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Ancien État d'Eurasie (1922–1991)
Événement
L'Union des républiques socialistes soviétiques, abrégé en URSS ou Union soviétique (en russe : Союз Советских Социалистических Республик, СССР ; transcription : Soïouz Sovietskikh Sotsialistitcheskikh Riespoublik, SSSR ; litt. « Union des républiques socialistes des conseils »), est un ancien État fédéral transcontinental à régime communiste, sous la direction du Parti communiste de l'Union soviétique. Elle a été créée le 30 décembre 1922 par le traité relatif à la formation de l'Union des républiques socialistes soviétiques et dissoute le 26 décembre 1991. État le plus vaste du monde dès le milieu du XXe siècle, l'URSS occupait un sixième des terres émergées et s'étendait sur onze fuseaux horaires, de la mer Baltique et de la mer Noire à l'océan Pacifique, soit toute la partie nord-est de l'Eurasie. C'était la majeure partie du territoire de l'ancien Empire russe, moins la Pologne et la Finlande indépendantes depuis la guerre civile russe de 1918 à 1921, et augmentée des gains territoriaux de la période stalinienne en Europe orientale et en Extrême-Orient entre 1939 et 1945. Le territoire de l'URSS évolue donc dans le temps, surtout durant et à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. L'Union était composée de républiques fédérées (dont le nombre varie également selon les époques) qui sont devenues indépendantes lors de sa dislocation — tout en restant, pour la plupart, liées au sein de diverses entités — ainsi que d'un certain nombre de républiques et régions autonomes. La formation de l'URSS fut l'une des conséquences de la révolution russe de 1917. La révolution de Février mit fin au règne des tsars dont Nicolas II fut le dernier représentant, et instaura la République russe qui fut renversée le 7 novembre 1917 par les bolcheviks lors de la révolution d'Octobre. L'un des moteurs de la création de l'URSS fut la volonté de Vladimir Lénine d'appliquer sa doctrine fédéraliste en transformant la Russie unitaire en une union de républiques formées selon le principe des territoires ethniques jouissant d'un certain degré d'autonomie culturelle locale. Sa conception s'opposait initialement à celle du nationalisme soviétique de Joseph Staline qui voulait créer une seule république socialiste fédérative soviétique de Russie. Toutefois, Staline revint ultérieurement sur ses positions et, dans les années 1925-1939, procéda lui-même à la création de plusieurs républiques fédérées (dans le Caucase, en Carélie et en Asie centrale). L'URSS était gouvernée par le Parti communiste de l'Union soviétique (PCUS) et tout particulièrement par son bureau exécutif : le Politburo. Tous les appareils (législatif, exécutif ou judiciaire), ainsi que la presse et la société civile dans son ensemble, étaient directement soumis à l'autorité de ce parti unique et de sa police politique (successivement Tchéka, Guépéou, NKVD, MGB, KGB…), rendant factice l'autonomie constitutionnelle des républiques fédérées et autres entités autonomes, ainsi que celle des soviets et de leur hiérarchie dont le Soviet suprême et de ses deux composantes, le Soviet de l'Union (un député pour 300 000 habitants) et le Soviet des nationalités (25 députés pour chaque république soviétique fédérée, 11 pour chaque république autonome, cinq pour chaque oblast autonome et un pour chaque okroug ou raïon autonome). Le caractère "socialiste" du régime en URSS a été questionné par d'autres courants marxistes dissidents. Par exemple, les conseillistes ou encore les trotskystes qui ont été en opposition vis-à-vis du régime marxiste-léniniste de l'Union soviétique, les communistes de conseils (conseillistes) considérant par exemple que le régime soviétique était une dictature exploitant le prolétariat sous un système économique de « capitalisme d'État », et non une économie socialiste et démocratique. Ces pratiques, analysées dès 1970 par Andreï Amalrik comme une impasse politique, sociale et économique, produisant une perte d'espoir et de légitimité, incitèrent le gouvernement soviétique, présidé à partir de 1985 par Mikhaïl Gorbatchev, à réformer le système par une politique de glasnost (« transparence ») et de perestroïka (« restructuration »). Malgré un référendum organisé en mars 1991 au cours duquel 77,85 % des électeurs se prononcèrent en faveur de la préservation de l'Union soviétique, un coup d'État en août 1991 précipita la chute du pays. La Communauté des États indépendants (CEI) est créée le 8 décembre 1991 et quelques jours plus tard, le 25 décembre, Gorbatchev démissionne de son poste de président de l'URSS. La fédération de Russie est l'État continuateur de l'Union soviétique et a notamment hérité de son siège de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations unies.
État multi-ethnique transcontinental ayant existé de 1299 à 1922
L'Empire ottoman (en turc ottoman : دولت عليه عثمانیه / devlet-i ʿaliyye-i ʿos̲mâniyye, littéralement « l'État ottoman exalté » ; en turc : Osmanlı İmparatorluğu ou Osmanlı Devleti), connu historiquement en Europe de l'Ouest comme l'Empire turc, la Turquie, ou bien la Turquie ottomane, est un empire fondé à la fin du XIIIe siècle au nord-ouest de l'Anatolie, dans l'actuelle commune de Söğüt (actuelle province de Bilecik), par le chef tribal oghouze Osman Ier, fondateur de la dynastie ottomane (ottoman vient de l'arabe ʿuṯmānī عُثْمَانِي, dérivé de ʿuṯmān عُثْمَان, nom arabisé d'Osman et vient également de Ataman, nom turcisé d’Osman). Après 1354, les Ottomans entrèrent en Europe, et, avec la conquête des Balkans, le Beylik ottoman se transforma en un empire transcontinental. Après avoir encerclé puis occupé sa capitale, les Ottomans mirent fin à l'Empire byzantin en 1453 par la conquête de Constantinople sous le règne du sultan Mehmed II. Aux XVe et XVIe siècles, sous le règne de Soliman Ier le Magnifique, l'Empire ottoman était un empire multinational et multilingue contrôlant une grande partie de l'Europe du Sud-Est, des parties de l’Europe centrale, de l’Europe de l'Est, et de l'Asie occidentale, du Caucase et de l'Afrique du Nord. Au début du XVIIe siècle, l'Empire comprenait trente-deux provinces et de nombreux États vassaux. Certains d'entre eux ont ensuite été absorbés par l'Empire, tandis que d'autres bénéficièrent de divers types d'autonomie au cours des siècles. Avec Constantinople comme capitale, et le contrôle des terres autour du bassin méditerranéen, l'Empire ottoman fut au centre des interactions entre les mondes oriental et occidental pendant six siècles. Alors que l'on croyait autrefois qu'il était entré dans une période de déclin à la suite de la mort de Soliman le Magnifique, cette opinion n'est plus soutenue par la majorité des historiens universitaires. L'Empire continua à maintenir une économie, une société et une armée puissante et flexible tout au long du XVIIe et d'une grande partie du XVIIIe siècle. Les Ottomans subirent de graves défaites militaires à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, ce qui les amena à entamer un vaste processus de réforme et de modernisation connu sous le nom de Tanzimat. Ainsi, au cours du XIXe siècle, l'État ottoman était devenu beaucoup plus puissant et organisé malgré de nouvelles pertes territoriales, en particulier dans les Balkans où de nouveaux États émergèrent. L'Empire s'allia à l'Empire allemand au début du XXe siècle, espérant échapper à l'isolement diplomatique qui avait contribué à ses récentes pertes territoriales, et s'engagea ainsi dans la Première Guerre mondiale du côté des puissances centrales. Peu préparé à participer à une guerre moderne, l'empire dut également affronter d'importantes tensions internes, en particulier dans ses possessions arabes, avec la révolte arabe de 1916-1918. Pendant ce temps, des exactions furent commises par le gouvernement ottoman, dont certaines de nature génocidaire contre les Arméniens, les Assyriens, les Grecs, et les Libanais. La défaite de l'Empire et l'occupation d'une partie de son territoire par les puissances alliées au lendemain de la Première Guerre mondiale entraînèrent sa partition, et la perte de ses territoires du Moyen-Orient divisés entre le Royaume-Uni et la France, selon des mandats de la Société des Nations, dans l’attente de l’indépendance des territoires considérés : Palestine, Mésopotamie (futur Irak), Syrie et Liban. Le succès de la guerre d'indépendance turque contre les occupants alliés conduisit à l'émergence de la république de Turquie, proclamée le 29 octobre 1923 dans le cœur de l'Anatolie à Ankara, et à l'abolition de la monarchie ottomane.
Ancien pays d'Europe du Sud-Est ayant eu divers gouvernements de 1918 à 2003
La Yougoslavie /ju.gɔ.sla.vi/ (serbo-croate : Jugoslavija et Југославија [ ju.ɡǒ.slaː.ʋi.ja], slovène : Jugoslavija [ ju.ɡɔ.slàː.ʋi.ja], macédonien : Југославија [ ju.ɡɔˈsɫa.vi.(j)a], signification : « pays des Slaves du Sud ») est un État d'Europe du Sud-Est qui existe sous différents noms et formes entre 1918 (entre 1918 et 1929, le pays s’appelle royaume des Serbes, Croates et Slovènes) et 2003. Jusqu'en 1992, il regroupe les actuels pays de Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Serbie, Macédoine du Nord, ainsi que le Kosovo, une république dont l’indépendance obtenue le 17 février 2008 n’est pas reconnue unanimement par la communauté internationale. Durant la guerre froide, la Yougoslavie, alors en rupture avec l’URSS, a eu la particularité d’adopter une politique de neutralité et d’avoir été le seul régime communiste situé à l’ouest du rideau de fer. Ainsi, le pays n'a jamais été membre du pacte de Varsovie et il participa à la fondation du Mouvement des non-alignés, tout en maintenant une politique d'ouverture vis-à-vis de l’Europe occidentale, notamment sur le plan des flux financiers et de la circulation des personnes.
Période préhistorique d'adoption de l'agriculture
Le Néolithique est une période de la Préhistoire, qui débute durant le réchauffement climatique de l'Holocène. Défini à l'origine comme un « âge de la pierre polie », il est principalement caractérisé actuellement par la domestication de certaines plantes et animaux, et le début de l’agriculture et de l’élevage. La chasse et la collecte des populations mésolithiques n'ont cependant pas été systématiquement abandonnés. C'est donc une longue phase de transition, marquée par des changements fondamentaux, qui a peu d'équivalents dans l'histoire humaine, et qui a souvent été désignée comme une « révolution néolithique ». Cette période commence plus ou moins tard en fonction des contextes. Elle apparaît d’abord au Moyen-Orient vers 10000 av. J.-C. et sera suivie, plus tard, d’une migration vers l’Europe. En Chine elle apparaît selon les lieux entre 7000 et 5000 av. J.-C., et ailleurs dans le monde à des dates différentes, parfois très tardivement et parfois pas du tout si la nécessité ne s’en est pas fait sentir. Avec le Néolithique les populations sont devenues, souvent, sédentaires. Ce changement économique s'accompagne d'autres évolutions majeures, qui sont pour la plupart ses conséquences. En effet, il va généralement de pair avec l'adoption d'un mode de vie sédentaire, par lequel les groupes humains se fixent en un même lieu, le plus souvent dans un village, et cessent d'être mobiles. Les principales innovations techniques de cette période sont la généralisation de l'outillage en pierre polie, la poterie, le tissage, ainsi que le développement de l'architecture domestique et collective, parfois monumentale. C'est plus largement un nouveau mode de vie qui se met en place avec l'économie agricole, qui change profondément les habitudes des êtres humains. L'adoption de l'agriculture aura impliqué aussi la mise en place de nouvelles formes d'organisation sociale et économique, à long terme, moins égalitaires que par le passé, et s'accompagne apparemment d'évolutions dans les mentalités et dans les cultes. L'apparition et la diffusion de l'économie agricole ont entraîné aussi de grands changements environnementaux, car les humains ont modifié bien plus profondément les paysages que par le passé, pour aménager leurs zones d'habitat et de culture, et en diffusant des espèces végétales et animales domestiquées en dehors de leurs milieux naturels. L'émergence de l’État et des villes, se trouvent à l’aboutissement du Néolithique. Les technologies du bronze ou du fer sont venues aussi y mettre un terme.
Population de la région nord de la mer Baltique à l'époque viking (800-1050)
Les Vikings (en vieux norrois : víkingr, au pluriel víkingar) sont des Scandinaves commerçants, pillards, pirates, guerriers et explorateurs ayant vécu au cours d’une période s’étendant du VIIIe au XIe siècle, communément nommée « âge des Vikings ». Ils sont souvent appelés Normands, étymologiquement « hommes du Nord », dans la bibliographie ancienne.
Guerre de 1967 au Moyen-Orient
La guerre des Six Jours s'est déroulée du lundi 5 au samedi 10 juin 1967 et a opposé Israël à l'Égypte, la Syrie, l’Irak, et la Jordanie, après une offensive israélienne contre l’Égypte. Les relations entre Israël et ses voisins arabes étaient restées conflictuelles depuis les accords d’armistice de 1949 qui ont mis fin à la guerre israélo-arabe de 1948-1949. En 1956, les tensions régionales se sont intensifiées lors de la crise de Suez, lorsque Israël a envahi l’Égypte en réaction à la fermeture du détroit de Tiran aux navires israéliens. Les tensions israélo-arabes s’intensifient à nouveau au printemps 1967. La crise débuta le 7 avril, lorsqu'à la suite d'un incident mineur à la frontière israélo-syrienne, un combat aérien aboutit à la destruction de sept avions syriens. La montée des tensions fut exacerbée par les actions des commandos palestiniens opérant sur le territoire israélien, tandis que Israël menaça la Syrie d'une guerre en raison de son soutien aux Palestiniens. Le chef d'État égyptien, Gamal Abdel Nasser, répondit en fermant le détroit de Tiran, et en déployant des troupes aux frontières. Le 5 juin 1967, Israël lança une série de frappes aériennes contre des aérodromes égyptiens et d'autres installations dans le cadre de l'opération Focus. Les forces égyptiennes furent prises par surprise et la quasi-totalité des moyens aériens militaires égyptiens furent détruits au sol, donnant à Israël la suprématie aérienne. Simultanément, l'armée israélienne lança une offensive terrestre dans la péninsule du Sinaï ainsi que dans la bande de Gaza. Les chars de l'armée israélienne prirent l'ascendant sur leurs adversaires. Après une résistance initiale, Nasser ordonna l'évacuation de la péninsule du Sinaï. La Jordanie, qui avait conclu un pacte de défense avec l'Égypte, a mené des attaques contre les forces israéliennes afin de ralentir leur avancée. Le cinquième jour, la Syrie est entrée en guerre en bombardant les positions israéliennes dans le nord. La guerre des Six Jours a entraîné plus de 15 000 morts coté arabe et moins de 1 000 coté israélien. En outre, 15 casques bleus de l’ONU ont été tués par des frappes israéliennes dans le Sinaï et 34 soldats américains ont été tués lors de l’incident du USS Liberty, au cours duquel les forces aériennes israéliennes ont attaqué un navire américain pour des raisons qui restent controversées. En moins d'une semaine, l'Égypte perdit la bande de Gaza et la péninsule du Sinaï, la Syrie fut amputée du plateau du Golan et la Jordanie de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Israël prit le contrôle de la vieille ville de Jérusalem. Environ 280 000 à 325 000 Palestiniens ont été expulsés de la Cisjordanie et 100 000 Syriens ont fui ou ont été expulsés du plateau du Golan. La victoire d'Israël l'a placé au rang de puissance militaire au Moyen-Orient. Les résultats de cette guerre, épisode du conflit israélo-arabe, influencent encore aujourd'hui la géopolitique de la région. Si Israël s'est depuis retiré d'un de ces territoires occupés, à savoir le Sinaï, deux autres ont été annexés, Jérusalem-Est et le plateau du Golan, — deux actes non reconnus par la communauté internationale — une grande partie de la Cisjordanie est toujours occupée, et la bande de Gaza était depuis 2005 sous embargo maritime, terrestre et aérien jusqu'au début de la guerre de Gaza d'octobre 2023 à aujourd'hui. Ces territoires annexés sont considérés comme une occupation illégale selon le droit international.
Ensemble des territoires conquis, exploités et dominés par la France
L’Empire colonial français est l’ensemble des colonies, protectorats, territoires sous mandat et territoires ayant été sous tutelle, gouvernés ou administrés par la France. Inauguré au XVIe siècle, il a connu une évolution très contrastée selon les époques, aussi bien par son étendue que par sa population ou sa richesse. Les possessions coloniales ont connu différents statuts et modes d’exploitation ; des colonies antillaises esclavagistes du XVIIe et du XVIIIe siècle à l’Algérie française, partie intégrante de la France à certaines périodes, en passant par les protectorats de Tunisie et du Maroc et les territoires sous mandat de Syrie et du Liban. On distingue généralement deux grandes périodes, le pivot étant la guerre de Sept Ans, puis la Révolution et l’époque napoléonienne, épisodes au cours desquels la France perdit pratiquement l’ensemble de sa première entreprise coloniale. Le premier espace colonial, constitué à partir du XVIe siècle, comprend des territoires nord-américains, quelques îles des Antilles, les Mascareignes et des établissements en Inde et en Afrique. Il s'étendait sur 10 000 000 km2. Il était le plus grand empire colonial du monde après l’empire espagnol. La guerre de Sept Ans se solde par la perte d’une grande partie des territoires coloniaux de la France au profit de la Grande-Bretagne (Nouvelle-France et en Inde). L’empire colonial survit malgré tout et connaît une certaine prospérité grâce aux exportations antillaises (Saint-Domingue, Martinique, Guadeloupe) de café et surtout de sucre entre 1763 et la fin des années 1780. Il s’effondre toutefois brutalement au point de disparaître presque entièrement à la suite de l’époque napoléonienne (ex : vente de la Louisiane). Le second espace colonial, constitué à partir des années 1830, se compose principalement de régions d’Afrique acquises à partir des anciens comptoirs, mais aussi d’Asie (Indochine et Levant) et d’Océanie (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Nouvelles-Hébrides). Ce second espace colonial fut au cours de la seconde moitié du XIXe et au XXe siècle le deuxième plus vaste du monde, derrière l’empire colonial britannique en superficie. Présent sur tous les continents, il s’étendait à son apogée, de 1919 à 1939, sur 13 500 000 km2, où vivaient 150 000 000 habitants en 1939, loin derrière l’Empire britannique où l’Inde à elle seule comptait 330 000 000 habitants à la même date. La superficie totale de l'empire colonial français, avec le premier (principalement dans les Amériques et en Asie) et le second (principalement en Afrique et Asie), l’empire colonial français combinés, avaient un total de plus de 24 000 000 km2, soit le plus grand empire colonial de l’histoire, après l’empire britannique. L'empire colonial français a eu un impact énorme sur l'histoire du monde. La France a eu environ 80 colonies tout au long de son histoire, le deuxième plus grand nombre de colonies au monde derrière l'Empire britannique. Environ 40 pays ont obtenu l'indépendance de l'empire colonial français tout au long de son histoire, le deuxième plus de pays au monde derrière l'Empire britannique. Plus de 50 % des frontières du monde aujourd'hui ont été tracées à la suite de l'impérialisme britannique et français. Entre les années 1500 et 1880, plus de 3,2 millions d'Africains ont été transportés de force dans le Nouveau Monde sur des navires français. Avec un total de 11 118 traversées enregistrées, la France était responsable de 25 % du commerce transatlantique d'esclaves, étant le troisième pays ayant la plus grande participation à cette traite. Il n'a été dépassé que par le Royaume-Uni, qui a transporté environ 3,4 millions de personnes réduites en esclavage (27 %), et le Portugal, qui était en tête avec près de 5,8 millions de personnes réduites en esclavage (46 %).. L’Empire fut, tout particulièrement sous le régime républicain, appuyé sur l’idée d’une mission civilisatrice. Sous l’ancien régime, la conversion au catholicisme était déjà un motif important dans la justification du colonialisme. Aujourd’hui, l’héritage territorial de ce vaste empire colonial constitue la « France d’outre-mer » (départements et régions d’outre-mer, collectivités d’outre-mer soit « DROM-COM », anciens « DOM-TOM ») : une douzaine de territoires insulaires dans l’Atlantique, les Antilles, l’océan Indien, le Pacifique sud, au large de l’Antarctique, ainsi que la Guyane sur la côte nord de l’Amérique du Sud, pour une superficie émergée totale de 119 394 km2, soit à peine 1 % de la superficie de l’empire colonial à son apogée entre les deux guerres mondiales. D’une faible superficie émergée, ces territoires d’outre-mer permettent toutefois à la France de revendiquer la seconde plus grande zone économique exclusive (ZEE) au monde, couvrant 10 186 526 km2 d’océans, derrière celle des États-Unis. L'héritage de l'Empire colonial français est considérable. Entre 300 et 500 millions de personnes parlent français, ce qui en fait la deuxième langue latine la plus parlée au monde après l'espagnol, pour ce qui est du nombre total de locuteurs. Le français est la langue officielle, co-officielle ou de jure (de droit) dans plus de 30 pays, le plus dans le monde derrière l’anglais seulement. L’héritage linguistique et orthographique de l’empire colonial français est la francophonie des anciennes colonies françaises, dont quatorze ont toujours le français comme langue officielle ou co-officielle, et dont dix-sept (avec les trois du Maghreb et la Mauritanie) utilisent toujours à l’international, pour leurs toponymes et leurs patronymes, des graphies françaises (Nouadhibou plutôt que la translittération Nuadhibu de l’arabe نواذيبو ; Ouagadougou plutôt que le phonétique Wagadugu du dioulais Wogodogo ou encore Houphouët-Boigny plutôt que le phonétique baoulé Hufwe-Bwanny). Enfin, l’héritage économique, monétaire, diplomatique ou militaire des anciens liens coloniaux est la relation particulière et inégale avec la France même si ce type de relation n’est pas propre à l’ancien empire français.
Se produit lorsqu'un objet passe devant une source de lumière
Une éclipse est l'occultation d'une source de lumière par un objet physique. En astronomie, une éclipse est la disparition apparente (occultation) et temporaire, pour un observateur, de tout (éclipse totale) ou partie (éclipse partielle) d'un astre (une étoile comme le Soleil, une planète ou un satellite naturel comme la Lune) résultant de l'interposition d'un autre objet céleste soit entre cet astre et la source de lumière qui l'éclaire (éclipse vraie), soit entre cet astre et l'œil de l'observateur (éclipse apparente). La disparition de l'astre éclipsé, ou occulté, est son immersion ; sa réapparition est son émersion. Il existe plusieurs sortes d'éclipses, notamment les éclipses de Lune et celles de Soleil, ces dernières étant plus rares. Cependant, ce phénomène reste très rare. Lorsque l'objet occultant a un diamètre angulaire nettement plus petit que celui de l'autre objet (sans qu'une limite précise ne soit réellement fixée), on parle plutôt de transit.
Période généralement définie comme comprise entre l'apparition du genre humain et l'apparition des premiers documents écrits
La Préhistoire est généralement définie comme la période comprise entre l'apparition du genre humain et l'apparition des premiers documents écrits. Cette définition laisse cependant la place à des interprétations divergentes selon les auteurs. La Préhistoire se divise en deux grandes parties, le Paléolithique (l'âge de la pierre taillée) et le Néolithique (l'âge de la pierre polie), qui se divisent elles-mêmes en différentes sous-périodes. La phase de transition entre ces deux grandes périodes est appelée le Mésolithique. Selon les régions du monde, la Préhistoire inclut aussi tout ou partie des périodes suivant l'âge de la pierre, à savoir l'âge du bronze, puis l'âge du fer. Le terme « préhistoire » (écrit alors sans majuscule initiale) désigne aussi la discipline qui étudie cette période. Dans ce sens, cette discipline s'intéresse aux artéfacts laissés par les êtres humains préhistoriques, notamment leurs industries lithiques, et se distingue ainsi de la paléoanthropologie, qui étudie plutôt les fossiles humains et l'histoire évolutive de la lignée humaine.
République fédérale d'Allemagne, de 1949 à 1990, avant sa réunification
La République fédérale d'Allemagne (RFA, en allemand : Bundesrepublik Deutschland ou BRD) existe depuis l'effondrement du IIIe Reich en 1945. Le nom d'usage Allemagne de l'Ouest (en allemand : Westdeutschland), est la partie de l’État couvrant le secteur occidental de l'Allemagne (hormis le Land de la Sarre sous protectorat français et l'Alsace annexée), entre 1949 et 1990. La capitale politique de la république fédérale est alors installée à Bonn, sur les bords du Rhin, tandis que le secteur Berlin-Ouest de l'ancienne capitale du Reich bénéficie d’un statut politique spécial, et peut de facto être considéré comme faisant partie de l’Allemagne de l’Ouest, notamment à propos de la circulation des personnes. La dénomination « Allemagne de l’Ouest » permettait de la distinguer de la République démocratique allemande, abrégée en « RDA » (en allemand : Deutsche Demokratische Republik ou DDR), appelée de façon usuelle « Allemagne de l'Est ». Après sa totale désintégration de 1945 (qui suit celle de 1918 avec le même taux de pertes humaines et une inflation du même ordre), l' Allemagne recomposée issue de la réunification de 1990, est de jure le résultat de l’absorption des territoires de l'Allemagne de l'Est par l'Allemagne de l'Ouest avec la même monnaie, le Deutsche Mark. Elle repose donc sur la même constitution que la RFA d'avant 1990, porte le nom d'usage désormais simplement d'« Allemagne » et se sert des emblèmes de l'Allemagne de l'Ouest dans la continuité dont l'hymne. Seuls la superficie totale et le nombre de Länders de la république fédérale ont changé.
Mode d'organisation de la conjugalité
Le mariage est une union conjugale contractuelle et/ou rituelle, à durée illimitée, déterminée ou indéterminée, reconnue et encadrée par une institution juridique ou religieuse qui en détermine les modalités. Le terme désigne à la fois la cérémonie rituelle, l'union qui en est issue et l'institution en définissant les règles. C'est l'un des cadres établissant les structures familiales d'une société. Les formes varient d'une société à une autre, et parfois au sein de la même société. Les mariages diffèrent dans les conséquences matérielles de l'engagement matrimonial (droits et obligations des époux, modalités de rupture, solidarités de dettes…), par les conditions à remplir par les époux pour être mariables (possibilité ou non de mariage entre personnes de même sexe, de mariage mixte, de remariage, de mariage consanguin, de mariage non consenti) ou encore par ses conséquences juridiques (possibilité d'adoption, suspension de la personnalité juridique d'un des époux). Sur le plan culturel, il diffère par le déroulement d'un rite célébrant le mariage ou son absence, par la symbolique associée à son engagement (religieuse ou civile, mariage d'amour, mariage arrangé ou mariage blanc…), par les implications sociales de l'union (alliances entre familles) ou au contraire par son caractère intimiste centré uniquement sur le couple (mode de l'élopement). L'importance du mariage diffère également selon les sociétés, notamment en fonction de la présence ou non d'autres formes de conjugalité (union libre, concubinage, union civile), des formes de celles-ci et du degré d'acceptation de ces modes de vie plus informels par la société.
Transition vers de nouveaux procédés de fabrication en Europe et aux États-Unis aux XVIIIe et XIXe siècles
La révolution industrielle est le processus historique du XIXe siècle qui fait basculer une société à dominante agraire et artisanale vers une société commerciale et industrielle. Cette transformation affecte profondément l'agriculture, l'économie, le droit, la politique, la société et l'environnement. L'idée se fait jour sous la plume de l'économiste français Adolphe Blanqui dans son Essai sur les progrès de la civilisation industrielle de 1828, dans son Histoire de l'économie politique de 1837 et dans son Cours d'économie industrielle de 1838. Elle apparaît en allemand en 1845 dans La situation de la classe laborieuse en Angleterre de Friedrich Engels. Vulgarisée en Angleterre au XXe siècle par l'historien Arnold Toynbee, elle fait partie depuis du vocabulaire usuel. Certains historiens contestent, mais sans avoir obtenu un consensus autour de leur position, la validité scientifique de cette expression. Pour Werner Sombart (Le Capitalisme moderne, 1902), la « révolution industrielle » est un phénomène ancien, qui commence en fait à Florence au XIVe siècle avec l'émergence de la civilisation bourgeoise. Fernand Braudel fait observer que le caractère brutal qu'implique le terme de « révolution industrielle » ne peut a priori s'appliquer qu'au Royaume-Uni. Pour les autres pays, le terme d'industrialisation qualifie mieux un processus en réalité assez progressif. Patrick Verley insiste sur la continuité du phénomène, le moteur de la croissance de l'industrie, à la fin du XVIIe siècle, résidant d'abord dans le dynamisme de la demande de biens de consommation, qui stimule en retour le progrès technique.
Ancien État germanique, de 1701 à 1918, partie de l’Empire allemand après 1871
Le royaume de Prusse (aussi appelé royaume de Prussie) (en allemand : Königreich Preußen) est un ancien État européen formé en 1701, à l'origine union personnelle du duché de Prusse, de la marche de Brandebourg et d'autres principautés du Saint-Empire, et intégré en 1871 à l'Empire allemand dont il est la composante principale ; il disparaît en 1918 lorsque l'Allemagne proclame la république de Weimar. Le royaume de Prusse devient un État européen de premier plan sous le règne de Frédéric II (1740 – 1786) qui consacre l'armée prussienne comme une grande puissance militaire. Malgré plusieurs revers, la Prusse joue un rôle majeur de 1792 à 1815 comme adversaire de la France (guerres de la Révolution et de l'Empire). De 1815 à 1866, elle est la rivale de l'empire d'Autriche dans la Confédération germanique et finit par l'évincer à l'issue de la guerre austro-prussienne (unification de l'Allemagne excluant l'Autriche). En 1870-1871, elle rassemble les principautés allemandes sous sa bannière lors de la guerre franco-allemande qui permet au roi de Prusse d'être couronné souverain du nouvel Empire allemand. La Prusse y conserve son régime particulier avec un parlement à dominante aristocratique. À l'issue de la Première Guerre mondiale, la révolution de Novembre renverse la maison de Hohenzollern : la Prusse devient un État libre dans la République allemande.
Crise économique mondiale majeure de 1929 à 1939
La Grande Dépression (en anglais : Great Depression) ou « crise économique des années 1930 », dite encore « crise de 29 », est une longue phase de crise économique et de récession qui frappe l'économie mondiale à partir du krach boursier américain de 1929 jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Précédée par la puissante expansion des années 1920, c'est la plus importante dépression économique du XXe siècle. Elle a été accompagnée d'une forte déflation et d'une explosion du chômage et a poussé les autorités à une profonde réforme des marchés financiers.
Rapport entre énergie solaire réfléchie et énergie solaire incidente
L'albédo, ou albedo (sans accent), est le pouvoir réfléchissant d'une surface, c'est-à-dire le rapport du flux d'énergie lumineuse réfléchie au flux d'énergie lumineuse incidente. C'est une grandeur sans dimension, comparable à la réflectance, mais d'application plus spécifique, utilisée notamment en astronomie, climatologie et géologie.
Processus révolutionnaire ayant conduit en 1917 au renversement du régime tsariste de Russie (révolution de Février), puis à la prise du pouvoir par les bolchéviques (révolution d'Octobre)
La révolution russe (en russe : русская революция [ˈruskɐjɐ rʲɪvɐˈlʲut͡sɨjɐ]) est l’ensemble des événements ayant conduit en février 1917 au renversement spontané du régime tsariste de Russie, puis en octobre de la même année à la prise de pouvoir par les bolcheviks et à l’installation d’un régime léniniste (« communiste »). Cette dernière débouche sur une guerre civile d'une grande violence, opposant les bolcheviks aux Armées blanches et à un ensemble d'autres adversaires (makhnovchtchina, Armées vertes, etc.). Le conflit est accompagné d'un effondrement de l'économie russe, qui avait débuté pendant la Première Guerre mondiale, et d'une famine particulièrement meurtrière : il s'achève par la victoire des bolcheviks et par la reconstitution, sous l'égide de l'URSS, de la majorité des territoires de l'ex-empire. La révolution en Russie donnera naissance à l'Union soviétique, un régime politique fondé par Lénine. Largement favorisée par la Grande Guerre, la révolution russe est un événement fondateur et décisif du « court XXe siècle » ouvert par l’éclatement du conflit européen en 1914 et clos en 1991 par la disparition de l’URSS. Objet pour les uns de sympathies et d’immenses espoirs (la « grande lueur à l’Est » selon Jules Romains, le « charme universel d’Octobre » décrit par François Furet), ou inversement, pour les autres, de sévères critiques, voire de peurs et de haines en raison de la terreur rouge, elle reste un des faits les plus étudiés et les plus discutés de l’histoire contemporaine. Son déroulement et ses conséquences posent toujours de nombreuses questions. Les historiens sont encore partagés quant à savoir si la « révolution de Février » impliquait nécessairement la « révolution d'Octobre ». La nature d’Octobre (révolution, coup d'État ou combinaison des deux), les raisons des violences de la guerre civile russe, celles de la genèse de la dictature soviétique sont également très discutées. Le débat très ancien sur l’évolution conduisant au stalinisme des années 1930 n’a jamais été non plus définitivement tranché entre l'idée d'une filiation logique, ou bien d'une déviation, par rapport aux idéaux et aux pratiques des bolcheviks de la révolution.
Traité de paix entre l'Allemagne et les Alliés, signé en 1919
Le traité de Versailles est un traité de paix signé à Versailles le 28 juin 1919 entre l'Allemagne et les Alliés à l'issue de la Première Guerre mondiale. Élaboré au cours de la conférence de la paix de Paris, le traité est signé le 28 juin 1919, date anniversaire de l'attentat de Sarajevo, dans la galerie des Glaces du château de Versailles, et promulgué le 10 janvier 1920. Il annonce la création de la Société des Nations (SDN) et détermine les sanctions prises à l'encontre de l'Allemagne et de ses alliés. Celle-ci, qui n'est pas représentée au cours de la conférence, est amputée de certains territoires et privée de ses colonies, et astreinte à de lourdes réparations économiques et à d'importantes restrictions de sa capacité militaire.
Troisième période géologique du Mésozoïque, 145,0 à 66,0 Ma avant le présent
Le Crétacé (ou plus rarement Crétacique) est une période géologique qui s’étend d'environ −145,0 à −66,0 Ma. Elle se termine avec la disparition des dinosaures non aviens, des ptérosaures, de la plupart des reptiles marins, des ammonites et de nombreuses autres formes de vie. Cette période est la troisième et dernière de l’ère Mésozoïque ; elle suit le Jurassique et précède le Paléogène. Sa fin est marquée par un stratotype riche en iridium que l’on pense associé à l’impact d’une météorite dans le Yucatan. Cette collision est considérée comme ayant participé fortement à l’extinction massive ayant entraîné entre autres la disparition des dinosaures. Néanmoins, la géologie montre que l'activité volcanique de grande ampleur commune aux cinq grandes extinctions avait déjà commencé avant l'arrivée du bolide. Le Crétacé est nommé d’après le latin creta, « craie », se référant aux vastes dépôts crayeux marins datant de cette époque et que l’on retrouve en grande quantité en Europe, notamment dans le nord de la France (affleurant par exemple au cap Blanc-Nez, aux falaises du pays de Caux et du val de Seine en Normandie ou encore en Champagne crayeuse) et en Grande-Bretagne. Il a été défini par Jean-Baptiste d'Omalius en 1822 d’après des couches stratigraphiques présentes dans le Bassin parisien. Certains anciens textes français emploient plutôt le nom de Crétacique ou des publications scientifiques récentes l'adjectif de crétacique.
La principale des quinze républiques composant l’Union soviétique (1922-1991), fondée en 1918
La république socialiste fédérative soviétique de Russie (en abrégé RSFS de Russie ou RSFSR ; en russe Росси́йская Сове́тская Федерати́вная Социалисти́ческая Респу́блика (РСФСР), Rossiïskaïa Sovietskaïa Federativnaïa Sotsialistitcheskaïa Respoublika (Rossiïskaïa SFSR, RSFSR), littéralement « République socialiste fédérative des conseils russe ») était l'une des quinze républiques socialistes soviétiques formant l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS). Elle en était de facto la république dominante tant politiquement qu'économiquement, culturellement et démographiquement. En effet, elle représentait les trois quarts du territoire de l'Union, plus de la moitié de sa population, les deux tiers de son industrie et environ la moitié de sa production agricole.
Alliance militaire pendant la Seconde Guerre mondiale
Les Alliés de la Seconde Guerre mondiale sont l’ensemble des pays qui s’opposèrent formellement aux forces de l’Axe durant la Seconde Guerre mondiale. Lors de la phase finale du conflit, à partir de janvier 1942, ces pays étaient souvent désignés du nom de Nations unies, mais aujourd’hui ce nom se réfère à l’Organisation des Nations unies qu’ils fondèrent après la guerre. Parmi les rangs des forces alliées on comptait : les États-Unis, forte puissance utile du fait de ses nombreux hommes dans leur armée, l’Union soviétique et le Royaume-Uni, désignés sous le nom collectif de « Trois Grands ». Le président Franklin D. Roosevelt, se référant aux Trois Grands plus la Chine, parlait des « Quatre gendarmes ». Le général de Gaulle parvint, par la participation significative de la France libre à l'effort de guerre, à intégrer la France parmi les signataires des actes de capitulation du Troisième Reich le 8 mai 1945, puissances occupantes de l'Allemagne vaincue, et membres du tribunal de Nuremberg.Toutefois leur participation fut chronologiquement décalée : la France cesse le combat après la défaite de juin 1940 et adopte un régime officiellement neutre, mais collaborant en fait avec l’Axe, ce que les Britanniques considèrent comme une trahison car les deux Alliés s’étaient engagés le 2 septembre 1939 à ne pas conclure d’armistice séparé au nom du « bien de la justice et de la liberté » (for the sake of morale & freedom) : le général de Gaulle partage ce point de vue. Il continue la lutte en créant la « France libre », qui apportera en France et en Afrique du nord un soutien déterminant aux Alliés. Cependant, de Gaulle ne sera reconnu comme chef légitime de la France qu’en 1944 ; l’URSS ne fait partie des Alliés qu’à partir du 22 juin 1941, date de l’attaque allemande de l’URSS : avant cette date, depuis le 23 août 1939, l’URSS, officiellement neutre, était en fait liée à l’Allemagne nazie par le Pacte germano-soviétique et avait envahi l’Est de la Pologne à partir de mi-septembre 1939, prenant à revers les troupes polonaises en lutte contre l’armée allemande ; enfin les États-Unis n’entrent officiellement en guerre qu’après l’attaque de Pearl Harbor, en décembre 1941 ; néanmoins, avant cette date, ils apportent une aide importante à leurs alliés « officieux » sous forme matérielle, notamment par les convois d’approvisionnement de la Grande-Bretagne par l’Atlantique nord.
Nom donné à l'ensemble des régimes parlementaires de la France entre septembre 1792 et mai 1804
La Première République, officiellement nommée République française, est le nom conventionnellement donné par les historiens à la période correspondant à l'ensemble des régimes républicains de la France du 21 septembre 1792 au 18 mai 1804. Amenée par la Révolution française, la Première République succède à la monarchie constitutionnelle qui disparaît le 10 août 1792 avec la prise du palais des Tuileries par les sans-culottes, annonçant une nouvelle guerre d'exercice du pouvoir en Europe. Elle exerce sa souveraineté sur les territoires actuels de la France et sur toutes les provinces du Saint-Empire situées sur la rive gauche du Rhin et formant les territoires actuels de la Belgique, du Luxembourg et d'une partie de l'actuelle Allemagne. Le 21 septembre 1792, les députés de la Convention, réunis pour la première fois, décident à l'unanimité l'abolition de la monarchie constitutionnelle en France. Bien que la République n'ait jamais été officiellement proclamée, le 22 septembre 1792, la décision est prise de dater les actes de l'an I de la République. Le 25 septembre 1792, la République est déclarée « une et indivisible »[Pas dans la source]. De 1792 à 1802, la France est en guerre avec le reste de l'Europe. Elle connaît également des conflits intérieurs, avec les guerres de Vendée. La République française, avant l'Empire, passe par trois formes de gouvernement ou régimes politiques différents : la Convention nationale, entre le 21 septembre 1792 et le 26 octobre 1795, comprend la période dite de la Terreur (1793 – 1794), durant laquelle l'essentiel du pouvoir réside dans le Comité de salut public dominé par les Montagnards (6 avril 1793 – 27 juillet 1794). À partir du 5 octobre 1793, le calendrier républicain est officiellement utilisé. Le 6 messidor an I (24 juin 1793) est proclamée la Constitution de l'an I, qui se substitue à la Constitution de 1791 : elle ne fut jamais appliquée. La chute de Robespierre, le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), amène à la fin de la Terreur ; le Directoire, fondé par la Constitution de l'an III. Il s’étend entre le 26 octobre 1795 et le 9 novembre 1799 ; le Consulat, entre le 10 novembre 1799 et le 18 mai 1804, est issu du coup d'État du 18 Brumaire et défini par la Constitution de l'an VIII. Le Consulat prend fin avec l'instauration du Premier Empire. Dans la Constitution de l'an XII, il est précisé que le gouvernement de la République est confié à un empereur héréditaire. Pas plus que son instauration, l’abolition de la République n’est jamais officiellement proclamée. L'usage du nom, qui avait alors son sens latin d’État ou d'organisation de l'État, dans le sens que Jean Bodin donnait à ce mot appliqué à la royauté, tombe ensuite en désuétude pour disparaître complètement en 1808. Lorsqu'il sera repris, il aura pour unique signification un système démocratique électif.
Guerre de 1973 opposant Israël à l'Égypte et la Syrie
La guerre du Kippour (en hébreu : מלחמת יום הכיפורים) ou guerre du Ramadan (en arabe حرب رمضان) ou guerre d'Octobre (en arabe حرب أكتوبر ou حرب تشرين) ou guerre israélo-arabe de 1973 opposa, du 6 au 25 octobre 1973, Israël à une coalition militaire arabe menée par l'Égypte et la Syrie. Le jour du jeûne de Yom Kippour, férié en Israël, qui coïncide en 1973 avec la période du ramadan, les Égyptiens et les Syriens attaquent par surprise simultanément dans la péninsule du Sinaï et sur le plateau du Golan, territoires respectivement égyptien et syrien occupés par Israël depuis la guerre des Six Jours. Profitant de l’effet de surprise et d’une supériorité numérique initiale, les armées égyptiennes et syriennes avancent durant les premiers jours du conflit. Le temps pour Israël de mobiliser ses réservistes et d’acheminer des renforts, la situation se stabilise progressivement. Par la suite, le pont aérien américain permet de compenser les pertes israéliennes et contribue à la reprise de l’initiative par Israël. En une semaine, Israël retrouve son potentiel militaire et lance des contre-offensives qui lui permettent de pénétrer profondément en Syrie et de traverser le canal de Suez pour progresser au sud et à l'ouest en Égypte lorsque le Conseil de sécurité des Nations unies, en coopération avec les deux superpuissances soviétique et américaine, par l'intermédiaire du Royaume-Uni, demande un cessez-le-feu pour laisser place aux négociations. Alors que les armées israélienne et égyptienne se regroupent, les combats reprennent sur les fronts syriens et égyptiens après l'heure du cessez-le-feu, sur initiative israélienne. Sans en référer à l'état-major[réf. nécessaire], les officiers de terrain israéliens se servent de cette rupture du cessez-le-feu pour encercler l'adversaire. L'incapacité des services secrets israéliens à anticiper l'attaque imminente suscite un séisme politique majeur, et notamment la démission de la Première ministre Golda Meir. Un document déclassifié en 2012 après la Commission Agranat montre qu'un agent, Ashraf Marwan, avait prévenu le directeur du Mossad, Zvi Zamir, le 5 octobre 1973, de l'imminence « d’un avertissement au sujet de la déclaration de guerre » mais que l'information n'était pas immédiatement remontée au vice-Premier ministre Yigal Allon. La réussite militaire initiale égyptienne, la destruction de la ligne Bar-Lev et la profonde remise en question de la théorie de sécurité israélienne débouchent sur l'ouverture des négociations de paix qui aboutissent à la normalisation des relations entre Israël et l'Égypte. Cette normalisation est formalisée par les accords de Camp David en 1978. Contre un accord de paix, l'Égypte récupère la péninsule du Sinaï, occupée après la guerre des Six Jours de 1967. La frontière entre l'Égypte et Israël est rouverte et les populations des deux pays peuvent alors voyager chez leur ancien ennemi. Dans le monde, la principale conséquence de cette guerre est le choc pétrolier de 1973, quand l'Opaep décide de l'augmentation de 70 % du prix du baril de pétrole ainsi que de la réduction de sa production.
Ancien État fédéral du royaume des Pays-Bas (1954-2010)
Les Antilles néerlandaises ou anciennement Antilles hollandaises (en néerlandais : Nederlandse Antillen) sont un ensemble de six puis cinq îles principales situées dans la mer des Caraïbes existant de 1954 à 2010, officiellement nommé territoires insulaires (eilandgebieden en néerlandais, eilandgebied au singulier) : Bonaire, Curaçao, Saba, Saint-Eustache (Sint-Eustatius ou Statia), la partie méridionale de l'île de Saint-Martin (le territoire insulaire de Saint-Martin), ainsi qu'Aruba jusqu'en 1986. Leur capitale est Willemstad, sur l'île de Curaçao. Le territoire des îles forme juridiquement l'un des États du royaume des Pays-Bas : l'État fédéral autonome des Antilles néerlandaises ou Fédération des Antilles néerlandaises, qui inclut aussi Aruba jusqu’au 1er janvier 1986, date à laquelle l’île se détache des Antilles néerlandaises pour constituer un autre État autonome au sein du royaume. Le 10 octobre 2010, la fédération est dissoute. Depuis cette date, Curaçao, Aruba et la partie néerlandaise de l'île de Saint-Martin forment trois États autonomes au sein du royaume des Pays-Bas, tandis que les îles de Bonaire, Saba et Saint-Eustache, connues sous le nom de Pays-Bas caribéens, constituent des municipalités à statut particulier des Pays-Bas. Le royaume des Pays-Bas est actuellement constitué de l'État des Pays-Bas, de l'État d'Aruba, de l'État de Curaçao, de l'État de Saint-Martin (Sint Maarten), ainsi que des communes à statut particulier de Bonaire, Saba et Saint-Eustache au sein de l'État des Pays-Bas.
Texte fondamental de la Révolution française de 1789
La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 (parfois abrégée en DDHC) est un texte fondamental de la Révolution française qui énonce un ensemble de droits naturels individuels et communs, ainsi que les conditions de leur mise en œuvre. Ses derniers articles sont adoptés le 26 août 1789. La Déclaration est un des trois textes visés par le préambule de la Constitution française du 4 octobre 1958. Sa valeur constitutionnelle est reconnue par le Conseil constitutionnel depuis 1971. Ses dispositions font donc partie du droit positif français, et se placent au plus haut niveau de la hiérarchie des normes en France.