Cartes
54
Numéro international qui permet d'identifier de manière unique une publication en série
Événement
L'International Standard Serial Number (ISSN) ou Numéro international normalisé des publications en série est un numéro international qui permet d'identifier de manière unique une publication en série. Il concerne donc les journaux, les revues et les collections de monographies, quel que soit le support. Au-delà de son rôle d’identifiant pérenne des titres, l’ISSN est un outil essentiel pour la gestion des périodiques pour l’archivage électronique, le catalogage, la distribution, la gestion des abonnements et la numérisation. Les monographies emploient quant à elles la numérotation ISBN. L'ISSN est normalisé par le texte ISO 3297:2022 (ICS no 01.140.20) et dépend du comité technique ISO/TC46 (Information et documentation). Initialement publié en 1975, le texte officiel a été révisé en 1986, 1998, 2007, 2017, 2020 et 2022. Cette norme peut être commandée sur le site de l'ISO.
Conflit armé opposant des groupes organisés
La guerre se définit comme un état de conflit armé entre plusieurs groupes politiques constitués, comme des États. Par opposition aux guerres entre États, une guerre peut aussi désigner un conflit armé entre deux factions de populations opposées à l'intérieur d'un même État : on parle alors de guerre de religion, de guerre civile, de guerre ethnique, de guerre révolutionnaire ou encore de guerre de sécession. Elle est en général accompagnée de propagande de guerre afin de convaincre l'opinion publique de sa nécessité absolue. Les êtres humains se feraient la guerre dès les débuts de la préhistoire. L'ancienneté des conflits armés tout au long de l'histoire est bien documentée. De tout temps, on en a recherché les causes et essayé d'en retrouver les racines. De plus, pour en comprendre les différentes formes, des typologies ont été définies pour les caractériser. Les découvertes scientifiques du XXe siècle menant à la bombe atomique introduisent la perspective de la guerre nucléaire. La stratégie des États est à repenser. La dissuasion nucléaire est à opposer à la destruction mutuelle assurée. Même une guerre conventionnelle comporte des risques nucléaires induits. Au XXIe siècle, une nouvelle dimension de la guerre s'ajoute entraînant le développement de la guerre hybride, de la cyberguerre à partir du réseau des réseaux internet à travers le monde cyber (cyberespace, cyberdéfense, cyberattaque, cybersécurité, cyberespionnage) et les technologies duales comme l'intelligence artificielle, et les réseaux sociaux. Les guerres entraînent des conséquences dans tous les domaines de la communauté humaine dont l'économie, le droit, l'environnement, le genre, les arts. Les guerres et leurs moyens sont juridiquement soumis à des règles anciennes et tacitement admises, les lois de la guerre, devenues le fondement du droit international public. Celles-ci définissent les conditions de légitimité, le déroulement et les moyens licites des guerres. Néanmoins, le recours à la force entre États pour régler leurs propres différends est proscrit par la charte des Nations Unies, article 2. La durée d'une guerre est très variable : la plus longue est sans doute la guerre de Cent Ans qui oppose aux XIVe et XVe siècles les royaumes d'Angleterre et de France pendant 116 ans (mais avec des trêves), et la plus courte la guerre anglo-zanzibarite de 1896 (38 minutes). La fréquence des guerres est également très variable, mais difficile à estimer pour les périodes reculées ; en diminution depuis la fin de la guerre froide, on constate une augmentation du nombre de guerres à la fin du XXe siècle et au début du XXIe.
Première phase et première période de l'érathem et de l'ère mésozoïques
Le Trias (autrefois Triassique) est un système géologique, subdivision de l'ère Mésozoïque comprise entre −252,2 ± 0,5 et −201,3 ± 0,2 millions d'années. Le Trias est précédé par le Permien et suivi par le Jurassique. Défini et nommé par le géologue allemand Friedrich August von Alberti en 1834, le Trias doit son nom aux trois unités (litho-)stratigraphiques dont il se compose en Europe centrale : Buntsandstein (grès bigarré), Muschelkalk (calcaire coquillier) et Keuper. La régularité de ces dépôts en Europe centrale a particulièrement aidé les sédimentologues à mettre en évidence les principes de la stratigraphie. À cette époque, la majeure partie des terres émergées est regroupée en un seul supercontinent appelé Pangée, entouré d'un vaste océan appelé Panthalassa (toute la mer). L'appellation « Triassique » a parfois été utilisée alternativement dans certains textes français plus ou moins anciens.
Conflit armé entre membres d'une même société
Une guerre civile est la situation qui existe lorsqu'au sein d'un État, une lutte armée oppose les forces armées d'un État à des groupes armés identifiables, ou des groupes armés entre eux, dans des combats dont l'importance et l'extension dépasse la simple révolte ou l'insurrection. Du point de vue du droit de la guerre, on utilise l'expression « conflit armé non international », le mot « guerre » étant réservé au conflit armé international. Pour être considérées comme « guerre », les hostilités doivent atteindre un certain degré d’intensité, se prolonger un certain temps et impliquer deux groupes identifiables, militairement et politiquement structurés. Ces critères permettent de distinguer la guerre civile des « troubles intérieurs » qui peuvent se caractériser par des actes de violence similaires mais qui ne présentent pas les particularités d’un conflit armé (émeute, insurrection, répressions, luttes de factions entre elles ou contre le pouvoir en place, par exemple). La localisation du conflit au sein d'un État distingue la guerre civile du conflit armé international, qui oppose les forces armées d’au moins deux États. Ce caractère non-international est toutefois relatif. Il est courant que les groupes armés soient soutenus, plus ou moins ouvertement, par d'autres États. Cette assistance est souvent logistique, mais peut aller jusqu'à l'envoi de troupes : la guerre d'Espagne en est un exemple célèbre avec l'appui offert aux Franquistes par l’Allemagne nazie et l'Italie fasciste, et aux Républicains par l’URSS. L'origine d'une guerre civile peut être de toute nature : ethnique, religieuse, communautaire, sociale, économique, une autre guerre, politique, idéologique ou encore territoriale. Particulièrement dans ce dernier cas, une guerre civile pourra être considérée comme une guerre d'indépendance si elle a pour objectif la lutte contre une domination coloniale ou une occupation étrangère.
Empire précolombien d'Amérique du Sud
L'Empire inca (appelé Tahuantinsuyu, Tahuantinsuyo ou Tawantin Suyu en quechua, signifiant « quatre en un » ou « le tout des quatre parts »), également appelé Empire incaïque (de l'espagnol Imperio incaico, qui définit également l'incario comme la période de l'Empire inca), ou État inca (par les historiens ne considérant pas la monarchie inca comme un « Empire »), fut, du XVe au XVIe siècle, un des États de la civilisation andine, issu de la civilisation inca, et le plus vaste empire de l'Amérique précolombienne. Son territoire s'est en effet étendu, à son extension maximale, sur près de 4 500 km de long, depuis le Sud-Ouest de l'actuelle Colombie (vallée de l'Ancasmayo, et même un moment au río Patía, région de San Juan de Pasto), au nord, jusqu'au milieu de l'actuel Chili (au río Maule), au sud, et comprenait la quasi-totalité des territoires actuels du Pérou et de l'Équateur, ainsi qu'une partie importante de la Bolivie, du Chili, et une fraction de l'Argentine du Nord-Ouest, soit une superficie de plus de trois fois celle de la France d'aujourd'hui. Héritier des civilisations andines préexistantes, il était maillé par un important réseau de routes d'environ 22 500 à 38 600 kilomètres convergeant vers sa capitale, Cuzco.
Troisième et actuelle période géologique du Cénozoïque, -2,58 Ma au présent
Le Quaternaire est la troisième et dernière période géologique de l'ère du Cénozoïque, après le Paléogène et le Néogène. C'est la plus récente sur l'échelle des temps géologiques et elle est toujours en cours. Cette période se caractérise par le cycle des glaciations, la radiation évolutive du genre Homo en Afrique et en Eurasie, et l'extinction de la mégafaune en fin de période sur presque tous les continents. Un « quaternariste » est un géologue spécialisé dans cette période.
Armée de l'air du Royaume-Uni
La Royal Air Force (« Force aérienne royale » en français, abrégée en RAF) est la force aérienne de l'armée britannique. Elle forme avec la British Army et la Royal Navy les Forces armées britanniques. Sa devise (motto) est Per Ardua ad Astra qui signifie « À travers l'adversité jusqu'aux étoiles ». La Royal Air Force est créée le 1er avril 1918, devenant la première force aérienne indépendante du monde, par regroupement des Royal Flying Corps (RFC) et Royal Naval Air Service (RNAS)
État non-reconnu du Sud-Caucase
La république du Haut-Karabagh (arménien : Լեռնային Ղարաբաղի Հանրապետություն, Leṙnayin Ġarabaġi Hanrapetowt̕yown), également connue officiellement sous le nom de république d'Artsakh (arménien : Արցախի Հանրապետություն, Arc̕axi Hanrapetowt̕yown), et parfois appelée république de Nagorny Karabakh est une république séparatiste autoproclamée située en Transcaucasie et issue des conflits post-soviétiques. Elle a existé de facto de 1991 à 2023. La république d'Artsakh se proclame unilatéralement le 2 septembre 1991, lors d'une session conjointe des conseils des députés de l'oblast autonome du Haut-Karabagh et du district de Chahoumian de la RSS d'Azerbaïdjan. Mais elle n'est reconnue par aucun État membre de l'ONU, l'Arménie se contentant d'une reconnaissance de facto. Selon la division administrative-territoriale de la république d'Azerbaïdjan, le territoire du Haut-Karabagh était et demeure une partie de son territoire souverain. Pendant la période soviétique, le pays forme un oblast de 4 388 km2, peuplé d'Arméniens à 95 % mais subordonné à la république socialiste soviétique d'Azerbaïdjan dans laquelle il est enclavé. Les hostilités entre les Arméniens et l'armée azerbaïdjanaise cessent après la trêve négociée par la Russie en 1994, bien que d'autres combats se déroulent, notamment en avril 2016. Intégrés entre 1991 et 2020 dans l'État autoproclamé, certains territoires alentour étaient peuplés de Kurdes et d'Azéris qui ont été déplacés et remplacés par des réfugiés arméniens venus du reste de l'Azerbaïdjan, après le pogrom de Soumgaït. En 2015, la population du Haut-Karabagh était estimée à 148 917 habitants, sur un territoire de 6 742 km2, avec une superficie contrôlée totale de 11 430 km2. Sa capitale et plus grande ville était Stepanakert. À l'issue de la guerre de 2020, un accord de cessez-le-feu est signé le 10 novembre 2020, actant la perte des trois quarts des territoires sous le contrôle de la république et un nouveau déplacement des populations. Le 19 septembre 2023, après un blocus de plusieurs mois, l'Azerbaïdjan lance une opération militaire, rapidement victorieuse : les forces armées du Haut-Karabagh déposent les armes au bout de quelques heures, causant la fuite de la quasi-totalité de la population et du gouvernement vers l'Arménie, dans ce que plusieurs experts, l'Arménie et le Parlement européen considèrent comme un nettoyage ethnique. L'Azerbaïdjan prend possession de l'ensemble du territoire et arrête et emprisonne les principaux dirigeants. La République du Haut-Karabagh annonce alors qu'elle cessera formellement d'exister au Nouvel An 2024. Cette entité devient ainsi le deuxième[Information douteuse] État post-soviétique non reconnu à perdre son territoire, après la république tchétchène d'Itchkérie (1991-2000).
Quatrième période géologique du Paléozoïque, 419,2 à 359 Ma avant le présent
Le Dévonien est une période géologique s'étendant d'environ −419 à −359 Ma. Il est précédé par le Silurien et suivi par le Carbonifère. Le Dévonien est nommé d'après le comté de Devon, en Angleterre, où les affleurements de couches datant de cette époque sont communs. Dans les océans, les brachiopodes sont communs, ainsi que les grands récifs coralliens. De nouvelles formes d'ammonites et de trilobites apparaissent ; les requins primitifs sont plus nombreux que pendant l'Ordovicien supérieur ou le Silurien. L'évènement évolutif majeur concerne les végétaux : sur les continents, les premiers Progymnospermes forment des forêts : les insectes et chélicérates s'y diversifient. Mais l'attention des paléontologues du passé étant initialement focalisée sur les vertébrés, ils furent surtout sensibles à la diversification des poissons et surnommèrent le Dévonien « âge des poissons ». En milieu aquatique, les placodermes commencent à dominer presque tous les milieux. Dès le Dévonien inférieur, la classe des sarcoptérygiens produit des formes, regroupées dans le clade des tétrapodomorphes, parmi lesquelles se différencieront les premiers tétrapodes dont sont issus les amphibiens comme Eusthenopteron, Tiktaalik, Acanthostega ou Ichthyostega.
Seconde ère géologique du Phanérozoïque, anciennement appelé Ère secondaire (−252,2 à −66,0 Ma)
Le Mésozoïque (du grec μέσος / mésos (« moyen, médian ») et ζωικός / zôikos (« animalier »)), anciennement appelé Ère secondaire ou Ère des Reptiles, est une ère géologique qui s'étend de 252,2 à 66,0 Ma, au cours de laquelle apparaissent de nombreuses espèces de mammifères et de dinosaures. Sa limite inférieure correspond à l'extinction Permien-Trias et sa limite supérieure à l'extinction Crétacé-Paléogène.
Période entre le Paléolithique et le Néolithique (entre environ 10 000 et 5 000 ans av. J.-C. en Europe)
Le Mésolithique (du grec μέσος / mésos, « situé au milieu » et λίθος / líthos, « pierre », littéralement « âge de pierre du milieu »), parfois confondu avec l'épipaléolithique, est la période de la Préhistoire chronologiquement et culturellement intermédiaire entre le Paléolithique qui le précède et le Néolithique qui lui succède. Sous l'influence du réchauffement climatique qui entraîne la diversification des ressources alimentaires et l'intensification des stratégies de leur exploitation, les groupes humains nomades peu denses et relativement mobiles de cette période perpétuent un mode de subsistance fondé sur la chasse, la pêche et la cueillette, sous un climat tempéré proche du climat actuel, tout en commençant à se sédentariser, ou à réduire leurs déplacements saisonniers, avec des décalages chronologiques et géographiques. Les limites chronologiques du Mésolithique sont variables d'un continent à l'autre et d'une région à l'autre. Le Mésolithique commence au Proche-Orient avec le Natoufien, environ 3 000 ans plus tôt qu'en Europe, où il s'ouvre avec la fin de la dernière période glaciaire, il y a 11 700 ans. Il s'achève avec l'adoption de l'agriculture et de l'élevage comme source alimentaire principale, qui laisse néanmoins à la chasse et à la cueillette un rôle d'appoint alimentaire. En Europe, l'économie mésolithique prend fin vers 6 400 av. J.-C. en Grèce et dans les Balkans, mais dure jusqu'à environ 2 300 av. J.-C. en Europe septentrionale.
Troisième période géologique du Paléozoïque, 443,4 à 419,2 Ma avant le présent
Le Silurien, parfois anciennement nommé Gothlandien, est un système géologique qui s'étend de −443,4 à −419,2 Ma. La datation de début et de fin, bien que définie avec précision par les couches stratigraphiques de référence, est connue à seulement quelques millions d'années près. Il est précédé de l'Ordovicien et suivi du Dévonien. La fin de l'Ordovicien est marquée par l'une des cinq grandes extinctions massives de l'histoire des temps géologiques, où près de 60 % des espèces marines ont disparu et peut-être 85 % du total des espèces (végétales et animales) : l'extinction Ordovicien-Silurien. Le Silurien a été décrit par Roderick Murchison en 1839 (The Silurian System) se basant sur des terrains découverts dans le sud du Pays de Galles. Il a été nommé en 1835 d'après une tribu celtique : les Silures. Cette classification est entrée en conflit avec celle d'Adam Sedgwick du Cambrien ; ce problème a été résolu par Charles Lapworth en ajoutant l'Ordovicien entre le Cambrien et le Silurien pour les couches géologiques contestées. Le nom « Gothlandien » provient des gisements de l'île suédoise de Gotland.
Monarchie d'Europe centrale, de 1001 à 1946
Le royaume de Hongrie (en latin : Regnum Hungaria ; en allemand : Königreich Ungarn ; en hongrois : Magyar Királyság) est le terme historiographique donné à différentes entités politiques de la Hongrie au Moyen Âge (à partir de 1001), à l'époque moderne et jusqu'à l'époque contemporaine (1946). La date de création du royaume remonte à l'an 1001, lorsque Étienne (István) transforme l'ancienne grande-principauté en royaume chrétien. L'unité du royaume est mise à mal lors de l'occupation ottomane d'une partie du pays en 1526, durant laquelle deux territoires se disputent la continuité royale (la Hongrie royale dominée par les Habsbourg et la Hongrie orientale, prémisse de la principauté de Transylvanie). Le royaume de Hongrie recouvre l'essentiel de son territoire médiéval d'abord en 1848-1849, puis dans le cadre du compromis austro-hongrois signé en 1867, et conserve son régime après le démantèlement du pays en 1920 jusqu'à 1946, sous la forme d'une régence. Entre l'an 1001 et 1946, le royaume de Hongrie a cessé d'exister à trois reprises : en 1849, lors de la révolution hongroise de 1848, de la République démocratique hongroise de 1918 et de la république des conseils de Hongrie de 1919. Depuis 1946, la Hongrie est une république.
Incrimination
Un crime contre l'humanité est une incrimination créée en 1945 dans le statut du tribunal militaire de Nuremberg, établi par la Charte de Londres (art. 6, c). Il désigne une « violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d'un individu ou d'un groupe d'individus inspirée par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux ». La notion de crime contre l'humanité est une catégorie complexe de crimes punis au niveau international et national par un ensemble de textes qui regroupent plusieurs incriminations. La Cour pénale internationale (CPI) est créée en 1998. Le statut de la Cour est actuellement en vigueur dans 123 États parmi les 193 qui ont ratifié la Charte de l'ONU, tandis que 14 autres ne l'ont pas encore ratifié (notamment les États-Unis). La CPI est le seul tribunal permanent chargé de sanctionner les crimes contre l'humanité, en dehors des juridictions pénales nationales pour les États qui ont placé le crime contre l'humanité dans leur droit pénal. L'article 7 du Statut de Rome donne la liste des crimes de droit commun qui sont des crimes contre l'humanité dès lors qu'ils sont commis sur ordre « dans le cadre d'une attaque généralisée ou systématique dirigée contre toute population » : meurtre, esclavage, déportation, emprisonnement abusif, torture, abus sexuels, persécution de masse, disparitions, apartheid, etc.. Cette définition est remise en cause à l'occasion de la Conférence de révision du Statut de Rome à Kampala en Ouganda qui se tient du 31 mai 2010 au 11 juin 2010. L'examen du Tribunal pénal international peut porter aussi, mais pas exclusivement, sur la liste des crimes figurant à l'article 5 à savoir le crime contre l'humanité, le crime de génocide, le crime de guerre et le crime d'agression. Prévu à l'origine pour s'appliquer sans reconnaître le principe fondamental de non-rétroactivité des lois pénales, l'action contre les crimes contre l'humanité ne reconnaît plus la notion de prescription au-delà de 30 ans. Dans de nombreux pays, l'expression d'opinions tendant à remettre en question la nature ou la réalité des crimes contre l'humanité condamnés par le tribunal de Nuremberg est punie comme un délit passible de plusieurs années de prison.
Libéralisation en Tchécoslovaquie (5 janvier–21 août 1968)
Le Printemps de Prague (en tchèque : Pražské jaro, en slovaque : Pražská jar, nommé ainsi en référence au Printemps des peuples) est une période de l’histoire de la République socialiste tchécoslovaque durant laquelle le Parti communiste tchécoslovaque introduit le « socialisme à visage humain » et prône une relative libéralisation. Il débute le 5 janvier 1968, avec l'arrivée au pouvoir du réformateur Alexander Dubček et s’achève le 21 août 1968 avec l’invasion du pays par les troupes du pacte de Varsovie. Dubček introduit la liberté de la presse, d’expression et de circulation, dans la vie politique la démocratisation et enclenche une décentralisation de l’économie. Il dote le pays d'une nouvelle Constitution qui reconnaît l'égalité des nations tchèque et slovaque au sein d'une république désormais fédérale. Cette innovation politique sera la seule à survivre à l’intervention soviétique. Le printemps de Prague provoque la réaction de l’URSS qui, après l’échec des négociations, envoie des chars de combat et des soldats pour imposer une « normalisation ». L’occupation soviétique entraîne des manifestations non violentes et une vague d’émigration parmi la population tchécoslovaque. Au printemps suivant Gustáv Husák remplace Alexander Dubček à la tête du parti et la plupart des réformes libérales sont abandonnées. Le printemps de Prague a inspiré la culture des années 1960-1980 avec les œuvres de Karel Kryl et Milan Kundera (L'Insoutenable Légèreté de l'être).
Alliance entre l'Allemagne, l'Italie et le Japon pendant la Seconde Guerre mondiale
L’axe Rome-Berlin-Tokyo, également désigné par les expressions forces de l'Axe et puissances de l'Axe (en allemand Achsenmächte, en italien Potenze dell'Asse, en japonais 枢軸国 (Suujikukoku), en hongrois Tengelyhatalmak, en roumain Puterile Axei et en bulgare Сили от Оста (Sili ot Osta)) ou simplement l'Axe, regroupe les nations en guerre en 1939-1945 contre les Alliés lors de la Seconde Guerre mondiale. L'Axe Rome-Berlin est proclamé le 1er novembre 1936 et transformé le 27 septembre 1940 en pacte tripartite regroupant l'Allemagne nazie, le Japon et l'Italie fasciste, qui forment ainsi une alliance militaire. Par la suite, d'autres pays rejoignent l'alliance. Contrairement aux opérations militaires alliées, celles de l'Axe n'impliquent pas d'opérations majeures communes aux trois principaux pays le composant : l'Allemagne et l'Italie interviennent très peu sur les théâtres d'Océanie et d'Asie du Sud-Est du conflit mondial — bien que des opérations allemandes aient eu lieu en Océanie avant l'entrée en guerre du Japon — tandis que le Japon n'intervient pas militairement sur les théâtres européen et moyen-oriental. À son apogée, l'Axe contrôle de vastes territoires en Europe, en Afrique du Nord et en Asie. La Seconde Guerre mondiale se termine par la défaite totale des membres restants et par la dissolution de l'organisation.
Période de 2700 à 2200 avant J.-C. en Égypte ancienne
L'Ancien Empire égyptien est une période de l'histoire de l'Égypte antique qui couvre approximativement la moitié du troisième millénaire (d'environ 2700 à 2200) avant notre ère. Succédant à la période thinite, qui a vu l'apparition de l'État égyptien, elle comprend les IIIe, IVe, Ve et VIe dynasties, puis s'achève par une période de fragmentation politique, la Première Période intermédiaire. Dès l'Antiquité, cette période était considérée par les Égyptiens eux-mêmes comme l'âge d'or de leur civilisation. Il s'agit en effet de la plus longue période de stabilité politique que l'Égypte ancienne ait connue, durant laquelle aucune menace extérieure n'est venue perturber l'ordre intérieur. La centralisation de l'État, amorcée sous les dynasties thinites, et la prospérité qui en a progressivement découlé favorisent des développements artistiques et architecturaux considérables, perceptibles surtout dans les sites entourant la capitale de l'époque, Memphis. Ainsi sont posés les grands thèmes de la littérature classique égyptienne, les canons artistiques en matière de peinture et de sculpture, mais aussi le perfectionnement du système administratif qui perdurera sur près de trois millénaires. Mais cette période est surtout connue pour l'apparition et l'apogée des grandes pyramides dans la région de Memphis : tout d'abord la pyramide à degrés de Saqqarah, bâtie sous le règne du roi Djéser, puis plus tard les trois pyramides monumentales élevées sur le plateau de Gizeh, celles de Khéops, de Khéphren et de Mykérinos. Ces constructions manifestent la puissance des souverains de cette période et leur rôle central dans la société, qui restent inégalés dans l'histoire de l’Égypte antique. Elles reflètent aussi le perfectionnement de l'appareil administratif et sa capacité à mobiliser les ressources matérielles et humaines, ou encore les progrès considérables accomplis dans l'architecture et l'art. Elles témoignent également du rôle central que jouent les croyances et les pratiques funéraires dans l'univers social de cette période.
Période de 1570 à 1069 avant J.-C. en Égypte ancienne formée de trois dynasties, les XVIIIe, XIXe et XXe
Le Nouvel Empire est la période la plus prospère de toute l'histoire égyptienne après l'âge d'or connu dans l'Ancien Empire. C'est une période de raffinement et d'évolutions qui s'étale sur un peu plus de cinq siècles. L'initiateur en est Ahmôsis Ier, premier roi de cette époque. Chasseur des Hyksôs, il va mettre en place les fondations du Nouvel Empire en compagnie de sa mère Iâhhotep et de son épouse Ahmès-Néfertary. Le Nouvel Empire couvre une période allant d'environ 1500 à 1000 av. J.-C., et est formé de trois dynasties : les XVIIIe, XIXe et XXe dynasties. Cette époque compte de nombreux personnages illustres : Ahmôsis Ier, Amenhotep, Thoutmôsis, Hatchepsout, Akhenaton, Toutânkhamon, Horemheb, Ramsès, Séthi, Taousert, Sethnakht. C'est la période la plus connue de l'histoire égyptienne, du fait de l'expansion territoriale égyptienne ; et surtout car elle comprend beaucoup de personnalités connues. De cette époque nous viennent de nombreux témoignages architecturaux dont les « demeures des millions d'années », mais aussi des temples édifiés pour rendre un culte aux rois défunts en adorant leur Ka (temple de Louxor, tombe de Séthi Ier, Ramesséum, Abou Simbel, etc.). C'est une période très ouverte vers le monde extérieur, comme la Crète, les Hittites (ennemis un certain temps), etc.
Ancien pays
Le royaume de Juda est un royaume du Proche-Orient ancien établi par les Israélites à l'âge du fer. Selon la Bible, il existe de 931 à 586 av. J.-C., concomitamment avec le royaume d'Israël et en rivalité avec lui. L'archéologie permet de tracer l'existence de Juda en tant que royaume à partir du VIIIe siècle av. J.-C. Selon la Bible, sa création serait le résultat d'un schisme après la mort du roi Salomon. Après une période d'essor sous la domination de l'empire néo-assyrien, il est détruit par les Babyloniens sous le règne de Nabuchodonosor II dans un contexte de guerre entre Égyptiens et Babyloniens.
Région historique du Proche-Orient
La Judée (de l'hébreu יהודה, Yehudah au travers du latin Iudaea, ou Judaea, en arabe يهودا, Yahudan) est une région montagneuse du Levant. Traditionnellement dominée par la ville de Jérusalem, elle fait actuellement partie de la Cisjordanie en Palestine et d'Israël. Son nom vient de la tribu de Juda dont elle constituait le territoire. Dans l'Antiquité, c'était une région plutôt reculée au relief escarpé. La Judée a été le centre de plusieurs royaumes et provinces antiques : le royaume de Juda à l'âge du fer, la province perse de Yehoud Medinata, les dynasties des Hasmonéens et des Hérodiens, puis la province romaine de Iudaea.
Traité révisant les institutions de l’Union européenne (2007)
Le traité de Lisbonne est un traité signé le 13 décembre 2007 à Lisbonne entre les vingt-sept États membres de l'Union européenne, qui transforme l'architecture institutionnelle de l'Union. Ce traité a été préparé, pendant le second semestre 2007, au sein d'une conférence intergouvernementale (CIG) constituée pour pallier la non-ratification du Traité établissant une Constitution pour l'Europe. À la différence du traité constitutionnel de 2004, qui remplaçait les deux grands traités par un texte nouveau, le traité de Lisbonne, qui reprend la majorité du traité de 2004, conserve les traités existants tout en les modifiant en profondeur : le traité instituant la Communauté européenne (Rome, 1957), qui est rebaptisé « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne » ; le traité sur l'Union européenne (Maastricht, 1992). Le traité de Lisbonne est entré en vigueur le 1er décembre 2009, soit le premier jour du mois qui suit l'achèvement du processus de ratification dans les vingt-sept États signataires de l'époque, avec dépôt des instruments de ratification à Rome.
Blocus militaire d'une ville ou place forte ennemie
Un siège est, dans le domaine militaire, l’ensemble des actions menées en vue de s’emparer d’une place fortifiée ou d’une position ennemie. Ces actions comprennent souvent un blocus, qui permet d’affaiblir la place en la coupant de tout soutien. L’objectif est d’obtenir sa reddition ou de réussir à briser ou percer ses défenses pour l'investir. Ce qui est relatif aux sièges, ou aux villes assiégées, est dit obsidional. La technique du siège se nomme la poliorcétique (du grec poliorketikos) et désigne l’art de mener un siège, ou de le contrer. Le terme s’applique donc à l'attaquant ou au défenseur du siège.
Courant électrique périodique qui change de sens deux fois par période
Le courant alternatif (qui peut être abrégé par CA) est un courant électrique périodique qui change de sens deux fois par période et qui transporte des quantités d'électricité alternativement égales dans un sens et dans l'autre. Un courant alternatif a donc une composante continue (valeur moyenne) nulle. Un courant alternatif est caractérisé par sa fréquence, mesurée en hertz (Hz). La fréquence correspond au nombre de périodes du signal en une seconde (une oscillation = une période). Un courant alternatif de 50 Hz effectue cinquante oscillations par seconde, c'est-à-dire qu'il change cent fois de sens par seconde. La forme la plus utilisée de courant alternatif est le courant sinusoïdal, essentiellement pour la distribution commerciale de l'énergie électrique. La fréquence utilisée est le plus souvent de 50 Hz sauf, par exemple, en Amérique du Nord où la fréquence est de 60 Hz. Le courant alternatif (dont la valeur moyenne — composante continue — est nulle) peut alimenter un transformateur sans risque de saturation du circuit magnétique.
Royaume européen (1035-1707)
Le royaume d'Aragon est un royaume qui entre 1035 et 1701 a régné sur l'Est de la péninsule ibérique. Il est appelé en aragonais et en espagnol reino de Aragón, et en latin regnum Aragonum. Il nait en 1035 de l'union des trois comtés d'Aragon, Sobrarbe et Ribagorce, et disparait en 1707 par absorption dans le royaume d'Espagne (décrets de Nueva Planta). À cette époque le royaume, sous le nom de couronne d'Aragon ou monarchie composite, incorporait la principauté de Catalogne, les royaumes de Valence et de Majorque, ainsi que quelques autres possessions méditerranéennes.