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Régime politique de la France au cours de la Seconde Guerre mondiale, entre juillet 1940 et août 1944
Événement
Le régime de Vichy est le régime politique autoritaire, antisémite et collaborationniste avec l'Allemagne nazie instauré en France à la suite de la défaite française et de l'armistice du 22 juin 1940 durant la Seconde Guerre mondiale. Ce régime a à sa tête le maréchal Philippe Pétain, secondé par le chef du gouvernement Pierre Laval en 1940 et de 1942 à 1944, ainsi que par l'amiral François Darlan de 1940 à 1942. Le régime de Vichy exerce le gouvernement de la France métropolitaine du 10 juillet 1940 au 19 août 1944 pendant la Seconde Guerre mondiale et durant l’occupation du pays par le Troisième Reich. Le régime est ainsi dénommé car le gouvernement siégeait à Vichy, dans l'Allier, dans la zone libre non occupée, alors que de jure la capitale était toujours Paris. Après le vote des pleins pouvoirs constituants à Philippe Pétain, le 10 juillet 1940, par l’Assemblée nationale (réunion de la Chambre des députés et du Sénat), la mention « République française » disparaît des actes officiels ; dès lors le régime s'auto-désigne comme « État français ». Une partie de l'empire colonial français se sépare de l'autorité de Vichy dès 1940 et revient dans le camp des Alliés en se ralliant à la France libre, dirigée par le général de Gaulle ; le reste de l'empire passe sous contrôle des Alliés puis de la France libre après le débarquement anglo-américain en Afrique française du Nord, en novembre 1942, ce qui amène aussi les Allemands à étendre leur occupation à la zone sud et mettre fin à l'armée d'armistice conservée par le régime de Vichy. L'Indochine française passe progressivement sous la tutelle de l'empire du Japon qui l'occupe entièrement en 1945. L'Alsace-Moselle, annexée de fait par le Reich, échappe également à l'autorité de Vichy à partir de 1940. Du fait de son aspect particulier dans l’histoire de France, ce régime illégitime est le plus souvent désigné sous les appellations « régime de Vichy », « gouvernement de Vichy », « France de Vichy » ou simplement par métonymie « Vichy ». Le Troisième Reich, qui occupe d’abord le Nord et l’Ouest du territoire métropolitain et, à partir du 11 novembre 1942, avec les Italiens, la métropole tout entière, laisse l’administration française sous l’autorité du gouvernement français de Vichy, dirigé par Philippe Pétain. Nommé le 16 juin 1940, en pleine débâcle, président du Conseil par le président Albert Lebrun, Pétain se substitue en juillet 1940 au président de la République, qui, bien que n'ayant pas démissionné de son mandat, se retire de la fonction. Pétain se nomme lui-même « chef de l’État français », puis met en œuvre une politique de collaboration avec les nazis et instaure des lois antisémites. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, cette collaboration prend plusieurs formes : coopération économique, arrestations de résistants, de francs-maçons et d'opposants politiques (notamment communistes), rafles de Juifs français et étrangers, réfugiés en France avec la montée du nazisme dans les années 1930, sur le territoire métropolitain, remis aux Allemands et déportés vers les camps d'extermination nazis. Sur le plan militaire, le régime n’est pas un allié officiel du Troisième Reich mais le gouvernement Laval reconnaît la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF) comme une association d’utilité publique et contribue aussi à l’effort de guerre allemand au moyen de la collaboration de son industrie militaire. Il fournit en outre à l’occupant une force armée supplétive de répression en métropole, avec la Milice française, responsable d'exactions meurtrières sur tout le territoire. Au regard du peu de troupes d'occupation allemandes réparties sur un territoire aussi grand que la France, l'ordre nazi n'aurait pu s'exercer sans la totale implication de toute la machine étatique, policière et administrative française alors sous les ordres du régime de Vichy, ce qui reste un exemple unique dans les pays d'Europe occupés. Considérant que la République française n’a jamais cessé d’exister, le général de Gaulle déclare le régime de Vichy « illégitime, nul et non avenu » à la Libération de la métropole à l'été 1944. La responsabilité de l'État français dans la persécution et la déportation des Juifs durant l'occupation n'est reconnue qu'en 1995 par Jacques Chirac.
Régime politique et période de l'histoire de France
La Troisième République, ou IIIe République, est le régime républicain en vigueur en France de septembre 1870 à juillet 1940, soit près de 70 ans, le premier à s'imposer en France dans la durée depuis 1789. En effet, la France vient de connaître, en 80 ans, sept régimes politiques : trois monarchies constitutionnelles, deux républiques, deux empires ainsi qu'une guerre civile opposant plusieurs communes insurrectionnelles françaises au gouvernement dit « de Versailles ». Ces difficultés contribuent à expliquer les hésitations de l'Assemblée nationale, qui met neuf ans, de 1870 à 1879, pour renoncer à la royauté et proposer une troisième constitution républicaine. Formant une constitution de compromis, les lois constitutionnelles de 1875 établissent une république parlementaire de type bicaméral. Marqués par le renversement en 1851 de la République par son premier président élu, les républicains n'accordent dans la pratique au chef de l'État qu'un rôle représentatif. La IIIe République constitue ce que Philip Nord a appelé « le moment républicain », c'est-à-dire une période marquée par une forte identité démocratique, que les grandes lois sur l'instruction, la laïcité, les droits de grève, d'association et de réunion illustrent. La IIIe République est aussi une époque où la vie des Français est « passionnément politique, autant que la vie d'un peuple peut l'être dans une période non révolutionnaire ». C'est ce que Vincent Duclert qualifie de « naissance de l'idée de la France comme nation politique ». Les débats passionnés provoqués par l'adoption des lois scélérates, puis par l'affaire Dreyfus précèdent l'arrivée au pouvoir des radicaux qui procèdent à la séparation des Églises et de l'État (1905) et l'instauration de l'impôt sur le revenu (1914). La IIIe République est aussi une période marquée par toute une série de réformes sociales auxquelles la société aspirait, notamment par l'adoption d'une législation plus favorable pour les salariés lors de la brève expérience du Front populaire. Née dans la défaite, la IIIe République évolue de sa proclamation à sa chute dans un contexte de confrontation avec l'Allemagne. Le 10 juillet 1940, à la suite de la défaite contre l'Allemagne, l'Assemblée nationale (réunion de la Chambre des députés et du Sénat pendant une séance commune), vote les pleins pouvoirs constituants à Philippe Pétain. Le lendemain, le 11, ce dernier se nomme lui-même « chef de l'État français », mettant de facto un terme à la Troisième République et instaurant le régime de Vichy. Le 11 juillet, le général De Gaulle forme le conseil de défense de l'empire qui reste légalement sous le régime de la troisième république mais qui n'applique plus de facto les lois constitutionnelles de 1875.
Conflit prolongé entre la Russie et l'Ukraine, commencé en février 2014
La guerre russo-ukrainienne ou guerre d'Ukraine est un important conflit post-soviétique, militaire et diplomatique, opposant l'Ukraine d'une part, à la Russie alliée aux forces séparatistes ukrainiennes prorusses d'autre part. Elle a commencé en février 2014, à la suite de la révolution ukrainienne de 2014, et s'est initialement concentrée sur le statut de la Crimée et de certaines parties du Donbass, internationalement reconnues comme faisant partie de l'Ukraine. Les huit premières années du conflit ont vu l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014 et la guerre du Donbass (commencée dès 2014 entre l'Ukraine et les séparatistes ukrainiens, militairement soutenus par la Russie), ainsi que des incidents navals, la cyberguerre et des tensions politiques. À la suite de la crise diplomatique russo-ukrainienne de 2021-2022, le conflit s'est considérablement étendu lorsque la Russie a envahi l'Ukraine le 24 février 2022, au petit matin, et annexé de fait, encore quatre oblasts situés le long de la frontière entre la Russie et l'Ukraine : Louhansk, Donetsk, Zaporijjia et Kherson. En janvier 2026, le nombre de victimes est estimé à 1 800 000 par le CSIS . L'origine de la guerre remonte au 21 novembre 2013, à la suite de la décision de dernière minute, du gouvernement ukrainien prorusse de refuser de signer l'accord d'association entre l'Ukraine et l'Union européenne. Des manifestations de grande ampleur (l'Euromaïdan ou la révolution de la Dignité) se déclenchent alors et aboutissent le 22 février 2014 à la fuite du président ukrainien Viktor Ianoukovytch, destitué par vote de l'Assemblée nationale ukrainienne (la Rada de Kiev) et remplacé par Oleksandr Tourtchynov qui devient président intérimaire. Un gouvernement provisoire, dirigé par Arseni Iatseniouk, est mis en place. En réaction, des groupes armés russes prennent le contrôle du Parlement de Crimée, qui élit un nouveau Premier ministre favorable à l'union avec la Russie. Un référendum, organisé sous le contrôle de la Russie, aboutit à un vote favorable au rattachement de la Crimée à la Russie, provoquant une crise diplomatique internationale. Plusieurs autres provinces ukrainiennes à forte population russophone, notamment le Donbass, connaissent des soulèvements prorusses similaires et organisent à leur tour des référendums d'autodétermination afin de se séparer du gouvernement ukrainien en place. La Russie est accusée de soutenir militairement les insurgés en y menant une guerre hybride. Face à ces évènements, le président ukrainien décide d'envoyer l'armée ukrainienne pour rétablir l'ordre dans ces territoires séparatistes. Commence alors la guerre du Donbass. Le 17 juillet 2014, le vol Malaysia Airlines 17 est abattu près de la frontière russo-ukrainienne alors qu'il survole le Donbass. La destruction de cet avion civil amplifie la crise diplomatique, l'armée ukrainienne et les séparatistes ukrainiens s'en accusant mutuellement. Une enquête identifie les tireurs comme appartenant à l'armée russe, n'étant pourtant pas censée être présente sur le terrain. Le 21 février 2022, dans le cadre de la crise russo-ukrainienne de 2021-2022, le président russe Vladimir Poutine annonce la reconnaissance russe de l'indépendance des « républiques populaires » autoproclamées de Donetsk et de Lougansk et les forces armées russes pénètrent dans l'Est de l'Ukraine contrôlé par les républiques séparatistes. Le 23 février au soir, Poutine annonce lors d'une allocution télévisée lancer une « opération militaire spéciale » en Ukraine. Dans la nuit du 23 au 24, le territoire ukrainien est bombardé et les troupes russes commencent l'invasion générale du territoire ukrainien. Les Russes occupent l'oblast de Kherson rapidement et une grande partie de l'oblast de Zaporijjia lors d'une offensive au Sud qui réussit, mais ils sont repoussés lors d'offensives infructueuses contre Kiev et contre Kharkiv. Les Russes occupent Marioupol après une bataille de trois mois, prenant le contrôle de toute la côte de la mer d'Azov. Une nouvelle offensive du Donbass fait passer l'oblast de Louhansk sous contrôle russe. L'invasion provoque la réaction des pays occidentaux, menant à un isolement sans précédent de la Russie par la mise en place progressive de milliers de sanctions notamment économiques. Certains membres de l'OTAN — principalement les États-Unis, le Canada et le Royaume-Uni — et les pays de l'Union européenne soutiennent l'Ukraine au moyen d'assistances économiques et militaires massives, comprenant notamment des livraisons d'armement et de munitions de toutes sortes ainsi que des aides aux formations techniques et militaires des nouveaux combattants ukrainiens mobilisés en grand nombre.
Élection du président de la République française
L'élection présidentielle française de 2022 a eu lieu les 10 et 24 avril 2022 afin d'élire le président de la République française pour un mandat de cinq ans. Il s'agit de la douzième élection présidentielle de la Ve République et onzième au suffrage universel direct. Aucun des douze candidats en lice n'ayant remporté la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour, un second tour est organisé entre les deux premiers candidats. Arrivé en tête du premier tour, le président sortant Emmanuel Macron (27,85 %) affronte Marine Le Pen (23,15 %), un duel identique à celui du scrutin de 2017. C'est la deuxième fois qu'un second tour opposant les mêmes candidats à deux scrutins présidentiels consécutifs a lieu après ceux où se sont affrontés Valéry Giscard d'Estaing et François Mitterrand en 1974 et 1981. En troisième position avec 21,95 % des voix, Jean-Luc Mélenchon réalise le score le plus élevé de ses trois candidatures et arrive largement en tête de la gauche, mais ne réussit pas à accéder au second tour, avec environ 400 000 voix de moins que Marine Le Pen. Une nouvelle fois, les partis politiques traditionnels sont absents du second tour, dans des proportions encore plus importantes que lors de la précédente élection. Le Parti socialiste et Les Républicains, représentés respectivement par Anne Hidalgo et Valérie Pécresse, s'effondrent avec des scores historiquement faibles et n'atteignent pas le seuil des 5 %, condition permettant d'obtenir un remboursement des frais de campagne. Pour la première fois, les candidatures classées à l'extrême droite dépassent le seuil de 30 % des suffrages exprimés au premier tour. La campagne est marquée à ses débuts par l'irruption sur la scène politique d'Éric Zemmour, dont la candidature fait concurrence à Marine Le Pen sur sa droite. Malgré des sondages initialement favorables, le candidat et fondateur de Reconquête arrive finalement loin derrière, en quatrième place. Les sondages d'opinion laissent également annoncer un duel serré entre le président sortant et Marine Le Pen, la possibilité d'une victoire pour cette dernière étant pour la première fois envisagée par ceux-ci. Le second tour voit Emmanuel Macron l'emporter par 58,55 % des suffrages exprimés, permettant ainsi au président sortant d'entamer un second mandat. Le septennat ayant été aboli en 2000, il devient ainsi le premier président de la République française à être réélu pour un deuxième quinquennat, le deuxième président de la Cinquième République réélu hors période de cohabitation et le quatrième président de la Cinquième République réélu. Son investiture pour un second quinquennat a lieu le 7 mai 2022 bien que son premier mandat arrivait à terme le 13 mai.
La monarchie de Juillet est le régime politique du royaume de France entre 1830 et 1848. Instaurée le 9 août 1830 après la révolution dite des « Trois Glorieuses » les 27, 28 et 29 juillet 1830, elle succède à la Restauration. La branche cadette des Bourbons, la maison d’Orléans, accède alors au pouvoir. Louis-Philippe Ier n’est pas sacré roi de France mais intronisé roi des Français. Son règne, commencé avec les barricades de la révolution de 1830, est troublé par plusieurs soulèvements vite maîtrisés, républicains à Paris, légitimistes dans l'Ouest, deux tentatives avortées de coup d'État bonapartiste à Strasbourg et Boulogne, qui ne remettent guère en cause la paix intérieure. La monarchie de Juillet, qui a été celle d’un seul roi, fait suite à la monarchie dite « conservatrice » que constitue la Restauration entre 1814 et 1830. Plus libérale que celle qui la précède, elle est marquée par une renonciation à la monarchie absolue de droit divin (absolutisme) et un louvoiement permanent entre les factions parlementaires du « mouvement » et de la « résistance ». Louis-Philippe définit lui-même sa politique comme celle du « juste milieu ». Son régime s'appuie sur un suffrage censitaire élargi, et sur la Garde nationale bourgeoise. Sa politique extérieure en demi-teinte cherche à allier le reflet du prestige napoléonien et le souci de l'équilibre européen. Cependant, il maîtrise mal les bouleversements sociaux nés de l'industrialisation et son règne s’achève en 1848 par d’autres barricades, qui le chassent pour instaurer la Deuxième République.
L'élection présidentielle française de 2012, dixième élection présidentielle de la Cinquième République neuvième au suffrage universel direct, est un scrutin visant à élire le président de la République française pour un mandat de cinq ans. Elle se tient les 22 avril et 6 mai 2012 ; dans certains territoires d'outre-mer, en raison du décalage horaire, elle se déroule les 21 avril et 5 mai 2012. Le premier tour voit s'affronter dix candidats. François Hollande, candidat du Parti socialiste et du PRG, et Nicolas Sarkozy, président sortant et candidat de l'UMP, se qualifient pour le second tour, avec respectivement 28,6 % et 27,2 % des suffrages exprimés. Parmi les candidats éliminés, Marine Le Pen (17,9 %), Jean-Luc Mélenchon (11,1 %) et François Bayrou (9,1 %) obtiennent des scores significatifs. À l'issue du second tour, deux semaines plus tard, François Hollande est élu président de la République avec 18 millions de voix et 51,6 % des suffrages exprimés, contre 16,9 millions et 48,4 % à son adversaire. Il s’agit de la deuxième élection la plus serrée de la Cinquième République, derrière celle de 1974 et de la deuxième élection présidentielle de l'histoire de France où le président sortant candidat à sa réélection est battu, après celle de 1981. Plusieurs évènements inédits dans l'histoire des élections présidentielles de la Ve République se réalisent alors : le président sortant ne parvient pas à se hisser en tête du premier tour (excepté le cas particulier d'Alain Poher, président de la République par intérim après le départ de De Gaulle, devancé en juin 1969 par Georges Pompidou) ; un candidat accède à la magistrature suprême sans avoir exercé de responsabilités ministérielles ; un des grands partis de gouvernement organise une primaire, ouverte aux sympathisants et non pas seulement aux militants, pour désigner son candidat (François Hollande ayant été désigné, au second tour de cette « primaire citoyenne », par plus d'un million et demi de votants). L'investiture du nouveau président de la République a lieu le 15 mai 2012. Le mois suivant, les élections législatives donnent une majorité au PS.
Série de conflits violents dans les territoires de l'ancienne république fédérative socialiste de Yougoslavie, de 1991 à 2001
Les guerres de Yougoslavie sont une série de conflits violents dans les territoires de l'ancienne république fédérative socialiste de Yougoslavie, qui ont eu lieu entre 1991 et 2001. Deux séries de guerres se succèdent, affectant les six républiques de la défunte république fédérative socialiste de Yougoslavie. On parle aussi de « guerre des Balkans », « guerre d’ex-Yougoslavie », ou plus rarement de « troisième guerre balkanique ». La plupart des guerres se terminèrent par des accords de paix, impliquant la pleine reconnaissance internationale des nouveaux États, mais avec un coût humain énorme et des dommages économiques pour la région. Au départ, l'Armée populaire yougoslave (JNA) essayait de préserver l'unité de l'ensemble de la Yougoslavie en écrasant les gouvernements sécessionnistes, mais elle fut de plus en plus sous l'influence du gouvernement serbe de Slobodan Milošević, qui évoquait la rhétorique nationaliste serbe et souhaitait utiliser la cause yougoslave afin de préserver l'unité des Serbes dans un seul État. En conséquence, la JNA commença à perdre les Slovènes, les Croates, les Albanais du Kosovo, les Bosniaques et les Macédoniens ethniques, et devint effectivement une armée serbe. Selon un rapport de l’ONU de 1994, la partie serbe ne visait pas la restauration de la Yougoslavie, mais la création d'une « Grande Serbie » à partir de certaines parties de la Croatie et de la Bosnie. D'autres mouvements irrédentistes furent également associés aux guerres, comme la « Grande Albanie » (du Kosovo, bien qu'elle ait été abandonnée à la suite de l'intervention de la diplomatie internationale) et la « Grande Croatie » (de certaines parties de l'Herzégovine, jusqu'en 1994, lorsque l'accord de Washington le conclut). Souvent décrites comme les conflits les plus meurtriers d'Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, les guerres furent marquées par de nombreux crimes de guerre, notamment le génocide, les crimes contre l'humanité et le viol. Le génocide bosniaque fut le premier crime européen à être officiellement jugé de nature génocidaire depuis la Seconde Guerre mondiale, et de nombreux participants individuels clés furent par la suite accusés de crimes de guerre. Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) fut créé par l'ONU pour poursuivre les auteurs de ces crimes. Selon l'International Center for Transitional Justice, les guerres de Yougoslavie causèrent la mort d’au moins 140 000 personnes.
L'élection présidentielle française de 2007, qui permet d'élire le président de la République française pour un mandat de cinq ans, est la neuvième élection présidentielle de la Ve République et la huitième au suffrage universel direct. Le scrutin se tient les 22 avril et 6 mai. Président de la République depuis 1995, Jacques Chirac ne brigue pas un troisième mandat. Le premier tour voit se qualifier Nicolas Sarkozy, candidat de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), et Ségolène Royal, soutenue par le Parti socialiste (PS). Le centriste François Bayrou arrive troisième, tandis que le candidat d'extrême droite Jean-Marie Le Pen recule par rapport à 2002. Au second tour, Nicolas Sarkozy l'emporte avec 53,06 % des suffrages exprimés (19 millions de voix), contre 46,94 % (16,8 millions) pour Ségolène Royal. Le 16 mai 2007, Nicolas Sarkozy est investi chef de l'État. Le vote est marqué par un taux de participation exceptionnellement élevé depuis 1981 (83,8 % au premier tour et 84 % au second tour). À partir de 2018, Nicolas Sarkozy fait l'objet de poursuites judiciaires pour financement illégal de sa campagne par le régime libyen de Mouammar Kadhafi. En 2025, il est condamné lors d'un procès en première instance.
Ancien État dirigé par les papes de l’Église catholique, de 754 à 1870
Les États pontificaux, États de l'Église, États papaux, États du Pape ou État ecclésiastique (en italien : Stato Pontificio ou Stato della Chiesa ; en latin : Status Pontificius ou Status Ecclesiasticus) désignent l'ensemble des possessions dont les papes ont été les princes souverains entre le milieu du VIIIe siècle et l'aboutissement de l'unification italienne de 1870. Formant l'assise territoriale de la souveraineté temporelle de l'évêque de Rome, les États pontificaux puisent leurs origines dans le Patrimonium Sancti Petri, un vaste ensemble de biens fonciers constitué de propriétés dont les revenus servent dès le IVe siècle à financer les activités de l'Église romaine. Avec la fin de la domination byzantine en Italie au début du VIIIe siècle, les évêques de Rome exercent des droits souverains concrets sur le duché englobant la ville de Rome et ses environs. En 754, le roi franc Pépin le Bref accorde à l'Église romaine la souveraineté sur des territoires conquis sur les Lombards, un accord confirmé par son fils Charlemagne, qui permet l'établissement du noyau primitif des États pontificaux. S'accroissant tant par la diplomatie que par les armes, les États pontificaux s'étendent progressivement tandis qu'une forgerie appelée « Donation de Constantin » est utilisée pour renforcer leur légitimité. Bien que leur cohésion géographique soit sujette à des variations au fil des siècles, l'essentiel des possessions qui les constituent forment à partir du XIVe siècle une large bande au centre de la péninsule italienne, ouverte sur l'Adriatique à l'est et la mer Tyrrhénienne à l'ouest. Ils atteignent leur extension géographique maximale dans la première moitié du XVIIe siècle. À la suite des campagnes napoléoniennes en Italie, les États pontificaux passent sous domination française puis, après une brève restauration en 1815, sont largement démembrés à l'issue de la deuxième guerre d'indépendance italienne. Ils cessent d'exister le 2 octobre 1870 avec le rattachement de la Ville éternelle et du Latium au royaume d'Italie. On considère que la continuité des États pontificaux se retrouve aujourd'hui dans l'État de la Cité du Vatican issu des accords du Latran signés en 1929.
Période historique de la Renaissance à la Révolution française
L'Époque moderne, ou les « Temps modernes », couvre l'époque historique qui débute à la fin du Moyen Âge située, selon les historiens, en 1453 à la chute de l'Empire romain d'Orient ou en 1492 avec la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb et qui se termine, dans la tradition historique française, en 1789 avec la Révolution française. Pour les historiens de langue anglaise en revanche, l'Époque moderne est ininterrompue des Grandes découvertes jusqu'à nos jours, de sorte que l'époque contemporaine en définit plutôt la partie vécue par des témoins encore en vie à ce jour. Dans cette perspective, l'Époque moderne est celle où triomphent les valeurs de la modernité (le progrès, la communication, la raison), en opposition avec la période précédente du Moyen Âge, longtemps considérée comme un « âge obscur », ou comme une « sombre » parenthèse entre l'Antiquité et la « Renaissance ». En sociologie, la distinction n'est pas faite entre l'Époque moderne et la modernité. Pour Jean-Marc Piotte, par exemple, nous sommes toujours en modernité puisque nous réfléchissons encore dans une perspective d'individus libres, égaux et rationnels ; qu'au niveau individuel le travail et l'amour priment ; et qu'au niveau collectif, le marché, l'état-nation et la laïcité demeurent dominants. Le sociologue Anthony Giddens abonde dans le même sens, affirmant que nos sociétés possèdent toujours les quatre caractéristiques institutionnelles fondamentales de la modernité : le capitalisme, l'accumulation de capital dans le contexte du travail concurrentiel et des marchés de produits ; la surveillance, le contrôle de l'information et la surveillance sociale ; l'industrialisme, l'utilisation de l'industrie pour la production de biens ; et la puissance militaire, le contrôle des moyens de la violence dans le contexte de l'industrialisation de la guerre. Dans une perspective globale, l'Époque moderne voit la mise en contact de deux mondes humains qui s'étaient presque totalement ignorés pendant plus de 20 000 ans : l'Amérique – ou « Nouveau Monde » – et l'Afro-Eurasie – ou « Vieux Monde ». On parlera du « Jeune Monde » lorsque le continent australien sera découvert par les Européens. Le temps écoulé a fait s'éloigner d'une telle manière cette époque du présent que les historiens de certains pays, dont la France, distinguent une quatrième époque, l'Époque contemporaine. Cette quatrième époque n'est certes pas à l'écart et a même vu une intensification extraordinaire de la tendance à la modernisation observée pendant l'Époque moderne. Cependant, cette intensification s'est faite avec des caractéristiques sensiblement différentes, fondamentalement parce qu'elle signifie le moment du développement extraordinaire et du triomphe des forces économiques et sociales qui avaient été en lente gestation durant l'Époque moderne : le capitalisme et la bourgeoisie ; ainsi que les entités politiques qui se sont formées en parallèle : la nation et l'État. C'est cette périodisation « à la française » qui est adoptée dans cet article. La discipline historiographique étudiant cette période se nomme Histoire moderne, et ses historiens « modernistes » (distincts des artistes, écrivains ou religieux de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle).
Empire turco-mongol, de 1243 à 1502
La Horde d'or (ou ulus de Jochi, Grande Horde, khanat des Qipchak ou Kipchak, Tartarie d’Europe) est un empire mongol gouverné par la dynastie issue de Djötchi, le fils aîné de Gengis Khan. Aux XIIIe et XIVe siècles, il s’étendait sur une grande partie de l’actuelle Russie, de l’Ukraine, de la Bulgarie danubienne (jusqu'aux Portes du Danube), du Kazakhstan, de l’Ouzbékistan, du Turkménistan, voire du Caucase.
Empire d'Europe de l'Ouest de 800 à 924
L'Empire carolingien est le résultat de l'expansion territoriale du royaume franc sous l'influence de la dynastie carolingienne pendant le haut Moyen Âge. Il s'étend de l'Europe occidentale à l'Europe centrale. Amorcé par Pépin le Bref, premier souverain de cette deuxième dynastie des rois de France (la première étant celle des Mérovingiens), il doit cependant son nom à son fils, Carolus Magnus ou Charlemagne, couronné empereur par le pape Léon III en 800. Cet Empire franc est partagé entre les petits-fils de Charlemagne, à la suite de la mort de son fils, le roi Louis Ier, dit le Débonnaire, ou Louis le Pieux, et donne naissance à l'ouest à la Francie occidentale, à l'est à la Francie orientale, et à la Francie médiane au centre et au sud. Objet d'un siècle de luttes entre les Francies occidentale et orientale, la Francie médiane finit démembrée, sa moitié nord, la Lotharingie, se rattachant à la Francie orientale, qui deviendra au prochain changement dynastique le Saint-Empire romain germanique, et sa moitié sud ressuscitant le royaume d'Italie. L'Empire carolingien prend fin en 924 avec la mort par assassinat, le 7 avril, de l'empereur Bérenger Ier de Frioul, petit-fils de Louis le Pieux. Le titre impérial restera vacant jusqu'en 962, où le couronnement, le 2 février, d'Otton Ier par le pape Jean XII donnera naissance au Saint-Empire romain germanique.
Famille princière
La maison de Savoie est une dynastie européenne ayant porté les titres de comte de Savoie (1033), puis de duc de Savoie (1416), prince de Piémont (1418), roi de Sicile (1713), roi de Sardaigne (1720) et roi d'Italie (1861). Elle est l'héritière de la dynastie des Humbertiens, nom donné par l’historiographie moderne aux premiers souverains, comtes en Maurienne, et issu du comte Humbert. L'origine de la maison de Savoie remonte vers 1032 lorsque le territoire qui aujourd'hui correspond à la Savoie est intégré avec le second royaume de Bourgogne au Saint-Empire romain germanique. Loin de l'empereur allemand, les seigneuries se créent au hasard des guerres, des mariages et des donations. La numérotation des chefs successifs de cette maison ne tient pas compte des changements de titre. La seule exception vient des rois Humbert Ier d'Italie et Humbert II d'Italie qui n'ont pas repris à leur compte la succession purement savoyarde, d'où l'absence d'Humbert IV et V.
Ancien comté d'Europe
Le comté de Flandre, d'abord pagus de l'Empire carolingien, placé par le traité de Verdun (843) à la frontière nord de la Francie occidentale, devient en 863 une principauté détenue héréditairement par la maison de Flandre, puis un fief vassal des rois de France pendant tout le Moyen Âge. Le comté reste à la maison de Flandre jusqu'à la mort de la comtesse Marguerite de Constantinople en 1280, puis est détenu par la maison de Dampierre, avant de passer en 1384 à la dynastie des ducs de Bourgogne de la maison de Valois, devenant une des principales provinces des Pays-Bas bourguignons et de l'État bourguignon en général. Passant à la maison de Habsbourg à la mort en 1482 de la duchesse Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire et épouse de Maximilien d'Autriche, il échoit en 1515 à leur petit-fils Charles, né à Gand en 1500, qui devient ensuite roi de Castille et d'Aragon en 1516, chef de la maison de Habsbourg en 1519, puis est élu empereur en 1520 sous le nom de Charles Quint. Le désastre de Pavie en 1525, au cours de la sixième guerre d'Italie, contraint François Ier à renoncer à sa suzeraineté sur le comté, qui entre, ainsi que le comté d'Artois, dans le cercle impérial de Bourgogne, subdivision du Saint-Empire. Sous le règne de Philippe II d'Espagne, marqué par le soulèvement des Pays-Bas dirigé par Guillaume d'Orange, le comté de Flandre est reconquis par le gouverneur général Alexandre Farnèse en 1582-1583 et reste donc une possession du roi d'Espagne, une des provinces des Pays-Bas méridionaux, dits « Pays-Bas espagnols », contrairement aux provinces du nord qui font sécession pour former autour de la Hollande la république des Sept Provinces-Unies des Pays-Bas. Le comté de Flandre joue dès le XIIe siècle un rôle économique important à l'échelle européenne, la ville de Bruges devenant au XIIIe siècle la capitale économique de l'Europe du Nord, en lien permanent avec les grandes villes d'Italie (Florence et Venise). Mais la fin du Moyen Âge est marqué par le déclin de Bruges et des problèmes dans les villes flamandes, l'activité économique se déplaçant vers le duché de Brabant, notamment à Anvers, avant la montée des villes hollandaises (Amsterdam, Rotterdam) au XVIIe siècle. Situé à la limite entre la France et le Saint-Empire, séparés par l'Escaut, et proche de l'Angleterre, le comté de Flandre est impliqué dans le conflit entre les Capétiens et les Plantagenêt au XIIIe siècle, puis dans la guerre de Cent Ans, au cours de laquelle les rois de France ont à combattre non seulement les rois d'Angleterre, mais aussi les ducs de Bourgogne, chef de la faction politique des Bourguignons, enfin dans le conflit entre les rois de France et les Habsbourg d'Espagne. Au XVIIe siècle, Louis XIV en conquiert une partie au détriment des rois d'Espagne, notamment les villes de Lille et de Dunkerque. Passé en 1714 à la lignée des Habsbourg d'Autriche, devenant alors une province des Pays-Bas autrichiens, le comté de Flandre cesse d'exister en 1795 à la suite de l'annexion des Pays-Bas autrichiens par la République française, après leur occupation en 1794 par les armées de la Révolution. Le territoire de ce comté correspondait approximativement en Belgique, aux actuelles provinces de Flandre-Occidentale et de Flandre-Orientale ; à l'ouest de la province de Hainaut (arrondissements de Tournai et Mouscron) ; à la partie de la province d'Anvers située à l'ouest de l'Escaut ; aux Pays-Bas, à la Flandre zélandaise (partie de la province de Zélande située au sud de l'Escaut occidental) ; en France, à la région historique de Flandre française (villes de Lille, Dunkerque, Hazebrouck, Douai, etc., et leurs alentours).
9e édition de la Coupe du monde féminine de football
La Coupe du monde féminine de football 2023 est la neuvième édition de la Coupe du monde féminine de football, une compétition organisée par la FIFA et qui réunit un nombre record de trente-deux sélections féminines. Elle se déroule en Australie et en Nouvelle-Zélande du 20 juillet au 20 août 2023. Le premier tour de la compétition voit les éliminations de l'Allemagne deux fois championne du monde (2003 et 2007) et du Canada champion olympique en titre, alors que les Américaines doubles tenantes du titre mondial sont sorties en huitièmes de finale par la Suède. La finale, inédite, oppose l'Angleterre à l'Espagne, qui ont respectivement éliminé l'Australie et la Suède en demi-finale. L'équipe scandinave prend la troisième place en battant la nation hôte 2-0. L'Espagne remporte le titre pour la première fois en prenant le meilleur sur l'Angleterre en finale 1-0, le 20 août à Sydney.
Régime politique en France de 1944 à 1946
Le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) est le nom donné au régime politique et aux institutions correspondantes qui, succédant le 3 juin 1944 au Comité français de libération nationale (CFLN), ont dirigé pendant deux ans l'ensemble du territoire de la France métropolitaine et de son empire colonial jusqu'au 27 octobre 1946, date de l'entrée en vigueur de la Quatrième République. Ce gouvernement provisoire considéra « illégitime, nul et non avenu » le régime de Vichy qui s'acheva le 20 août 1944, par l’exil du maréchal Philippe Pétain pour l'Allemagne, ainsi que son reliquat, la Commission gouvernementale de Sigmaringen, qui disparut le 22 avril 1945. Pendant ces deux années, cinq gouvernements provisoires dirigés respectivement par Charles de Gaulle (deux gouvernements), Félix Gouin, Georges Bidault puis Léon Blum se sont succédé. Le nom utilisé pour le régime de cette période au-delà du seul gouvernement est ainsi une métonymie du type de gouvernement en exercice en attendant la promulgation d’une nouvelle constitution. La loi constitutionnelle du 2 novembre 1945 fonde ce régime politique républicain. L'œuvre de ce gouvernement est vaste : il a conduit la France pendant la fin de la Seconde Guerre mondiale et dans la période de reconstruction qui suit, il a voté des réformes fondamentales (confirmation du droit de vote des femmes, institution du régime général de la sécurité sociale), et il a préparé et mis en place la Constitution de 1946.
Empire berbère régnant sur le Maghreb et Al-Andalus (1121 – 1269)
Les Almohades (en arabe : الْمُوَحِّدُون (al-Mowaḥḥidoun), en berbère : ⵉⵎⵡⴻⵃⵃⴷⴻⵏ (Imweḥḥden), littéralement en arabe « qui proclame l’unité divine ») sont un mouvement religieux berbère qui se structure ensuite en organisation politique. En 1147, après la capture de Marrakech, il devient un califat berbère qui supplante la dynastie almoravide et qui gouverne le Maghreb et Al-Andalus jusqu'en 1269. Face au rigorisme malikisme imposé par les almoravides, Ibn Tûmart développe une doctrine réaffirmant le tawhid. Il fédère les tribus Masmouda du Haut-Atlas marocain et s'autoproclame mahdi en 1121. Constitué en État après la prise de Tinmel en 1123, les Almoravides tentent de reprendre la ville mais subissent une défaite. Le mouvement Almohade assiège alors Marrakech vers 1128, mais est repoussé à la bataille d'Al-Buhayra. Le décès d'Ibn Tûmart vers 1130 suspend l'émergence du mouvement jusqu'à ce qu'Abd al-Mumin soit effectivement accepté comme successeur. En 1147, Marrakech est conquise et Abd al-Mumin devient calife. Il instaure un pouvoir héréditaire et consolide sa position dans l'armée et l'organisation almohade en s'appuyant sur sa tribu, les Koumya zénètes de la région de Nedroma, et sur les Arabes hilaliens qu'il intègre dans l'armée régulière. Sous son règne, les Almohades renversent les Almoravides puis conquièrent le Maghreb central hammadide, l'Ifriqiya (alors morcelée depuis la chute des Zirides) et les Taïfas. Le Maghreb et l'Al-Andalus sont ainsi entièrement sous domination almohade à partir de 1172. À la suite de la bataille de Las Navas de Tolosa en 1212, les Almohades sont affaiblis et leur empire se morcelle au profit des rois des Taïfas en Al-Andalus, des Zianides au Maghreb central et des Hafsides en Ifriqiya ; il voit l'émergence des Mérinides au Maghreb al-Aqsa qui prennent Fès en 1244. Les Almohades, qui doivent désormais payer tribut aux Mérinides et ne contrôlent plus que la région de Marrakech, sont finalement éliminés par ces derniers en 1269.
Tournoi de tennis masculin et féminin
Le tournoi du Canada, actuellement connu sous l'appellation commerciale Omnium Banque nationale (en anglais : National Bank Open), est un tournoi de tennis professionnel qui a lieu chaque année à Montréal et Toronto. Organisé par Tennis Canada, il s'agit d'un des plus anciens tournois de tennis avec Wimbledon et l'US Open.
Fief du Saint-Empire ayant existé entre les XVe et XIXe siècles
Le duché de Savoie est un fief du Saint-Empire romain germanique, du XVe siècle au XVIIIe siècle, bénéficiant d'une relative autonomie politique. Il a pour capitale la ville de Chambéry (1416-1563), située sur le versant septentrional des Alpes, puis celle de Turin (1563-1713), en Piémont. Le duché correspond à l'ensemble des territoires, appelés également les États de Savoie, obtenus par la maison de Savoie, depuis son émergence au cours du XIe siècle. En 1416, le comte Amédée VIII de Savoie obtient de l'empereur l'érection du comté de Savoie en duché. Ses successeurs obtiennent le titre et le royaume de Sicile en 1713, puis celui de royaume de Sardaigne en 1720. En 1860, le duché de Savoie ainsi que le comté de Nice sont annexés à la France après plébiscite sous le Second Empire de Napoléon III, tandis que le reste des territoires est intégré au nouveau royaume d'Italie dont la maison de Savoie prend la couronne.
Période de l'histoire de France, de 1814-1815 à 1830
La Restauration, chrononyme qui devient courant dans les années 1814-1815, est la période de l'histoire de France correspondant à la restauration de la monarchie en tant que régime politique en France, ou plus exactement dans ce qu'il restait de l'Empire napoléonien. Elle se subdivise en : d'une part, une première période entre la première abdication de Napoléon Bonaparte le 6 avril 1814 et son retour au pouvoir en mars 1815 ; d'autre part, une seconde période après la seconde et dernière abdication de Napoléon Ier (ou chute du Premier Empire) et la révolution des Trois Glorieuses à partir du 29 juillet 1830. En France, la Restauration prit la forme du retour au pouvoir de la maison de Bourbon, pouvoir exercé cette fois dans le cadre d'une monarchie constitutionnelle énoncée dans la Charte de 1814, octroyée par le nouveau roi de France Louis XVIII au peuple français. Cette période est interrompue par les Cent-Jours du 20 mars au 8 juillet 1815 pendant lesquels l'empereur déchu Napoléon Ier reprend le pouvoir. Cet intermède permet de distinguer cette Première Restauration de la Seconde Restauration. Cette dernière sera suivie par la monarchie de Juillet de 1830 à 1848, également limitée par la nouvelle Charte de 1830, sous le règne de Louis-Philippe Ier, issu pour sa part d'une branche cadette de la maison de Bourbon, les Orléans. La restauration s'avéra être une époque d'expérimentation des équilibres possibles entre les régimes politiques de la monarchie et du parlementarisme, comme entre la suprématie royale et la séparation des pouvoirs, principaux acquis de la Révolution française. Elle conduisit à l'avènement d'une monarchie constitutionnelle, dans un contexte international de paix à peine retrouvée. La révolution industrielle provoque des bouleversements économiques et sociaux profonds, mais l'économie donne des signes de reprise. Du point de vue de la politique intérieure, le retour monarchique conjugué à une vraie vie parlementaire, est marquée d'une oscillation entre ultraroyalistes et libéraux, dont les fluctuations ministérielles se ressentent.
L'élection présidentielle française de 2002 a pourvu à l'élection, au suffrage universel et au scrutin uninominal majoritaire à deux tours, du président de la République française pour le premier quinquennat de l'histoire. Elle est la huitième élection présidentielle de la Ve République et la septième au suffrage universel direct. Le scrutin se tient les 21 avril et 5 mai 2002. Cette élection intervient après cinq ans de cohabitation entre le Premier ministre socialiste, Lionel Jospin, et le président de la République, issu du RPR, Jacques Chirac. Tous deux sont donnés favoris tout au long de la campagne, mais souffrent de leur grande proximité programmatique, notamment sur les sujets européens. Lionel Jospin affirme que son programme est « moderne, mais pas socialiste », ce qui continue de brouiller les lignes. Jacques Chirac axe sa campagne sur sa critique des prélèvements obligatoires et de l'insécurité. Le « troisième homme » dans les sondages est un temps Jean-Pierre Chevènement, avant que la fin de campagne n'avantage le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, qui présente un programme nationaliste en seize points. Cette élection marque durablement la vie politique française. Le premier tour place en tête Jacques Chirac (19,88 %) et, à la surprise générale, Jean-Marie Le Pen (16,86 %). Lionel Jospin arrive en troisième position avec 16,18 % des voix. Ce résultat s'explique en partie par la division de la gauche plurielle et par les scores réalisés par l'extrême gauche. C'est la deuxième fois (avec celle de 1969) qu'un candidat de gauche n'est pas présent au second tour d'une élection présidentielle sous la Ve République et la première fois qu'un candidat d'extrême droite y figure. Enfin, pour la première fois sous la Ve République, aucun candidat ne franchit le seuil de 20 % au premier tour. Au second tour, Jacques Chirac l'emporte avec 82,21 % des suffrages, grâce au soutien massif de la gauche, qui applique le concept du « front républicain » face au candidat du Front national. La quasi-totalité des candidats éliminés au premier tour, de la société civile et des médias de masse avait appelé à voter Jacques Chirac, explicitement ou non. Au soir de sa défaite, Lionel Jospin annonce son retrait de la vie politique, puis présente la démission de son gouvernement. Après sa réélection, Jacques Chirac nomme un gouvernement dont les ministres proviennent de partis appelés à former un parti recentré : l'UMP. Ce scrutin a par la suite favorisé le concept de vote utile, tandis que l'expression de « 21 avril », en référence aux résultats du premier tour de cette élection, s'est imposée.
Ensemble des colonies, protectorats, territoires sous mandat ou sous tutelle gouvernés ou administrés par les Pays-Bas
L’empire colonial néerlandais (1603-1975) est le nom donné à des territoires colonisés par les Provinces-Unies, principalement entre le XVIIe siècle et le XXe siècle, puis repris par le royaume uni des Pays-Bas et par les Pays-Bas actuels. Il s'est développé au cours du XVIIe siècle, à l'époque du siècle d'or néerlandais où les Provinces-Unies étaient la puissance maritime et économique dominante dans le monde sous l'impulsion de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Les Provinces-Unies perdirent une partie de leurs colonies au XVIIIe siècle notamment aux mains des Anglais mais conservèrent jusqu'au milieu du XXe siècle les Indes orientales néerlandaises (actuelle Indonésie), le Suriname et les Antilles néerlandaises.
Période froide principalement autour de l'Atlantique nord, entre les XIVe et XIXe siècles
Le petit âge glaciaire (parfois abrégé en PAG) est une période climatique froide, particulièrement intense dans l'Atlantique nord, ayant approximativement eu lieu entre le début du XIVe siècle et la fin du XIXe siècle. Elle est caractérisée par une série d'hivers longs et froids en Europe et en Amérique du Nord. Elle porte plusieurs noms, dont « petit âge de glace », « petite période glaciaire » ou encore « petite glaciation ». Elle se caractérise par des périodes de crues glaciaires, auxquelles correspondent plusieurs minimums de températures moyennes très nets. Elle succède à l'optimum climatique médiéval (OCM), période plus chaude. Ce terme est introduit de manière informelle en 1939 par le géologue François E. Matthes pour désigner initialement les 4 000 dernières années. Ses causes, sans être exclusives les unes des autres, font l'objet de plusieurs études scientifiques publiées à partir de la fin du XXe siècle.
Génocide des Roms commis par l'Allemagne nazie
Le Porajmos, Porrajmos (littéralement « dévorer » en romani), Samudaripen ou génocide tzigane est l'entreprise de persécutions et d'extermination des ethnies roms (ou sinté, manouches, gitans, kalderash, etc.) et Yéniches appelés « Tsiganes » (Zigeuner en allemand), nomades, sédentaires ou semi-sédentaires pendant la Seconde Guerre mondiale, en Allemagne nazie, dans les territoires qu'elle occupe et chez ses alliés. Les estimations de plusieurs historiens varient entre 200 000 et 500 000 victimes. Les Roms sont démographiquement la troisième population européenne victime d'une extermination familiale et raciale, après les Juifs d'Europe et les Arméniens. En Europe, la reconnaissance de ce génocide est tardive. C'est en 1982 qu'il est reconnu en Allemagne, où son déni relève d'une infraction pénale. Outre l'antitsiganisme persistant, de multiples raisons ont pu contribuer à ce retard. Comme les traumatismes générés pour les survivants, associés aux coutumes de transmissions orales. Une tradition des tabous, de la discrétion, l'usage de noms d'emprunt, ainsi que le partage interne à la communauté dû à une méfiance accrue en raison des persécutions. Faute d'une organisation puissante pour représenter ces peuples sans frontière et politiquement sous-représentés, les autorités ont pu occulter ce génocide durant plusieurs décennies. En raison du nomadisme qui concerne une partie d'entre eux, le recensement par les administrations officielles est délicat. Contrairement à une idée répandue, la grande majorité de ces populations, qui sont présentes en Europe depuis le VIIIe siècle, étaient des familles sédentaires, stables et faisant partie intégrante des sociétés. Les Roms, sédentaires ou non, sont surveillés et fichés dès que possible par la majeure partie des États européens, ce dès la fin du XIXe siècle, ce qui facilite les actions violentes menées contre eux. Les victimes du Porajmos ont été longtemps oubliées, parfois confondues avec des personnes juives. Pour marquer les détenus tsiganes des camps, les nazis leur ont attribué le triangle marron. Certains ont été catégorisés avec les asociaux, en raison d'une méconnaissance de leur mode de vie jugé « précaire ». Cette dernière catégorie arbitraire regroupait également des personnes en situation de handicap et les autres minorités ciblées par les nazis. Identifiés par les partisans du Troisième Reich tantôt Tsiganes, Tsiganes métissés, nomades, asociaux, politiques, ou identité usurpée/dissimulée, le nombre réel de victimes reste indéterminé.