce, en grec Βασίλειον τῆς Ἑλλάδος (Vasíleion tīs Elládos), est le régime politique en vigueur en Grèce de 1832 jusqu'au milieu des années 1970, à l'exception d'un intermède républicain entre 1924 et 1935.
Peuple et empire d'Asie centrale dans l'Antiquité
Les Xiongnu (chinois : 匈奴 ; pinyin : Xiōngnú ; Wade : Hsiung-nu ; EFEO : Hiong-nou ; turc : Büyük Hun İmparatorluğu ou Asya Hun İmparatorluğu) sont une confédération de peuples nomades venue de l'actuelle Mongolie, nomadisant dans les steppes entre le lac Baïkal et la Chine du Nord. Ils sont mentionnés par des sources chinoises pour la première fois vers l'an 245 av. J.-C. et disparaissent définitivement à la fin de la seconde moitié du Ve siècle apr. J.-C. Selon les sources chinoises, l'empire Xiongnu aurait été fondé par le Modu Chanyu connu sous le nom de Mete Khan, qui devient le premier chef suprême de cette confédération en l'an 209 av. J.-C.. Après que leurs précédents rivaux, les Yuezhi, ont migré en Asie centrale au cours du IIe siècle av. J.-C., les Xiongnu deviennent la puissance dominante dans les steppes du nord-est de l'Asie centrale, leur territoire étant centré sur la région qui sera connue plus tard sous le nom de Mongolie. Les Xiongnu sont alors également actifs dans les régions qui font aujourd'hui partie de la Sibérie, de la Mongolie-Intérieure, du Gansu et du Xinjiang. Leurs relations avec les dynasties chinoises, leurs voisins immédiats du sud-est, sont complexes, avec des périodes répétées de conflits et d'intrigues, alternant avec des échanges commerciaux, des versements de tribut et des mariages (和親, héqīn). Pendant la période des Seize Royaumes, ils sont également connus comme étant l'un des « Cinq Barbares » (五胡, Wǔ Hú) qui prennent part à un soulèvement contre la domination chinoise connu sous le nom de Soulèvement des Cinq Barbares (en). Il est difficile de lier les Xiongnu aux groupes ethniques ultérieurs de la steppe d'Eurasie occidentale, et toutes les hypothèses avancées restent controversées. Un des problèmes qui se pose pour identifier le noyau ethnique des Xiongnu est que seuls quelques mots de leur langue, principalement des titres et des noms de personnes, ont été conservés dans les sources chinoises. La langue Xiongnu pourrait être apparenté à celle des Huns ou des Huna (en), mais cette théorie reste contestée. Parmi les autres liens linguistiques — tous également controversés — proposés par les chercheurs figurent l'iranien, le mongol, le turc, l'ouralien, les langues ienisseïennes, le tibéto-birman ou des origines multiethniques.
Traité de 1920 officialisant la séparation de la Hongrie de l’Autriche et la redéfinition de ses frontières
Le traité de Trianon est un accord de paix signé le 4 juin 1920. Le traité entre en vigueur le 26 juillet 1921. Il met fin à l'état de guerre entre la Hongrie et la plupart des puissances alliées, issu de la Première Guerre mondiale. Le traité est signé au château du Grand Trianon à Versailles et est l'un des nombreux accords préparés lors de la conférence de paix de Paris. Le traité oblige les parties à reconnaître les nouvelles frontières internationales entre la Hongrie et ses voisins : Tchécoslovaquie, Roumanie, Yougoslavie et Autriche. Il impose à la Hongrie de payer des réparations et de limiter ses forces armées. Mais il accorde également à la Hongrie des avantages commerciaux avec l'Autriche et la Tchécoslovaquie, des garanties de fourniture de charbon de la part de la Tchécoslovaquie et de la Pologne, et une protection juridique de ses biens et de ses citoyens à l'étranger. La plupart des stipulations sont révisées par accord entre les parties ou deviennent caduques à la fin de l'Anschluss. Cependant, les frontières dites de Trianon ont été rétablies par le Traité de paix de Paris de 1947. En signant le traité de Trianon le 4 juin 1920, la Hongrie renonce à sa souveraineté sur 189 037 km2, soit les deux tiers de son territoire de 1914. Dans la pratique, le gouvernement de Budapest ne garde sous son contrôle que 93 833 km2. Le seul territoire que Budapest put récupérer après la signature du traité de paix est Sopron, capitale du Burgenland cédé à l'Autriche, à la fin 1921. Dans le même temps, la mise en œuvre du traité se traduit par le retrait des armées coalisées qui l'occupaient, notamment, rive gauche de la Tisza, les armées française et roumaine (peu avant la signature du traité de paix), et, dans les zones minières de Pécs, les armées serbes en août 1921 (à la suite de l'entrée en vigueur du traité). Le traité implique que la Hongrie accepte la perte de deux tiers de ses anciens territoires et leur union avec les États voisins. Ainsi, son territoire est réduit de 282 870 km2 (ou 321 000 km2 avec la Croatie) à 93 833, et sa population de 21 millions à 7,5 millions. Parmi les 12 millions d'habitants des régions détachées, 3,5 millions sont des Magyars ethniques. La moitié d'entre eux vivent à proximité des nouvelles frontières de la Hongrie. Les nouvelles frontières sont considérées par la Hongrie comme une « injustice historique » : sa demande de révision du traité est un point majeur de sa politique étrangère durant l'entre-deux-guerres et concourt au rapprochement du pays avec l'Allemagne nazie. Une partie de ces revendications ressurgit après la dislocation du bloc de l'Est et, depuis 2010, le 4 juin est officiellement baptisé Journée de l'Unité nationale. Pour le centième anniversaire du traité de Trianon en 2020, le gouvernement nationaliste de Viktor Orbán prépare une commémoration, mais le projet est occulté par la pandémie de Covid-19, ce qui n'empêche pas l'érection d'un grand mémorial à Budapest.
Ensemble des territoires conquis, exploités et dominés par l'Empire allemand
L'empire colonial allemand fut fondé après l'unification de la nation allemande en 1871 et la naissance de l'Empire allemand. Il cessa d'exister après la Première Guerre mondiale.
Époque de la Grèce antique
L’époque classique est une période de l'histoire de la Grèce antique, située entre l'époque archaïque et l'époque hellénistique. Elle correspond à la majeure partie des Ve et IVe siècles av. J.-C., c'est-à-dire, pour les bornes chronologiques les plus courantes, depuis la victoire grecque de Salamine contre les Perses en 480 av. J.-C. jusqu'à la mort d'Alexandre le Grand en 323 av. J.-C. Du point de vue politique et militaire, cette période débute au moment où une coalition de cités grecques conduites par Athènes et Sparte a repoussé la tentative de l'Empire perse de les faire passer sous sa coupe, lors des Guerres médiques (499-479 av. J.-C.). S'ouvre alors une période durant laquelle les cités sont les maîtresses du jeu politique en Grèce, constituent des alliances regroupant un grand nombre d'entre elles, sous l'égide d'une des plus puissantes d'entre elles. La première phase de l'époque classique à proprement parler, qui dure une cinquantaine d'années, la Pentécontaétie (v. 480-430 av. J.-C.) est marquée par la constitution de la ligue de Délos par Athènes, pour lutter contre les Perses, mais qui devient progressivement un instrument de son hégémonie sur le monde égéen. Elle se heurte de plus en plus à Sparte et ses alliés de la ligue du Péloponnèse. La guerre du Péloponnèse (431-404 av. J.-C.) est une période de conflits âpres et destructeurs entre les deux ensembles, qui embrase la majeure partie du monde grec. Au sortir du conflit, Sparte et ses alliés sortent vainqueurs avec l'appui des Perses, et l'« empire » athénien est démantelé, même si la cité vaincue évite la destruction. La trentaine d'années qui suit voit Sparte tenter d'imposer son ordre sur la Grèce, sans succès, suscitant l'opposition d'autres cités, notamment Athènes, Corinthe, puis Thèbes, qui dirige la ligue béotienne et parvient à mettre fin à la suprématie de l'armée spartiate. Aucune cité ne parvient cependant à imposer durablement son hégémonie. C'est finalement le royaume de Macédoine de Philippe II qui y parvient en 338 av. J.-C. Son successeur Alexandre le Grand (336-323 av. J.-C.), après avoir confirmé sa domination sur la Grèce, se lance ensuite à la conquête de l'Empire perse, ce qui entraîne une dilatation considérable du monde grec, ouvrant l'époque hellénistique (323-31 av. J.-C.). L'époque classique est donc, au moins sur le plan politique et militaire, l'apogée de la cité grecque (polis), modèle politique qui s'est mis en place durant l'époque archaïque. Il est courant d'opposer les systèmes d'Athènes, une démocratie, et de sa rivale Sparte, de tendance oligarchique. La Grèce compte autour d'un millier de cités à cette époque, qui proposent des régimes politiques très divers, qui de plus évoluent au gré des événements affectant leur vie politique, intérieure ou extérieure. Depuis l'époque archaïque, le monde grec a de plus colonisé de nouvelles terres, et des cités se sont implantées autour de la mer Noire, en Italie (« Grande Grèce » et Sicile), en Afrique du Nord (Cyrénaïque), en Méditerranée occidentale (sud de la France et nord de l'Espagne). Elles vivent une histoire propre, marquée par les contacts avec les populations occupant les régions où elles se trouvent (Phéniciens, Étrusques, Scythes, etc.). Du point de vue culturel, la période classique est marquée par la formidable floraison culturelle qui a lieu à Athènes, en particulier au Ve siècle av. J.-C. (le « siècle de Périclès ») avant la guerre du Péloponnèse, ce qui coïncide à sa période d'apogée politique, en particulier quand Périclès est son principal dirigeant politique, au moment où elle est devenue la principale ville du monde égéen (après le déclin des cités ioniennes tombées aux mains des Perses), dynamique et cosmopolite, car elle attire des gens depuis tout le monde grec. Cette période voit les traditions artistiques et intellectuelles mises en place durant l'époque archaïque être prolongées et prendre leur aspect « classique », amené à servir de modèle par la suite : architecture et sculpture (notamment autour des monuments de l'Acropole d'Athènes dont le chantier est dirigé par Phidias ; aussi les temples de Sicile et de Grande Grèce), rhétorique, théâtre (Eschyle, Sophocle, Euripide, Aristophane), philosophie (Socrate, Platon, Aristote), histoire (Hérodote, Thucydide). L'expression d'« époque classique » est une dénomination postérieure à la période chronologique à laquelle elle renvoie, même si les Grecs ont eu conscience que le monde qui existe avant l'épopée d'Alexandre le Grand et la dilatation du monde grec, ou plus précisément la période précédant directement la guerre du Péloponnèse, peut être considéré comme un « âge d'or », en particulier à Athènes. Les réalisations artistiques et intellectuelles de cette période ont par suite été souvent vues comme des modèles à suivre, un idéal. Cependant les études récentes ont mis en avant le fait qu'il n'y avait pas de rupture nette entre les différentes « époques » de l'Antiquité grecque, et se sont d'une manière générale éloignées des considérations idéalisant le « miracle grec ».
Tentative de coup d'État contre le gouvernement de Mikhaïl Gorbatchev
Le putsch de Moscou est un coup d'État ayant eu lieu du 19 au 21 août 1991 à Moscou en Union soviétique. Organisé par les conservateurs du Parti communiste de l'Union soviétique opposés à la politique de libéralisation menée par Mikhaïl Gorbatchev, les putschistes déposent brièvement le dirigeant et tentent de prendre le contrôle du pays. Cependant le putsch se solde par l'échec des conjurés, un retour au pouvoir de Gorbatchev et la précipitation de la chute de l'URSS.
Ancien État italien, de 1569 à 1801, et de 1815 à 1859
Le grand-duché de Toscane (en italien : Granducato di Toscana) est un ancien État européen, qui a existé entre 1569 et 1801, puis entre 1815 et 1859, sur un territoire correspondant approximativement à l'actuelle région italienne du même nom. Le grand-duché est fondé en 1569-1570 par le duc de la république de Florence, Cosme Ier de Médicis, créé grand-duc de Toscane par le pape Pie V le 27 août 1569, puis également investi par l'empereur Maximilien II le 5 mars 1570.
Empire turco-mongol persan d'Asie centrale (1370-1507)
Les Timurides ou Timourides (en persan : تیموریان, Teymouriān en turc Timurlular) sont les descendants de Tamerlan (ou Timur Leng, Timur le Boiteux) qui, malgré des luttes intérieures et extérieures, gouvernèrent l'Empire timouride de 1405 à 1507, date à laquelle ils furent renversés par les Ouzbeks de la dynastie des Chaybanides, descendants de Gengis Khan. Comme leur ancêtre, ils portaient le titre de grand émir.
72e saison de Formule 1
Le championnat du monde de Formule 1 2021 est la 72e édition du championnat du monde de Formule 1. Originellement prévu sur vingt-trois manches, il en comporte finalement vingt-deux, ce qui est alors le plus grand nombre de courses organisées en une saison. Il est remporté chez les pilotes par Max Verstappen qui devient le 34e champion du monde de l'histoire, et chez les constructeurs par Mercedes Grand Prix qui obtient un huitième titre consécutif. Parmi les principaux mouvements de pilotes, on note le départ de Sebastian Vettel de la Scuderia Ferrari pour l'écurie Aston Martin, nouvelle dénomination de Racing Point, ou celui de Daniel Ricciardo de Renault vers McLaren qui évolue avec un moteur Mercedes, provoquant le retour de Fernando Alonso dans l'équipe française qui choisit Alpine comme nouvelle dénomination, ainsi que l'arrivée de Sergio Pérez chez Red Bull Racing. Le 8 février 2021 Mercedes Grand Prix annonce enfin s'être entendu avec Lewis Hamilton pour qu'il dispute une neuvième saison avec l'écurie allemande, en piste pour tenter de gagner un huitième titre mondial, synonyme de record. En outre, le fils de Michael Schumacher, Mick, débute en Formule 1 avec l'écurie Haas. Par ailleurs, Stefano Domenicali remplace Chase Carey à la tête du Formula One Group, devenant ainsi le nouveau patron de la discipline. Le 16 décembre 2020, le Conseil Mondial de la FIA valide la proposition de la direction de la Formule 1, officialisant un calendrier de 23 Grands Prix. Il reste toutefois sujet à l'évolution de la pandémie de Covid-19 et de la crise sanitaire mondiale qui en découle. La première course annulée est, pour la deuxième année consécutive, le Grand Prix du Canada, remplacé dans un premier temps par le Grand Prix de Turquie, lui même reporté, puis remplacé par le Grand Prix de Styrie organisé le 27 juin. Les autres courses annulées pour la deuxième année consécutive sont les Grands Prix d'Australie, du Japon, de Chine et de Singapour. Le 28 août 2021, le calendrier remanié passe officiellement à 22 Grands Prix. Le nouveau Grand Prix d'Arabie saoudite, disputé en nocturne sur un circuit tracé sur la corniche de Djeddah y fait sa première apparition, tout comme le Grand Prix du Qatar sur le Circuit international de Losail. La saison voit l'introduction d'un nouvel agencement du week-end, testé sur trois Grands Prix : la « qualification sprint » sous la forme d'une course de 100 km le samedi qui détermine la grille de départ du Grand Prix selon l'ordre d'arrivée et attribue des points aux trois premiers ; le traditionnel déroulement Q1, Q2, Q3 se tient le vendredi pour organiser la grille de départ de la qualification sprint. Ce format est testé lors des Grand Prix de Grande-Bretagne, d'Italie et de São Paulo. Un duel acharné pour le titre mondial pilotes se dessine dès le début de saison entre Lewis Hamilton et Max Verstappen, ainsi qu'entre leurs écuries respectives Mercedes et Red Bull pour le sacre constructeurs, tandis que le pilote britannique tourne des pages de l'histoire de la discipline, en dépassant les 100 pole positions et autant de victoires. Le chassé-croisé entre les deux rivaux en tête du championnat dure toute la saison, mais à quatre courses de la fin, au soir des qualifications sprint du Grand Prix de São Paulo, le Néerlandais a une avance de 21 points. Le lendemain, Lewis Hamilton s'impose, puis gagne les deux courses suivantes avec une Mercedes revigorée. Si bien que les deux rivaux se présentent à égalité de points pour la dernière manche à Abou Dabi, une situation qui ne s'était produite précédemment qu'en 1974. Hamilton mène la course à sa main et a encore le titre en poche à cinq tours de l'arrivée, quand la Williams de Nicholas Latifi tape dans le rail au virage n°14 et lâche de nombreux débris. L'entrée en piste de la voiture de sécurité, un changement de pneus rapide de Verstappen et les décisions controversées de la direction de course, permettent au pilote Red Bull de dépasser la Mercedes dans la dernière boucle pour devenir le premier Néerlandais champion du monde de Formule 1. Il met fin à la domination des pilotes Mercedes qui durait depuis le début de l'ère hybride en 2014, en détrônant le quadruple tenant du titre, après avoir gagné dix courses, être monté sur un record de dix-huit podiums et avoir mené 652 tours (50,3% du total) dans la saison. L'écurie de Toto Wolff établit toutefois un nouveau record en gagnant son huitième titre constructeur consécutif. Mercedes et Red Bull ont ainsi gagné tous les titres pilotes et constructeurs depuis 2010. Outre Verstappen et Hamilton (huit victoires et dix-sept podiums), quatre autres pilotes gagnent des courses cette saison : Sergio Pérez à Bakou, Esteban Ocon en Hongrie, Daniel Ricciardo à Monza et Valtteri Bottas en Turquie. Une seule écurie parvient réaliser un doublé lors des vingt-deux courses disputées : McLaren au Grand Prix d'Italie. Hamilton, Verstappen et Bottas terminent sept fois aux trois premières places et établissent un record de vingt podiums partagés depuis 2018. La saison est aussi la dernière de Kimi Räikkönen qui prend sa retraite sportive sur un record de 350 départs en Formule 1 depuis ses débuts en 2001. Par ailleurs, après une réglementation technique stable depuis 2017, l'année 2022 marquera le début d'une nouvelle ère, avec des Formule 1 à l'aspect différent dont le design est désormais basé sur l'effet de sol.
Conflit qui oppose la Grèce aux révolutionnaires turcs kémalistes
La guerre gréco-turque de 1919-1922, également connue sous le nom de campagne grecque de la guerre d'indépendance turque, est un conflit qui oppose la Grèce aux révolutionnaires turcs kémalistes, entre les mois de mai 1919 et d'octobre 1922. En 1920, par le traité de Sèvres, sous la pression des gouvernements de l'Entente, et en particulier du Royaume-Uni du Premier ministre David Lloyd George, l'Empire ottoman, vaincu après la Première Guerre mondiale et en pleine décomposition, avait cédé au royaume hellène des territoires en Asie Mineure et en Thrace orientale. Mais les nationalistes turcs, dirigés par le républicain Mustafa Kemal, n'acceptent pas ce traité et prennent l'offensive : le conflit se termine par une victoire des armées turques, ce qui rend caduc le traité de Sèvres. Par le traité de Lausanne, la Grèce abandonne l'ensemble de ses gains territoriaux de 1920, sauf les îles de la mer Égée qui restent en sa possession, tandis que s'effectue un dramatique « échange » de populations entre les deux pays (1 300 000 Grecs de Turquie contre 385 000 Turcs de Grèce).
Ancien État (1270–1974)
L'Empire éthiopien (en amharique : መንግሥተ ኢትዮጵያ, Mängəstä Ityop'p'ya), aussi connu comme Abyssinie, est un ancien empire d'Afrique fondé autour de 1270, lorsque Yekouno Amlak renverse Yetbarek, le dernier souverain de la dynastie Zagwés, ce qui donne lieu à la fondation de la dynastie salomonienne, à cause de son origine revendiquée du roi Salomon ; Yekouno Amlak prit alors le titre de Negus neghesti (ንጉሠ ነገሥት), ou « Roi des rois ». L'empire a couvert une zone géographique comprenant l'Érythrée et la moitié nord de l'Éthiopie actuelle. Mené presque continuellement par des membres du groupe pan-ethnique Habesha (en) (d'où le nom Abyssinie), principalement composé de Oromos, Amharas et Tigréens, l'Empire éthiopien a réussi à repousser les Arabes et les armées turques, à engager des relations amicales avec plusieurs pays européens, et à éviter la colonisation au cours du XIXe siècle. À la suite de l'occupation britannique de l'Égypte en 1882, l'Éthiopie et le Liberia ont été les deux seuls pays africains à rester indépendants au cours du partage de l'Afrique par les pays européens fin XIXe siècle. En 1974, l'Éthiopie était l'un des trois seuls pays dans le monde ayant comme chef d'État un empereur (avec l'Iran de la dynastie impériale des Palhavi, le dernier ayant été détrôné en 1979 ; et le Japon, qui a encore un empereur pour souverain). L'Empire éthiopien prend fin avec la déchéance du dernier empereur d’Éthiopie, Haïlé Sélassié Ier, à la suite de la révolution de 1974. Cependant, peu après la chute de l'empire éthiopien, la Centrafrique a été également proclamée empire par son chef d'État, Jean-Bedel Bokassa, maintenant temporairement le nombre d'empires à trois, jusqu'en 1979. Depuis lors, le seul empire subsistant formellement est le Japon.
Royaume hellénistique en actuelle Égypte
Le royaume lagide ou ptolémaïque (en grec ancien : Πτολεμαϊκὴ βασιλεία / Ptolemaïkḕ basileía) est un royaume hellénistique situé en Égypte et dirigé par la dynastie lagide issue du général macédonien Ptolémée, fils de Lagos (d'où l'appellation « lagide »), de 323 à 30 av. J.-C. Considéré comme le plus puissant et le plus riche des royaumes hellénistiques, il établit une véritable thalassocratie en Méditerranée orientale pour atteindre son apogée sous le règne de Ptolémée III. Son principal adversaire est le royaume séleucide contre lequel il lutte durant les guerres de Syrie. Les Lagides interviennent régulièrement dans les affaires de la Grèce afin de faire face aux ambitions des Antigonides. À partir du IIe siècle, le royaume doit faire face à des mouvements de sédition qui entament l'autorité royale. La défaite de Cléopâtre VII et de Marc Antoine face à Octave à la bataille d'Actium en 31 av. J.-C. marque la fin de la dynastie ptolémaïque et de l'Égypte pharaonique, mais aussi, pour les historiens modernes, de l'époque hellénistique. Le fonctionnement interne du royaume, ainsi que ses institutions politiques et économiques, sont les mieux connus de l'époque hellénistique grâce aux nombreuses trouvailles papyrologiques et archéologiques.
Marine de guerre de la fédération de Russie
La marine russe, officiellement nommée la flotte maritime militaire de Russie (en russe : Военно-морской флот, Voïenno-morskoï flot), abrégé en VMF (la transcription de ВМФ), est depuis 1992 la composante navale des Forces armées de la fédération de Russie. La désignation internationale des navires de guerre russes est RFS, Russian Federation Ship. Elle fut l'une des rares marines au monde à avoir disposé d'un porte-avions jusqu'au retrait de l'Amiral Kouznetsov en 2025. Le commandant en chef de la marine russe est l'amiral Aleksandr Moïsseïev depuis le 10 mars 2024.
Culture archéologique
La culture de Hallstatt, la culture hallstattienne, le premier âge du fer ou encore l'Hallstattien est une culture archéologique du centre-ouest de l'Europe qui s'est développée entre environ 1200 et 450 av. J.-C. Elle précède la période de La Tène ou second âge du fer. Elle prend son origine au nord des Alpes en Tchéquie, Bavière, et le nord de l'Autriche actuelles. Cette culture est généralement considérée par les historiens comme le berceau des peuples celtes. La culture de Hallstatt tire son nom d'un site archéologique qui se trouve à Hallstatt, dans la région du Salzkammergut, en Autriche. Le terme Hallstatt donne l'adjectif hallstattien(ne) et est abrégé en Ha (ou Hall) dans le jargon des spécialistes. Le nom de cette culture a été proposé par l'archéologue Hans Hildebrand en 1874.
Fiefs créés par les Croisés au Moyen-Orient
Les États « latins » (ou « francs ») d’Orient sont les fiefs que plusieurs chefs croisés se découpèrent au Levant au détriment des turcs Seldjoukides, Fatimides et Ayyoubides, puis dans l'Empire byzantin. Selon Malcolm Barber et Georges Duby et conformément à la terminologie du temps, un État « latin » ou « franc » est un État gouverné par des seigneurs catholiques d'occident (qu'ils aient été initialement Croisés ou pas, et quelle que soit leur origine : française, anglaise, allemande, italienne, catalane), par opposition aux « États grecs » gouvernés par des seigneurs orthodoxes (pouvant être aussi bien byzantins que bulgares, serbes, valaques ou autres). Comme l'affirme Benjamin Kedar, les États latins d'Orient forment « la première possession outre-mer des Européens, lesquels ne s'étaient jusque-là étendus que sur le continent ».