Cartes
103
Troisième mois de l'année dans les calendriers grégorien et julien
Événement
Mars est le troisième mois de l’année dans les calendriers julien et grégorien. C’est aussi le premier mois du printemps dans l’hémisphère nord (l’équinoxe a lieu le 19, le 20 ou le 21 mars). Et le premier mois de l'automne dans l'hémisphère sud.
Document écrit à la main
Un manuscrit (du latin manu scriptus) aussi appelé "livre médiéval" est, littéralement, un texte « écrit à la main », sur un support souple, que ce soit par son auteur (« manuscrit autographe ») ou par un copiste, avant l'invention de l'imprimerie. Le terme s'applique à différents supports (papyrus, parchemin ou papier) mais ne s'emploie pas pour des supports rigides, comme les tablettes de cire ou les inscriptions épigraphiques ou rupestres. Il existe toutefois, surtout dans le Sud-Est asiatique, des manuscrits sur tissu végétal (bois, lamelles de bambou, écorce de bouleau, feuilles de palmier) et sur textile (coton, soie, lin, avec ou sans broderie). Avant la mise au point et la diffusion de l'imprimerie, à partir du milieu du XVe siècle, tous les livres (en occident) étaient des manuscrits. Au-delà de cette période, le manuscrit peut être utilisé pour des textes de diffusion restreinte ou pour des documents préparatoires (prise de notes, brouillon, etc.). Par extension, le terme désigne aujourd'hui le brouillon d'un texte original soumis à un éditeur en vue de sa publication. On désigne parfois ces manuscrits comme des tapuscrits quand il s'agit de documents tapés à l'aide d'une machine à écrire ou d'un ordinateur avec un logiciel de traitement de texte.
Production d'objet ou construction de structure de tous types
La construction est le fait d'assembler différents éléments d'un bâtiment (édifice, voie ou route, canalisation) en utilisant des matériaux et des techniques appropriées. Elle est prise en charge par les métiers du bâtiment (aussi appelés « bâtiment et travaux publics » - BTP dans une partie de l'Europe francophone). De nombreuses études montrent que les comportements dangereux sont la principale cause d'accidents de construction. L'éducation et la formation à la sécurité sont des moyens efficaces de minimiser les comportements dangereux des personnes. Outre le partage traditionnel des connaissances en matière de construction en face à face, les médias sociaux sont un bon outil car ils sont pratiques, efficaces et largement utilisés.
Composante essentiellement marine des forces armées d’un État
La marine de guerre, les forces navales, les forces maritimes, la marine nationale, la marine militaire, l’armée navale ou l’armée de mer, est une des composantes de l’armée de certains États. Elle permet d’exercer une action militaire en mer ou depuis la mer ; elle peut aussi être chargée en temps de paix d’effectuer des actions civiles en mer comme des missions de police et de surveillance, de secours et d’assistance, de lutte contre les trafics, de prévention et de traitement des pollutions ou des missions hydrographiques. Une grande marine moderne depuis la fin du 20e siècle évolue dans quatre dimensions : sous la mer, à la surface de la mer, dans l’air et dans l’espace (par le biais de missiles balistiques et de satellites). Elle est composée de navires de guerre, d’aéronefs et d’installations à terre (de commandement, de soutien et de transmission), ainsi que d’un personnel civil et militaire d’une très grande variété de métiers et de spécialités. Plusieurs États disposent de garde-côtes qui permettent de décharger la marine militaire d'une partie de ses missions civiles.
Action nouvelle ou expérimentale dans le domaine artistique aux XXe et XXIe siècles
Le terme avant-garde désigne, depuis le XIXe siècle, des personnes qui entreprennent des actions nouvelles ou expérimentales, en particulier dans les arts et la culture. Cette pratique s'inspire des idées de la Révolution française et comme elle, n'exclut pas que s'en réclament des personnages installés au cœur du pouvoir politique et hostiles à la société civile. Peter Sloterdijk définit l'avant-gardisme comme « la compétence permettant de forcer tous les membres d'une société à adopter une décision sur une proposition qui n'émane pas d'elle-même ». Dire d'un artiste qu'il représente l'avant-garde, c'est dire qu'il crée l'art académique du futur. En art, quelques artistes avant-gardistes refusent toute affiliation avec leurs prédécesseurs et se placent donc en porte à faux en refusant tout art antérieur. Le terme est souvent utilisé en art à propos d'artistes qui « seraient » en avance sur leur époque. Selon l'avant-garde, la valeur d'une œuvre se confond avec son caractère inouï, en avance sur son temps. Il n'y a pas un modèle éternel du Beau, l'artiste se doit de concentrer dans sa production l'essence de la modernité, encore en gestation, de rompre avec les conceptions artisanales de l'art, avec le culte de la nature et le réalisme de l'art figuratif. Sous une forme moins directement liée à l'idée d'une mission historique de l'artiste, l'avant-gardisme renvoie à une conception individualiste de la création. Tout peut devenir art, si l'artiste le décide, l'artiste étant libéré de tout stéréotype social ou esthétique. « S'il faut en finir avec l'art figuratif, s'il faut cesser d'imiter la nature, c'est pour être enfin pleinement en mesure d'exprimer la subjectivité », écrit Luc Ferry à propos de Vassily Kandinsky. L'avant-garde oscille entre une conception, fonctionnelle ou ludique, de l'art comme partie prenante du monde industriel ou post-moderne, et une radicalité provocante, choquante, et pas seulement à l'égard du passé. Cette ambiguïté est très sensible chez Andy Warhol, ou plutôt les divergences des interprètes. Alain Jouffroy dit du Pop art qu'il « est signifiant : il fige le banal quotidien qui fuit autour de nous ; usant d'une technique banale, il tend un miroir glacé dans lequel se reflète une civilisation de consommation ».
Avion militaire conçu pour détruire des cibles au sol
Un bombardier est un avion militaire conçu pour détruire des cibles au sol, initialement à l'aide de bombes mais aussi, actuellement, à l'aide de missiles air-sol tels que des missiles de croisière.
Ancien État
Les Maurya sont une dynastie qui a régné sur une grande partie du sous-continent indien d'environ 321 à 185 av. J.-C. Formé à partir du royaume de Magadha, et de la ville de Pataliputra dans la plaine du Gange par Chandragupta, cet État s'est par la suite étendu vers l'ouest en profitant de la retraite des troupes d'Alexandre le Grand, puis, sous les règnes des deux souverains suivants, Bindusâra et Ashoka, vers le sud et l'est du sous-continent, sans jamais pour autant dominer celui-ci dans sa totalité. Ces souverains formèrent ce qui est vu comme le premier grand empire de l'histoire indienne, succédant à une période de division du sous-continent entre plusieurs royaumes rivaux. Pour autant, cette construction politique, dont l'histoire postérieure est quasiment inconnue, ne s'avéra pas durable. L'empire se fragmenta progressivement, et son dernier souverain fut renversé par le fondateur de la dynastie Shunga vers 185 av. J.-C. Peu mis en valeur par la tradition indienne, sans doute parce que ses souverains n'étaient pas des tenants de l'hindouisme, l'Empire maurya fut redécouvert par des historiens britanniques et indiens essentiellement à partir de trois sources écrites : l’Arthashastra, un traité politique attribué à Kautilya, qui serait le premier ministre du fondateur de la dynastie ; l’Indica, un compte-rendu du voyage dans l'Inde des débuts des Maurya laissé par un ambassadeur grec du nom de Mégasthène ; la redécouverte et la traduction des édits du roi Ashoka. Pour autant, l'Inde des Maurya demeure très mal connue, en dépit des progrès des recherches archéologiques. Son organisation administrative, sociale et économique reste encore obscure, et les témoignages architecturaux et artistiques de cette période sont peu nombreux. On peut néanmoins déceler un des plus puissants empires de son temps, fondé par des personnalités remarquables, en premier lieu Ashoka qui joua un rôle crucial dans l'expansion du Bouddhisme et professa une idéologie politique originale fondée sur le rejet de la violence. Il est de ce fait devenu une figure importante de l'histoire indienne, le chapiteau du pilier de Sarnath portant l'inscription d'un de ses édits étant choisi pour devenir l'emblème national de l'Inde lors de son indépendance.
Fait extraordinaire, positif, non explicable scientifiquement
Un miracle est un fait extraordinaire, dépourvu d'explication scientifique, qui est alors vu comme surnaturel et attribué à une puissance divine. Il est accompli soit directement, soit par l'intermédiaire d'un serviteur de cette divinité. Il s'agit là d'une notion religieuse non reconnue par la science, pour laquelle le concept de phénomène inexplicable (généralement associé aux miracles) n'existe pas. La science ne connaît que des phénomènes inexpliqués, c'est-à-dire non encore élucidés en l'état actuel du savoir. Les historiens qui se situent du côté de la science réfutent le concept de « surnaturel » pour expliquer quelque événement que ce soit. Leur approche est celle que définit Ernest Renan : « C'est au nom d'une constante expérience que nous bannissons le miracle de l'Histoire. » Par là même, la lecture historico-critique des textes religieux, en particulier de la Bible, diffère fondamentalement de l'interprétation apologétique des mêmes textes, qui recherche une preuve de sa propre foi tout en acceptant la notion de miracle. Mieux encore, pour l'exégète comme pour l'historien, mais aussi pour le théologien, le miracle est avant tout porteur d'une signification. Si le miracle n'a pas de sens, il ne peut être considéré comme tel. Le miracle, dans le judaïsme comme dans le christianisme, est un message que Dieu adresse à l'homme. L'exégèse se donne pour tâche de déchiffrer ce message.
Combat entre deux ou plusieurs groupes
Une bataille est un combat entre deux ou plusieurs groupes. Les batailles ont généralement lieu au cours d'une guerre. Le nombre de combattants est très variable et peut aller de quelques individus dans chaque camp à plusieurs centaines de milliers. On considère généralement que l'un des camps en présence est victorieux lorsque son adversaire s'est rendu, s'est dispersé, a fait retraite ou a été rendu incapable de poursuivre des opérations militaires. Le stratège allemand Carl von Clausewitz a affirmé que « l'utilisation des batailles pour gagner la fin de la guerre » était l'essence de la stratégie.
Royaume du Nord du Proche-Orient ancien entre le XVIIe siècle et le XIIIe siècle avant notre ère
Le Mittani (ou Mitanni), aussi appelé pays des Hourrites et Hanigalbat, est un royaume antique du Nord du Proche-Orient. Son centre est situé dans le Nord-Est de la Syrie actuelle, dans le triangle du Khabour, à peu près entre le XVIe siècle et le XIIIe siècle avant notre ère. Il est peuplé en majorité de Hourrites. Les origines de ce royaume sont obscures, faute de documentation. À son apogée, dans la seconde moitié du XVe siècle av. J.-C., il contrôle un vaste espace allant de la mer Méditerranée jusqu'au Zagros. Dominant de riches royautés, notamment en Syrie (Alep, Ougarit, Karkemish, Qatna, etc.), il rivalise avec les autres grandes puissances du Moyen-Orient de la période, les Égyptiens et les Hittites. L'organisation politique de cet État reste très mal connue, de même que ses aspects sociaux et culturels, car peu de sources provenant des sites qu'il dominait sont connues. Ses capitales, Washshukanni et Taidu, ne sont pas localisées avec certitude. Il est essentiellement attesté par des sources extérieures, et la reconstruction de son histoire est lacunaire. Dans la seconde moitié du XIVe siècle av. J.-C., des troubles dynastiques et des conflits avec les Hittites et les Assyriens provoquent son déclin, sa division et sa mise en vassalité. Ses territoires sont annexés par l'Assyrie avant le milieu du XIIIe siècle av. J.-C.
Changement de la direction d'une onde
En physique des ondes, la réfraction désigne la redirection d'une onde (notamment optique, acoustique ou sismologique) à l'interface entre deux milieux aux vitesses de phase différentes sur le plan chimique ou physique (densité, impédance, température...) La réfraction se traduit par une modification de l'orientation : du front d'onde : c'est la ligne que décrit une vague dans l'eau (optique physique et sismologie) ; du rayon : c'est la direction de propagation de l'onde, perpendiculaire au front d'onde (optique géométrique). Les deux changements d'orientation sont équivalents dans le cas de la réfraction, cependant on préférera le premier pour expliquer le phénomène, et le second pour le quantifier.
Période dynastique en Chine (265-420)
La dynastie Jin (晉, 265–420), divisée en Jin occidentaux ou Jin de l'Ouest ou Xi Jin (西晉, 265-316) et Jin orientaux ou Jin de l'Est ou Dong Jin (東晉, 316-420), est une dynastie qui succède au Royaume de Wei lors de la période des Trois Royaumes et compte en tout 15 empereurs. Ses capitales sont Luoyang (265-311) puis Jiankang (316-420), avec un bref intermède à Chang'an (311-316). Les Seize Royaumes occupent le nord de la Chine durant la période des Jin orientaux. Ces derniers finissent par être évincés en 420 par la dynastie Liu-Song ou Song du Sud, événement qui marque le début de la période des dynasties du Nord et du Sud. Elle appartient à la période dite des « Six Dynasties » (220-589) : la période des Trois Royaumes (220-260 : 40 ans), la dynastie des Jin occidentaux (265-316 : 51 ans), la dynastie des Jin orientaux en Chine du Sud (317-420 : 103 ans), les Seize Royaumes en Chine du Nord (304-439 : 135 ans) et enfin les dynasties du Nord et du Sud (420-589 : 169 ans). C'est une période cruciale de l'histoire de la Chine, ses premières années représentant une brève parenthèse de paix après les dévastations qui ont marqué la période des Trois Royaumes. Elle réunifie le territoire chinois et amène une brève période de prospérité entre 280 et 304, ce qui n’empêche pas l'émergence de nombreux problèmes politiques et sociaux, dont la migration continue de tribus non sinisées au sein du territoire des Jin. Profitant du chaos généré par la guerre des huit princes, ces tribus s'érigent en royaumes et prennent le contrôle de la plus grande partie des plaines du nord de la Chine, qui sont à l'époque le cœur économique et politique du pays. Chassés du nord, les Jin se replient sur les territoires situés au sud de la rivière Huai. C'est le début de la dynastie des Jin Orientaux. Affaibli par la perte du nord, le gouvernement des Jin orientaux doit composer en permanence avec les grands clans du Sud et de puissants généraux, comme Wang Dun et Huan Wen. Ces généraux lancent régulièrement des expéditions pour reconquérir le nord de la Chine, mais en vain. En effet, la conjugaison de la faiblesse économique du Sud et des tensions perpétuelles entre le gouvernement et l'armée provoquent l'échec de la plupart de ces expéditions. En 383, les Jin de l'est doivent faire face à la menace de l'empire des Qin antérieurs, qui ont réunifié le nord de la Chine à leur profit. Malgré une infériorité numérique écrasante, l'armée des Jin réussit à vaincre ses ennemis lors de la bataille de la rivière Fei, ce qui provoque la chute des Qin antérieurs et une nouvelle division du nord de la Chine entre divers royaumes concurrents. Tirant avantage de ce retournement de situation, les armées Jin, dirigées par Xie An puis par Liu Yu, lancent une série d'expéditions qui permettent l'annexion de la plupart des territoires situés au sud du fleuve Jaune, ce malgré une décennie de guerre civile. Les Jin ne tirent pas parti de ces victoires, car en 420, le général Liu Yu destitue Jin Gongdi, le dernier empereur des Jin de l'est, mettant ainsi fin à la dynastie. La dynastie Jin est en lutte constante contre les seigneurs de guerre et les souverains des ethnies non Han qui finissent par occuper le Nord. La faiblesse des institutions étatiques permet aux grandes familles et aux généraux de disputer le pouvoir aux empereurs, ce qui entraîne une instabilité politique chronique. Cette instabilité empêche les Jin de consolider leur position sur l’ensemble du pays. Le déplacement de la cour et de l’aristocratie dans la région de l’actuelle Nankin après la chute des Jin occidentaux contribue à la poursuite de l’intégration du Sud dans l’empire. En dépit de — ou grâce à — l’instabilité politique, la période est féconde sur le plan de la philosophie et de la religion : naissance et développement des courants de pensée Xuanxue et Qingtan, apogée des Maîtres célestes et naissance de nouveaux courants taoïstes, développement de l’alchimie et du bouddhisme du Sud avec des personnalités comme Ge Hong et Huiyuan. Des progrès techniques ont lieu, en particulier dans les domaines du tissage, des couleurs de papier, de la médecine et de la métallurgie. Dans le domaine des arts, on peut citer le calligraphe Wang Xizhi (303-361) ainsi que le poète Tao Yuanming.
Fête folklorique traditionnelle du printemps observée dans plusieurs pays d'Asie et du Moyen-Orient
Norouz (en persan: نوروز nowruz) est la fête traditionnelle des peuples iraniens qui célèbrent le nouvel an du calendrier persan (premier jour du printemps). La fête est célébrée par certaines communautés le 21 mars et par d'autres le jour de l'équinoxe vernal, dont la date varie entre le 19 et le 22 mars. L'origine du Norouz se situe dans l'Iran ancien. Norouz a des origines iraniennes et zoroastriennes ; cependant, depuis plus de 3 000 ans, cette fête est célébrée par diverses communautés en Asie de l'Ouest, Asie centrale, Caucase, bassin de la mer Noire, Balkans et Asie du sud. C'est une fête culturelle et religieuse (voir Zoroastrisme et Bahaïsme). En français, Norouz est également appelé Nouvel An iranien ou Nouvel An persan. Le Norouz est inscrit à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel en France en 2019.
Naissance de Jésus
La Nativité est la naissance de Jésus de Nazareth à Bethléem, en Judée. La date de cette naissance a été retenue comme le début de l'ère chrétienne dans le calendrier grégorien. La Nativité est célébrée sous le nom de « fête de Noël » le 25 décembre par l'Église catholique, l'Église orthodoxe et les Églises protestantes. Le mot « nativité » vient du latin nativitas, qui signifie « naissance ». Dans l'art religieux, une « Nativité » est une représentation de la naissance de Jésus sous forme de peintures, sculptures, vitraux et musique sacrée.
Dynastie en Chine
La dynastie Xia (chinois : 夏朝 ; pinyin : xià cháo) trouve sa source dans l'historiographie chinoise, en particulier le Classique des documents (IXe – VIe siècle avant notre ère, soit entre 7 et 10 siècles après les événements). Ces textes, les plus anciens de l'historiographie chinoise, concernent la politique et l’administration des souverains de l’antiquité chinoise, depuis Yao. Cet empereur mythique aurait chargé Gun (鯀), père de Yu le Grand, de lutter contre les inondations. Yu le Grand est le premier monarque légendaire chinois de la Dynastie Xia, dans une zone qui correspondrait, peut-être, aujourd'hui à l'Ouest du Henan et au Sud du Shanxi, c'est-à-dire à la zone qui recouvre à peu près la culture d'Erlitou. Il existe, par ailleurs, le site touristique de la tombe de Yu, à Shaoxing, dans la province du Zhejiang. Les textes du Classique des documents proviennent donc pour la plupart de la cour royale de Zhou. Selon ces textes la dynastie Xia aurait été la première des Trois dynasties (三代, sān dài) de la Chine pré-impériale : les Xia, les Shang (v. 1570 - 1045 ) et les Zhou (v. 1046 - 256 ). Elle aurait été fondée par Yu le Grand, et aurait disposé du pouvoir de 2205 à 1767 avant notre ère, selon la chronologie traditionnelle chinoise, ou de 2070 à 1570 avant notre ère selon d'autres chronologies. Elle débuterait par la venue d'un héros, ses successeurs rencontrant des difficultés, puis la dégénérescence se serait installée, des dérèglements célestes seraient intervenus, entraînant la chute de la dynastie. Généralement la communauté scientifique internationale en dehors de la Chine, et en Chine même dans le milieu scientifique considère cette dynastie comme un mythe des origines qui pourrait avoir été composé au premier millénaire avant notre ère, sous la dynastie Zhou, pour des raisons propres à cette dernière dynastie. En Chine peu d'archéologues chinois mettent en doute son existence de peur d'être accusé d'attitude non « politiquement correcte ». Les vestiges inattendus d'une vaste ville aux fortifications de pierre, découverts depuis 2013 à Shimao dans le xian de Shenmu au Shaanxi, relancent la question. Les autorités chinoises voient dans ce site néolithique la première preuve archéologique de l'existence de la mythique dynastie des Xia.
Arme d'armure défensive portée pour intercepter des attaques ou projectiles
Un bouclier est un objet en forme de plaque qu'un combattant tient devant soi pour se protéger des coups portés. Plus ancienne arme défensive connue, il est utilisé au moins depuis l'époque sumérienne (IIIe millénaire av. J.-C., en Mésopotamie) et le sera en occident jusqu'au XVIIe siècle, quand les armes à feu individuelles se généraliseront, rendant celui-ci obsolète. Les matériaux et les formes de boucliers présentent une grande variété, que ce soit à travers les âges ou suivant les régions géographiques. L'objet s'est adapté aux avancées techniques ou tactiques afin d'assurer une protection optimale au combattant. Chaque fois qu'une nouvelle arme au potentiel létal plus important était introduite, le bouclier voyait son épaisseur ou la qualité de ses matériaux accrue, jusqu'à ce que la poudre à canon, lançant des projectiles au pouvoir perforant au-delà du supportable et à grande distance, ne rende son port inutile sur un champ de bataille. À noter cependant que dans de nombreuses régions du globe (Océanie, Afrique, etc.), des boucliers étaient encore utilisés au début du XXe siècle. Depuis le XXe siècle, le bouclier retrouve une utilisation au sein de nombreuses forces de police dans la lutte anti-émeute où il sert de protection contre les jets, mais aussi comme appui afin de repousser les manifestants. Il est habituellement porté seulement par les policiers en première ligne. Il est réalisé en matière synthétique en général transparente afin de permettre la vision tout en se protégeant. Le bouclier est également employé de façon plus confidentielle par des unités d'intervention spécialisées. On le nomme alors bouclier tactique. Il permet d'arrêter des munitions d'arme de poing ou d'arme de chasse et est utilisé dans des circonstances très spécifiques, notamment lors d'assaut en intérieur avec peu de couvertures disponibles : un homme passe généralement en premier en position basse avec le bouclier et une arme de poing, suivi à la file par d'autres personnels en position haute, plus mobiles et mieux armés. Le bouclier tactique est en conséquence une arme rare.
Décharge d'énergie soudaine consécutive à de fortes températures et à l’expansion de gaz
Une explosion est une augmentation rapide de volume et une libération d'énergie, généralement avec génération de hautes températures et de gaz et de lumière. Plus cette transformation s'effectue rapidement, plus la matière résultante se trouve en surpression ; en se détendant jusqu'à l'équilibre avec la pression atmosphérique, elle crée un souffle déflagrant ou détonant, selon sa vitesse, et une émission de bruit.
Type de navire
Le navire de ligne, ou bâtiment de ligne, ou encore vaisseau de ligne quand il s'agissait d'un voilier, est le navire de guerre qui fut le fondement de la guerre navale entre les marines européennes du début du XVIIe siècle au milieu du XXe siècle. La principale caractéristique du navire de ligne était de combattre principalement avec son artillerie navale, à la différence des navires précédents qui utilisaient l'abordage, voire l'éperonnage. Son appellation « de ligne » vient de la tactique navale qui lui est associée, la ligne de bataille, une formation dans laquelle les navires d'une même flotte se suivaient en file indienne, ce qui leur permettait d'utiliser au mieux leurs canons situés sur leurs flancs et limitait le risque de tirs fratricides. Cette appellation restera encore affectée aux navires de plus forte puissance de feu après l'apparition du duel d'artillerie à longue portée et de la torpille, la « ligne » étant désormais considérée au niveau stratégique ou en tout cas à une échelle plus large. À partir de la Seconde Guerre mondiale, la suprématie du navire de ligne, désormais cuirassé, s'efface au profit du porte-avions, dont la portée d'action, basée sur l'aviation, est bien plus grande.
Composante essentiellement aérienne des forces armées d’un État
Une composante aérienne militaire, force(s) aérienne(s) ou encore armée de l'air est le titre générique donné aux entités aériennes dépendantes des forces armées d'un État. Les missions et l'organisation varient mais le point commun est en général la mise en œuvre d'avions, d'hélicoptères ou de drones militaires ainsi que l'entretien et la protection des infrastructures associées.
Fête biblique juive
Souccot (en hébreu : חַג הַסֻּכּוֹת, Hag haSoukkot, « Fête des Cabanes », « des Huttes », « des Tentes » ou « des Tabernacles »), est l'une des trois fêtes de pèlerinage prescrites par la Torah, au cours de laquelle on célèbre dans la joie l'assistance divine reçue par les enfants d'Israël lors de l'Exode et la récolte qui marque la fin du cycle agricole annuel. Elle est fêtée à partir du 15 tishri (qui correspond, selon les années, aux mois de septembre ou octobre dans le calendrier grégorien) et dure sept jours, outre le ou les deux jours de la fête suivante, Chemini Atseret. Seul le premier jour (ainsi que le deuxième dans le judaïsme orthodoxe de la diaspora) est totalement férié. Divers rites de commémoration de l'événement historique ou de propitiation pour obtenir l'abondance des pluies et des récoltes s'y rattachent, parmi lesquels la prescription pour les Juifs de résider (au minimum prendre leurs repas) dans une soukka (une sorte de hutte, souvent décorée), et celle des quatre espèces végétales.
Rassemblement de personnes destiné à afficher son soutien ou son opposition à une cause ou à un état de fait
Une manifestation est une action collective par laquelle un groupe rend publiquement visibles des opinions, des revendications ou des solidarités dans l'espace public. Elle peut prendre des formes variées, du rassemblement statique au défilé, et poursuivre des objectifs politiques, syndicaux, sociaux, religieux ou culturels. Les manifestations peuvent être pacifiques ou donner lieu à des heurts, soit du fait de certains participants, soit à l'occasion de leur dispersion ou de leur encadrement. Elles sont souvent surveillées ou encadrées par des forces chargées du maintien de l’ordre, ce qui en fait aussi un objet central des débats sur la liberté de réunion, l'ordre public et, dans certains cas, la militarisation de la police. À l'époque contemporaine, les manifestations s'appuient de manière croissante sur les technologies de l'information et les réseaux sociaux, qui facilitent leur organisation, leur diffusion et leur médiatisation.
Révolution douce, par le peu de sang versé, qui se déroula en Tchécoslovaquie du 16 novembre au 29 décembre 1989
La révolution de Velours (en tchèque : sametová revoluce) ou révolution douce (en slovaque : nežná revolúcia), remarquable — d'où son nom — par le peu de sang versé, se déroula en Tchécoslovaquie du 16 novembre au 29 décembre 1989, précipitant la chute du régime du Parti communiste tchécoslovaque et la fin de la République socialiste tchécoslovaque, dans la lignée de la chute des régimes communistes de l'Est européen.
Événement organisé pour célébrer quelque chose ou quelqu'un
Une fête est une période de réjouissance collective. Une fête est limitée dans le temps. C'est un ensemble de personnes qui se réunissent dans un esprit de célébration. Les funérailles ne sont pas considérées comme une fête. La fête peut devenir un devoir ou une obligation sociale, comme les préceptes catholiques (Noël, Pâques...) ou les fêtes nationales. Il existe des fêtes publiques, qui engagent une société tout entière, et des fêtes privées limitées à une famille, à une corporation, à des clients, etc. La plupart des fêtes publiques occidentales sont d'origine chrétienne, ou des fêtes plus anciennes que le christianisme a assimilées ; certaines fêtes sont d'origine civile. La tradition laïque a introduit le terme de jour férié pour désigner les jours de fêtes publiques reconnus par la loi, qu'ils soient d'origine chrétienne ou non. L'héortologie est la discipline des sciences humaines qui étudie les fêtes de tous les points de vue : sociologique, philosophique, historique et théologique.
Assemblée d'ecclésiastiques
Dans le christianisme, un synode est une assemblée délibérative d'ecclésiastiques mais aussi, dans certains cas, de laïcs. Cette pratique remonte aux racines juives du christianisme : le judaïsme a puisé dans le Tanakh la tradition de convoquer des assemblées représentatives, composées de rabbins et de laïcs, afin de débattre de questions doctrinales, juridiques ou morales. Dans le catholicisme, les termes de « synode » et de « concile » ont longtemps été interchangeables, sauf au niveau local, où a toujours été employée l'appellation de synode diocésain et non pas de concile. Depuis la fin du XXe siècle, l'Église catholique tend à réserver le terme de « concile » aux assemblées dites œcuméniques, c'est-à-dire mondiales. Chez les orthodoxes, le Saint-Synode est l'assemblée permanente des évêques qui, sous la présidence d'un primat, dirige l'une des Églises autocéphales de la communion orthodoxe. Dans le protestantisme, le synode est l'assemblée responsable du gouvernement d'une Église, dans la mesure où elle a adopté le régime presbytéro-synodal. Des laïcs font partie des synodes protestants aux côtés des pasteurs.