Cartes
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Théâtre d'opérations de la Seconde Guerre mondiale
Événement
L'expression de front de l'Est (européen) désigne, dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale, le théâtre d'opérations qui oppose plus particulièrement l'Allemagne nazie à l'Union soviétique entre juin 1941 et mai 1945. Ces deux régimes autocratiques se livrent une guerre totale qui ignore les conventions de Genève et se déroule d'abord en Union soviétique, puis dans les pays de l'Europe de l'Est occupés par les forces de l'Axe ou alliés au Reich, et enfin en Allemagne nazie. L'Allemagne bénéficie au départ du soutien de l'Italie fasciste, de la Hongrie, de la Roumanie et de la Finlande. Du côté des Alliés, l'Union soviétique est soutenue par des unités polonaises et roumaines, puis, au fil de la conquête de l'Europe de l'Est par l'Armée rouge, par les armées roumaine, bulgare et yougoslave. Bien qu'ils soient rarement directement engagés dans des actions militaires sur le front de l'Est, le Royaume-Uni et les États-Unis fournissent un soutien économique sensible à l'Union soviétique ; la France est, avec la Roumanie, le seul pays européen à compter des combattants simultanément engagés dans les deux camps lors des opérations en Union soviétique : la Légion des volontaires français et la division Charlemagne soutiennent le Reich et ses alliés, alors que l'escadrille Normandie-Niémen est engagée aux côtés des pilotes soviétiques. Les noms donnés à ce théâtre d'opérations sont nombreux et varient suivant les pays. Les Russes (et les Soviétiques avant eux) appellent ce conflit la « Grande Guerre patriotique » (russe : Великая Отечественная Война), par référence à la guerre patriotique de 1812 contre Napoléon Ier. Les Allemands nomment le conflit « front de l'Est » (allemand : die Ostfront[réf. à confirmer]), « campagne orientale » (allemand : der Ostfeldzug) ou « campagne de Russie » (allemand : der Rußlandfeldzug). Les Finlandais, qui combattent aux côtés des Allemands de juin 1941 à septembre 1944, qualifient la partie des combats qui se déroule alors sur leur territoire de guerre de Continuation, perçue comme une prolongation de la guerre d'Hiver de 1939-1940. Ailleurs, on parle également de « front russe ». Il s'agit du plus grand théâtre d'opérations de la Seconde Guerre mondiale et probablement de toute l'histoire militaire. Le front de l'Est est le lieu d'une guerre acharnée, occasionnant d'énormes destructions et des déportations de masse, entraînant, par la suite de la guerre elle-même, des massacres, famines, maladies et conditions météorologiques extrêmes, d'importantes pertes tant civiles que militaires. Les pertes humaines sur le front de l'Est sont estimées à plus de 30 millions de morts, parmi lesquels on compte au moins 16,9 millions de civils dont 9 millions d'enfants. Les pertes matérielles s'avèrent également colossales avec 1 700 villes et 70 000 villages détruits ou incendiés rien qu'en Union soviétique, où les dégâts totaux avoisinent les 2,6 milliards de roubles. Ce théâtre d'opérations est essentiellement terrestre et ne sollicite pas le recours aux armes les plus innovantes du moment (missiles V1 et V2, bombes atomiques). Il sera néanmoins déterminant en termes de destructions et de victimes dans la chute du Troisième Reich, préalablement à la guerre soviéto-japonaise qui conduira à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La défaite du IIIe Reich à l'Est de l'Europe, conjuguée à l'engagement occidental dans le Pacifique, en Afrique du Nord, en Italie et en Europe occidentale, entraînera la destruction de l'Allemagne comme puissance militaire, sa division pendant plus de quarante ans en deux États antagonistes, la constitution d'un bloc soviétique (derrière le rideau de fer) en Europe de l'Est et en Chine et l'accession de l'Union soviétique au rang de superpuissance mondiale. Le 9 mai, jour de la reddition allemande pour le fuseau horaire de Moscou, demeure une fête nationale tant en Russie post-soviétique que dans certaines des anciennes républiques soviétiques (День Победы, littéralement « le Jour de la Victoire »).
Dynastie mongole ayant régné sur la Chine, 1271-1368
La dynastie Yuan (chinois : 元朝 ; pinyin : Yuán Cháo), officiellement le Grand Yuan (chinois : 大元 ; pinyin : Dà Yuán ; en moyen mongol ᠳᠠᠢᠦᠨᠦᠯᠦᠰ, Dai Ön Ulus, littéralement « Grand État Yuan »), est une dynastie mongole fondée suivant la tradition chinoise en 1271 par Kubilai Khan, le petit-fils de Gengis Khan, et qui règne sur la Chine jusqu'en 1368. Formellement, en Chine, elle succède à la dynastie Song et précède la dynastie Ming. Bien que les Mongols dominent la Chine du Nord depuis Gengis Khan, Khubilaï la fait débuter rétroactivement au règne de son grand-père comme fondateur officiel de la dynastie. Toutefois comme les Song tenaient le grand sceau d'empire, on la fait débuter à l'abdication de Hangzhou (1276) ou à l'achèvement de la conquête de la Chine du sud (1279). Son royaume est, à ce moment-là, isolé des autres Khanats et contrôle la plus grande partie de la Chine moderne et de ses environs, y compris le territoire qui correspond actuellement à la Mongolie. C'est la première dynastie non-chinoise à gouverner toute la Chine et elle dure jusqu'en 1368, date à laquelle la nouvellement fondée dynastie Ming chasse les empereurs Mongols de Chine, ce qui oblige les Gengiskhanides à se replier dans leur patrie mongole, ou ils fondent la dynastie Yuan du Nord. Si certains empereurs Mongols Yuan maîtrisent la langue chinoise, d'autres n'utilisaient que leur langue maternelle, le mongol, et l'Écriture phagpa. Même si la dynastie Yuan est avant tout le khanat fondé et dirigé par les successeurs de Möngke Khan après la division de l'Empire mongol, dans l'histoire officielle chinoise, elle est considérée comme étant une dynastie ayant reçu le Mandat du Ciel. Même si elle a été établie par Kubilai Khan, ce dernier a inscrit son grand-père Gengis Khan sur les documents impériaux en tant que fondateur officiel de la dynastie, sous le nom posthume "Taizu". Dans son Édit pour Établir le Nom de l'État, Kubilaï a annoncé que le nom de la nouvelle dynastie était "Grand Yuan" et s'est posé en successeur des anciennes dynasties chinoise depuis l'époque des Trois augustes et cinq empereurs jusqu’à la dynastie Tang. L'empereur Yuan, en plus d'être empereur de Chine, était aussi Grand Khan des Mongols, et à ce titre il régnait sur la Mongolie et était suzerain des trois khanats ayant institutionnalisés les apanages des fils de Gengis : le Khanat de Djaghataï en Asie centrale, la Horde d'or sur les actuelles Russie et Ukraine, et l'Ilkhanat de Perse incluant l'Irak et la plus grande part des actuelles Turquie et Afghanistan. En tant que tel, l'empire Yuan était l'Empire du Grand Khan. Cependant, assez rapidement la soumission des khanats devient purement nominale, chacun poursuivant sa propre politique et entrant souvent en guerre l'un contre l'autre.
Navire de guerre
Un destroyer (pour la France jusqu'en 1951, le contre-torpilleur) est un navire de guerre capable de défendre un groupe de bâtiments (militaire ou marchand) contre toute menace, comme d'attaquer un groupe de navires moyennement défendus. Il possède des moyens de lutte antiaérienne, anti-sous-marine et anti-surface. À l'origine, il s'agit d'un bâtiment rapide destiné à détruire les torpilleurs ennemis ; par la suite, il a lui-même acquis des capacités de torpillage, puis de lutte anti-sous-marine, de lancement de missiles et d'embarquement d'hélicoptères. Son nom est la reprise de son équivalent anglais destroyer (« destructeur »), abréviation de torpedo boat destroyer (« destructeur de torpilleurs »).
Voyage effectué par un croyant vers un lieu sacré déterminé
Un pèlerinage (/pεlrinaʒ/; du latin peregrinus, « étranger ») est un voyage effectué par un croyant, le pèlerin, vers un lieu de dévotion, vers un endroit circonscrit tenu pour sacré selon sa religion car supposé contenir une communication directe avec une divinité grâce à une relique, un légendaire (récit d'apparitions, de miracles), une source, un arbre. Le déplacement des hommes et des femmes — souvent à pied ainsi qu'en bateau ou encore en train ou en avion depuis la révolution industrielle — vers des lieux où ils entrent en contact avec le sacré est une pratique qui apparaît dans de très nombreuses cultures jusqu'à nos jours ; il en existe des indices à Çatal Hüyük, au début du néolithique, ou encore Stonehenge vers 1700 av. J.-C. Le pèlerinage est un phénomène quasi universel de l'anthropologie religieuse. Le pèlerin rencontre le surnaturel en un lieu précis où il participe à une réalité autre que la réalité profane. Le pèlerinage constitue souvent une importante source de revenus, dès ses débuts. Ce facteur s'est accentué avec l'industrialisation du tourisme, qui participe au développement de la religion concernée : c'est par exemple la présence de Lourdes qui fait de Pau-Pyrénées un aéroport international. Des villes comme La Mecque, Mexico, Bodhgaya ou Bénarès bénéficient des revenus de leurs pèlerinages respectifs, qui peuvent drainer des millions de personnes chaque année. Dans l'entité géopolitique du bassin méditerranéen, quatre « cultures-monde » liées aux identités religieuses chrétienne (catholique et orthodoxe), judaïque et musulmane constituent la base d'un fort flux touristique dans cette région du monde. Au-delà du seul aspect économique, la circulation de personnes désintéressées, curieuses et animées d'un idéal crée des interactions propres à ouvrir et à renforcer en même temps l'identité des cultures concernées (sur les lieux d'origine, d'arrivée et de passage). Ces voyages hésitent ainsi souvent entre le pèlerinage stricto sensu et le tourisme religieux. En 2016, le nombre annuel de pèlerins est estimé à 500 millions, dont 80 % concernent l'islam, le bouddhisme et surtout l'hindouisme : le Khumba Mela hindou a ainsi réuni plus de 100 millions de personnes, les pèlerinages chrétiens représentant 90 à 100 millions de pèlerins, soit 20 % des pèlerins.
Élection du président des États-Unis
L'élection présidentielle américaine de 2016, cinquante-huitième élection présidentielle américaine depuis 1788, a lieu le 8 novembre 2016 et conduit à la désignation du républicain Donald Trump comme quarante-cinquième président des États-Unis et de son colistier républicain Mike Pence comme quarante-huitième vice-président des États-Unis. Alors que la quasi-totalité des enquêtes d'opinion le donnaient perdant, le candidat républicain l'emporte sur la candidate démocrate, Hillary Clinton, en obtenant 306 grands électeurs contre 232. Il est devancé de 2,1 points de pourcentage (soit près de 3 millions de voix) par sa rivale au plan national, ce qui fait de lui le cinquième candidat remportant une élection présidentielle aux États-Unis sans avoir obtenu le plus grand nombre de suffrages populaires. Son élection est confirmée le 19 décembre 2016, lors du vote du collège électoral (304 votes contre 227). Dans le même temps, les démocrates échouent à prendre le contrôle du Congrès. Cette campagne électorale reste dans l'actualité plusieurs années après son terme en raison d'une enquête sur l'ingérence présumée du gouvernement russe (« Russiagate ») visant à favoriser la candidature de Donald Trump.
Guerre entre l'Espagne et les États-Unis en 1898
La guerre hispano-américaine, souvent désignée en Espagne sous le nom de désastre de 1898 (« Desastre del 1898 »), est un conflit armé qui se déroula d'avril à août 1898 entre les États-Unis d'Amérique et l'Espagne, et qui eut pour conséquence la confirmation (à la suite de la guerre d'indépendance cubaine) de l'indépendance de Cuba jusqu'en 1901, et la prise de contrôle d'anciennes colonies espagnoles dans les Caraïbes et l'océan Pacifique par les États-Unis d'Amérique.
Ancien État européen, de 2003 à 2006
La Serbie-et-Monténégro, en forme longue la communauté d'États de Serbie-et-Monténégro (en serbe Државна заједница Србија и Црна Гора / Državna zajednica Srbija i Crna Gora) est une ancienne république fédérale d'Europe située dans la péninsule balkanique. Elle est constituée de la république de Serbie (incluant les provinces autonomes du Kosovo et de Voïvodine) et de la république du Monténégro (qui donnait à la fédération son accès à la mer Adriatique). Elle a une frontière commune avec l'Albanie, l'ancienne république yougoslave de Macédoine (aujourd'hui Macédoine du Nord), la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, la Croatie et la Bosnie-Herzégovine. La Serbie-et-Monténégro est créée en février 2003 comme successeur de la république fédérale de Yougoslavie, union politique formée à la suite de la dislocation de la Yougoslavie à partir de 1990 et de la création de nouveaux États indépendants reconnus internationalement à partir de 1992 (mais seulement en 2003 par les autorités serbo-monténégrines créant leur propre État et mettant fin aux revendications yougoslaves antérieures). L'union est dissoute en juin 2006 quand la république du Monténégro décide de faire sécession. Deux États sont depuis indépendants, Serbie et Monténégro.
Période historique du Ve au Xe siècle après J.-C.
Le haut Moyen Âge ou premier Moyen Âge est une période de l'histoire comprise entre l'Antiquité et le Moyen Âge central, et dont les limites, autrefois claires mais contestées, chevauchent actuellement ces deux périodes, notamment l'Antiquité tardive. Elle possède en outre une délimitation géographique. En effet, elle n'est employée, dans sa « période haute », qu'en référence aux territoires ayant appartenu au monde romain, soit les régions d'Europe occidentale, orientale et méridionale, d'Asie et d'Afrique autour du bassin méditerranéen. Cependant, au fur et à mesure qu'on se rapproche du Moyen Âge central, cette limite s'étend progressivement bien au-delà. Ainsi, le haut Moyen Âge est devenu depuis la fin du XXe siècle une notion aux bornes chronologiques qui ne sont plus fixées par des dates mais représentent un continuum entre l'Antiquité et le Moyen Âge central. Ses bornes géographiques ne sont plus réservées à l'Occident stricto sensu mais s'étendent à l'Orient byzantin et au monde arabo-musulman.
Violation grave des règles du droit international de la guerre et, le plus souvent, envers des civils
Un crime de guerre est une violation particulièrement grave du droit de la guerre. On trouve dans les General Orders de 1863 du Président Lincoln l'une des premières tentatives de codification de la notion de crime de guerre. Aux Nations unies, le crime de guerre est défini par des accords internationaux. Le Statut de Rome notamment les 59 alinéas de l'article 8) fixe les compétences de la Cour pénale internationale (CPI) pour juger les violations graves du droit international humanitaire commises par des individus, et non par des États. Ces règles s'appuient les conventions de Genève de 1864, 1906, 1929 et 1949 qui précisent ce qui constitue un crime de guerre. Cela inclut surtout les situations où l’une des parties à un conflit attaque volontairement des cibles non militaires, qu’elles soient humaines ou matérielles. Parmi ces cibles figurent les civils, les prisonniers de guerre, les blessés, et, a fortiori, les villes dépourvues de troupes ou d'installations militaires. Un crime de guerre est une violation des lois de la guerre entraînant une responsabilité pénale individuelle commise soit par des combattants, comme le meurtre intentionnel de civils de prisonniers de guerre, la torture, la prise d'otages, la destruction injustifiée de biens civils, les violences sexuelles en temps de guerre ou le pillage, soit par un membre de la chaîne de commandement, par exemple en ordonnant des exécutions massives, y compris le génocide ou le nettoyage ethnique, en refusant d'épargner un ennemi qui se rend, en enrôlant des enfants dans l'armée, ou en ignorant les principes juridiques de proportionnalité et de nécessité militaire. En 1945, le procès de Nuremberg, organisé après la Seconde Guerre mondiale pour juger les responsables et les organisations nazis coupables de crimes de guerre, a introduit une nouvelle accusation : le crime contre l'humanité. La définition internationale la plus récente d'un crime de guerre se trouve à l'article 8 du Statut de Rome, entré en vigueur en 2002, qui précise les attributions de la CPI. Cependant, cette cour n'est pas reconnue par tous les pays, notamment par les États-Unis.
Guerre civile nationaliste-communiste en Chine entre 1927 et 1950
La guerre civile chinoise (chinois traditionnel : 國共內戰 ; chinois simplifié : 国共内战 ; pinyin : guó gòng nèizhàn) est un conflit qui opposa le gouvernement de la république de Chine, dirigé par le Kuomintang, aux forces du Parti communiste chinois (PCC). Le conflit armé se poursuivit par intermittence du 1er août 1927 jusqu'à la victoire des communistes, qui leur assura le contrôle total de la Chine continentale le 7 décembre 1949. Si le conflit est de facto terminé depuis 1949, il est de jure toujours en cours en raison de l'absence de ratification d'un traité de paix entre les deux parties. La guerre se divise en deux grandes périodes : d'abord les combats entre 1927 à 1937, interrompus par l'invasion japonaise et la constitution du second front uni chinois, et ensuite les affrontements de 1945 à 1949. Démarrant à partir du massacre de Shanghai en 1927, le conflit se termine par la fuite de forces du Kuomintang sur l'île de Taiwan. Guerre diffuse, composées de petites forces de guérilla et d'armées professionnelles, le conflit connait d'importantes métamorphoses au gré des alliances et des soutiens internationaux. La Chine de l'époque, mosaïque diffuse de seigneurs de la guerre, offre de nombreux revirements d'alliances et d'allégeances mêlant ambitions personnelles et interventions étrangères. Les forces communistes, guidées par Mao Zedong, connaissent de nombreux revers de 1927 à 1937. A contrario sur la même période, la décennie de Nankin, dirigée par le chef du Kuomintang Tchang Kai-Chek, fait croire à la possibilité d'une chine unifiée par les nationalistes. Les bouleversements de la seconde guerre sino-japonaise redistribueront les cartes et feront de l'Armée populaire de libération (armée du PCC) la première force du pays. La guerre civile chinoise est l'un des conflits les plus longs et les plus sanglants du XXe siècle, il est un évènement majeur de la tripolarisation du monde qui caractérise la guerre froide, et il sert de genèse mémorielle à la république populaire de Chine. Le périple jusqu'à la victoire des communistes est à la source d'exemples nombreux de la pensée et de la stratégie de guerre populaire prônée par le Maoisme.
Type de combat
La guérilla (de l'espagnol guerrilla [geˈriʎa]) est un ensemble de combats d'unités mobiles et flexibles pratiquant une guerre de harcèlement, d'embuscades, de coups de main menée par des unités irrégulières ou des troupes de partisans, sans ligne de front. Elle peut être aussi bien urbaine que rurale. Les combattants se livrant à la guérilla sont appelés guérilleros, mais il arrive qu'on emploie le mot guérilla pour désigner l'ensemble des combattants : la guérilla castriste, par exemple. Les tactiques de guérilla sont une des plus anciennes formes de guerre dissymétrique ; contrairement au terrorisme, elles ne visent pas les civils. Les principaux auteurs modernes de la théorie de la guérilla sont Abdelkrim al-Khattabi (lors de la bataille d'Anoual), Fidel Castro, Thomas Edward Lawrence, Mao Zedong, Che Guevara et le Front de libération nationale en Algérie, mais sa théorisation est bien plus ancienne : elle remonte à l’empereur byzantin Nicéphore II Phocas. À la différence de la guerre dissymétrique, la guerre asymétrique est toujours celle du faible au fort, visant des cibles collatérales faibles et sans défense, telles les institutions civiles de l'autorité contestée. Selon Robert Taber, la guérilla a pour but politique de renverser une autorité contestée par de faibles moyens militaires très mobiles utilisant les effets de surprise et avec une forte capacité de concentration et de dispersion. La tactique des commandos britanniques durant la Seconde Guerre mondiale est proche de celle de la guérilla, mais diffère dans le but qui est militaire pour les commandos et politique pour la guérilla. Les « forces spéciales » d'aujourd'hui sont les héritières directes de ces commandos britanniques. Souvent, il y a confusion entre guérilla et commando dont la similarité est dans la tactique et la différence dans la stratégie à la fois militaire et psychologique pour atteindre le but de renverser un gouvernement. Le but politique se réalise par des stratégies militaires et des stratégies diplomatiques combinées qui orientent et délimitent des tactiques possibles, comme celle du couple « terrorisme et propagande » souvent rencontré et parfois confondu avec la guérilla.
Époque historique
Les « grandes découvertes » désignent généralement celles des explorations maritimes entreprises par les puissances européennes aux XVe et XVIe siècles. Durant cette période, les monarchies et de riches compagnies commerciales financent de grandes expéditions dans le but d'explorer le monde, cartographier la planète et établir des contacts directs avec l'Afrique, l'Amérique, l'Asie et l'Océanie. L'expression « âge des découvertes » est également utilisée par les cartographes. Les principales puissances maritimes qui se lancent dans l'exploration du monde sont le Portugal, l'Espagne, puis la France, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, avec l’aide parfois de navigateurs italiens. Les Portugais explorent les côtes de l'Afrique sous l'impulsion du prince Henri dit « le Navigateur » au début du XVe siècle. Dinis Dias découvre les îles du Cap-Vert en 1444 ; le Sénégal est visité par Alvise Cadamosto en 1455 ; quant au fleuve Gambie, il est remonté par Diogo Gomes en 1456. Bartolomeu Dias atteint l'océan Indien en 1488 en contournant le cap de Bonne-Espérance, qu'il n’identifie que sur le chemin du retour, après avoir peu pénétré le nouvel océan. En cherchant une nouvelle voie par l'ouest vers l'Asie, le navigateur génois Christophe Colomb — financé par la monarchie espagnole — quitte Séville avec deux caravelles et une caraque à trois-mâts, commandée par lui-même , traverse l'océan Atlantique et atteint en 1492 des îles des Caraïbes, prémices d’un « Nouveau Monde » : l'Amérique, monde nommé ainsi vers 1507 par des imprimeurs vosgiens en l’honneur d’Amerigo Vespucci, parce que, le premier, il aurait pressenti qu’il s’agissait d’un nouveau continent, et pas uniquement d’un archipel d’îles. Pour éviter un conflit entre l'Espagne et le Portugal, le traité de Tordesillas (1494) partage le monde selon un méridien, en deux zones d'exploration où chacun des protagonistes aura l'exclusivité des droits sur ces découvertes. Ainsi, le futur territoire du Brésil, à l’est du méridien, sera lusophone. En 1498, une expédition portugaise menée par Vasco de Gama, à laquelle Bartolomeu Dias apporte sa contribution et son expérience, réalise finalement le rêve d'établir une liaison maritime avec l'Inde en naviguant autour de l'Afrique. Peu après, en 1512, les Portugais atteignent les « îles aux épices » (les Moluques) et, un an plus tard, la Chine. Les explorations vers l'ouest et vers l'est se superposent lorsque l'Espagnol Juan Sebastián Elcano (le chef de son expédition, Magellan, étant tué en cours de route dans le Pacifique) termine la première circumnavigation de la Terre en 1522. Dans le même temps, les conquistadors espagnols explorent l'intérieur des terres américaines et détruisent les empires amérindiens. À partir du XVIe siècle, les Français, les Anglais et les Hollandais se lancent dans la course et contestent le monopole ibérique sur le commerce maritime. Ils participent à l'exploration des Amériques mais surtout à celle de l'Océanie. Parallèlement aux explorations maritimes, les Russes explorent et conquièrent la quasi-totalité de la Sibérie. Au même titre que la Renaissance, l'« âge des découvertes » constitue un pont entre Moyen Âge et époque moderne. L'imprimerie (qui vient d'apparaître) contribue à répandre les récits d'exploration et les cartes de terres lointaines, favorisant ainsi le développement de l'humanisme et du questionnement scientifique et intellectuel. L'expansion européenne mène à la constitution d'empires coloniaux : les contacts entre Ancien et Nouveau Mondes produisent l'échange colombien qui désigne le transfert massif entre les hémisphères occidentaux et orientaux de plantes, d'animaux, de populations (dont les esclaves), de maladies infectieuses et de culture. Cette première mondialisation engendre des modifications écologiques, agricoles et culturelles parmi les plus importantes de l'histoire. L'exploration européenne se poursuit jusqu'au XXe siècle, au cours duquel on estime que la totalité des terres émergées a été cartographiée. Alors que ces événements étaient autrefois regroupés sous l'expression « ère des grandes découvertes », l'historiographie contemporaine met en avant l'aspect bilatéral de la rencontre de deux civilisations. En 1992, de nombreux colloques et publications célébrant le 500e anniversaire de la découverte de l'Amérique ont fait émerger l'expression de « rencontre de deux mondes » ou plus simplement de « rencontres », en mettant en évidence que la notion des « grandes découvertes géographiques » n'est « qu'une construction intellectuelle du XIXe siècle, élaborée à son tour à partir d’une série de mythes fondateurs issus de stratégies éditoriales, politiques et religieuses du XVIe siècle, diffusés et consolidés par l’intermédiaire d’instruments, tels que l’iconographie et la littérature ». Cette année-là, l’Exposition universelle de Séville, point de départ du premier voyage de Christophe Colomb, rend aussi hommage à ces découvertes.
Révolte contre le régime communiste hongrois en 1956
L'insurrection de Budapest ou révolution de 1956 (en hongrois 1956-os forradalom) est la révolte populaire spontanée contre le régime communiste hongrois et ses politiques imposées par l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) qui dura du 23 octobre au 10 novembre 1956. La révolte commença par une manifestation étudiante qui rassembla des milliers de personnes à travers le centre-ville de Budapest pour rejoindre le Parlement hongrois. Une délégation étudiante entrée dans le bâtiment de la radio nationale afin de diffuser ses revendications fut arrêtée. Lorsque sa libération fut demandée par la foule, la Államvédelmi Hatóság (ÁVH, police politique du régime) ouvrit le feu depuis le bâtiment. Les nouvelles se répandirent rapidement et des émeutes éclatèrent dans toute la capitale. La révolte s'étendit rapidement ailleurs en Hongrie et entraîna la fuite du gouvernement hors de la capitale, auprès des troupes soviétiques. Des milliers de personnes s'organisèrent en milices populaires pour affronter les troupes de l'ÁVH et l'Armée rouge. Des commissaires politiques et des membres de l'ÁVH furent passés à tabac, emprisonnés ou exécutés tandis que les prisonniers politiques étaient libérés et armés. Des conseils improvisés luttèrent contre le contrôle municipal du parti hongrois des travailleurs au pouvoir et demandèrent des changements politiques. Des symboles politiques (étoiles rouges, statues de Staline, armoiries communistes au centre du drapeau national) furent enlevés ou détruits. Un nouveau gouvernement communiste, qui, après avoir dissous formellement l'ÁVH, déclara son intention de se retirer du pacte de Varsovie et promit d'organiser des élections libres, se mit en place. À la fin du mois d'octobre, les combats avaient pratiquement cessé et une certaine normalité était revenue. Après avoir annoncé sa volonté de négocier le retrait des forces soviétiques, le Politburo du PCUS changea d'avis et décida d'écraser la révolution. Le 4 novembre, une importante armée soviétique envahit Budapest et les autres régions du pays. La résistance hongroise continua jusqu'au 10 novembre. Plus de 2 500 Hongrois et 700 Soviétiques furent tués lors du conflit et 200 000 Hongrois fuirent en Autriche et de là, vers l'Occident en tant que réfugiés. Les arrestations se poursuivirent durant plusieurs mois. En janvier 1957, le nouveau gouvernement pro-soviétique avait supprimé toute opposition publique. Les actions soviétiques furent critiquées par certains marxistes occidentaux mais renforcèrent l'emprise soviétique sur l'Europe centrale. Les insurgés condamnés seront amnistiés en 1962 par le gouvernement réformiste de János Kádár. Le débat public sur cet événement fut interdit en Hongrie durant plus de 30 ans, mais avec l'assouplissement puis l'effondrement des régimes communistes des années 1980, il fit l'objet d'intenses études et débats. Le 23 octobre est devenu un jour de fête nationale en Hongrie.
Conflits qui ont impliqué la France révolutionnaire contre d'autres pays européens durant la période comprise entre 1792 et 1802
Les guerres de la Révolution française, aussi nommées guerres révolutionnaires, sont les conflits qui ont impliqué la France révolutionnaire contre d'autres pays européens, souvent coalisés, durant la période comprise entre 1792 (guerre contre le Saint-Empire et les royaumes de Bohême et de Hongrie) et le traité d'Amiens de 1802, première phase des guerres de Coalitions. Une distinction peut être faite entre la période dite de la Première Coalition (1792-1797) et la Deuxième Coalition (1798-1802), même si certains pays, et notamment le Royaume-Uni, étaient en guerre continue contre la France de 1793 à 1802. Caractérisées par une ferveur révolutionnaire et des innovations militaires, ces multiples campagnes sauvèrent le régime révolutionnaire français, pourtant confronté à une sérieuse opposition européenne. De surcroît, les victoires qui s'ensuivirent contribuèrent à étendre de façon significative l'emprise territoriale de la France.
Dynastie turque d'Asie moyenne et occidentale (XIe-XIVe siècle).
Les Seldjoukides, Seljoukides ou Saljûqides sont les membres d'une dynastie turcique qui a émigré du Turkestan vers le Moyen-Orient avant de régner sur l'Iran, puis sur un vaste domaine comprenant l'Irak actuel et l'Anatolie orientale entre le milieu du XIe siècle et le XIIIe siècle. À la fin du XIe siècle, l'Empire seldjoukide comprenait l'Anatolie, le Levant, le Moyen-Orient, ainsi que la Perse.
Dynastie chinoise, de 1046 à 256 av. J.-C.
La dynastie Zhou (chinois : 周朝 ; pinyin : Zhōu Cháo ; Wade : Chou1 Ch'ao2 ; EFEO : Tcheou) est selon l'historiographie traditionnelle la troisième dynastie chinoise. Dirigée par des rois appartenant au clan Jī (chinois traditionnel : 姬 ; pinyin : Jī), elle prend le pouvoir au XIe siècle av. J.-C. (vers 1046 av. J.-C.), faisant suite à la dynastie Shang, et reste en place jusqu'en 256 av. J.-C., date à laquelle s'achève le règne du dernier empereur des Zhou. Après son extinction, son territoire est intégré au royaume de Qin en 249 av. J.-C. Cette longévité fait de la dynastie Zhou la plus longue de toutes celles qui se sont succédé ou concurrencées durant l'histoire de la Chine. La longue période de la dynastie Zhou ne voit en fait celle-ci exercer une domination effective sur les pays de la Plaine centrale chinoise qu'à partir du milieu du XIe siècle av. J.-C. jusqu'au début du VIIIe siècle av. J.-C. Cette période est surnommée celle des « Zhou de l'Ouest » (1046-771 av. J.-C.), en raison du fait que la capitale des empereurs de la dynastie Zhou était située à l'Ouest de la Chine. Après cette ère, la dynastie Zhou n'exerce plus qu'une forme de souveraineté symbolique face aux royaumes plus puissants qui s'affirment en Chine. Il s'agit de la période dite des « Zhou de l'Est » (771-256 av. J.-C.) en raison de l'installation de la dynastie dans une capitale orientale. Elle est elle-même subdivisée en deux sous-périodes : la période des Printemps et Automnes (771-481 av. J.-C.) et la période des Royaumes combattants (481-221 av. J.-C.). Cette période de l’histoire chinoise correspond à ce que beaucoup considèrent comme l’apogée de la fabrication d’objets en bronze chinois. La dynastie couvre aussi la période où les caractères chinois ont presque évolué vers leur forme actuelle avec l’utilisation d’une version archaïque du style « des scribes » qui émerge au cours de la fin de la période des Royaumes combattants. Une autre dynastie nommée Zhou exista entre 690 et 705 de notre ère, avec comme seule impératrice Wu Zetian.
Nom officiel de la Pologne de 1952 à 1989
La république populaire de Pologne (polonais : Polska Rzeczpospolita Ludowa, PRL) est le nom officiel de la Pologne de 1952 à 1989, période durant laquelle le pays est gouverné par le Parti ouvrier unifié polonais, qui se réclame du marxisme-léninisme. Le régime est en place dès 1944, mais le pays porte le nom officiel de république de Pologne (Rzeczpospolita Polska) jusqu'en 1952, date de l'adoption d'une nouvelle Constitution. La Pologne est alors membre du COMECON et du pacte de Varsovie dès sa création en 1955, faisant alors partie des régimes de « démocratie populaire » politiquement alignés sur l'URSS au sein du bloc de l'Est. Depuis sa création, la République populaire de Pologne, dirigée par un parti unique, a été caractérisée par des luttes internes constantes pour la démocratie. Malgré cela, certains progrès majeurs ont été réalisés durant la période de la république populaire de Pologne, telles que l'amélioration des conditions de vie, l'industrialisation rapide, l'urbanisation, l'accès aux soins de santé universels et l'éducation gratuite. La république populaire de Pologne a également mis en œuvre des politiques qui ont éliminé le phénomène des sans-abri et établi une garantie de l'emploi. En conséquence, la population de la Pologne a presque doublé entre 1947 et 1989.
Guerre de résistance de l'Espagne contre l'invasion française de 1808, impliquant également le Portugal et le Royaume-Uni dans le cadre plus large de la guerre entre le Premier Empire de la France napoléonienne et le Royaume-Uni
La guerre d'indépendance espagnole opposa l'Espagne des Bourbons, le Portugal et le Royaume-Uni à la France entre 1808 et 1814, dans le contexte des guerres napoléoniennes. Ce conflit porte différents noms, notamment : « guerre d’Espagne » ou encore « campagne d’Espagne » en France, « guerre d’indépendance » ou « guerre du Français » en Espagne, « guerre péninsulaire » au Portugal et dans le monde anglo-saxon. La guerre commença en 1808 lorsque Madrid se souleva contre l’armée française occupant la capitale espagnole. L’insurrection se généralisa à tout le pays après que Napoléon eut obtenu l’abdication du roi d’Espagne au profit du frère de l’empereur, Joseph. L’armée française se heurta à une guérilla puis à l’armée britannique venue aider le Portugal, également occupé par les troupes de Napoléon. En 1813, les soldats de l’empereur durent refluer en deçà des Pyrénées ; l’invasion de la France par les Espagnols, Britanniques et Portugais commandés par Wellington, devenait imminente.
Révolution dans les îles britanniques (1642-1651)
La première révolution anglaise (English Civil War pour les historiens britanniques), également appelée Grande Rébellion, se déroule de 1642 à 1651 sous le règne de Charles Ier. Cette révolution a pour conséquence le jugement puis l'exécution du roi Charles Ier le 30 janvier 1649 à Whitehall près de Westminster. La monarchie est abolie et une « République », appelée Commonwealth d'Angleterre, est instaurée avec Oliver Cromwell à sa tête. Cette révolution marquante pour l'Angleterre et l'Europe est une étape cruciale dans la transformation du pouvoir royal anglais, qui s'oriente progressivement vers une monarchie constitutionnelle. Elle aura des conséquences majeures sur l'ordre européen initiant une longue série de révolutions.[réf. nécessaire]
Seconde période géologique du Paléozoïque, de 485,4 à 443,4 Ma avant le présent
L’Ordovicien est le deuxième des six systèmes géologiques constituant le Paléozoïque. Il s’étend de - 485,4 ± 1,9 à - 443,4 ± 1,5 millions d'années (Ma). Il est précédé par le Cambrien et suivi par le Silurien. L’Ordovicien a été défini par Charles Lapworth en 1879 pour résoudre un problème de paternité de certaines couches géologiques. Adam Sedgwick et Roderick Murchison ont placé ces couches respectivement dans le Cambrien et le Silurien. Lapworth reconnaît que les fossiles présents dans les strates disputées sont distincts de ceux du Cambrien ou du Silurien et les attribue à un nouveau système, nommé Ordovicien en référence aux Ordovices, un peuple brittonique de l’actuel Pays de Galles. Les couches géologiques de l’Ordovicien renferment aujourd’hui de vastes réservoirs de pétrole et de gaz naturel dans certaines régions du monde. Il correspond à une époque où l'océan global et l'atmosphère terrestre se sont refroidis, conjointement à une explosion de la biodiversité sur la planète.
Conflit militaire entre puissances européennes (1740-1748)
La guerre de Succession d'Autriche oppose de 1740 à 1748 deux coalitions d'États européens, dont les principaux sont : la France, la Prusse et la Bavière, d'une part ; l'Autriche, la Grande-Bretagne, les Provinces-Unies et la Russie, d'autre part. Ce conflit à l'échelle de l'Europe a pour origine le problème de la succession de l'empereur Charles VI (1685-1740) à la tête des États héréditaires de la maison de Habsbourg (notamment l'archiduché d'Autriche, le royaume de Bohême et le royaume de Hongrie), problème qu'il pensait avoir résolu par la Pragmatique Sanction de 1713, selon laquelle sa succession pourrait revenir à une de ses filles, au détriment des filles de son frère aîné Joseph (1678-1711). Mais en 1740, sa fille aînée, Marie-Thérèse (née en 1717), voit se dresser contre elle un certain nombre d'adversaires (dont certains ont pourtant accepté la Pragmatique Sanction), qui veulent profiter de sa jeunesse et de son inexpérience, malgré la présence de son époux un peu plus âgé, François de Lorraine (1708-1765), élu empereur seulement en 1745. Cette guerre se déroule sur plusieurs théâtres d'opération successifs : d'abord en Silésie, où la Prusse s'impose facilement et signe avec Marie-Thérèse une paix séparée dès 1742 ; en Bohême, où les Bavarois et leurs alliés français s'emparent de Prague, mais sont obligés de battre en retraite à la fin de 1742 ; en 1743, ils subissent des revers en Allemagne durant cette retraite ; la France porte alors son effort vers les Pays-Bas autrichiens (actuelle Belgique) où elle s'impose durant les campagnes menées de 1744 à 1748. Les négociations menées à Aix-la-Chapelle en 1748 permettent d'arriver à un traité de paix le 18 octobre 1748.
Ancien État-satellite fantoche mis en place par le Japon impérial et remplaçant la Mandchourie (1932-1945)
Le Mandchoukouo, Manchukuo ou Manzhouguo (chinois simplifié : 满洲国 ; chinois traditionnel : 滿洲國 ; pinyin : Mǎnzhōuguó ; litt. « État de Mandchourie » ; en japonais : 満州国 ; kyūjitai : 滿洲國, Manshūkoku) est un État, indépendant de jure, mais de facto mis en place et contrôlé par l'empire du Japon en Mandchourie dans le nord-est de la Chine, entre 1932 et 1945.
Conférence organisée par trois des puissances alliées victorieuses de la Seconde Guerre mondiale pour fixer le sort des nations ennemies
La conférence de Potsdam est une conférence organisée par trois des puissances alliées victorieuses de la Seconde Guerre mondiale pour fixer le sort des nations ennemies. Les États-Unis sont représentés par le président Harry Truman, l'URSS par le secrétaire général et dirigeant Joseph Staline et le Royaume-Uni par ses premiers ministres successifs Winston Churchill et Clement Attlee. Elle a débuté le 17 juillet 1945 et s'est terminée le 2 août 1945 au château de Cecilienhof, près de Potsdam, dans la banlieue sud-ouest de Berlin (Potsdam avait été précédée des conférences interalliées de Téhéran en décembre 1943 et de Yalta en février 1945). Le Japon continuant à combattre, cette conférence s'est déroulée avant même la fin de la guerre. Son but était de fixer le sort des puissances qui avaient été ou restaient ennemies des forces alliées. L'Allemagne avait capitulé depuis plus de deux mois, et la victoire était presque imminente sur le Japon qui venait de subir de lourdes pertes territoriales et militaires (le 26 juillet, un ultimatum est signifié à l'empire du Japon, au nom des États-Unis, du Royaume-Uni et de la république de Chine) et qui allait subir deux largages successifs d'une bombe nucléaire américaine (le 6 août sur Hiroshima et le 9 août sur Nagasaki) et aussi devoir faire face à l’entrée en guerre de l'URSS le 9 août 1945. Le 15 août, l'empereur du Japon, Hirohito, annonce à la population japonaise qu'il accepte les accords de Potsdam. Le 2 septembre, le Japon signe sa capitulation, et les États-Unis peuvent négocier en position de force. Il s'agit de la seule rencontre entre le président américain Harry S. Truman et Joseph Staline, dirigeant soviétique. L'accord de Potsdam a formellement été signé le 26 juillet 1945.
Voie du réseau routier créé par les Romains
Les voies romaines sont les voies du réseau routier construit par les Romains ou reprises et réaménagées par eux sur le réseau existant. Lié à la politique d'expansion romaine et à la mise en ordre administrative et économique des territoires progressivement conquis, ce réseau est une des gloires de la civilisation romaine qui porte son attention à la logistique et innove dans le génie civil, lui permettant de parcourir plus rapidement qu'avant l'ensemble de l'Empire à partir de l'Urbs, Rome. Elles reliaient entre elles les cités de tous les points de l'Italie puis de l'Empire avec les centres de décision politiques ou économiques. Elles permettaient des déplacements plutôt aisés pour l'époque, que ce soit pour l'usage des troupes en campagne, les fonctionnaires impériaux, les courriers, les commerçants et les marchands, les voyageurs et les pèlerins. Elles permirent l'expansion économique de l'Empire puis sa fin en facilitant les grandes invasions. Par ailleurs, Voie romaine peut être une partie d'un odonyme, c'est-à-dire, un indicateur du type de voie suivi d'un nom propre.