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Doctrine promouvant la colonisation
Événement
Le colonialisme est une doctrine ou une idéologie justifiant la colonisation entendue comme l'extension de la souveraineté d'un État sur des territoires situés en dehors de ses frontières nationales. La notion intellectuelle du colonialisme est cependant souvent confondue avec la pratique même de la colonisation étant donné que l'extension de sa souveraineté par un État implique dans les deux cas la domination politique et l'exploitation économique du territoire annexé. L'idéologie colonialiste a été développée durant la seconde partie du XIXe siècle par le mouvement colonial dans beaucoup d'États européens, se présentant notamment sous l'idée d'une « mission civilisatrice » ou sous celle du White Man's Burden (Le Fardeau de l'homme blanc). Elle était fondée sur la notion d'impérialisme et tentait de donner un fonds de doctrine politique à la nouvelle vague de colonisation. Elle s'est appuyée sur la doctrine juridique élaborée depuis le XVIe siècle qui justifiait l'occupation de territoires sans maître ou non constitués sous forme d'État comme mode légal d'acquisition. Elle s'est concrétisée par la mise en place d'une administration politique, militaire et économique de ce territoire, dirigée par les représentants du pays colonisateur et imposée à une population locale. Autrefois symbole de la puissance militaire et économique des peuples qui le pratiquaient, le colonialisme a été finalement reconnu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale comme une relation inégalitaire s'opposant au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes[réf. nécessaire]. Le colonialisme, au sens actuel du terme a été pratiqué notamment sous la Grèce antique et sous l'Empire romain, puis par les pays européens (à la suite des grandes découvertes), entre le XVIe siècle et la Première Guerre mondiale. Il a également été pratiqué dans les pays d'Asie, notamment au XXe siècle (expansionnisme de l'empire du Japon en Mandchourie). Le mot même de colonialisme fait son apparition au XIXe siècle au Royaume-Uni et entre dans le dictionnaire français au début du XXe siècle. D'abord assez neutre, l'apparition d'un autre néologisme, « anticolonialisme », contribue à amplifier le débat d'idées autour de ces notions. Après la Seconde Guerre mondiale, il prend une coloration négative alors que la vague d'émancipation des colonies — ou décolonisation — débute en 1947 en Inde et se poursuit principalement tout au long des années 1950 et 1960. Divers scénarios seront parfois construits par la suite pour pérenniser une certaine tutelle économique des pays colonisateurs[réf. nécessaire]. Le terme de néocolonialisme est alors forgé vers 1960 pour désigner cette nouvelle phase.
Opposition à la guerre et à la violence
Le pacifisme possède deux acceptions possibles incluant l'action des partisans de la paix, ou une doctrine de la non-violence. Bien que reliés, les deux concepts se distinguent du point de vue de la théorie et de la pratique. Le pacifisme est la doctrine et l'action des partisans de la paix ou du rétablissement de la paix. Les socialistes d'avant 1914 (Jean Jaurès), les Zimmerwaldiens durant la Première Guerre mondiale, les opposants aux guerres coloniales ou les partisans de la paix professent un pacifisme qui n'est pas toujours assimilable à la non-violence. La vision du pacifisme associé à une personne refusant le recours à toutes formes de violence est par contre beaucoup plus répandue. La doctrine de la non-violence voit de nombreux courants philosophiques bannir le recours à toute forme de violence en vertu d'un pacifisme radical. Vision portée par de nombreux mouvements et courants de pensée à vocation générale (courants de pensée humaniste, plusieurs tendances inspirées de l'hindouisme, courants chrétiens, etc.).
Succession de dirigeants nationaux membres d'une même famille
Dans les sociétés lignagères, une dynastie, désignée également sous le terme de « maison », est une succession de dirigeants d'une même famille. Les historiens divisent l’histoire de certains États avec les différentes dynasties qui se sont succédé au pouvoir ; il en est ainsi de la Chine, de l’Égypte ancienne, de la Perse ou du royaume de France.
Arrêt permanent de la capacité de reproduction chez la femelle d'une espèce de mammifère
La ménopause, du grec méno, « menstrues », et pause, « arrêt », appelée aussi âge climatérique, est l'arrêt définitif du cycle ovarien. Lorsqu'elle est liée au vieillissement et non à une maladie, on l'appelle « ménopause naturelle », et lorsqu'elle est liée à une maladie, on parle de « ménopause pathologique ». D'autre part, même en l'absence d'autre pathologie, la ménopause est dite anormale lorsqu'elle est prématurée. Le symptôme le plus visible de la ménopause est l'arrêt définitif des règles depuis au moins un an et qui survient généralement entre 48 et 52 ans (la fourchette de 45 à 55 ans est parfois mise en avant également, avec une fréquence élevée vers 50 ans, et la ménopause est prématurée quand elle survient avant 40 ans). La période post-ménopausique représente plus d'un tiers de la vie d'une femme. C'est un phénomène biologique peu répandu dans le règne animal et lorsqu'il existe, de durée relative beaucoup plus courte. Chez l'humain, il survient quand la femme ne possède plus suffisamment de follicules pour qu'il y ait fécondation, soit car ceux-ci ont été utilisés durant le cycle ovarien, soit car les cellules folliculaires restantes ont dégénéré (phénomène d'atrésie folliculaire). Elle se déroule en général en deux grandes étapes : la péri-ménopause (période d'irrégularités des cycles menstruels précédant la ménopause et l'année qui suit l'arrêt apparent des règles) et la post-ménopause (ménopause confirmée). Chez l'humain, on la qualifie parfois, de façon familière, de « retour d'âge ». Bien que la ménopause touche environ la moitié de l'humanité, qu'elle s'accompagne généralement d'une dégradation du sommeil et de la mémoire, de bouffées de chaleur et de sautes d'humeur, d'un risque accru de maladies cardiovasculaires, de diabète, d'ostéoporose, elle est peu étudiée par la recherche et peu traitée par les systèmes de santé dans le monde.
Période historique des Grecs et des Romains antiques
L’Antiquité classique (ou Antiquité gréco-romaine) est une période de l'Antiquité correspondant au développement des civilisations de la Grèce antique et de la Rome antique. Cette notion est surtout employée dans les découpes historiques relatives à l'historiographie anglo-saxonne (historiens anglais et américains principalement). Cette phase débute quand la Grèce connaît un rapide développement aux VIIIe – VIe siècles av. J.-C., au contact direct du monde proche-oriental et à l'ombre de l'empire perse, évolutions qui débouchent sur la constitution d'une nouvelle civilisation grecque bien différente de celle de l'âge du bronze, organisée autour de cités, qui atteint sa forme « classique » au Ve siècle av. J.-C. Après avoir résisté aux tentatives d'intégration à l'empire perse, les cités grecques sont soumises par le royaume de Macédoine, dont le souverain, Alexandre le Grand, parvient à conquérir l'empire perse entre 333 et 330. Cela ouvre la période hellénistique, durant laquelle des dynasties gréco-macédoniennes se partagent les dépouilles de l'empire vaincu, et qui s'accompagne d'une diffusion considérable de la culture grecque, qui devient la référence du monde antique pour les phases suivantes. Les cultures des rives de la Méditerranée connaissent un essor dans la première moitié du Ier millénaire av. J.-C., à la suite de la constitution des diasporas phénicienne et grecque, stimulant l'émergence d'aires culturelles et d'entités politiques dynamiques. En Italie, la cité de Rome, organisée suivant un système royal, puis républicain, soumet ses voisins directs (dont les Étrusques) puis Carthage, s'assurant la domination de cet espace tout en partant à la conquête du monde hellénistique, qui tombe rapidement face aux redoutables armées romaines. Mais en retour le monde grec conquiert culturellement la civilisation romaine. Rome devient une monarchie à la fin du Ier siècle av. J.-C., avec la constitution d'un régime « impérial » par Auguste. En Iran et en Mésopotamie s'est alors constitué un empire rival, celui des Parthes. Le Proche-Orient hellénistique et romain voit le développement de mouvements religieux autour du judaïsme, conduisant à l'apparition du christianisme, qui est amené à jouer un rôle crucial durant les périodes tardives de l'Antiquité. Son emploi est une référence pour l'Europe occidentale des XVIIIe et XIXe siècles, qui, fortement influencée par le classicisme et le néoclassicisme, se réinvente une continuation culturelle de ce passé par lassitude envers les idées véhiculées par l'Occident chrétien. La représentation des ruines grecques et romaines dans le mouvement romantique, à la suite des voyages de redécouverte en Italie, en Espagne et en Grèce, en est une manifestation artistique.
Conflit mondial du XXIe siècle
La « guerre contre le terrorisme » ou « guerre contre la terreur » (« War on Terrorism », « War on Terror » ou « Global War on Terror », GWOT) est le nom donné par l’administration américaine du président George W. Bush à ses campagnes militaires faites en réplique aux attentats du 11 septembre 2001. Ce terme n'est plus employé dans l'administration américaine depuis l'entrée en fonction de l'administration Obama en 2009. La notion, déjà utilisée au début de la présidence Reagan, refait surface dès la présidence de Bill Clinton confrontée à la montée du terrorisme international et sous forme de recommandations alarmantes émises dès le mois de juin 2000 qui évoquent déjà les menaces et le scénario qui devaient se concrétiser l'année suivante. Le terme de « Guerre contre le terrorisme » est cependant critiqué pour son non-sens sémantique ; le terrorisme n'étant pas une entité mais un mode d'action. La « guerre contre le terrorisme » consiste en plusieurs actions policières, politiques et militaires du gouvernement des États-Unis, appuyé par différents alliés dont l’OTAN, contre différentes organisations liées au terrorisme islamiste, en premier lieu desquelles Al-Qaïda. Ces opérations antiterroristes sont appuyées par une coordination au niveau de l’ONU de divers comités créés par le Conseil de sécurité des Nations unies, qui par la résolution 1373 du 28 septembre 2001 oblige tous les États membres de l'ONU à prendre des mesures législatives contre le terrorisme. Cette campagne se démarque de la lutte antiterroriste traditionnelle par des actions militaires de grande ampleur à l’étranger, un interventionnisme actif, le fait qu'elle s'oppose non à un État (définition d'une guerre en droit international public) mais à des groupes non étatiques (Al-Qaïda en premier lieu), et qu'elle n'ait pas de terme défini, ce qui a conduit un certain nombre de commentateurs à critiquer la mise en place d'un « état d'exception permanent »[Qui ?]. Elle débouche sur la théorisation du concept de « guerres préventives » contre les États accusés d’abriter des groupes terroristes ou susceptibles de leur fournir des « armes de destruction massive », cause de l'invasion de l'Irak en 2003 qui s'est juxtaposée à la guerre d'Afghanistan entamée dès octobre 2001. Outre une lutte directe (démantèlement des cellules terroristes, la destruction des camps d’entraînement, etc.), la guerre contre le terrorisme signifie aussi des enquêtes et les pressions sur les gouvernements, organisations et personnes soutenant les organisations terroristes, et le gel des avoirs soupçonnés d’appartenir ou de servir à des groupes terroristes. Elle comprend aussi les aides financières aux pays participant à la lutte contre le terrorisme, l’accroissement de la coopération policière internationale ainsi que de la coopération entre services de renseignement (mise en place d'Alliance Base, dont le siège est à Paris), les tentatives de réorganisation politique du Moyen-Orient décidée par l'administration Bush (projet du « Grand Moyen-Orient » porté par les néoconservateurs). L'ONG Amnesty International a recensé et dénoncé des centaines de cas de torture et d’autres graves violations des droits humains (camp de Guantánamo, extraordinary renditions, sites noirs de la CIA, etc.) commis dans le cadre de cette nouvelle politique.
Ancien empire en Asie centrale et Asie du sud (Ier-IVe siècles de notre ère)
L’Empire kouchan (env. Ier-IIIe siècles) est un État qui s'étendit à son apogée, vers 105-250 apr. J.-C., du Tadjikistan à la mer Caspienne et à l’Afghanistan et, vers le sud, à la vallée du Gange. Son nom utilisé en français vient de la francisation de la forme sanskritisée IAST Kuṣāṇ (sanskrit : कुषाण राजवंश Kuṣāṇ Rājavaṃśa ; il est également connu sous les noms bactrien : Κυϸανο, Kushano ; BHS : IAST : Guṣāṇa-vaṃśa ; parthe : 𐭊𐭅𐭔𐭍 𐭇𐭔𐭕𐭓 Kušan-xšaθr. Cet empire a été créé par les Kouchans, qui ont eu des contacts diplomatiques avec Rome, l'Empire parthe qui deviendra par la suite l’Empire perse des Sassanides et la Chine et, pendant plusieurs siècles, furent au centre des échanges entre Orient et Occident.
Période de la protohistoire, une transition entre le Néolithique et l'âge du bronze
L'âge du cuivre, également connu sous le nom de Chalcolithique ou d'Énéolithique, est une période de la Préhistoire qui se situe à la fin du Néolithique avant l’âge du bronze. Durant cette période, les hommes travaillent l'or, l'argent et le cuivre, mais ce dernier matériau n'est pas en mesure de remplacer la pierre pour la fabrication d'armes ou d'outils, en raison du manque de dureté du cuivre pur. C'est donc une période de coexistence de l'industrie lithique (encore prédominante) et la métallurgie du cuivre (secondaire). En revanche, l'apparition du bronze (alliage de cuivre et d'étain) entraînera une régression rapide du travail de la pierre. C'est en Europe que la plus ancienne trace de métallurgie du cuivre (5500 av. J.-C.) est trouvée en 2010 à Prokuplje (Serbie). La métallurgie du cuivre est attestée dès le Ve millénaire av. J.-C. en Mésopotamie, au IVe millénaire av. J.-C. en Égypte antique et en Europe occidentale, au IIIe millénaire av. J.-C. dans la civilisation de la vallée de l'Indus. Le mot français « Chalcolithique » est créé par les préhistoriens à partir des racines grecques khalkos (cuivre) et lithos (pierre), ce qui correspond bien à la situation de coexistence de ces deux matières.
Ancien État, de 1441 à 1783
Le khanat de Crimée (tatar de Crimée : Qırım Hanlığı, russe : Крымское ханство, Krymskoïe khanstvo ; ukrainien : Кримське ханство, Krymske khanstvo ; turc : Kırım Hanlığı ; polonais : Chanat Krymski) est un ancien État sous protectorat ottoman gouverné par les Tatars de Crimée de 1441 à 1783. Son nom originel était Qırım Yurtu (tatar de Crimée : Qırım Yurtu, قريم يورتى). Parmi les khanats turcs issus de l'éclatement de la Horde d'or, le khanat de Crimée est celui qui a duré le plus longtemps. Le khanat s'étendait sur environ 150 000 km2 comprenant la Crimée (excepté la côte sud et les ports contrôlés par les Grecs et les Génois, puis par les Turcs) et une vaste portion, plus ou moins étendue selon les époques, de la steppe pontique héritée des Coumans, au nord et autour de la mer Méotide et des embouchures du Dniestr, du Boug méridional, du Dniepr, du Don et du Kouban. Lorsque l'Empire turc prit le contrôle du pourtour de la mer Noire au XVe siècle, le khanat devint son allié et son vassal : les Ottomans prirent le contrôle direct d'Azaq, de la côte sud de la Crimée, du Boudjak (dit « Bessarabie » par les chrétiens) et du Yedisan, mais laissèrent au khanat le libre usage, sans taxes, de ces deux derniers territoires, intégrés comme rayas au paşalık d'Özi jusqu'en 1783. Initialement tengriste, le khanat est passé progressivement à l'islam sous l'influence turque, mais comptait quelques minorités chrétiennes (dont des Arméniens) et juives. Lorsque l'Empire russe annexa le khanat de Crimée en 1783, seule la France émit une protestation. Pour apaiser les Français, l'impératrice Catherine II offrit un cadeau d'une valeur de 50 000 roubles à l'ambassadeur de France à Constantinople et lui attribua une rente annuelle de 6 000 roubles. Lorsque le gouvernement ottoman consulta l'ambassadeur de France au sujet d'un appel conjoint aux États et aux peuples d'Europe, l'ambassadeur déclara : « S'adresser à l'Europe maintenant, c'est défier la Russie : ce n'est pas une mesure appropriée pour le moment ». Et l'appel n'eut pas lieu.
Ancien forme de gouvernement de la Roumanie (1965 - 1989)
La république socialiste de Roumanie (Republica Socialistă România ou RSR) est la troisième et dernière forme constitutionnelle, du 28 juin 1965 au 22 décembre 1989, du régime communiste de Roumanie dirigé par le Parti communiste roumain du 6 mars 1945 au 22 décembre 1989. Ce régime a connu trois phases : Entre le 6 mars 1945 et le 30 décembre 1947, les 34 derniers mois du royaume de Roumanie (occupé par l'Union soviétique depuis le 12 septembre 1944) ; La République populaire roumaine (Republica Populară Romînă ou RPR) du 30 décembre 1947 au 28 juin 1965 ; La république socialiste de Roumanie (Republica Socialistă România ou RSR), détaillée dans cet article. Le régime communiste de Roumanie a été mis en place par le coup d'état du Parti communiste roumain soutenu par l'Armée rouge le 6 mars 1945 ; la République a été créée le 30 décembre 1947 lors de l'abolition du royaume de Roumanie et de l'abdication du roi Michel. Le régime s'effondra à la chute du bloc de l'Est, lorsque le coup d'État de décembre 1989 mit un terme à la dictature communiste et aux fonctions du président Nicolae Ceaușescu, mais la forme d'État républicaine fut conservée.
Dynastie impériale en Chine
La dynastie Sui (chinois : 隋朝 ; pinyin : Suí cháo) (581-618) succède aux dynasties du Nord et du Sud et précède la dynastie Tang, en Chine. La dynastie Sui est une dynastie pivot dans l'histoire de la Chine dans la mesure où elle met fin à quatre siècles de division, et impose par ses réformes et ses grands travaux une unité qui sera à partir d'elle vue comme naturelle. Elle est fondée par Yang Jian, le puissant général semi-barbare des Zhou du Nord. Devenant dès lors l'empereur Wendi des Sui, il soumet la Chine du sud, puis impose comme capitale Daxing (大興, plus tard renommée Chang'an, actuelle Xi'an). En dépit de sa faible durée de vie, cette dynastie se caractérise par l'importante réunification du Nord et du Sud, par les immenses tâches de construction du Grand Canal et de reconstruction-expansion de la Grande Muraille de Chine. Les empereurs Wendi et Yangdi formulent de nombreuses et importantes réformes : le système de répartition égale des terres agricoles, dans le but de réduire le fossé riches/pauvres et aboutissant à l'augmentation de la production agricole; le pouvoir de gouvernance est centralisé et le système des Trois départements et six ministères est officiellement institué; les pièces de monnaie sont standardisées pour tout l'Empire ; la défense des marges est améliorée, et la Grande Muraille est étendue. Le bouddhisme se diffuse avec le soutien du gouvernement; cette facilité nouvelle des échanges et cette diffusion d'une religion et d'usages communs est un pas majeur dans le travail artificiel d'unification de la multitude de peuples et de cultures alors présents en Chine. La dynastie est affaiblie et discréditée par les coûteuses et désastreuses campagnes militaires contre le Koguryo, un des Trois Royaumes de Corée. Ces campagnes, qui ont lieu au début du VIIe siècle, épuisent le peuple et l'économie, répandent l'insatisfaction, et entraînent la mort d'un grand nombre de paysans conscrits. Les combats s'achévent par une défaite des Sui en 614, et la dynastie se désintégre sous l'effet d'une série de révoltes populaires qui culminent avec l'assassinat de l'empereur Yang par ses ministres en 618. La dynastie, qui n'a duré que trente-sept ans, a été minée par des guerres et des projets de construction ambitieux, qui ont mis ses ressources à rude épreuve. Cette dynastie fut souvent comparée à la dynastie Qin du fait de leurs brèves durées de vie, de leur sévérité excessive, et de leurs accomplissements décisifs. Les premières insurrections furent considérées comme étant la conséquence des demandes tyranniques du gouvernement envers son peuple, qui porta le poids d'énormes taxes et travaux obligatoires. Les ressources humaines furent surexploitées par les excès Sui, notamment dans leur impétueux engagement dans de gigantesques travaux tels que le Grand Canal -un monumental exploit d'ingénierie- et dans d'autres projets de construction (reconstruction de la Grande Muraille et plusieurs palais gigantesques).
Conflit entre les empires ottoman et russe
La guerre russo-turque de 1877-1878 est un conflit qui oppose l'Empire ottoman à l'Empire russe, allié à la Roumanie, à la Serbie et au Monténégro. C'est le premier conflit ayant comme toile de fond le « panslavisme », assignant à la Russie le devoir de « libérer les peuples slaves méridionaux de la domination ottomane » et d'encourager l'« austroslavisme » culturel des peuples slaves occidentaux sous domination austro-hongroise.
Conflit armé principalement entre Israël et le Hezbollah
Le conflit israélo-libanais de 2006 ou guerre des 33 jours, connue au Liban comme la guerre de Juillet (arabe : حرب تموز, Ḥarb Tammūz) et en Israël comme la seconde guerre du Liban (hébreu : מלחמת לבנון השנייה, Milhemet Levanon HaShniya), un épisode du conflit israélo-arabe, est une guerre qui oppose Israël au Liban (principalement le Hezbollah) lors de l'été 2006. Le conflit débute le 12 juillet 2006. Il a été précipité par des tirs de roquettes sur le territoire israélien puis l'envoi d'un commando du Hezbollah en Israël qui tue 8 soldats et en kidnappe d'autres. Selon des révélations ultérieures dans la presse américaine et britannique, l'attaque israélienne contre le Hezbollah aurait été planifiée bien avant ces événements. L’armée israélienne mène une offensive terrestre au Liban et bombarde tous les points vitaux du pays (les centrales d’électricité, les ponts, l’aéroport, les industries), paralysant son économie. Les bombardements israéliens causent environ 1 200 morts et 4 000 blessés et conduisent à l’exode de près d’un million de personnes. L'armée israélienne met en pratique au cours de cette guerre la doctrine Dahiya, qui consiste à ne pas tenir compte des pertes civiles lors des bombardements sur des cibles ennemies. Après plus de 33 jours de combats, une trêve correspondant à la résolution 1701 de l'ONU est intervenue le 11 août. Le conflit mènera à des tensions politiques dans les deux pays.
Ancien état d'Europe Centrale, 1949–1989
La République populaire de Hongrie (également traduit par République populaire hongroise ou République démocratique hongroise) est le régime politique qui était en place en Hongrie de 1949 à 1989, lorsqu'elle faisait partie des « démocraties populaires » membres de la sphère d'influence de l'Union soviétique désignée sous le nom de bloc de l'Est. Se réclamant du marxisme-léninisme, le régime demeura en place jusqu'à la chute du bloc communiste en Europe. La République populaire de Hongrie se présentait comme héritière de la République des Conseils dirigée en 1919 par Béla Kun. Elle était membre du pacte de Varsovie et du Conseil d'assistance économique mutuelle.
Pays du Sud-Est asiatique, de 1945 à 1976, également appelé Nord Viêt Nam
La république démocratique du Vietnam (communément Vietnam du Nord ou Nord Vietnam), en abrégé RDVN, est un ancien régime politique vietnamien, proclamé le 2 septembre 1945 par Hô Chi Minh, chef du Parti communiste vietnamien. Alors que l'Indochine française est en plein chaos à la suite de l'occupation japonaise lors de la Seconde Guerre mondiale, le Việt Minh, mouvement contrôlé par les communistes, déclare l'indépendance du Viêt Nam. La France reprend toutefois le contrôle de l'Indochine, au moyen de l'envoi du corps expéditionnaire français en Extrême-Orient, et le gouvernement de la RDVN doit alors prendre le maquis, déclenchant la guerre d'Indochine. À l'issue de ce conflit et de la défaite française lors de la bataille de Diên Biên Phu en 1954, les accords de Genève donnent à la république démocratique du Viêt Nam le contrôle du Nord du pays. La division du territoire entre deux États rivaux indépendants (le Sud de l’ancienne colonie française étant devenu le Sud Viêt Nam) débouche sur la guerre du Vietnam avec l’intervention militaire des États-Unis dans les années 1960. En 1973, les accords de paix de Paris décident du retrait militaire américain, et en 1975, après la chute de Saïgon, le territoire du Sud Viêt Nam passe sous le contrôle du gouvernement révolutionnaire provisoire du Việt Cộng. L'année suivante, les deux entités communistes fusionnent et le pays, réunifié, prend son nom actuel de république socialiste du Viêt Nam.
Ancien État d'Europe du Sud-Est, de 1359 à 1859
La principauté de Moldavie (1359–1859) est un État européen historique. Avec celle de Valachie et celle de Transylvanie, c'est l'une des trois principautés médiévales à population roumanophone. Avec la Valachie, c'est aussi l'une des deux « principautés danubiennes ». La Moldavie en tant que région historique couvrait un territoire aujourd'hui partagé entre trois États modernes : la Roumanie, la Moldavie et l'Ukraine. Son histoire constitue une période importante du passé de la république de Moldavie et de la Roumanie qui en revendiquent toutes deux la culture, les souverains, le patrimoine littéraire et les monuments (dont certains se trouvent aujourd'hui en Ukraine). Elle avait une législation (Pravila), une armée (Oastea), une flotte sur le Danube (Bolozanele) et un corps diplomatique (Logofeții) : ce n'était donc pas, comme le représentent de façon inexacte de nombreux ouvrages historiques modernes, une province turque ou polonaise, mais une principauté d'abord indépendante, ensuite autonome, vassale seulement tantôt des rois de Pologne, tantôt du sultan ottoman de Constantinople.
Rémunération fixe et périodique d’un travail
Le salaire, revenu payé à la force de travail, est une forme de paiement périodique, versé par un employeur à un employé salarié, celui-ci étant généralement encadré par un contrat de travail. Le mot salaire vient du latin salarium, dérivé de sal, le sel. « Payement pour travail ou service rendu », il désignait initialement la ration de sel fournie aux soldats romains (salarium), puis désigna l’indemnité en argent versée pour acheter le sel et autres vivres (salarium).
Ancien État
Vestige de l’Empire byzantin ayant résisté à la prise de Constantinople par les croisés en 1204, l’empire de Nicée, le plus étendu des États grecs, occupait, en Asie Mineure occidentale, une large bande de terre s’étendant de la mer Égée à la mer Noire. Si Nicée demeura sa capitale et le siège du patriarcat pendant toute sa brève histoire (1204-1261), les empereurs établirent leur résidence et le siège du gouvernement à Nymphaion (aujourd’hui Kemalpaşa), ville de Lydie, moins exposée aux armées ennemies. Se défendant à la fois contre les États successeurs et le sultanat seldjoukide, Théodore Ier Lascaris réussit à édifier un État politiquement stable et économiquement viable en Asie Mineure. Ses successeurs, Jean III Doukas Vatatzès et Théodore II Lascaris, étendirent le territoire de l’empire en Europe, encerclant progressivement Constantinople. Après avoir écarté Jean IV Lascaris, le successeur légitime de Théodore II, Michel VIII Paléologue parvint à reprendre la ville en 1261.
Époque d'apogée culturel de l'islam (VIIIe - XIIIe siècles)
L’âge d’or de l'Islam est traditionnellement daté entre le milieu du VIIIe et le milieu du XIIIe siècle. Durant cette période, les artistes, ingénieurs, érudits, poètes, philosophes, géographes et commerçants du monde islamique ont fortement contribué à l'agriculture, aux arts, à l'économie, à l'industrie, au droit, à la littérature, à la navigation, à la philosophie, aux sciences, à la sociologie et aux technologies. La civilisation islamique, qui s'appropria d'abord l'héritage des mondes méditerranéen, iranien et indien antiques, développa en l'espace de quelques décennies à partir de 850 une culture originale, unifiée par la langue arabe, le commerce et la religion. Présente sur trois continents, elle s'épanouit sur un espace extrêmement vaste et joua ainsi un rôle crucial dans le maintien et la diffusion de la numération de position, des connaissances géographiques et astronomiques, et enfin des œuvres philosophiques de l'Antiquité. Howard R. Turner écrit : « Les artistes et scientifiques musulmans, les princes et les travailleurs ont fabriqué ensemble une culture unique qui a directement et indirectement influencé les sociétés sur les autres continents ».
Etat musulman du nord de l'Inde (1206-1526) et (1540-1555)
Le sultanat de Delhi est un État musulman qui s'étend sur le nord et le centre de l'Inde de 1206 à 1526 à partir de sa capitale, Delhi. Plusieurs dynasties turco-afghanes dirigent successivement le sultanat, la dynastie des esclaves ou dynastie des Muizzî (1206-1290), la dynastie des Khaljî (1290-1320), la dynastie des Tughlûq (1320-1413), la dynastie des Sayyîd (1414-1451), et celle des Lodi (1451-1526). Il disparaît en 1526, à la suite d'une défaite décisive de son dernier sultan qui y trouve la mort. C'est l'avènement de l'Empire moghol mais cette première apparition de la lignée des Moghols en Inde va être interrompue par les quinze ans de restauration du pouvoir afghan dans le pays. Shîr Shâh Sûr fonde la dynastie Sûrî (1540-1555) et on peut considérer que celle-ci prolonge l'existence du sultanat de Delhi. Ainsi les historiens (cf. Bosworth, Les dynasties musulmanes p. 247-248) alignent les sultans Sûrî sur leurs prédécesseurs en adoptant la même numérotation des noms de règne.
Ancien pays (1946-1990)
La république populaire de Bulgarie (en bulgare : Народна Република България) est le régime politique en vigueur en Bulgarie entre 1946 et 1990, de l'abolition du royaume de Bulgarie à la chute du bloc de l'Est. Faisant partie des régimes dits de « démocratie populaire », associée au bloc de l'Est, membre du pacte de Varsovie et du Conseil d'assistance économique mutuelle, la république populaire de Bulgarie est un proche allié de l'Union soviétique durant la guerre froide. Sa vie politique est dominée par le Parti communiste bulgare (PCB). Le régime prend fin de facto en 1989 ; la Bulgarie change de nom officiel en 1990 mais n'adopte une nouvelle constitution qu'en 1991.
Guerre opposant le royaume d'Italie à l'Empire ottoman entre 1911 et 1912
La guerre italo-turque (turc : Trablusgarp Savaşı, « Guerre de Tripolitaine » ; italien : Guerra di Libia, « guerre de Libye ») est un conflit qui oppose l'Empire ottoman et le royaume d'Italie du 29 septembre 1911 au 18 octobre 1912. Ce conflit permet à l'Italie de conquérir les provinces ottomanes de Tripolitaine, de Cyrénaïque et du Fezzan qui forment par la suite la Libye italienne. Durant ce conflit, les forces italiennes occupent le Dodécanèse dans la mer Égée. L'Italie a accepté de rétrocéder ces îles à l'Empire ottoman lors du traité d'Ouchy signé au château d'Ouchy à Lausanne en Suisse. Ce traité est parfois appelé « traité de Lausanne » dans certaines sources. Cependant, par ambiguïté du texte, la Turquie renonce finalement à ses revendications sur les îles du Dodécanèse au profit de l'Italie par l'article 15 du traité de Lausanne de 1923. Ce conflit est un signe précurseur de la Première Guerre mondiale, car il réveille les nationalismes dans les Balkans. Voyant la facilité avec laquelle les Italiens ont battu les Ottomans désorganisés, les membres de la Ligue balkanique attaquent l'Empire ottoman avant même la fin des hostilités avec l'Italie. Le 1er novembre 1911, le pilote italien Giulio Gavotti, en mission de reconnaissance, largue quatre grenades sur les troupes ottomanes, réalisant ainsi le premier bombardement aérien de l'histoire. Le futur président de la Turquie et chef de la guerre d'indépendance turque, Mustafa Kemal Atatürk, se distingue militairement dans ce conflit en tant que jeune officier.
Royaume médiéval indépendant du nord-ouest de la péninsule Ibérique (910–1230), capitale León
Le royaume de León (en espagnol : Reino de León, en léonais : Reinu de Llión) était un royaume médiéval indépendant situé au nord-ouest de la péninsule Ibérique. Il est fondé en 910, lorsque les princes chrétiens du royaume des Asturies, sur la côte nord de la péninsule, transfèrent leur capitale d'Oviedo à León. Il joue un rôle prépondérant dans la Reconquista et dans la formation des royaumes chrétiens successifs de l'ouest de la péninsule. De lui émergèrent les comtés de Castille et de Portugal, qui donnent naissance plus tard aux royaumes indépendants de Castille en 1065 et de Portugal en 1139. Les territoires restants de la Couronne de León s'unissent à ceux du royaume de Castille naissant pour former la Couronne de Castille en 1230. Entre 1296 et 1301, lors d'un conflit de succession, le royaume de León recouvre temporairement son indépendance avant d'être finalement réintégré à la Couronne de Castille.
Région historique pendant la domination romaine
L’Hispanie (en latin Hispania) est le nom donné par les Romains à la péninsule Ibérique. Depuis le XVe siècle l’Hispanie est l’hôte des États modernes espagnol et portugais. Selon Isidore de Séville, le nom peut provenir soit de Hispalis : « Occident, pays de l’Ouest », de même étymologie indo-européenne que Hesperos, Hesperia en grec, soit du phénicien 𐤉𐤍𐤐𐤎𐤉𐤀 : ’yspny, pouvant être interprété de deux manières : « contrée des damans » (s’agissant des lapins que les carthaginois ont pris pour des damans) ou bien « contrée des forges », le pays étant renommé pour ses minéraux. Son histoire peut se découper en trois périodes : de -501 à -202 : période ibère, avec une importante influence celtique dans le centre et présence carthaginoise dans le sud (Hispanie barcide) ; de -202 à 409 : période romaine, s’achevant avec l’arrivée des Vandales, des Suèves et des Alains, puis des Wisigoths ; de 507 à 711 : période wisigothique, lorsque la péninsule Ibérique devient l’Hispanie wisigothique à partir du Ve siècle, avec une présence byzantine dans le sud entre 552 et 624 (province romaine d’Orient appelée Spania ou Hispania).