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Seconde période géologique du Cénozoïque, 23,03 à 2,58 Ma avant le présent
Événement
Sur l'échelle des temps géologiques, le Néogène (adaptation au XIXe siècle du grec νεογενής / neogenès, « né depuis peu ») est la deuxième période géologique du Cénozoïque. Il succède au Paléogène il y a 23,03 ± 0,05 millions d'années et s'achève il y a 2,58 millions d'années avec le commencement d'une nouvelle période, le Quaternaire. Le Néogène est notamment caractérisé par l'apparition des premiers hominidés.
Ancienne dynastie de Chine
La dynastie Shang (chinois : 商 ; pinyin : shāng), également appelée la dynastie Yin (殷, yīn), est selon l'historiographie chinoise la deuxième dynastie royale à avoir dominé la Chine, des environs de 1570 à 1045 av. J.-C. Elle succède à la dynastie Xia (connue par la tradition écrite) et, sur le plan archéologique, à la culture d'Erlitou entre 1800 et 1600 av. J.-C. et à la culture d'Erligang entre 1580 et 1400/1300 av. J.-C. La dynastie Shang précède celle des Zhou qui la supplante au milieu du XIe siècle av. J.-C. Depuis les années 1930, les trouvailles d'inscriptions oraculaires sur des os et des écailles de tortue à Anyang dans le Henan ont révélé que s'y trouvait alors la dernière capitale des rois Shang, Yinxu, durant la période allant d'environ 1250 à 1050 av. J.-C. Il est possible que les rois ayant régné à partir d'autres sites durant la période précédente, la période d'Erligang (c. 1600-1300 av. J.-C.), aient également été des membres de la dynastie Shang, mais l'absence d'écriture pour cette époque ne permet pas de le confirmer. Cette période, qui couvre une vaste partie du IIe millénaire av. J.-C., voit de nombreux changements se produire dans la Plaine centrale de Chine, avant tout à partir du foyer situé dans la vallée du fleuve Jaune d'où émerge la dynastie Shang. Les premiers États et les premières villes se développent, de même qu'un artisanat du bronze remarquable, et l'écriture apparaît durant la période finale. Les autres régions chinoises ne sont pas en reste, puisque des cultures ayant mis au point un artisanat métallurgique remarquable ont été identifiées dans plusieurs endroits, notamment le bassin du Yangzi. L'idée d'une mainmise des rois Shang sur une grande partie de la Plaine centrale est donc remise en cause.
Festival hindou des lumières, fête majeure dans le monde indien
Divali, également appelée Diwali ou Deepavali (hindi : दीपावली (Dīpāvalī) ou दिवाली (Divālī)), est une fête majeure dans le monde indien. « Divali » est la forme contractée de « Dipavali », tiré du sanskrit « rangée de lampes » (« dipa avali »). Indissociable de la grande fête de Dussehra, qui a lieu vingt jours avant, elle commémore le retour de Rama à Ayodhya. Ses habitants avaient alors éclairé les rues où passait le roi avec des lampes dip. Divali est aussi une occasion de célébrer Ganesh, invoqué pour lever les obstacles susceptibles de nuire au bon déroulement d'une action. Divali est une fête très populaire en Inde : c'est celle des lumières, à l'occasion de laquelle on s'offre des cadeaux et tire des feux d'artifice. Les festivités durent cinq jours, dont le troisième, le plus important (« Bari Divali », « la grande Divali »), est consacré à la déesse Lakshmi, les quatre autres étant associés à différentes légendes et traditions. Ce troisième jour est aussi le dernier de l'année du calendrier hindou Vikram, utilisé dans le nord de l'Inde. Le lendemain, début de la nouvelle année hindoue, est connu sous le nom d’Annakut dans le nord de l'Inde. Dans l'Inde du Sud, Divali ne coïncide pas avec le début de la nouvelle année, car un autre calendrier est utilisé, le calendrier Shalivahana. Outre les hindous, les sikhs et les jaïns fêtent également Divali, en lui rattachant d'autres valeurs symboliques et des références historiques différentes. Divali est aussi célébrée au Népal (où la majorité de la population est hindoue) et dans de nombreux pays où vivent d'importantes communautés indiennes, tels que la Malaisie, Singapour, Maurice, La Réunion, les Antilles ou encore l'Afrique du Sud et le Royaume-Uni.
État d'Europe orientale du XIIe au XVIIIe siècle
Le grand-duché de Lituanie (en lituanien : Lietuvos Didžioji Kunigaikštystė, en latin : Magnus Ducatus Lituaniae, en polonais : Wielkie Księstwo Litewskie, ruthène : Великое князство Литовъское) est un État d'Europe orientale qui est souverain dès son apparition vers 1236. À partir de l'année 1385, une série d'accords d'alliance est conclue entre le royaume de Pologne et le grand-duché de Lituanie jusqu'à l'union de Lublin en 1569. L'union de Lublin est une union réelle dans laquelle le grand-duché de Lituanie maintient sa personnalité juridique avec une administration, une armée, une législation et des institutions différentes du royaume polonais. Un souverain et une assemblée communes assurent l'union entre les deux entités. Le grand-duché de Lituanie englobait le territoire de l'actuelle Lituanie et de la Biélorussie, ainsi que, à son apogée territoriale au XIVe – XVIe siècle, une partie centrale, orientale et méridionale de l'Ukraine, des régions occidentales de la Russie, de la Podlachie et de certaines parties de la Moldavie.
Conflt entre la Ligue balkanique (la Serbie, la Bulgarie, la Grèce et le Monténégro) et l'Empire ottoman
La première guerre balkanique qui dura d'octobre 1912 à mai 1913 opposa la Ligue balkanique (la Serbie, la Bulgarie, la Grèce et le Monténégro) à l'Empire ottoman. Les armées des États des Balkans en supériorité numérique furent rapidement victorieuses. À la fin de cette guerre, les membres de la Ligue balkanique se partagèrent la quasi-totalité des anciens territoires européens de l'Empire ottoman, mais en Macédoine, la Bulgarie s'estima lésée par ce partage, ce qui provoqua la deuxième guerre balkanique opposant les Bulgares à leurs anciens alliés serbes et grecs.
Période de 2000 à 1700 avant J.-C. en Égypte ancienne
Le Moyen Empire est une période de l'histoire de l'Égypte antique qui suit la Première Période intermédiaire et précède la Deuxième Période intermédiaire. Il couvre une période allant des environs de 2033 à 1786 av. J.-C. et connaît deux ou trois dynasties : la fin de la XIe dynastie (2106 à 1963 av. J.-C.) : ce n'est que sous Montouhotep II, vers 2033 av. J.-C., lorsque le pays est réunifié, que l'on considère que la Première Période intermédiaire prend fin et que débute le Moyen Empire ; la XIIe dynastie (1963 à 1786 av. J.-C.) : âge d'or du Moyen Empire ; le début de la XIIIe dynastie : parfois entièrement considérée comme faisant partie de la Deuxième Période intermédiaire, le début de la XIIIe dynastie semble régner sur une Égypte unifiée, même si la succession de ses rois est confuse et rapide. Le Moyen Empire est une période de prospérité. La capitale est d'abord située à Thèbes, d'où sont originaires les rois de la XIe dynastie, puis à Itchtaouy au sud de Memphis. Les dieux principaux de l'époque sont Montou, le faucon belliqueux adoré à Erment, à Médamoud et à Thèbes, ainsi qu'Amon vénéré à Thèbes. La première construction thébaine a lieu sur la rive ouest du Nil, avec le temple funéraire de Montouhotep II bâti dans le cirque rocheux de Deir el-Bahari. La période est ouverte sur le Proche-Orient, vers lequel de nombreuses expéditions sont envoyées. Les principaux souverains qui les conduisent sont les Sésostris et les Amenemhat. C'est à cette époque que sont construites par Sésostris Ier les fondations du sanctuaire de Karnak. Les rois du Nouvel Empire les détruiront pour construire le Karnak actuel.
Loi décrivant le comportement d'une variable aléatoire
En théorie des probabilités et en statistique, une loi de probabilité ou distribution de probabilité décrit le comportement aléatoire d'un phénomène dépendant du hasard. L'étude des phénomènes aléatoires a commencé avec l'étude des jeux de hasard. Jeux de dés, tirage de boules dans des urnes et jeu de pile ou face ont été des motivations pour comprendre et prévoir les expériences aléatoires. Ces premières approches sont des phénomènes discrets, c'est-à-dire dont le nombre de résultats possibles est fini ou infini dénombrable. Certaines questions ont cependant fait apparaître des lois à support infini non dénombrable ; par exemple, lorsque le nombre de tirages de pile ou face effectués tend vers l'infini, la distribution des fréquences avec lesquelles le côté pile apparaît s'approche d'une loi normale. Des fluctuations ou de la variabilité sont présentes dans presque toute valeur qui peut être mesurée lors de l'observation d'un phénomène, quelle que soit sa nature ; de plus, presque toutes les mesures ont une part d'erreur intrinsèque. Les lois de probabilité permettent de modéliser ces incertitudes et de décrire des phénomènes physiques, biologiques, économiques, etc. Le domaine de la statistique permet de trouver des lois de probabilité adaptées aux phénomènes aléatoires. Il existe beaucoup de lois de probabilité différentes. Parmi toutes ces lois, la loi normale a une importance particulière puisque, d'après le théorème central limite, elle approche le comportement asymptotique de nombreuses lois de probabilité. Le concept de loi de probabilité se formalise mathématiquement à l'aide de la théorie de la mesure : une loi de probabilité est une mesure particulière, souvent vue comme la loi décrivant le comportement d'une variable aléatoire, discrète ou continue. Une mesure est une loi de probabilité si sa masse totale vaut 1. L'étude d'une variable aléatoire suivant une loi de probabilité discrète fait apparaître des calculs de sommes et de séries, alors que l'étude d'une variable aléatoire suivant une loi absolument continue fait apparaître des calculs d'intégrales. Des fonctions particulières permettent de caractériser les lois de probabilité, par exemple la fonction de répartition et la fonction caractéristique.
Dynastie de l’Égypte antique
La IIIe dynastie de l'Ancien Empire d'Égypte est une dynastie relativement courte et obscure de l'histoire égyptienne, faisant la transition entre la période thinite et l'Ancien Empire entre environ 2750 et 2675 AEC (certains chercheurs, dont Toby A. H. Wilkinson, considèrent cette dynastie comme la fin de la première période dynastique ; même si la majorité des chercheurs, dont Aidan Mark Dodson, la placent au début de l'Ancien Empire). La durée de la dynastie est incertaine, allant de 49 ans à 138 ans selon les chercheurs, tandis que le nombre de rois la composant est aussi l'objet de débats. Les figures emblématiques sont le roi Djéser et Imhotep, respectivement le commanditaire et l'architecte de la première pyramide d'Égypte.
Troisième conflit armé entre Rome et Carthage ( 149 av. J.-C.-146 av. J.-C.)
La troisième guerre punique est la dernière phase d'un conflit connu sous le nom de guerres puniques et qui oppose pendant plus d'un siècle Rome et Carthage. Les deux premières guerres (264-241 av. J.-C. et 218-201 av. J.-C.) aboutissent à la perte de la plupart des possessions de Carthage, qui se limite depuis au nord de l'Afrique au début du IIe siècle av. J.-C. En dépit de ce repli, la cité punique connaît une nouvelle phase d'expansion économique durant le dernier demi-siècle de son existence, croissance qui provoque à Rome la crainte d'un réarmement, même si les raisons du conflit sont plus complexes et discutées par les historiens. La croissance de l'État numide de Massinissa, qui se construit en partie aux dépens de Carthage, change également la donne : le jeu d'alliance entre cet État et Rome a pu entraîner Carthage, vaincue en 202, à se défendre et à violer de fait l'une des clauses du traité, donnant ainsi aux Romains le casus belli qu'ils attendaient. Le conflit se solde, à l'issue d'une courte campagne et d'un long siège qui dure de 149 à 146 av. J.-C., par l'anéantissement de la cité punique, qui est rasée. En dépit des destructions matérielles, la civilisation carthaginoise ne disparaît pas pour autant et nombre de ses éléments sont intégrés à la civilisation de l'Afrique romaine.
Période de l'histoire des Pays-Bas comprise entre 1584 et 1702
Le siècle d'or néerlandais (en néerlandais : de Gouden Eeuw) est une période de l'histoire des Pays-Bas comprise entre 1584 et 1702, qui voit la République des Sept Provinces-Unies des Pays-Bas (Republiek der Zeven Verenigde Provinciën, ancêtre de l'actuel royaume des Pays-Bas), fondée en 1581 par l'Union d'Utrecht, se hisser au rang de première puissance commerciale au monde, tandis que le reste de l'Europe se débat dans les affres d'une stagnation et d'une récession qui dure par endroits jusqu'en 1750. La liberté de culte qui règne aux Pays-Bas y attire les personnes les plus diverses ; ces réfugiés rejoignent une république en pleine croissance, qui leur offre travail et liberté d'opinion. Écrivains et érudits s'y établissent pour enseigner et publier en liberté ; avec la fondation de l'université de Leyde et le développement des sciences humaines et des sciences naturelles, le pays devient l'un des centres du savoir. Avec leur organisation commerciale, les Pays-Bas vont susciter la jalousie des États voisins. L'Angleterre, qui ouvre les hostilités dès 1652 avec la première guerre anglo-néerlandaise, pour ravir aux Pays-Bas leur suprématie maritime et freiner leur expansion coloniale, particulièrement dans l'Atlantique, est suivie par la France de Louis XIV qui déclenche la guerre de Hollande à la fin du XVIIe siècle (épisode du siège de Maastricht), scellant la fin de la période de gloire et de prospérité des Provinces-Unies. L'expression « siècle d'or » recouvre avant tout une floraison encore inédite de culture et d'art, souvent confinée aux nombreux chefs-d'œuvre de la peinture néerlandaise du XVIIe siècle. Cette prospérité est cependant le produit des évolutions sociales et culturelles de cette époque.
Bataille de la grande guerre du Nord en 1709
La bataille de Poltava (ou Pultawa) oppose le 27 juin 1709 (8 juillet dans le calendrier grégorien), dans le cadre de la grande guerre du Nord, l'armée de Pierre Ier de Russie et celle de Charles XII de Suède, soutenue par quelques cosaques de l'hetman Ivan Mazepa qui ne participent pas à la bataille. En juillet 1708, l'armée suédoise de Charles XII pénètre en Russie pour y affronter les forces de Pierre le Grand. Après plusieurs mois de manœuvres et de combats préliminaires, marqués entre autres par la destruction d'un important convoi de ravitaillement suédois à Lesnaya, Charles XII décide en mai 1709 d'assiéger la forteresse de Poltava afin de brusquer une offensive de Pierre le Grand. Ce dernier ayant positionné son armée à proximité de la ville, les Suédois, dont la situation stratégique et logistique est précaire, optent pour l'attaque. Charles XII, blessé quelques jours plus tôt, doit céder le commandement au maréchal Carl Gustaf Rehnskiöld et au général Adam Ludwig Lewenhaupt. Les deux hommes ne s'entendent pas et leurs subordonnés ne sont pas au courant du changement de commandement, causant une forte désorganisation durant la bataille. Celle-ci commence le 8 juillet avant l'aube. Les Suédois avancent vers les positions fortifiées des Russes et parviennent à enlever les premières redoutes sans rencontrer de résistance. Toutefois, à la suite d'une erreur de commandement, les 2 500 hommes du général Roos (en) se retrouvent isolés dans les lignes russes et doivent se rendre après avoir épuisé leurs munitions. Peu après, les 25 000 hommes de l'infanterie russe sortent de leurs retranchements et forment deux lignes soutenues par l'artillerie qui font face aux 4 000 hommes de Lewenhaupt. Celui-ci donne l'ordre à ses troupes de passer à l'attaque. L'infanterie suédoise parvient à faire reculer l'infanterie russe malgré des pertes sévères. La ligne suédoise, faute d'effectifs, est cependant trop courte et est prise à revers sur sa gauche par la cavalerie russe qui la désorganise complètement et encercle plusieurs régiments suédois. Les tentatives de la cavalerie suédoise de repousser les assaillants échouent et les Suédois ne peuvent échapper que par petits groupes. À 11 heures, Charles XII donne l'ordre de la retraite et se retire vers le sud avec une partie des forces restantes. Le général Lewenhaupt, qui a réussi à s'échapper avec le reste des troupes suédoises et des éléments cosaques, se dirige vers le Dniepr. Poursuivi par les troupes russes, il doit néanmoins se rendre trois jours plus tard. Le maréchal Rehnskiöld est fait prisonnier, de même que 3 000 soldats suédois qui sont affectés à la construction de Saint-Pétersbourg ; beaucoup y meurent d'épuisement. Charles XII et 1 500 hommes parviennent à se réfugier en Moldavie, alors partie de l'Empire ottoman, allié de la Suède. Après un séjour de cinq ans de semi-liberté, le souverain suédois est autorisé à revenir dans son pays, peu de temps avant de mourir (1718). La bataille de Poltava est, pour la Russie, une victoire décisive qui fait perdre à la Suède son rang de grande puissance militaire. En Pologne, Auguste II reprend sa place dès 1709 sur le trône tandis que Stanislas Leszczynski doit s'exiler. L'influence russe devient prédominante dans ce pays.
Dynastie de l'Égypte antique
La IIe dynastie de la période thinite est une dynastie assez obscure de l'histoire égyptienne vers 2900-2750 AEC. La durée de la dynastie est incertaine, autour de 150 ans selon les reconstitutions des chercheurs, tandis que le nombre de rois et leur ordre de succession font l'objet de vifs débats du fait de la pauvreté de la documentation.
Pays éphémère, de 260 à 274 ap. J.-C.
L'empire des Gaules est une partie de l'Empire romain dirigée par une série d'usurpateurs, proclamés par l'armée du Rhin entre 260 et 274, pendant la crise du troisième siècle. Les interprétations de l'empire des Gaules comme une résurgence nationaliste gauloise faisant sécession de l'Empire romain sont réfutées par les historiens. En effet, ces usurpateurs adoptent la même titulature que les empereurs légitimes et gouvernent sur le mode romain. Ils étendent leur domination sur la Gaule, la Bretagne et une partie de l'Espagne, qu'ils défendent contre les incursions barbares. La chronologie de cette période et les règnes de ces empereurs sont difficiles à préciser, vue la faiblesse de la documentation historique : simple mention par les auteurs antiques, à l'exception de l'Histoire Auguste qui fournit leurs biographies avec une fiabilité incertaine. Les études numismatiques de leurs émissions monétaires et les découvertes épigraphiques complètent ces maigres sources. Postume est proclamé par ses soldats à Cologne et assure son pouvoir pendant plusieurs années, avant d'être éliminé par une autre sédition militaire. Après une période agitée qui voit les prétendants se succéder, Tetricus se maintient quelques années. Les empereurs légitimes Gallien puis Claude le Gothique tentent quelques expéditions pour reprendre le contrôle des Gaules, mais sont accaparés sur d'autres fronts, ce qui permet le maintien de l'empire des Gaules pendant une quinzaine d'années. En 274, Aurélien obtient la capitulation de Tetricus, dernier empereur des Gaules, et réunifie l'Empire.
Bataille qui a déclenché la guerre de secession
La bataille de Fort Sumter est une action de bombardement des 12 et 13 avril 1861 par l'armée des États confédérés qui visait à déloger la garnison fédérale occupant le fort Sumter à l'entrée de la baie de Charleston en Caroline du Sud. Cette bataille, qui n'a pas fait de morts, déclenche la guerre de Sécession (1861-1865) aux États-Unis, conflit le plus meurtrier de l'histoire du pays. Plus qu'une bataille militaire dont l'issue ne faisait aucun doute, les tractations politiques représentent le principal enjeu de la reddition du fort et de ses conditions. Pour chaque camp, il s'agit de galvaniser ses troupes et de rallier à sa cause les États encore indécis, le meilleur moyen étant de faire de l'adversaire un agresseur, en cas de guerre. Ce conflit oppose d'abord le gouverneur de Caroline du Sud, Francis W. Pickens, au président sortant, le démocrate James Buchanan ; puis à partir de mars, le président de l'Union Abraham Lincoln au président sécessionniste Jefferson Davis. L'attaque du fort par les rebelles après plusieurs mois de négociation provoque la mobilisation d'une armée par Abraham Lincoln et précipite le pays dans la guerre civile.
Chambre basse du Parlement pendant le Directoire, France
Le Conseil des Cinq-Cents est l'une des deux assemblées législatives françaises du Directoire, avec le Conseil des Anciens. Il est institué par la Constitution de l'an III, adoptée par la Convention thermidorienne le 22 août 1795, et entre en vigueur le 23 septembre suivant. Il siège dans la salle du Manège située à l’endroit de l'actuelle rue de Rivoli, le long du jardin des Tuileries, à partir du 9 octobre, puis au palais Bourbon deux ans plus tard, à partir du 21 janvier 1798. La Constitution de l'an III met en place un pouvoir législatif bicaméral, qui comprend : le Conseil des Cinq-Cents, chambre basse ou assemblée législative de première instance ; le Conseil des Anciens, chambre haute, qui examine les textes de lois en seconde lecture. Après le coup d'État du 18 Brumaire qui met fin au Directoire, le Conseil des Cinq-Cents est dissous par Bonaparte. Le Tribunat reprend une partie de ses attributions.
Vêtement porté par les citoyens de la Rome antique
La toge (du latin toga) est le vêtement de dessus de laine épaisse, porté par les citoyens de la Rome antique. Vêtement essentiellement masculin, la toge se porte au-dessus d'une tunique à manches courtes. Elle couvre le bras gauche et laisse le bras droit dégagé. La draperie forme des plis caractéristiques : pli en demi-cercle sous le bras droit (le sinus) et plis produits en relevant une partie du côté gauche de la toge faisant saillie devant la poitrine (l’umbo). C'est avant tout un costume d'apparat qui nécessite l'aide d'esclaves pour être drapé, tant l'ajustement est compliqué et malaisé. Pour une femme, le port de la toge est au contraire une marque d'infamie. Si les petites filles peuvent la porter, ce n'est pas le cas des adolescentes ou des femmes adultes, sauf si elles ont été convaincues d'adultère ou s'il s'agit de prostituées.
Char d'assaut soviétique des années 1960
Le T-62 est un char moyen soviétique entré en service en 1961. Développement ultérieur du T-55, il est à l'époque le premier char au monde à être armé d'un canon à âme lisse tirant des obus flèches à très haute vitesse initiale.
Période de fort transfert de technologie agricole dans les années 1950 et 1960
La révolution verte, parfois appelée troisième révolution agricole, est une politique de transformation des agricultures des pays en développement ou des pays les moins avancés, fondée principalement sur l'intensification et l'utilisation de variétés de céréales à haut potentiel de rendement. Cette politique combine trois éléments : Les variétés sélectionnées à haut rendement ; Les intrants, qui sont des engrais ou produits phytosanitaires ; L'importance de l'irrigation. Le terme « révolution verte » désigne le bond technologique qu'a connu l'agriculture au cours de la période 1960-1990, à la suite d'une volonté politique et industrielle, appuyée sur les progrès scientifiques et techniques réalisés dans le domaine de la chimie et des engins agricoles durant la première guerre mondiale et poursuivis durant l'entre-deux-guerres. Elle a aussi été rendue possible par la mise au point par les semenciers de nouvelles variétés à haut rendement (hybrides souvent), notamment de céréales (blé et riz), grâce à la sélection variétale. L'utilisation des engrais minéraux et des produits phytosanitaires, de la mécanisation et de l'irrigation ont aussi contribué à la révolution verte. Elle a eu pour conséquence un accroissement spectaculaire de la productivité agricole, bien que les estimations de cette augmentation soient difficiles à établir. Elle est réputée avoir permis d'éviter des famines, avec pour résultat depuis les années 1960 une croissance démographique de la population mondiale sans précédent. Elle est aussi la cause d'une pollution généralisée par les pesticides, d'une eutrophisation également généralisée, ainsi que d'une perte massive de biodiversité et d'agrobiodiversité, accompagnée de phénomènes de dégradation et d'érosion des sols, de salinisation voire de perte de nappes phréatiques. L'exode rural et l'apparition de gigantesques bidonvilles en sont aussi des conséquences. Une suite, l'évolution vers une agriculture plus durable ou alternative, pourrait être trouvée dans l'agroécologie, qui permet de combiner les savoirs et pratiques de l'écologie aux techniques agronomiques, dans le but de créer un système de production plus pérenne.
Dynastie chinoise
La dynastie Xin (新朝, Xīn Cháo, « nouvelle dynastie ») est une dynastie chinoise du Ier siècle de notre ère n'ayant compté qu'un seul empereur. Son fondateur, Wáng Măng (王莽), un dignitaire de la dynastie Han, s'empara du pouvoir en 9 apr. J.-C. Il s'efforça de mettre en pratique l'idéal social et politique des classiques confucéens, projet irréaliste qui s'acheva dans le chaos et la perte de sa courte dynastie en 23, le laissant avec une réputation d'usurpateur.
Dernière d’une série de rébellions d’esclaves contre la République romaine (73-71 av. J.-C.)
La troisième guerre servile, aussi nommée guerre des Gladiateurs ou guerre de Spartacus, fut la dernière d’une série de rébellions d’esclaves contre la République romaine, connues collectivement sous le nom de guerres serviles. La troisième guerre servile dure entre 73 et 71 av. J.-C. Elle fut la seule à menacer directement le cœur romain de l’Italie et fut doublement préoccupante pour les citoyens romains libres en raison des succès répétés contre l’armée romaine d’une troupe d’esclaves rebelles qui augmentait rapidement. La rébellion fut finalement écrasée en 71 av. J.-C., après que toutes les forces militaires furent concentrées dans les mains d’un seul commandant, Marcus Licinius Crassus. Malgré cette victoire, la révolte eut des effets indirects sur la politique romaine durant les années suivantes. Entre 73 et 71 av. J.-C., des esclaves fugitifs (à l’origine un petit groupe d’environ 70 gladiateurs qui finit par atteindre un nombre de 120 000 hommes, femmes et enfants) se livrèrent au brigandage à travers l'Italie avec une relative impunité sous le commandement de plusieurs chefs, dont le célèbre gladiateur Spartacus. Les adultes en bonne santé de cette troupe s’organisèrent en une efficace force armée qui surprit les autorités en tenant tête aux patrouilles locales de Campanie, à la milice romaine et aux légions de l’armée romaine, entraînées sous commandement consulaire. Plutarque décrivit les actions des esclaves comme une tentative d’échapper à leurs maîtres et de fuir à travers la Gaule cisalpine, alors qu’Appien et Florus ont peint la révolte comme une guerre civile durant laquelle les esclaves élaborèrent une stratégie pour prendre la ville de Rome pour la forcer à les affranchir. L’inquiétude grandissait au Sénat romain à mesure que s’accumulaient les succès militaires des révoltés et leurs expéditions contre les villes et les campagnes romaines. La République finit par envoyer une armée de huit légions sous le commandement rude et efficace de Marcus Licinus Crassus. Les révoltés furent vaincus en 71 av. J.-C., après une longue et amère retraite combattante face aux légions de Crassus, alors que les légions de Pompée et Marcus Terentius Varro Lucullus se rapprochaient pour encercler les esclaves. Les armées de Spartacus tentèrent alors de lancer toutes leurs forces contre les légions de Crassus mais furent anéanties. Bien que la guerre de Spartacus ne soit stratégiquement pas notable par son déroulement en lui-même, ses impacts historiques ont été considérables, en commençant par les carrières de Pompée et Crassus. Les deux généraux utilisèrent leur succès dans la répression de la rébellion pour accélérer leur parcours politique, usant de leur popularité et de la pression menaçante de leurs légions pour influencer les élections consulaires de 70 av. J.-C. en leur faveur. Leurs actions comme consuls accélérèrent la subversion des institutions politiques romaines et contribuèrent finalement à la transition de la République romaine vers l’Empire romain. Plus tardivement, à l’époque moderne, la redécouverte de cette guerre en fit un symbole politique de la lutte contre l’esclavagisme et pour l’émancipation par elles-mêmes des catégories sociales opprimées.
Fête romaine de nouvel an
Les Saturnales (en latin Saturnalia ou Saturnales) sont, durant l'antiquité romaine, des fêtes se déroulant la semaine du solstice d'hiver (soit du 17 au 23 décembre) qui célèbrent le dieu Saturne et sont accompagnées de grandes réjouissances populaires. Durant cette période, les barrières sociales disparaissent, on organise des repas, échange des cadeaux, offre des figurines aux enfants et on décore les maisons, avec des plantes vertes, du houx, du gui et du lierre notamment. D'autres fêtes furent instituées ultérieurement à cette période, dont Noël.
Ancien État latin issu des croisades
Le comté de Tripoli (comté de Tortose jusqu'en 1109) était l'un des États latins d'Orient fondés à la faveur de la première croisade. Il était situé sur le territoire de l'actuel Liban - au centre de la carte ci-contre et subsista de 1102 à 1289.
Célèbre photo prise pendant la Seconde Guerre mondiale
Raising the Flag on Iwo Jima (en français, « Lever le drapeau sur Iwo Jima») est une célèbre photographie prise le 23 février 1945 par le photographe américain Joe Rosenthal avec un appareil Speed Graphic (en). Elle dépeint six Marines américains et un soldat infirmier de la Navy hissant le drapeau des États-Unis sur le mont Suribachi, lors de la bataille sur l'île japonaise d'Iwo Jima durant la Seconde Guerre mondiale. La photographie eut immédiatement un immense succès, et fut reproduite dans des centaines de publications. Elle devint également le seul cliché à obtenir le prix Pulitzer de la photographie l'année de sa publication. Considérée comme l'une des images les plus significatives de son époque, elle constitue également l'une des photographies les plus diffusées de tous les temps. Des six hommes présumés présents sur la photographie, trois (Franklin Sousley, Harlon Block et Michael Strank) n'ont pas survécu à la bataille ; les trois survivants (John Bradley, René Gagnon et Ira Hayes) sont restés célèbres. La photographie fut plus tard utilisée par Felix de Weldon pour la sculpture de l'USMC War Memorial, situé à proximité du cimetière national d'Arlington, non loin de Washington. Après enquêtes et recherches, l'armée américaine a reconnu le 23 juin 2016 que John Bradley n'était pas sur la photo et qu'en réalité, c'était le Marine Harold Schultz, mort en 1995. Les deux hommes avaient hissé ensemble un premier drapeau, plus tôt dans la journée. Le 16 octobre 2019, le Corps des Marines a annoncé que le militaire précédemment identifié comme René Gagnon sur la photo était en fait le caporal des Marines Harold Keller, mort en 1979. Ni Harold Schultz ni Harold Keller n'ont jamais mentionné publiquement de leur vivant qu'ils avaient levé le drapeau de la photo.
Traité de reddition
Le terme capitulation prend différents sens selon qu'il s'inscrit dans un contexte juridique ou qu'il renvoie au domaine militaire. Il désigne, anciennement, une ou plusieurs conventions par laquelle une puissance accordait, sur les territoires relevant de sa juridiction, certains droits et privilèges aux ressortissants d'une autre puissance. Dans un contexte militaire, une capitulation est une convention établie entre nations belligérantes en vue de la reddition de la partie vaincue.