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Seconde époque géologique du Paléogène, 56,0 à 33,9 Ma avant le présent
Événement
L’Éocène est la deuxième époque du Paléogène et aussi la deuxième de l’ère Cénozoïque. Il suit le Paléocène et précède l’Oligocène. Il s’étend d'il y a 56,0 à 33,9 millions d’années. Le début de l’Éocène est marqué par l’émergence des premiers mammifères modernes, sa fin par une extinction massive, dite « Grande Coupure », peut-être liée aux impacts météoritiques de Popigaï en Sibérie et de Chesapeake, en Amérique du Nord. Son nom provient du grec « ἠώς » (eos, aube) et « καινός » (kainos, nouveau) qui est une référence aux nouvelles espèces de mammifères apparaissant durant cette époque. Comme pour toutes les époques géologiques anciennes, les couches stratigraphiques de référence sont connues avec précision mais leurs datations exactes sont sujettes à variations. Les premiers travaux pour établir cette période paléontologique ont été effectués au XIXe siècle, en Angleterre par Barbara Yelverton.
Premier accord international ratifié sur le climat
L'accord de Paris, ou accord de Paris sur le climat, est un traité international sur l'atténuation et l'adaptation au changement climatique, ainsi que sur leur financement suffisant. Cet accord est négocié par 196 parties lors de la conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques, en France, adopté en 2015, puis ouvert à la signature le 22 avril 2016 — le Jour de la Terre — lors d'une cérémonie à New York. Après la ratification de l'Union européenne, le nombre de pays ayant ratifié l'accord est suffisant pour qu'il entre en vigueur le 4 novembre 2016. En novembre 2021, 193 membres de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) sont parties à l'accord. Les États-Unis se sont retirés de l'accord en 2020, mais l'ont réintégré en 2021 avant de s'en retirer de nouveau en 2025, à la suite de l'investiture de Donald Trump. Son objectif à long terme, en matière de température, est de maintenir l'augmentation de la température moyenne de la planète bien en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels, et de préférence sans dépasser +1,5 °C ; en reconnaissant que cela réduirait considérablement les conséquences du changement climatique. Pour cela, les émissions devraient être réduites dès que possible et atteindre le niveau net zéro dans la seconde moitié du XXIe siècle. L'accord stipule que chaque pays détermine et planifie ses contributions, et en rend compte régulièrement. Aucun mécanisme n'oblige un pays à fixer des objectifs d'émissions spécifiques, mais chaque nouvel objectif doit aller au-delà des précédents. Contrairement au protocole de Kyoto de 1997, l'accord ne distingue pas entre pays développés et pays en développement, de sorte que ces derniers doivent également soumettre des plans de réduction des émissions. L'accord a été salué par les dirigeants mondiaux, mais critiqué comme insuffisamment contraignant par certains analystes et environnementalistes. Son efficacité suscite des débats. En effet, au début des années 2020, les énergies fossiles continuent de dominer le système énergétique mondial et de croître dans de nombreux secteurs, en contradiction avec l'objectif du +1,5 °C et même du +2 °C. Les engagements actuels ne permettent pas d'atteindre les objectifs de température fixés, même si les mécanismes de contributions déterminées au niveau national (CDN) et de bilan mondial permettent d'accroître les ambitions des pays. Pour atteindre le niveau net zéro dans la seconde moitié du XXIe siècle, l'Humanité devait garder dans le sol avant 2050 près de 60 % du pétrole et du gaz méthane fossile et 90 % du charbon. Ceci impliquerait de réduire la production mondiale de pétrole et de gaz de 3 % chaque année jusqu’en 2050, et pour avoir plus de 50 % de chance de limiter le réchauffement à 1,5 °C il aurait fallu que plus de carbone reste dans le sol (en raison notamment « des incertitudes entourant le déploiement opportun de technologies à émissions négatives à grande échelle »). En 2024, pour rester sous les 1,5 °C, les émissions de CO2 doivent être drastiquement réduites, ce qui implique que 97 %, 81 % et 71 % du charbon, du gaz et du pétrole restent imbrûlés. L'accord de Paris a cependant été utilisé avec succès dans le cadre de litiges sur le climat, avec pour effet d'obliger des pays et une compagnie pétrolière à renforcer leur action en faveur du climat.
Période de l’histoire européenne et méditerranéenne
L’Antiquité tardive est une période de l’histoire européenne et méditerranéenne qui commence à la fin du IIIe siècle mais dont le terme est flou. On emploie cette expression pour les régions qui ont été des provinces romaines autour du bassin méditerranéen (en Europe occidentale, orientale et méridionale, au Proche-Orient et en Afrique du Nord), mais son extension se prolonge bien au-delà de la fin de l’Empire romain d’Occident en 476. L’Antiquité tardive se caractérise par un mélange de traditions antiques, de ce que les historiens appellent la « romanité », d’apports chrétiens et d’influences « barbares ». Les débats théologiques, les difficultés dans les relations entre l’empereur et l’Église et le développement de l'architecture paléochrétienne caractérisent la période. L’Antiquité tardive constitue une période essentielle pour la transmission de la culture, de la science et plus généralement de toutes les connaissances accumulées par les différentes civilisations antiques. Elle intéresse donc au plus haut point les historiens qui ont d’abord vu en elle une époque de décadence, pour la considérer désormais comme une période charnière entre Antiquité et Moyen Âge. L’Antiquité tardive commence avec l’avènement de Dioclétien (r. 284-305), lorsque l’Empire romain, tout en gardant son unité, est dirigé par quatre empereurs (« Tétrarchie ») afin de mieux pouvoir faire face aux menaces d’invasion. En effet, l'Empire est alors gouverné par deux Augustes, dont un prend la tête de la Pars Occidentalis (improprement désignée Empire romain d'Occident) et l'autre de la Pars Orientalis (improprement désignée Empire romain d'Orient), et deux Césars qui secondent et succèdent à leurs Augustes respectifs. Au début du Ve siècle, les invasions germaniques entraînent dans l’ancienne Pars Occidentalis de l’Empire la création d’éphémères royaumes barbares, mais les anciennes structures économiques et sociales subsistent. À l’est, la Pars Orientalis se maintient par de profondes réformes culturelles, religieuses, politiques et militaires, qui mettront progressivement fin à l’Antiquité tardive. Ces réformes débutent discrètement durant le règne de Justinien le Grand (527-565). Elles s’accélèrent à partir du règne d’Héraclius (610-641) et aboutissent au début du règne de Léon III l'Isaurien (717-741), à la veille de l’éclatement de la première crise iconoclaste en 723. C’est l’aboutissement de plusieurs siècles de transition, par laquelle l’ancienne Pars Orientalis du Bas-Empire romain perd son caractère proprement latin à la suite des invasions arabes et slaves qui l’obligent à se replier sur l’aire de civilisation hellénique. Cette Pars Orientalis acquiert ainsi un caractère gréco-oriental, et fait entrer de plain-pied l’Orient chrétien dans la période médiévale : elle sera appelée « Empire byzantin » à partir de 1557.
Califat islamique chiite (909–1171)
Le Califat fatimide était un califat islamique chiite ismaélien, mené par la dynastie des fatimides, qui régna depuis l'Ifriqiya (entre 909 et 969) puis depuis l'Égypte (entre 969 et 1171). Fondé en 909 par Ubayd Allah al-Mahdi avec l'appui des tribus Berbères Ketamas du Maghreb central (Algérie actuelle) acquises au chiisme, il englobe par la suite une grande partie de l'Afrique du Nord, la Sicile et une partie du Moyen-Orient. Les Fatimides sont issus de la branche religieuse chiite des ismaéliens pour laquelle le calife doit être choisi parmi les descendants d'Ali, cousin et gendre du prophète de l'islam Mahomet et de Fatima Zahra, fille du prophète. Ils considèrent les Abbassides sunnites comme des usurpateurs de ce titre. Le califat prend son essor en Ifriqiya où Ubayd Allah al-Mahdi, qui arrive de Syrie, centre de la propagande fatimide, trouve un terrain préparé par des missionnaires propagandistes. En l'occurrence, Abu Abd Allah ach-Chi'i, envoyé en Afrique du Nord, sait gagner à sa cause les Berbères Ketamas, tribu qui était établie à l'est de l'actuelle Algérie, ce qui lui permet de renverser le pouvoir local aghlabide. Après un intermède en Ifriqiya, les Fatimides s'établissent dans la ville du Caire qui, pendant leur règne, prendra un essor considérable. L'épopée fatimide vers l’Égypte est singulière : pour la première fois le mouvement de conquête part de l'Occident (berbère) vers l'Orient (arabe), laissant également un pouvoir berbère — les Zirides — au Maghreb.
Dynastie musulmane kurde de Saladin qui a fondé le sultanat médiéval ayyubid (1171-1341)
Les Ayyoubides (en arabe : الأيوبيون, al-Ayyūbīyūn ; en kurde : ئەیووبیەکان, Eyûbiyan) étaient une dynastie musulmane d'origine kurde qui régna sur une grande partie du Moyen-Orient, de la fin du XIIe siècle jusqu'au milieu du XIIIe siècle. Fondée par Salah ad-Din (Saladin) après sa conquête de l'Égypte en 1171, elle marque une période significative dans l’histoire islamique par son rôle central dans les Croisades, ses efforts pour unifier le monde musulman sous une seule autorité et par ses réalisations culturelles et architecturales remarquables. Bien que principalement connus pour leurs confrontations militaires avec les États croisés en Terre sainte, les Ayyoubides ont également contribué de manière significative au développement urbain, à l'éducation et aux arts, laissant derrière eux un riche héritage qui a influencé les civilisations postérieures dans la région. Leur capitale fut successivement Damas et Le Caire, deux centres culturels et économiques majeurs de l'époque. La dynastie s'éteint au milieu du XIIIe siècle, fragmentée par les luttes internes et la montée des Mamelouks en Égypte, mais son influence perdura bien au-delà de son existence politique.
Guerre intercontinentale de 1688 à 1697
La guerre de la Ligue d'Augsbourg, également appelée guerre de Neuf Ans, guerre de la Succession palatine ou guerre de la Grande Alliance, a lieu de 1688 à 1697. D'anciens textes peuvent faire référence à la guerre de Succession d'Angleterre. En Amérique du Nord, cette guerre engendre la première guerre intercoloniale (1688–1697), appelée par l'historiographie anglaise la guerre du roi Guillaume, « King William's War, Second Indian War, Father Baudoin's War, Castin's War ». Ces nombreuses dénominations reflètent les points de vue nationaux des historiens contemporains ou anciens sur ce conflit. Elle opposa le roi de France Louis XIV, allié à l'Empire ottoman et aux jacobites irlandais et écossais, à une large coalition européenne, la ligue d'Augsbourg menée par l'Anglo-Néerlandais Guillaume III, l'empereur du Saint-Empire romain germanique Léopold Ier, le roi d'Espagne Charles II, Victor-Amédée II de Savoie et de nombreux princes du Saint-Empire romain germanique. Ce conflit se déroula principalement en Europe continentale et dans les mers voisines, mais on y rattache le théâtre irlandais, où Guillaume III et Jacques II se disputèrent le contrôle des îles Britanniques, et une campagne limitée entre les colonies anglaises et françaises et leurs alliés autochtones en Amérique du Nord. Cette guerre fut la deuxième des trois grandes guerres de Louis XIV. À la suite de la guerre de Hollande de 1678, Louis XIV, devenu le souverain le plus puissant d'Europe, avait agrandi le territoire du royaume, mais le Roi Soleil restait insatisfait. En usant d'une combinaison d'agressions, d'annexions et de moyens quasi légaux, dont le paroxysme fut la brève guerre des Réunions (1683–1684) lui donnant entre autres la Franche-Comté, Louis XIV chercha immédiatement à étendre ses gains pour stabiliser et renforcer les frontières du royaume. La trêve de Ratisbonne qui en résulta garantissait l'extension des frontières de la France pour 20 ans. Toutefois les actions de Louis XIV, en particulier la révocation de l'édit de Nantes en 1685 et ses tentatives d'expansion au-delà du Rhin, entraînèrent une détérioration de sa domination militaire et politique. La décision royale de franchir le Rhin et d'assiéger Philippsbourg en septembre 1688 était destinée à empêcher une attaque contre la France par l'empereur Léopold Ier et à forcer le Saint-Empire romain germanique à accepter les revendications françaises. Cependant, l'empereur et les princes allemands étaient déterminés à résister, et après que le Parlement néerlandais et Guillaume III d'Orange-Nassau eurent déclaré la guerre à la France Louis XIV devait faire face à une puissante coalition résolue à contenir et restreindre ses ambitions. Les combats principaux eurent lieu aux frontières françaises : dans les Pays-Bas espagnols, la Rhénanie, le duché de Savoie et la Catalogne. Le conflit fut dominé par des batailles de siège comme à Mons, Namur, Charleroi et Barcelone, tandis que les batailles rangées comme à Fleurus ou à La Marsaille furent plus rares. Ces engagements tournèrent souvent à l'avantage des armées françaises, mais à partir de 1696 la France dut faire face à une grave crise économique. Les puissances maritimes (Angleterre et Provinces-Unies) étaient également ruinées ; lorsque la Savoie quitta l'Alliance, toutes les parties furent d'accord pour trouver un compromis. D'après les termes du traité de Ryswick (1697), Louis XIV conservait toute l'Alsace, mais devait rendre la Lorraine et ses gains sur la rive droite du Rhin, et reconnaissait Guillaume III d'Orange-Nassau comme le roi légitime du royaume d'Angleterre. Cependant, la mort prochaine du roi Charles II d'Espagne et la question de sa succession allaient entraîner la France et la Grande Alliance dans un nouveau conflit, la guerre de Succession d'Espagne.
Meurtre de masse de civils ukrainiens dans la ville de Boutcha, commis par l'armée russe en 2022
Le massacre de Boutcha est une série de crimes de guerre commis par l'armée russe pendant l'invasion de l'Ukraine par la Russie, entre le 27 février et le 31 mars 2022, à Boutcha et dans d'autres localités sous occupation, au nord de Kiev. Des meurtres de masse, des exécutions sommaires, des viols et des actes de torture contre les civils ukrainiens sont recensés. Les photographies de cadavres de civils dans les rues de Boutcha suscitent une vive réaction internationale. Le 7 avril, l'Assemblée générale des Nations unies suspend la Russie de son siège au Conseil des droits de l'homme des Nations unies. Le 8 avril, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, se déplace sur les lieux du massacre de Boutcha pour y exprimer la solidarité de l'Union européenne. La Russie dément être impliquée et soutient que ces meurtres de civils se sont déroulés après le départ de ses troupes le 31 mars ; cette thèse est contredite par des témoignages et la publication par de nombreux médias d'enregistrements et d'images prises par satellite. La désinformation russe est relayée sur les réseaux sociaux par des comptes complotistes, de « réinformation », ou des sites d’extrême droite.
Guerre en Croatie de 1991 à 1995, pendant la dislocation de la Yougoslavie
La guerre de Croatie est un élément marquant de la dislocation de la Yougoslavie qui scelle l'effondrement de la république fédérative socialiste de Yougoslavie. Elle s'est déroulée du 17 août 1991 au 12 novembre 1995. Elle oppose la Croatie, qui a proclamé son indépendance le 25 juin 1991 à l'Armée populaire yougoslave (JNA) y compris la marine militaire yougoslave (JRM) sous le contrôle du gouvernement fédéral de Belgrade. Ce dernier ne contrôlait plus, à ce moment, que la Serbie, le Monténégro et des Serbes de Bosnie-Herzégovine et de Croatie : selon son point de vue, la république socialiste de Croatie avait « fait sécession » tandis que du point de vue croate, il s'agit d'une guerre d'indépendance, également désignée par les expressions guerre patriotique (Domovinski rat) ou agression de la Grande Serbie». Dans les sources serbes, on parle de guerre en Croatie (Rat u Hrvatskoj). Au début, la guerre oppose des civils : les forces de police croates et des milices serbes vivant dans la république socialiste de Croatie, qui veulent rester au sein de la Yougoslavie. Comme la JNA est de moins en moins communiste et fédérale, et de plus en plus nationaliste serbe, de nombreuses unités de cette dernière assistent les milices serbes combattant en Croatie. Puis la JNA tente de mettre fin à la sécession de la Croatie en envahissant son territoire tandis que la JRM bloque les côtes et mine certains chenaux ou ports. L'échec de ce projet pousse les forces serbes à conquérir en Croatie le maximum de territoires ayant une majorité ou une forte minorité serbe et à y établir la république serbe de Krajina (RSK). Ceci, joint à la fondation d'une entité similaire en Bosnie-Herzégovine, sera interprété par les Croates et les Bosniaques comme une volonté de créer une « Grande Serbie » à leur détriment. En 2007, le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) condamnera Milan Martić, un des dirigeants serbes en Croatie, pour ses liens avec Slobodan Milošević en vue de créer un « État serbe unifié ». À la fin de l'année 1991, la majeure partie de la Croatie est touchée par la guerre, avec de nombreuses villes et villages lourdement endommagés par les combats et le reste faisant face à l'afflux de centaines de milliers de réfugiés. Les indépendantistes croates cherchent des appuis en Europe où nombre d'entre eux ont émigré notamment en Allemagne qui compte déjà des minorités slovène, croate, bosniaque ou encore serbe, datant de l'ex RDA. A la fin de l'année 1991 un accord est trouvé à Bruxelles entre les ministres des affaires étrangères des Douze Etats Membres de la Communauté Economique Européene (CEE) : Les anciennes républiques yougoslaves qui souhaitent voir leur indépendance reconnue, doivent démontrer respecter leurs frontières administratives préexistantes (uti possidetis juris), et doivent organiser un référendum recueillant une majorité claire des voix mais doivent également offrir des garanties suffisantes pour la protection des minorités sur leur territoire. Si la Slovénie remplit ces deux critères, en Croatie, la protection de la population serbe est alors jugée insuffisante. Les républiques auront néanmoins jusqu'au 23 décembre 1991 pour demander à être reconnues, si elles remplissent les critères exigés par la CEE, comme le respect des Droits de l'Homme ou des droits des Minorités. Si tel est le cas, leur reconnaissance sera automatique. L’Allemagne reconnaît ainsi avant les autres Etats Membres de la CEE la Croatie comme État indépendant aux côtés de la Slovénie le 23 décembre 1991. En janvier 1992, un cessez-le-feu est conclu et la Croatie est reconnue par le reste de la communauté internationale. Les lignes de front se stabilisent, la Force de protection des Nations unies (UNPROFOR) est déployée et les combats n'éclateront plus que de façon sporadiques les trois années suivantes. La RSK contrôle alors 13 913 kilomètres carrés, c'est-à-dire un quart de la Croatie. En 1995, la Croatie lance deux offensives majeures, les opérations Éclair et Tempête, qui lui permettent de reconquérir les territoires qui ne sont pas sous son contrôle, mettant ainsi fin à la guerre en sa faveur. L'Administration transitoire des Nations unies pour la Slavonie orientale, la Baranja et le Srem occidental (UNTAES) est pacifiquement réintégrée au sein de la Croatie en 1998. Au sujet des crimes de guerre commis par les Croates pendant cette offensive, la cour d'appel du TPIY, le 16 novembre 2012, jugera non coupables de toutes les charges pesant contre les généraux croates Ante Gotovina et Mladen Markač (en), cassant ainsi le verdict de première instance selon lequel ils auraient fait partie d'un groupe militaire et politique croate dont l'objectif aurait été d'expulser les Serbes de Krajina[Lequel ?] hors de Croatie en août 1995. Cependant, la plus grande partie de la Croatie est dévastée, avec un quart de son économie détruite, et l'ONU estime les dégâts à environ 37 milliards de dollars. Le nombre de morts est estimé à 20 000 pour les deux camps et il y a eu des réfugiés de chaque côté, les Croates principalement au début de la guerre et les Serbes vers la fin. Depuis lors, la Serbie et la Croatie se sont réconciliées en partie, mais les blessures de la guerre persistent.
Période de l'histoire de l'Allemagne correspondant à la fin de l'Empire allemand
La révolution allemande est une période de l'histoire de l'Allemagne correspondant à la fin de l'Empire allemand. Amorcée en octobre 1918 par des mutineries, la formation de conseils de soldats puis de conseils ouvriers, elle voit le remplacement de l'Empire par la République, épisode appelé la « révolution de Novembre » (en allemand : Novemberrevolution) et la signature de l'armistice du 11 novembre 1918. Le mouvement socialiste allemand est divisé entre les modérés, désireux d'éviter une révolution violente, et les radicaux, partisans d'une « révolution prolétarienne » dans la foulée de la révolution d'Octobre en Russie, notamment les spartakistes qui forment alors le Parti communiste d'Allemagne. Cette période confuse s'est soldée par l'écrasement violent des soulèvements et tentatives communistes comme la révolte spartakiste à Berlin et la république des conseils de Bavière. Les institutions du pays se stabilisent le 11 août 1919 lors de l'adoption de la constitution de Weimar, première constitution démocratique appliquée dans l’histoire allemande. L'Allemagne de Weimar demeure cependant marquée par l'instabilité sociale et politique : elle connaît par la suite de nombreux soulèvements, soit par des révolutionnaires qui veulent aller plus loin, notamment par le transfert du pouvoir aux conseils ouvriers (en 1920 avec le soulèvement de la Ruhr, en mars 1921 avec l'action de Mars, ainsi que lors de la tentative d'octobre 1923), soit par la droite et l'extrême droite antirépublicaine qui s'oppose à la révolution (en mars 1920 avec le putsch de Kapp, puis en 1923 avec le putsch de la Brasserie).
Royaume médiéval qui s'étendait sur l'Égypte, le Levant et le Hedjaz
Le sultanat mamelouk (en arabe : سلطنة المماليك (Salṭanat al-Mamālīk)) est un royaume médiéval qui s'étendait sur l'Égypte, le Levant et le Hedjaz. Il dura de la chute de la dynastie ayyoubide en 1250, à la fin de la guerre ottomano-mamelouke en 1517. L'époque de la domination mamelouke est traditionnellement divisée en deux périodes : 1250-1382 et 1382-1517. Dans l'historiographie occidentale, la première période est appelée « baharite » et la seconde « burjite » d'après les lieux du Caire d'où régnèrent les dynasties mameloukes : l'île (البحر, al-baḥr) de Roda sur le Nil, puis la citadelle du Caire (البرج, al-burj, la tour). Les historiens musulmans contemporains parlent de périodes « turque » et « circassienne » pour souligner le changement d'origine ethnique de la majorité des mamelouks. L'État mamelouk atteignit son apogée sous la domination turque puis connut un long déclin sous la domination circassienne. La caste dirigeante du sultanat était composée de mamelouks, des soldats-esclaves d'origine coumane (de Crimée), circassienne, abkhaze, oghouze ou géorgienne. Bien que les mamelouks fussent achetés en tant qu'esclaves, leur statut était bien supérieur à celui des esclaves ordinaires. Ils constituaient une classe dirigeante possédant un statut social supérieur à celui des Égyptiens. Avant de décliner aux XVe et XVIe siècles, le sultanat mamelouk des premiers temps représenta l'apogée de l'Égypte et du Proche-Orient médiévaux aux points de vue politique, économique et culturel, et le dernier stade de l'âge d'or de la civilisation islamique.
État ayant existé d’avril 1941 à mai 1945, collaborateur de l’Allemagne nazie
L'État indépendant de Croatie était un régime proclamé le 10 avril 1941 sur une partie du territoire du royaume de Yougoslavie, démembré après son invasion par les forces de l'Axe en 1941. Il englobait la majeure partie de la Croatie et de la Bosnie-Herzégovine actuelles. Le mouvement indépendantiste et fasciste des Oustachis, dirigé par Ante Pavelić est mis au pouvoir par les occupants italiens et allemands. Il instaure d'emblée une dictature meurtrière, persécutant non seulement les Juifs et les Tziganes à l'instar des Allemands, mais aussi les populations serbes qui font l'objet de massacres à grande échelle. Rapidement, le régime oustachi doit faire face à des insurrections, nationaliste serbe d'une part et communiste de l'autre ; jusqu'à la fin du conflit mondial, la Croatie « indépendante » connaît des combats parmi les plus sanglants du théâtre d'opérations yougoslave. L'État indépendant de Croatie cesse d'exister au printemps 1945, et son territoire est réintégré à la Yougoslavie désormais contrôlée par les forces communistes de Tito.
Période, dans l'histoire de la Grèce, antérieure à l'époque classique
Dans l'histoire de la Grèce antique, l’époque archaïque précède l'époque classique et succède aux âges obscurs. Ses limites chronologiques précises diffèrent selon les auteurs : son début peut être l'année 776 av. J.-C. — date supposée des premiers jeux olympiques — ou situé quelque part au VIIIe siècle av. J.-C. ; sa fin est souvent placée en 480/479 av. J.-C. — la fin des Guerres médiques. C'est une période formative pour la civilisation grecque, marquée par des innovations décisives initiées durant la fin des siècles obscurs et un VIIIe siècle av. J.-C. très riche en changements. L'époque archaïque voit la formation de la polis, la cité-État grecque, concomitante à une expansion du monde grec, visible en particulier dans le phénomène de la colonisation grecque qui conduit à la mise en place de cités grecques dans plusieurs régions bordières de la mer Méditerranée et de la mer Noire. Le monde grec est marqué par la diversité sur ce très vaste espace. Se constituent progressivement un ensemble de cités ayant souvent des spécificités très affirmées, telles qu'Athènes, Sparte, Érétrie, Corinthe, Argos, Égine, Thèbes en Grèce continentale, Cnossos et Gortyne en Crète, Milet, Éphèse, Samos et Phocée en Asie Mineure, Syracuse, Tarente, Sélinonte, Métaponte en Italie et en Sicile (« Grande Grèce »), Massalia dans le sud de la France, etc. La cité n'est pas le seul modèle politique, puisque se développent aussi les ethnè, entités ayant souvent une échelle régionale, souvent dans des régions moins peuplées (Thessalie, Macédoine, Épire, Locride, Béotie, etc.). Au-delà de leurs différences, les cités grecques partagent de nombreuses traditions communes, ainsi que des développements historiques et culturels similaires. Dans le domaine politique ces évolutions sont marquées par la constitution de régimes politiques avec des institutions semblables, dominés par des oligarchies, dérivant parfois au gré des conflits internes vers la tyrannie, ou à l'inverse vers des formes plus ouvertes (démocratie athénienne). Dans le domaine militaire, elles se dotent d'armées de fantassins recrutés parmi leurs citoyens et essentiellement destinées à défendre le territoire civique (hoplites). Dans le domaine culturel, la mise en place de la cité s'accompagne de nombreux changements qui aboutissent à la mise en place des éléments fondamentaux de la civilisation grecque antique. Une innovation majeure est l'apparition de l'alphabet grec, son adoption dans tout le monde grec. Les caractéristiques rituelles, idéologiques, spatiales et architecturales de la religion grecque antique achèvent de se mettre en place, avec par exemple la constitution de grands sanctuaires panhelléniques (Olympie, Delphes). L'art et l'architecture connaissent de nombreuses évolutions, là encore avec des variations selon les régions. Plusieurs phases ont été distinguées : l'époque géométrique (v. 900-700 av. J.-C.), puis l'époque orientalisante (v. 700-600 av. J.-C.) et la période artistique archaïque à proprement parler (v. 600-480 av. J.-C.), durant lesquelles sont notamment élaborés des styles de céramique très populaires dans le monde méditerranéen, une statuaire en pierre et en bronze avant tout marquée par la représentation humaine, des temples à colonnes avec des styles spécifiques (les « ordres ») et un décor architectural sculpté de plus en plus élaboré. La vie culturelle et intellectuelle connaît aussi une floraison. Le début de l'époque archaïque est marqué par les poèmes d'Homère et d'Hésiode, puis se développe parmi l'élite des cités grecques une culture spécifique, marquée par la pratique du banquet (symposion), du sport, des compétitions (concours), la composition et la récitation de poésie (poésie lyrique), et à la fin de la période les premiers développements de la philosophie.
Ville-État dans l'Antiquité
Ougarit (ou Ugarit) est une ancienne cité du Proche-Orient, située dans l'actuelle Ras Shamra (initialement nommée Ras ech-Chamra, « cap/colline du fenouil »), à onze kilomètres au nord de Lattaquié, en Syrie. C'est la capitale de l'ancien royaume éponyme qui a existé au IIe millénaire av. J.-C., au moins d'environ 1800 à 1185 av. J.-C., aux époques de l'âge du bronze moyen et récent. Les fouilles archéologiques qui y ont eu lieu depuis 1929 ont essentiellement concerné la dernière période d'occupation du site, à la fin de l'âge du bronze récent (v. 1350-1185 av. J.-C.) et ont permis d'accumuler une grande quantité de documentation et d'informations sur cette cité et le royaume qu'elle dirigeait. Elles sont complétées par les fouilles d'autres sites ayant appartenu au royaume, notamment le port de Minet el-Beida et la résidence palatiale de Ras Ibn Hani. Le royaume d'Ougarit est d'une importance politique et militaire secondaire. Il est placé dans la mouvance des principaux royaumes dominant la Syrie : Alep, puis sans doute le Mittani, l'Égypte et enfin les Hittites à partir des environs de 1350 av. J.-C. Il contrôle un territoire d'une taille limitée, organisé autour de la plaine littorale syrienne qui permet le développement d'une agriculture méditerranéenne prospère. Son importance dérive avant tout de sa position littorale et de son port, qui lui permet de servir d'interface entre la Syrie intérieure et les réseaux d'échanges qui se développent alors sur la Méditerranée orientale et le mettent en contact avec les ports du Levant central et méridional, l'Égypte, Chypre, la côte anatolienne et la Grèce mycénienne. Les fouilles d'Ougarit ont permis de dégager un important palais royal, des temples, des résidences de tailles diverses donnant des informations sur les différentes couches de sa population. Elles ont également livré plus de 4 000 tablettes cunéiformes, dont la moitié approximativement est rédigée en akkadien (babylonien) cunéiforme, la langue diplomatique et savante de l'époque et comprend notamment des textes sur les relations entre les rois d'Ougarit et leurs maîtres hittites, et l'autre dans l'alphabet ougaritique, un alphabet cunéiforme développé à Ougarit au moins après 1250 av. J.-C., pour transcrire la langue locale, elle aussi nommée ougaritique. Cette ville est la plus ancienne connue à avoir employé un alphabet de manière courante. Cette documentation comprend notamment des textes mythologiques et rituels documentant la religion locale. Au début du XIIe siècle av. J.-C., vers 1185 av. J.-C., Ougarit est détruite et pillée, et disparaît au même moment que les Hittites. Cette destruction survient dans le contexte de l'effondrement de l'âge du bronze récent, et est peut-être causée par les Peuples de la mer qui attaquent l'Égypte au même moment. À la suite de ces événements, la ville est désertée et le royaume n'est pas reconstitué. Le site de Ras Shamra sera repeuplé de manière sporadique durant l'Antiquité, mais ne redeviendra jamais une ville importante.
Ancien État (929-1031)
Le califat omeyyade de Cordoue (en arabe : خلافة قرطبة / ḵilāfat qurṭuba) est un califat d'Ibérie musulmane gouverné par la dynastie des Omeyyades de Cordoue et qui dominait aussi une partie de l'Afrique du Nord. Succédant en 929 à l'émirat de Cordoue (créé en 756) avec la ville de Cordoue toujours comme capitale, il dure jusqu'en 1031. La période, caractérisée par une expansion du commerce et de la culture, a vu la construction de chefs-d'œuvre de l'architecture d'Al-Andalus. En janvier 929, l'émir de Cordoue Abd-ar-Rahman III s'est proclamé calife de Cordoue. Il était membre de la dynastie des Omeyyades, qui détenait le titre d'émir de Cordoue depuis 756. Le califat s'est désintégré au cours d'une guerre civile (la fitna d'al-Andalus) entre les descendants du dernier calife Hicham II, et les successeurs de son chambellan (hadjib) Al-Mansur. En 1031, après des années de luttes intestines, il s'est fracturé en un certain nombre de taïfa (royaumes) musulmans indépendants.
Char de combat allemand des années 1980
Le Leopard 2 est un char de combat allemand développé initialement en 1969 pour remplacer les M48 Patton utilisés par la Bundeswehr et évoluer aux côtés du Leopard 1 déjà en service. Le Leopard 2 surpassait ce dernier dans le domaine de la mobilité, de la protection et de la puissance de feu. Sa bonne réputation est reconnue au niveau international.
Sultanat seldjoukide d'Anatolie (1074-1308)
Le sultanat de Roum (c'est-à-dire « sultanat du pays des Romains », en arabe : السلاجقة الروم, el-Salājiqa el-Rūm ; en persan : سلجوقیان روم, Salcūkiyân-e Rūm ; en turc : Anadolu Selçuklu Devleti, ou, pour les protochronistes, Türkiye Selçuklu Devleti), également connu comme sultanat d'Icônion, sultanat de Konya, sultanat seldjoukide de Roum ou sultanat seldjoukide d'Icônion / Konya, est un État musulman établi par les Seldjoukides de 1077 à 1307 en Anatolie à la faveur de la guerre civile byzantine consécutive à la défaite de Mantzikert.
Ancien État musulman médiéval (1238-1492)
Le royaume de Grenade ou sultanat de Grenade était un État musulman médiéval situé dans le sud de la péninsule Ibérique, avec pour capitale la ville de Grenade. Le royaume est fondé en 1238 par Mohammed ben Nazar. Bien que son centre de pouvoir est initialement situé à Jaén, le monarque nasride transfère quelques années plus tard sa cour à Grenade, autour de laquelle il organise son nouvel État. Le royaume survit dans cette situation précaire grâce à sa position géographique favorable, tant pour la défense du territoire que pour le maintien du commerce. Cependant, il perd progressivement du territoire au profit de la couronne de Castille jusqu'à sa disparition définitive après la guerre de Grenade, qui se déroule entre 1482 et 1492. Le royaume nasride de Grenade était le dernier État musulman de la péninsule Ibérique, l'ancien Al-Andalus. Son dernier sultan fut Mohammed XII (dit Boabdil le Jeune), renversé par les Rois catholiques et contraint de capituler le 2 janvier 1492. Dès lors, il est définitivement intégré à la couronne de Castille sous le nom de royaume castillan de Grenade.
Conflit militaire entre le Royaume-Uni et la Chine de 1839 à 1842
La première guerre de l'opium (chinois simplifié : 第一次鸦片争战, chinois traditionnel : 第一次鴉片戰爭) est un conflit militaire, motivé par des raisons commerciales, entre le Royaume-Uni et l’empire Qing en Chine de 1839 à 1842. Il est considéré comme la première manifestation du déclin de l'empire de Chine, incapable de résister à l'Occident. Les hostilités éclatent en raison de la volonté des autorités chinoises de mettre un terme au trafic d'opium orchestré par les Britanniques en saisissant les stocks entreposés à Canton et en instituant la peine de mort pour les futurs contrevenants. Le gouvernement britannique insiste sur les principes du libre-échange, de la reconnaissance diplomatique égale entre les nations, et soutient les demandes des marchands. La marine britannique défait les Chinois en utilisant des navires et des armes technologiquement supérieurs, et les Britanniques imposent un traité forçant l'ouverture du commerce avec la Chine et leur cédant à perpétuité l'île de Hong Kong. Au XVIIIe siècle, la demande de produits de luxe chinois (en particulier la soie, la porcelaine et le thé) provoque un déséquilibre commercial entre la Chine et la Grande-Bretagne. L'argent européen afflue donc en Chine via le système de Canton (en), qui limite le commerce extérieur entrant à la ville portuaire méridionale de Canton. Pour contrer ce déséquilibre, la Compagnie britannique des Indes orientales commence à cultiver de l'opium au Bengale et autorise certains marchands britanniques à vendre de l'opium à des contrebandiers chinois pour alimenter un trafic illégal en Chine. L'afflux de stupéfiants inverse l'excédent commercial chinois, draine l'argent hors des frontières et augmente le nombre d'opiomanes à l'intérieur du pays, des conséquences qui inquiètent sérieusement les autorités chinoises. En 1839, l'empereur Daoguang, rejetant les propositions de légalisation et de taxation de l'opium, charge le vice-roi Lin Zexu de se rendre à Canton pour faire cesser définitivement le trafic de l'opium. Lin adresse une lettre ouverte à la reine Victoria, qui ne la verra jamais, faisant appel à sa responsabilité morale d'arrêter le commerce de l'opium. Il a alors recours à la force dans la concession des marchands occidentaux. Il confisque toutes les marchandises et ordonne un blocus des navires étrangers sur la rivière des Perles. Il confisque également et fait détruire une quantité importante d'opium européen. Le gouvernement britannique répond en envoyant une force militaire en Chine et dans le conflit qui s'ensuit, la marine britannique utilise sa puissance navale et son artillerie pour infliger une série de défaites décisives à l'empire de Chine, une tactique désignée plus tard sous le nom de diplomatie de la canonnière. En 1842, la dynastie Qing est forcée de signer le traité de Nankin, le premier de ce que les Chinois appelleront plus tard les traités inégaux, qui accorde une indemnité et l'extraterritorialité aux sujets britanniques en Chine, ouvre cinq ports de traité aux marchands britanniques et cède l'île de Hong Kong à l'empire britannique. L'échec du traité à satisfaire les objectifs britanniques d'amélioration des relations commerciales et diplomatiques conduit à la seconde guerre de l'opium (1856–60). Ce déclin entraîne la Chine, soumise à l'impérialisme tant occidental que nippon, dans une longue période d’instabilité et d'affaiblissement croissant de sa souveraineté. Les troubles sociaux qu'elle connaît ensuite sont à l'origine de la révolte des Taiping. En Chine, l'année 1839 est considérée comme le début de l'histoire chinoise moderne. Cette période est jalonnée par l'extension des concessions territoriales aux puissances étrangères, des défaites militaires majeures notamment lors de la première et de la seconde guerre contre le Japon, ainsi que lors de la guerre avec la France, la chute du système impérial, remplacé en 1912 par la république de Chine, et finalement, la proclamation de la république populaire de Chine en 1949.
État russe médiéval
La grande-principauté de Moscou (en russe : Великое княжество Московское, Velikoïe kiajestvo Moskovskoïe), également appelée Moscovie, est l'un des États russes médiévaux les plus puissants avec la république de Novgorod. Elle avait pour centre Moscou et exista sous ce nom entre 1328 et 1547, après s'être appelée la principauté de Moscou de 1263 à 1328. La principauté de Moscou (1263-1328) se transforma en grande-principauté en 1328, statut que cet État conserva jusqu'en 1547, quand Ivan IV le Terrible prit le titre de « tsar » de toutes les Russies, signifiant ainsi qu'il revendiquait au profit unique de Moscou la totalité de l'héritage de la principauté de Kiev, la Rus', dont une partie des anciens territoires se trouvaient alors sous la domination de l'État polono-lituanien. En 1721, l'État moscovite devint l'Empire russe.
Première des trois révoltes des Juifs de la province de Judée contre l'Empire romain
La première guerre judéo-romaine, qui s'est déroulée entre 66 ap. J.-C. et 73 ap. J.-C., parfois appelée la Grande Révolte (hébreu : המרד הגדול, ha-Mered Ha-Gadol), est la première des trois révoltes des Juifs de la province de Judée contre l'Empire romain, telle que relatée principalement par Flavius Josèphe. Elle commence en 66 à la suite des tensions religieuses croissantes entre Grecs et Juifs. Elle s'achève lorsque les légions romaines de Titus assiègent, pillent puis détruisent Jérusalem et le temple d'Hérode en 70 apr. J.-C. (en 68 selon le Talmud) ainsi que les places fortes des Juifs (principalement Gamla en 67 et Massada en 73).
Régime politique de la Suisse sous domination française
La République helvétique (en allemand : Helvetische Republik, en italien : Repubblica elvetica) est le nom officiel qu'a pris le 12 avril 1798 la Confédération des cantons suisses, transformée jusqu'au 10 mars 1803 en république unitaire. Cette période de l'histoire de la Suisse est aussi appelée « l'époque de l'Helvétique ». Son début marque la fin de l'Ancien Régime en Suisse et le début de la modernisation politique du pays. À la suite de l'occupation de la Suisse par les armées de la jeune République française, les rapports de sujétion sont abolis et les « pays sujets » et « bailliages communs » de cantons suisses deviennent des cantons à part entière. Pour la première fois en effet, les cantons sont égaux entre eux et il n'y a plus de pays sujet. C'est donc la fin des bailliages communs. Ce régime est accueilli de manière très diverse dans la Confédération : les soldats français sont considérés comme des libérateurs dans les cantons qui étaient auparavant des pays sujets ou des bailliages communs, comme le Pays de Vaud ou l'Argovie, tandis qu'ils sont considérés comme des envahisseurs par les anciens cantons qui aspirent à retourner à l'ordre ancien. Dépendante de l'appui des soldats de la République française, la République helvétique est un échec : le 19 février 1803 les Suisses obtiennent de Bonaparte une nouvelle constitution organisée selon un modèle fédéral : l'Acte de médiation. L'égalité entre cantons ne sera cependant plus jamais remise en cause.
Conflit armé en Angola entre 1975 et 2002
La guerre civile angolaise est un conflit important qui frappe l'Angola entre 1975, date de l'indépendance du pays, et 2001. La guerre débute immédiatement après l'indépendance, obtenue du Portugal en 1975. Avant cette date, l'Angola a déjà connu une guerre de décolonisation entre 1961 et 1974. La guerre civile qui s'ensuit est principalement une lutte entre les deux principaux mouvements de libération que sont le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA) et l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA). Dans le même temps, cette guerre devient un champ de bataille de substitution dans le cadre de la guerre froide, un conflit de plus grande envergure opposant un bloc dirigé par les États-Unis et le bloc communiste mené par l'URSS, représenté sur le terrain par Cuba. Si le MPLA et l'UNITA souhaitent tous deux obtenir l'indépendance, ils n'ont pas les mêmes soutiens dans le tissu social angolais. Si les deux mouvements ont des orientations socialistes, le MPLA se définit comme marxiste-léniniste et l'UNITA comme anti-communiste, de manière à susciter l'attention internationale. Un troisième mouvement, le Front national de libération de l'Angola (FNLA), combat le MPLA aux côtés de l'UNITA durant la guerre de décolonisation mais ne joue presque aucun rôle durant la guerre civile. En outre, le Front de libération de l'enclave de Cabinda, réunissant des militants séparatistes, combat pour l'indépendance de la province de Cabinda, au nord du pays. Cette guerre, qui s'étale sur vingt-sept années, peut être divisée en trois périodes principales (1975-1991, 1992-1994 et 1998-2002), séparées par de fragiles périodes de paix. Quand le MPLA finit par l'emporter en 2002, 500 000 à 800 000 personnes, surtout des civils, ont été tuées et le nombre de déplacés au sein du pays s'élève à un, voire quatre millions. Cette guerre dévaste les infrastructures de l'Angola et fragilise durement l'administration publique nationale, le tissu économique et les institutions religieuses. La guerre civile angolaise a été marquante en raison de la combinaison entre les violentes dynamiques internes au conflit et l'importance des interventions étrangères. En cela, cette guerre s'intègre pleinement dans le contexte mondial de la Guerre froide car autant les Américains que les Soviétiques, avec leurs alliés, fournissent une aide militaire significative aux parties en présence. En outre, le conflit angolais est lié à la deuxième guerre du Congo frappant la République démocratique du Congo ainsi qu'à la guerre d'indépendance namibienne.
Nom officiel en forme abrégée utilisé par l'actuelle Libye de 1977 à 2011
La Jamahiriya arabe libyenne (en arabe الجماهيرية العربية الليبية, al-jamāhīriyya al-ʿarabiyya al-lībiyya, ce qui veut littéralement dire « l’État des masses arabe libyen »), est le nom officiel en forme abrégée utilisé par l'État libyen, de 1977 à 2011, sous le régime politique de Mouammar Kadhafi. Kadhafi arrive au pouvoir en 1969 en renversant la monarchie libyenne et institue un régime fortement inspiré, dans un premier temps, du nassérisme égyptien. Durant les premières années de pouvoir de Kadhafi (1969-1977), la Libye porte le nom officiel de République arabe libyenne (الجمهورية العربية الليبية, al-jumhūriyya al-ʿarabiyya al-lībiyya). En 1977, le dirigeant libyen décrète une nouvelle forme de gouvernement et fait de son pays une « Jamahiriya », soit un « État des masses » officiellement gouverné par le biais de la démocratie directe. La Libye est alors rebaptisée du nom complet de Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste (الجماهيرية العربية الليبية الشعبية الإشتراكية, al-jamāhīriyya al-ʿarabiyya al-lībiyya aš-šaʿbiyya al-ištirākiyya). Dans les faits, le régime continue de fonctionner sur un mode à la fois arbitraire et répressif. En 1986, le régime de Kadhafi adopte son nom définitif de Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste, tout en conservant la forme abrégée Jamahiriya arabe libyenne dans les usages diplomatiques. La Libye kadhafiste se distingue d'emblée par un positionnement tiers-mondiste, à la fois panarabe et panafricain, et entretient rapidement des relations conflictuelles, voire hostiles, avec une grande partie des pays d'Afrique, du monde arabe et du monde occidental. Isolée sur le plan international durant les années 1980 et 1990 du fait de son soutien à de nombreuses rébellions et de son concours à des actes de terrorisme, soumise à un embargo imposé par l'ONU entre 1992 et 2003, la Jamahiriya arabe libyenne connaît un retour en grâce diplomatique dans la deuxième moitié des années 2000. En février 2011 éclate une révolte contre le pouvoir en place, soutenue à partir de mars par une intervention internationale. En août 2011, les rebelles sont maîtres de la capitale et de l'essentiel du territoire libyen. Le Conseil national de transition, organe de direction des rebelles, est reconnu le mois suivant par l'ONU. Les combats contre les partisans de Kadhafi, qui tiennent encore plusieurs bastions, se poursuivent jusqu'en octobre 2011. Mouammar Kadhafi est tué le 20 octobre dans les environs de Syrte et la « libération » de la Libye est proclamée trois jours plus tard.
Royaume ayant existé en Afrique du Nord de 435 à 534
Le Royaume vandale (en latin : Regnum Vandalum) ou royaume des Vandales et des Alains (en latin : Regnum Vandalorum et Alanorum) est un royaume barbare fondé par le roi vandale Genséric en 435, qui règne sur les régions côtières de l'Est du Maghreb et la Méditerranée en Afrique du Nord. En 429, les Vandales, dont le nombre est estimé à 80 000 personnes, passent d’Espagne au Maroc par bateau. Ils progressent vers l'Est, traversant les régions littorales des actuels Maroc, Algérie et Tunisie. En 435, l'Empire romain, qui règne alors sur une partie de l'Afrique du Nord, permet aux Vandales de s'installer dans les provinces de Numidie et de Maurétanie sétifienne, lorsqu'il devient clair que l'armée vandale ne peut être vaincue par les forces militaires romaines. En 439, les Vandales reprennent leur progression vers l'Est et s'emparent de Carthage, la ville la plus importante de l'Afrique romaine. Le royaume naissant conquiert ensuite les îles des Baléares, de la Sardaigne et de la Corse, alors régies par les Romains. Dans les années 460, les Romains lancent deux expéditions militaires navales infructueuses dans le but de renverser les Vandales et de reprendre l'Afrique. La conquête de l'Afrique romaine par les Vandales est un coup dur pour l'Empire romain d'Occident encerclé, l'Afrique étant une source de revenus majeure et un fournisseur de céréales (principalement de blé) pour la ville de Rome. Bien que restés dans les mémoires principalement pour leurs persécutions envers les chrétiens nicéens en faveur de leur foi chrétienne arienne, les Vandales sont aussi des patrons du savoir. Sous leur règne, les grands projets de construction se poursuivent, les écoles prospèrent et l'Afrique accueille de nombreux écrivains et des scientifiques de la nature parmi les plus novateurs de la fin de l'Empire romain d’Occident. Le royaume vandale chute en 534 lorsqu'il est conquis par le général byzantin Bélisaire lors de la guerre des Vandales, et est incorporé dans l'Empire byzantin.