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Dynastie indienne ayant régné entre le IIIe et le VIe siècle
Événement
Les Gupta sont une dynastie ayant régné sur le nord de l'Inde de la fin du IIIe siècle aux alentours du milieu du VIe siècle. Leur origine reste mystérieuse et il est probable qu'ils aient tout d'abord été un clan de roitelets à la tête de petits États dans la vallée du Gange et de ses affluents. Cette dynastie connaît une expansion rapide au IVe siècle, sous l'impulsion des conquérants Chandragupta et Samudragupta, et voit l'apogée de sa prospérité durant la première moitié du Ve siècle, notamment sous le règne de Kumâragupta Ier et de son fils Skandagupta. Le déclin des Gupta débute ensuite, sous l'effet d'invasions extérieures et de forces centrifuges, et leur fin reste mal connue. Considéré comme un Empire en raison de son étendue et de la puissance incontestée qu'exerçaient ses souverains sur le sous-continent indien à leur apogée, l'État des Gupta s'avère peu centralisé. Ces rois dominaient plusieurs royaumes voisins qui partageaient une culture similaire, et les pouvoirs locaux disposaient de marges de manœuvre importantes, notamment les monastères. Du point de vue religieux, cette époque est marquée par la cohabitation de deux grandes religions, le brahmanisme (l'état ancien de ce qu'on désigne aujourd'hui comme l'hindouisme) et le bouddhisme, ce dernier connaissant alors son dernier éclat en Inde, avant de connaître un reflux face au premier. La période gupta est souvent assimilée à un « âge classique », ou un « âge d'or » de la culture indienne ancienne, en raison des réalisations remarquables qui sont datées de cette époque en mathématiques et en astronomie (travaux d'Âryabhata, apparition du zéro en tant que nombre), en littérature et théâtre (œuvres de Kâlidâsa) ou encore en sculpture (écoles de Mathura et de Sārnāth, temple de Deogarh) et peinture (à Ajantâ). S'il est désormais évident que ces accomplissements sont largement tributaires de ceux de la période les précédant, leur importance dans l'histoire de la civilisation indienne et leur rayonnement sur les pays voisins sont indéniables.
Armée de terre du Royaume-Uni
La British Army (en français : « Armée britannique ») est la branche terrestre des Forces armées britanniques. Elle a pris part à de nombreux conflits dans l'histoire récente et à travers le monde, ceci lui conférant un grand prestige dans l'histoire militaire. Il s'agit aujourd'hui d'une armée professionnelle, qui ne fait pas appel à la conscription. Au 1er avril 2022, l'armée britannique comptait 118 240 personnes, dont 80 730 dans l'armée régulière, 4 110 Gurkhas et 28 810 réservistes (Army Reserve), ainsi que 4 590 autres personnes. Elle est déployée dans de nombreuses zones de conflit, en tant que force expéditionnaire ou force de maintien de la paix sous couvert des Nations unies : elle est ainsi présente en ce moment[Quand ?] au Kosovo, à Chypre, en Allemagne, etc. Pour ce qui est des effectifs, la British Army est la deuxième armée de l'Europe de l'Ouest, après l'Armée de terre française. Contrairement à la Royal Navy, aux Royal Marines et à la Royal Air Force, la British Army ne possède pas le terme « Royal » dans son nom, ce pour des raisons historiques : elle fut déclarée « Armée du Parlement » (au lieu de « Armée de la Couronne ») par la Charte des droits de 1689. Cependant, beaucoup des régiments et unités de la British Army ont conservé le préfixe « Royal » dans leur nom, et bénéficient du commandement honorifique de certains membres de la famille royale. Le chef de l'état-major général de cette armée professionnelle est depuis le 12 juin 2018 le général Mark Carleton-Smith.
Royaume de l'âge du fer situé dans une vaste région autour du lac de Van
L'Urartu ou Ourartou (en arménien : Ուրարտու) est un royaume constitué vers le IXe siècle av. J.-C. sur le haut-plateau arménien, autour du lac de Van (actuelle Turquie orientale). À son apogée au milieu du VIIIe siècle, son territoire s'étend également sur les pays voisins : Arménie autour du lac Sevan, nord-ouest de l'Iran autour du lac d'Ourmia, nord de la Syrie et de l'Irak, voire le sud de la Géorgie. Le terme « Urartu » servait à désigner cet État dans les sources de l'Assyrie, son grand adversaire. Sur leurs inscriptions dans leur propre langue, ses rois parlaient de Biaineli. Ce royaume et sa culture disparaissent dans le courant de la première moitié du VIe siècle av. J.-C. dans des conditions inconnues, laissant la place aux Arméniens. L'Urartu a d'abord été connu par les sources écrites provenant de l'Assyrie, royaume qui est son principal adversaire au sud de son territoire (du Xe au VIIIe siècle av. J.-C.). Cela a permis de situer les rois urartéens dans la chronologie de l'histoire du Proche-Orient ancien. L'exploration des territoires qu'ils ont dominés a permis la redécouverte de plusieurs de leurs inscriptions. Les fouilles régulières et les découvertes clandestines faites sur de nombreux sites urartéens ont permis de mieux connaître l'organisation de ce royaume et sa culture, même si les connaissances restent encore essentiellement limitées aux manifestations de son administration et de ses élites. Cela a révélé un État qui a certes été marqué par l'influence assyrienne, mais a aussi développé de forts caractères propres, qui se voient notamment dans la réalisation de vastes forteresses servant de centres administratifs, ou encore la mise au point d'une métallurgie du bronze d'une qualité remarquable.
Coalition militaire pendant la Première Guerre mondiale
Les empires centraux (en anglais : Central Powers ; en italien : Imperi centrali ; en allemand : Mittelmächte ; en russe : Центральные силы, Tsentralnye sily ; en hongrois : Központi hatalmak ; en turc : İttifak Devletleri ou Bağlaşma Devletleri ; en bulgare : Централни сили, Tsentralni sili) est le nom de la coalition constituée de l'Empire allemand, de l'Autriche-Hongrie, de l'Empire ottoman et du royaume de Bulgarie et opposée aux Alliés pendant la Première Guerre mondiale. Le terme « empires centraux » vient de la position géographique de l'Allemagne et de l'Autriche en Europe — les deux éléments de la coalition présents dès le début de la guerre — situés entre l'Empire russe à l'est, la France et le Royaume-Uni à l'ouest. Le terme est resté faute de nom officiel à la coalition formée par le Reich, la double monarchie, l'Empire ottoman et la Bulgarie. Cependant, dès les années 1930, les historiens, non satisfaits par l'expression « empires centraux », notamment Pierre Renouvin, lui préfèrent le terme de Quadruplice, prenant en compte la configuration de l'alliance formée autour de l'Empire allemand à partir de l'intervention bulgare dans le conflit, à l'automne 1915.
Ancien pays, 1882–1918
Le royaume de Serbie est le nom du régime en place entre 1882 à 1918 en Serbie dans la continuité de la principauté de Serbie. Le royaume de Serbie correspond à un ancien statut juridique de la Serbie, déjà porté par l'État médiéval des XIIIe et XIVe siècles. Autour du royaume de Serbie se construisent les aspirations, pro-serbe, puis panslave et enfin yougoslave. Après la Grande Guerre, la Serbie forme la base du royaume des Serbes, Croates et Slovènes, plus tard renommé en royaume de Yougoslavie. La famille royale de Serbie gouverne la Yougoslavie entre les deux guerres mondiales.
Théâtre militaire
Le front de l'Est (familièrement : Le Front) est le théâtre d'opérations de la Première Guerre mondiale entre 1914 et 1917 situé en Europe de l'Est, opposant la Triple-Entente à la Triple-Alliance ainsi que leurs alliés respectifs. Les États engagés dans les hostilités dans l'Est du continent européen sont d'une part l'Empire allemand, l'Autriche-Hongrie, le royaume de Bulgarie et l'Empire ottoman, d'autre part le royaume de Serbie, l'Empire russe et le royaume de Roumanie (celle-ci depuis 1916). Ces belligérants ont des difficultés à coordonner leurs opérations avec celles du front occidental. De par leur position en Europe, les « empires centraux » subissent le plus souvent les initiatives concertées des puissances de l'Entente, de plus en plus à même de coordonner, à partir de 1916, les initiatives offensives (offensive Broussilov), afin d’interrompre les offensives de la Triplice sur le front de l’Ouest (bataille de la Somme) ou sur le front italien (batailles de l'Isonzo). Lancée dès les déclarations de guerre qui déclenchent le premier conflit mondial début août 1914, la guerre à l’est de l’Europe est d’abord rythmée par une série d’opérations militaires de mouvement en province de Prusse-Orientale et en Pologne, à l’instigation des Russes qui défont plusieurs fois les Autrichiens en Galicie puis envahissent la Prusse-Orientale. Leur offensive est néanmoins arrêtée par l'armée allemande à Tannenberg, avant que la ligne de front ne se stabilise en Pologne russe, en Galicie et en Ruthénie, dans les Carpates. Début 1915, l'offensive austro-allemande de Gorlice-Tarnów permet aux empires centraux de s’avancer profondément en territoire russe et d’occuper la Pologne, alors que la Bulgarie se joint à leur effort militaire. Malgré une série de succès russes en 1916 et l’entrée en guerre de la Roumanie aux côtés de la Russie, une situation économique explosive et le désespoir populaire débouchent en mars 1917 sur la chute de l’Empire russe. La Roumanie est parallèlement en grande partie envahie et occupée. Après le coup d'État d’octobre 1917 qui permet aux bolcheviks de prendre le pouvoir, ceux-ci tiennent leurs promesses et, en mars 1918, le traité de Brest-Litovsk entérine la paix avec les empires centraux et, en retour du soutien allemand, la cession à l'Allemagne des pays baltes, de la Pologne, de la Biélorussie et de l’Ukraine, que le pouvoir bolchevik ne contrôlait pas de toute façon. Ce conflit meurtrier provoque : la fin du régime impérial en Russie par la révolution de Février qui crée une république démocratique ; celle-ci, poursuivant la guerre aux côtés de l’Entente, perd son soutien populaire, ce qui favorise le coup d’état bolchevik qui instaure un pouvoir des soviets (« conseils ») lequel, à l’issue de la guerre civile russe (entre trois et cinq millions de morts) met en place le premier État communiste de l’histoire ; la sécession de nombreux territoires par rapport aux empires auxquels ils appartenaient (Allemagne, Autriche-Hongrie, Russie) et la constitution, la reconstitution ou l’unification d'une dizaine de nouveaux États (Finlande, pays baltes, Pologne, Ukraine occidentale et Ukraine orientale brièvement réunies, Bohême, Moravie, Silésie autrichienne, Slovaquie et république houtsoule qui forment la Première République tchécoslovaque, Moldavie orientale, Bucovine, Transylvanie et Banat oriental qui s’unissent à la Roumanie, Bačka et Banat occidental qui s’unissent à la Serbie au sein du royaume des Serbes, Croates et Slovènes) ; dans tous ces nouveaux États ainsi qu’en Hongrie, les bolcheviks tenteront de s’implanter (par exemple avec la république des conseils de Hongrie ou la république soviétique d'Odessa) mais ne parviendront finalement à leurs fins qu’en Ukraine qui intègre l’URSS en 1922.
Ancien pays sous domination de l'Empire russe (1809 - 1917)
Le grand-duché de Finlande (en finnois : Suomen suuriruhtinaskunta ; en russe : Великое княжество Финляндское / Velikoe knjažestvo Finljandskoe, littéralement « grande-principauté de Finlande » ; en suédois : Storfurstendömet Finland) était l'État prédécesseur de l'actuelle Finlande lorsque son territoire était une composante de l’Empire russe entre 1809 et le 6 décembre 1917, date de l'indépendance finlandaise.
Groupe de courses de courte durée en athlétisme
Le sprint, ou course de vitesse, est un type de course à pied caractérisé par un effort bref et intense afin de développer une vitesse de déplacement maximale. On parle de sprint court et de sprint long selon la durée de l’effort, cette durée de l'effort conditionnant les types de substrats énergétiques utilisé par les muscles et par conséquent la vitesse atteinte. Les facteurs biologiques de la performance sont la force et la vitesse de contraction des fibres musculaires. De fait, les muscles des sprinteurs de haut niveau comportent un pourcentage très élevé (85 %) de fibres dites « rapides » type IIa, IIax et dans une moindre mesure IIx. La composition des muscles en types de fibres est bien déterminée génétiquement, mais l’entraînement transforme les fibres musculaires dans une certaine mesure. Un sprinteur est l'athlète qui pratique le sprint. Pour les athlètes pratiquant la course d'obstacle (100 m haies, 110 m haies, 400 m haies), on utilise le terme de coureur de haies ou l'anglicisme hurdler.
Bouffée de rayons gammas
Un sursaut gamma ou sursaut de rayons gamma (SRG ; en anglais gamma-ray bursts, abrégé en GRB ; quelquefois traduit par « explosion de rayons gamma ») est en astronomie une bouffée de photons gamma qui apparaît de manière aléatoire dans le ciel. Il est caractérisé par sa brièveté (de quelques secondes à quelques minutes) et par la forme particulière de la courbe de lumière. Il est prolongé par des émissions rémanentes appelées "afterglow", à des longueurs d'onde plus grandes, qui peuvent durer jusqu'à plusieurs mois en s'affaiblissant progressivement. Ce phénomène déclenche l'émission d'un faisceau étroit et symétrique de matière atteignant des vitesses relativistes. Les sursauts gamma, observés au rythme moyen d'un par jour, ont leurs sources dans d'autres galaxies que la nôtre, et semblent représenter les événements les plus lumineux de l'Univers, après le Big Bang. Ils ont été découverts accidentellement en 1967 et ne commencent à être expliqués qu'au milieu des années 1990. En avril 2023, le nombre de sursauts détectés depuis 1967 dépasse 10 000. La théorie dominante est que le sursaut gamma est dû soit à des supernovas/hypernovas : effondrement gravitationnel d'une étoile géante, aboutissant à la formation d'un trou noir ou d'une étoile à neutrons (sursauts longs), soit à des kilonovas : fusion de deux étoiles à neutrons formant initialement un système binaire (sursauts courts). Le sursaut GRB 211211A questionne cependant la théorie car il a été de longue durée mais a présenté le spectre électromagnétique d'un sursaut court.
Ancien royaume hindou
Le royaume de Vijayanâgara ou royaume de Vijayanâgar, aussi appelé empire Vijayanagara (/vɪˌdʒəjəˈnɑːɡərə/), autrefois dit de Bisnagar, de Narsingue, ou encore de Carnate (de son nom originel ಕರ್ಣಾಟ ರಾಜ್ಯ (karṇāṭa rājya) ou ಕರ್ನಾಟಕ ಸಾಮ್ರಾಜ್ಯ (karnāṭaka sāmrājya)), est un État de la fin du Moyen Âge qui règne sur une grande partie du sud de l'Inde. Il est fondé en 1336 par les frères Harihara Ier et Bukka Raya I (en) de la dynastie Sangama (en), membres d'une communauté de bergers qui revendiquent la lignée des Yadava (bergers). Le royaume prend de l'importance comme point culminant des tentatives des puissances du Sud pour repousser les invasions musulmanes à la fin du XIIIe siècle. À son apogée, il soumet presque toutes les dynasties dirigeantes du sud de l'Inde et pousse les sultanats du Deccan au-delà de la région du Doab des rivières Tungabhadra et Krishna, en plus d'annexer le royaume Gajapati (Odisha) jusqu'au fleuve Krishna, devenant ainsi l'un des États les plus importants en Inde. Le territoire de l'empire couvrait la plupart des superficies des États indiens actuels du Karnataka, de l'Andhra Pradesh, du Tamil Nadu, de Goa et certaines parties du Telangana, du Maharashtra et du Kerala. Le royaume s'étend jusqu'en 1646, bien que sa puissance décline considérablement après une défaite militaire majeure lors de la bataille de Talikota en 1565 par les armées combinées des sultanats du Deccan. Le royaume doit son nom à sa capitale, Vijayanagara (aujourd'hui Hampi), dont les vastes ruines sont désormais inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO au Karnataka. La richesse et la renommée du royaume inspirent les visites et les écrits de voyageurs européens médiévaux tels que Domingo Paes (en), Fernão Nunes (en) et Niccolò de'Conti. Ces récits de voyage, la littérature contemporaine et l'épigraphie dans les langues locales, ainsi que les fouilles archéologiques modernes à Vijayanagara fournissent de nombreuses informations sur l'histoire et la puissance du royaume. L'héritage du royaume comprend des monuments répartis dans le sud de l'Inde, dont les plus connus sont ceux de Hampi. Différentes traditions de construction de temples du sud et du centre de l’Inde sont fusionnées dans le style architectural Vijayanagara. Cette synthèse inspire des innovations architecturales dans la construction des temples hindous. Une administration efficace et un commerce extérieur vigoureux apportent de nouvelles technologies dans la région, telles que des systèmes de gestion de l'eau pour l'irrigation. Le mécénat du royaume permet aux beaux-arts et à la littérature d'atteindre de nouveaux sommets en canarais ou kannada, télougou, tamoul et sanskrit, des sujets tels que l'astronomie, les mathématiques, la médecine, la fiction, la musicologie, l'historiographie et le théâtre gagnent en popularité. La musique classique du sud de l'Inde, la musique carnatique, évolue vers sa forme actuelle. L’empire Vijayanagara crée une époque dans l’histoire du sud de l’Inde qui transcende le régionalisme en promouvant l'hindouisme comme facteur unificateur.
Guerre civile en Finlande en 1918
La guerre civile finlandaise (27 janvier – 15 mai 1918) se déroule lors de la période de transition pendant laquelle le grand-duché de Finlande, composante de l'Empire russe, devient un État indépendant. Le conflit s'intègre dans un moment de déstabilisation nationale, politique et sociale causé par la Première Guerre mondiale. La guerre oppose les Rouges communistes et les Blancs commandés par le Sénat conservateur. Les Rouges, comprenant des ouvriers et des travailleurs agricoles, contrôlent les villes et les centres industriels du sud de la Finlande alors que les Blancs, composés de paysans et de membres de la classe moyenne et de la bourgeoisie, contrôlent le centre et le nord rural du pays. Peu avant cette guerre, la société finlandaise connaît une forte croissance de sa population dans un contexte d'industrialisation, de pré-urbanisation et de montée de mouvements travaillistes. Le système politique du pays est alors dans une phase instable de démocratisation et de modernisation alors que la condition socio-économique des habitants s'améliore. Le premier conflit mondial entraîne l'effondrement de l'Empire russe. Cela a des répercussions sur la Finlande avec une opposition croissante entre les forces de gauche et les conservateurs qui se militarisent de plus en plus. Les Rouges mènent une offensive générale infructueuse en février 1918. Ils bénéficient de livraisons d'armes par les Bolcheviks. Une contre-offensive conduite par les Blancs a lieu en mars, renforcée par des éléments de l'Armée impériale allemande en avril. Les actions militaires décisives de la guerre sont les batailles de Tampere et de Viipuri, remportées par les Blancs, ainsi que les batailles d'Helsinki et de Lahti remportées par les troupes allemandes. Elles débouchent sur un succès des forces blanches. Au cours du conflit, les deux camps se livrent à des pratiques de terreur politique. Un grand nombre de Rouges périssent de malnutrition et de maladies dans les camps de prisonniers. En tout, 39 000 personnes sont tuées dont 36 000 Finlandais, sur une population totale de 3 millions d'habitants. Après cette guerre, la Finlande passe de l'influence russe à l'influence allemande. Les conservateurs tentent d'établir une monarchie mais ce projet est mis à mal par la défaite allemande. Finalement, la Finlande devient une république démocratique indépendante mais la guerre a fortement divisé le pays pour de nombreuses années et reste un événement marquant de l'histoire finlandaise. La société finit par se souder au travers de compromis sociaux basés sur une culture de modération politique, la religion et la reprise économique qui suit la guerre.
La deuxième guerre balkanique (du 16 juin au 18 juillet 1913) eut pour objet le partage des gains de la première guerre balkanique ; elle opposa la Bulgarie à ses anciens alliés, la Serbie et la Grèce, qui, mis en difficulté, appelèrent à la rescousse la Roumanie. Lorsque les troupes roumaines approchèrent de la capitale Sofia, la Bulgarie demanda un armistice qui déboucha sur le traité de Bucarest, dans lequel la Bulgarie dut renoncer à ses revendications, céder une partie de ses gains de la première guerre balkanique à la Serbie, à la Grèce et à l'Empire ottoman, et en plus céder une partie de son territoire initial à la Roumanie, ce qui créa des différends territoriaux avec ses voisins. La guerre provoqua la rupture de l'alliance russo-bulgare, laissant la Serbie comme seule alliée de la Russie dans cette région importante. C'est pour cela que la Serbie reçut le soutien total de la Russie lors de la crise de juillet 1914 qui mena à la Première Guerre mondiale, et c'est aussi pour cela qu'en 1915 la Bulgarie s'allia aux Empires centraux dans l'espoir de réunir à elle les territoires (à majorité bulgarophone) qu'elle avait réussi à récupérer pendant la première guerre balkanique.
Conflit opposant la Finlande et l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale
La guerre de Laponie (en finnois : Lapin sota, en suédois : Lapplandskriget et en en allemand : Lapplandkrieg) est un conflit qui s'est déroulé entre septembre 1944 et avril 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, opposant la Finlande et l'Allemagne pour le contrôle des mines de nickel (en), de la région de Petsamo. Pour les Finlandais, il s'agit d'un conflit distinct, similaire à la guerre de Continuation. Du point de vue allemand, la retraite, à travers la Laponie, faisait partie de la Seconde Guerre mondiale dans le cadre de leurs deux campagnes d'évacuation du nord de la Finlande et du nord de la Norvège : l'opération Birke et l'opération Nordlicht. L'armée finlandaise devait démobiliser ses forces tout en luttant pour forcer l'armée allemande à quitter la Finlande. Les forces allemandes se retirent en Norvège et la Finlande parvient à s'acquitter des obligations qui lui incombaient en vertu de l'armistice de Moscou, bien qu'elle fût officiellement en guerre avec l'Union soviétique, le Royaume-Uni et les dominions britanniques jusqu'à ce que la fin officielle de la guerre de continuation fût ratifiée par le traité de paix de Paris, en 1947.
Conflit au Cambodge
La guerre civile cambodgienne est un conflit qui opposa les forces du Parti communiste du Kampuchéa, connues sous le nom de « Khmers rouges », leurs alliés de la république démocratique du Viêt Nam (Nord Viêt Nam) et du Front national de libération du Sud Viêt Nam (dit Việt Cộng) à celles du gouvernement du Royaume du Cambodge (après octobre 1970, la République khmère), soutenues par les États-Unis et la république du Viêt Nam (Sud Viêt Nam). Dans le contexte de la guerre froide, ce conflit fut exacerbé par l'influence de la guerre du Viêt Nam, et les actions des alliés des deux parties belligérants. En effet, l'implication de l'Armée populaire vietnamienne (armée nord-vietnamienne) était motivée par son souci de protéger ses bases et ses sanctuaires dans l'Est du Cambodge le long de la piste Hô Chi Minh, sans laquelle la poursuite de son effort militaire au Sud Viêt Nam aurait été plus difficile, tandis que les États-Unis souhaitaient gagner du temps pour leur retrait du Sud-Est asiatique et protéger leur allié, le régime sud-vietnamien. Les Américains et les armées du Sud et du Nord Viêt Nam participèrent directement, à un moment ou un autre, aux combats. Le gouvernement cambodgien fut principalement soutenu par des campagnes américaines de bombardements aériens massifs et des aides directes matérielles et financières. En 2009, Raoul Marc Jennar annonçait devant le tribunal chargé de juger les derniers dirigeants khmers rouges en vie, que « dans toute l’histoire de l’humanité, aucun autre pays n’a été autant bombardé que le Cambodge durant cette période ». Après cinq années de combats acharnés, qui causèrent des pertes massives en vies humaines, la destruction de l'économie, la famine de la population et des atrocités sans nom, le gouvernement républicain du Cambodge fut renversé le 17 avril 1975 lorsque les Khmers rouges, victorieux, proclamèrent la création du Kampuchéa démocratique. L'intervention américaine ordonnée par Richard Nixon et Henry Kissinger au Cambodge (en particulier les bombardements aériens massifs, dont on estime entre 50 000 et 150 000 personnes tuées) a finalement contribué au renforcement du mouvement khmer rouge, dont les effectifs passèrent de 4 000 en 1970 à 70 000 hommes en 1975 et à leur prise du pouvoir. Le régime des Khmers Rouges s'avérera être un des plus sanglants du XXe siècle. Ce conflit, même s'il s'agissait d'une guerre civile locale, s'est inscrit dans le contexte de la Guerre froide, dans le cadre plus large de la guerre du Viêt Nam (1959–1975) qui toucha également le Royaume du Laos, le Sud Viêt Nam et le Nord Viêt Nam.
Période d'instabilité de l'histoire de l'Égypte antique, entre environ 1780 et 1550 av. J.-C
La Deuxième Période intermédiaire est une période d'instabilité de l'histoire de l'Égypte antique, qui se situe entre le Moyen Empire et le Nouvel Empire, entre environ 1780 et 1550 av. J.-C. Elle est marquée par la domination des Hyksôs sur une grande partie du pays. Elle commence conventionnellement à l'avènement de la XIIIe dynastie, même si le pays est toujours uni à cette époque. Ce qui fait dire à certains qu'elle ne commence qu'à l'avènement de la XIVe dynastie, à Xoïs dans le delta, mettant fin ainsi à l'unité du pays, tandis que les rois de la XIIIe dynastie continuent à régner sur le reste du pays. Cette période se termine lorsque Ahmosé Ier, à la suite de la guerre de libération amorcée par ses prédécesseurs de la XVIIe dynastie, finit par conquérir Avaris, capitale des Hyksôs dans le delta occidental, et ainsi réunifier le pays et inaugurer le Nouvel Empire.
Bataille de la Seconde Guerre mondiale, du 20 au 31 mai 1941
La bataille de Crète oppose les troupes britanniques et alliées (néo-zélandaises, australiennes et grecques) aux parachutistes et chasseurs alpins allemands pendant 11 jours, du 20 au 31 mai 1941. Ce fut la dernière bataille de la campagne des Balkans. Le matin du 20 mai 1941, le IIIe Reich lance une invasion aéroportée de la Crète, nom de code « opération Merkur ». Les parachutistes allemands sous les ordres du général Kurt Student sont largués sur trois points : Máleme, Héraklion, et Réthymnon. Leur mission est de s’emparer de ces trois aérodromes afin de permettre l'atterrissage de renforts aérotransportés par la Luftwaffe qui dispose de la maîtrise du ciel, puisque la Royal Navy, maîtresse des mers, empêche tout débarquement amphibie. Pendant deux semaines, la bataille fait rage ; au moins 4 000 paras allemands sont tués, et 500 capturés. Les troupes britanniques et néo-zélandaises du général Bernard Freyberg comptent 3 500 tués, 1 900 blessés, et une grande partie des troupes est capturée (environ 12 000 hommes). La victoire est essentiellement celle des chasseurs alpins, aucune opération aéroportée d'envergure n'est plus lancée par les Allemands jusqu'à la fin de la guerre. Les Fallschirmjäger sont alors employés comme fantassins sur tous les fronts.
Guerre entre les indépendantistes indonésiens et l'occupant néerlandais
La révolution nationale indonésienne, ou guerre d'indépendance indonésienne, est un conflit armé et une lutte diplomatique entre l'Indonésie et les Pays-Bas, ainsi qu'une révolution sociale et décoloniale. Elle s'est déroulée de 1945 à 1949, entre la déclaration d'indépendance de l'Indonésie et la reconnaissance de l'Indonésie en tant qu'État indépendant par les Pays-Bas, le 27 décembre 1949. Les Indonésiens appellent ces quatre ans de conflit armé « Revolusi ». Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les Pays-Bas voulurent récupérer leur ancienne colonie, qu'ils avaient dû abandonner lors de l'invasion par les Japonais en 1942. Les Néerlandais parvinrent à contrôler les grandes villes, mais pas les zones rurales. Le conflit ruina petit à petit l'économie néerlandaise. Le conflit prit fin avec le transfert formel, le 27 décembre 1949, de la souveraineté sur le territoire des Indes néerlandaises du royaume des Pays-Bas à une république des États-Unis d'Indonésie, créée le 14 décembre 1949. À la suite de la révolution, le système de castes auparavant en vigueur perdit de l'importance, réduisant le pouvoir des dirigeants locaux (les râjas).
Période après l'Ancien Empire
La Première Période intermédiaire est une séquence historique de l'Égypte antique, à cheval sur les XXIIe siècle et XXIe siècle avant notre ère, qui s'étend sur environ cent cinquante ans entre la fin de l'Ancien Empire et le début du Moyen Empire. Elle est marquée par de nombreux problèmes socio-politiques et correspond à une déliquescence du pouvoir pharaonique. Elle comprend les obscures VIIe et VIIIe dynasties, sans doute formées de descendants du roi Pépi II, les IXe et Xe dynasties dites héracléopolitaines, et une partie de la XIe dynastie originaire de Thèbes. On dispose de très peu de monuments de cette époque, surtout de son début. La Première Période intermédiaire est un temps où le territoire égyptien est partagé en deux zones d'influences. Le Nord en proie à des infiltrations de bédouins originaires du Proche-Orient est plus ou moins bien contrôlé depuis Héracléopolis, une ville de la Moyenne-Égypte. Au Sud, l'autorité appartient aux nomarques de Thèbes, qui se sont proclamés rois. Ces derniers parviennent à s'imposer militairement au terme de nombreux combats et échauffourées, entraînant la réunification de l'Égypte sous le pouvoir du thébain Montouhotep II.
Ancien État
La république des conseils de Hongrie — en hongrois Magyarországi Tanácsköztársaság, également connue sous le nom de république socialiste fédérative soviétique de Hongrie, également traduit par République hongroise des conseils ou République soviétique hongroise — est l'éphémère régime politique de la Hongrie du 21 mars au 6 août 1919. Ce régime est le deuxième gouvernement d’inspiration communiste de l’Histoire, après celui de la Russie soviétique née en 1917. Il s’inspirait très nettement de l’expérience des conseils ouvriers (soviets) en Russie (1905, puis 1917-1918) et en Allemagne (1918-1919). Le principal animateur de la République des conseils hongroise était Béla Kun, officiellement chargé des Affaires étrangères. Il ne dure que 133 jours et s’effondre lorsque les forces françaises, roumaines, serbes et nationalistes commandées par Miklos Horthy entrent dans Budapest le 6 août 1919 à l’issue de la guerre de l’été 1919.
Bataille des guerres arabo-byzantines
La bataille du Yarmouk (en arabe : معركة اليرموك, grec : , Ἱερομύαξ ou Iermouchas, Ιερμουχάς) est une bataille majeure entre les forces musulmanes conduites par le califat des Rachidoune et les armées de l’Empire romain d'Orient. La bataille consiste en une série d’engagements qui s’étalent sur une durée de six jours en août 636, près de la rivière Yarmouk qui marque aujourd’hui la frontière entre la Syrie et la Jordanie, au sud-est de la mer de Galilée. La bataille est une grande victoire pour les musulmans qui mettent fin à la domination byzantine en Syrie. Pour certains historiens, la bataille du Yarmouk est l’un des engagements majeurs de l’histoire et marque la première grande vague des conquêtes musulmanes. Elle est notamment à l’origine de l’expansion de l’islam au sein du Levant chrétien. À l’origine de cet affrontement figure la volonté d’Héraclius d’endiguer l’avance musulmane et de recouvrer des territoires perdus dans la région. Il envoie pour cela une grande expédition en mai 636. Alors que l’armée byzantine approche, les musulmans quittent la Syrie et regroupent leurs forces dans les plaines du Yarmouk, proches de l’Arabie. C’est là, après avoir reçu des renforts, qu’ils défont les Byzantins pourtant très supérieurs en nombre. Cette bataille est aussi considérée comme l’une des plus grandes victoires de Khalid ibn al-Walid.
Guerre civile entre César et Pompée, de 49 à 45 av. J.-C.
La guerre civile de César, appelée aussi guerre civile romaine de 49 av. J.-C. ou guerre civile entre César et Pompée, est un des derniers conflits intérieurs de la République romaine, et fait partie des nombreuses guerres civiles romaines. Elle naît du heurt entre les ambitions du proconsul Jules César, qui vient d'achever la conquête de la Gaule et a la faveur du parti des populares, et la faction conservatrice des optimates qui dominent le Sénat romain et cherchent l'appui de l'autre grand chef militaire, Pompée. Le Sénat demande à César de quitter sa charge et de licencier ses légions : craignant de rester désarmé face à ses ennemis, César demande symétriquement la dissolution des légions de Pompée, basées principalement en Hispanie. Le Sénat refuse cette demande et menace d'arrestation deux tribuns de la plèbe du parti de César. Celui-ci rappelle ses légions en Gaule cisalpine (aujourd'hui l'Italie du Nord) et, devant l'ultimatum du Sénat, joue le tout pour le tout et franchit le Rubicon, frontière de sa province. En une courte campagne, il s'empare de Rome et de l'Italie puis entreprend une série d'offensives rapides autour du bassin méditerranéen contre les partisans de Pompée et ses alliés, la cité grecque de Marseille, les royaumes d'Égypte, où il met sur le trône Cléopâtre VII, du Pont, de Numidie. Après la mort de Pompée, battu à Pharsale et assassiné en allant demander l'asile en Égypte, ses partisans continuent la lutte jusqu'à leur défaite finale à la bataille de Munda en 45 av. J.-C. César, proclamé dictateur, évite les représailles sanglantes, distribue ses vétérans dans des colonies et mène une politique de réformes jusqu'à son assassinat par une faction sénatoriale aux ides de mars de 44 av. J.-C. Son pouvoir personnel marque l'évolution de la République sénatoriale vers le principat.
Colonie
La Nouvelle-Néerlande (en néerlandais : Nieuw-Nederland ; en latin : Nova Belgica ou Novum Belgium), aussi appelée Nouveaux-Pays-Bas, parfois appelée Nouvelle-Hollande, malgré l'existence d'une colonie du même nom au Brésil, est une colonie établie au début du XVIIe siècle par les Provinces-Unies en Amérique du Nord, située entre les colonies britanniques de Virginie et de Nouvelle-Angleterre. À partir de 1621, la Nouvelle-Néerlande fait partie des territoires placés sous l'égide de la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales. Le territoire de la colonie s'étendait principalement le long de trois cours d'eau : la Noortrivier (« fleuve du nord »), la Zuidtrivier (« fleuve du sud ») et la Varsche Rivier (« fleuve frais »), respectivement les fleuves Hudson, Delaware et Connecticut. En 1626, Pierre Minuit y fonde sur l'île de Manhattan, dans l'estuaire de l'Hudson, La Nouvelle-Amsterdam, origine de la ville de New York.
État-satellite du Premier empire français
Le royaume de Westphalie (en allemand : Königreich Westphalen) était un État membre de la confédération du Rhin. Sa capitale était Cassel, et son territoire était enclavé entre : au nord, les duchés de Mecklembourg ; à l'est, les royaumes de Prusse et de Saxe, avec les duchés de Saxe et d'Anhalt ; au sud, les grands-duchés de Francfort et de Hesse ; à l'ouest, ce dernier, ainsi que le grand-duché de Berg et les départements nord-est de l'empire français. De l'ancien cercle de Westphalie, il n'avait conservé que l'évêché de Paderborn, Horn, Bielefeld et quelques autres districts, et diverses parties des cercles du Haut-Rhin et de Basse-Saxe. De la sorte, il comprenait tout le sud du Hanovre (le reste appartenait à l'Empire français), le duché de Brunswick, la Hesse-Cassel, les principautés de Magdebourg et de Verden. Outre Cassel, ses principales villes étaient Paderborn, Marbourg, Heiligenstadt, Gœttingue, Halberstadt, Bernbourg, Hanovre, Brunswick, Magdebourg, Celle, Verden, et Salzwedel.
Guerre ayant opposé entre eux les indépendantistes irlandais, divisés sur la question du traité anglo-irlandais de décembre 1921 (1922-1923)
La guerre civile irlandaise est une guerre ayant opposé entre eux les indépendantistes irlandais, divisés sur la question du traité anglo-irlandais de décembre 1921 qui établit l'État Libre d'Irlande et met fin à la guerre d'indépendance irlandaise. À la suite de la ratification serrée du traité par le Dáil Éireann, la majorité suit Arthur Griffith et Michael Collins et accepte la dissolution de la République au profit d'un État Libre autonome mais qui demeure néanmoins une monarchie et un dominion de l'Empire britannique. Une minorité, dont la plus grande partie de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), suit Éamon de Valera et refuse le traité qu'elle considère comme une trahison de la cause nationaliste. Malgré le plébiscite en faveur du traité lors des élections générales de 1922, ses opposants protestent en occupant par la force les Four Courts à Dublin. L'État libre les déloge alors par la force, ce qui déclenche officiellement les hostilités. La guerre civile, qui dure moins d'un an, coûte la vie à environ 4 000 Irlandais et se conclut par la victoire de l'État libre sur les opposants au traité. Elle est considérée comme certains historiens comme ayant été plus brutale que la guerre contre le Royaume-Uni. Le conflit a déchiré les nationalistes irlandais, pourtant unis auparavant dans leur lutte pour l'indépendance. Michael Collins, figure proéminente du nationalisme irlandais, est la victime majeure de la guerre civile. Sa conséquence à long terme sera l'établissement d'un bipartisme opposant les héritiers des camps pro-traité et anti-traité, le Fine Gael et le Fianna Fáil.