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Élection du président des États-Unis
Événement
L'élection présidentielle américaine de 2020 a lieu le 3 novembre 2020 afin d'élire au scrutin indirect le président et le vice-président des États-Unis. Les électeurs élisent les grands électeurs, qui à leur tour élisent les président et vice-président des États-Unis le 14 décembre 2020. Il s'agit de la cinquante-neuvième élection présidentielle américaine, la première ayant eu lieu en 1788-1789. Le président sortant, Donald Trump, est candidat à un second mandat. Le candidat du Parti démocrate désigné pour lui faire face est Joe Biden, vice-président de 2009 à 2017. À respectivement 77 et 74 ans, Biden et Trump sont les deux plus vieux candidats démocrate et républicain à la présidence dans l'histoire américaine. Les colistiers de Trump et de Biden sont respectivement Mike Pence, vice-président sortant, et Kamala Harris. L'élection, tenue lors de l'Election Day, coïncide avec les élections sénatoriales et les législatives au niveau fédéral, ainsi qu'avec de nombreux scrutins dont une centaine de référendums, les élections de 95 législatures et celles de 13 gouverneurs dans 44 États et six territoires. L’élection est marquée par la pandémie de Covid-19, qui a des conséquences néfastes sur l’économie du pays et conduit à un nombre limité de rassemblements politiques ainsi qu’à l’hospitalisation de Donald Trump, touché par le virus à un mois du scrutin. Le nombre de votes par correspondance explose, ce qui conduit le président sortant à dénoncer un risque massif de fraudes, sans toutefois apporter de preuve d'une fraude organisée à grande échelle. Le 7 novembre 2020, les principaux médias américains annoncent la victoire de Joe Biden, qui après dépouillement remporte 306 grands électeurs contre 232 pour Trump, pour devenir président élu des États-Unis. Donald Trump perd le scrutin dans cinq États-clé (swing states) où il l'avait emporté en 2016 : la Pennsylvanie, le Michigan, le Wisconsin, l'Arizona et la Géorgie. Le président sortant refuse de concéder sa défaite. Le 23 novembre, alors que le processus de transition présidentielle est lancé par son administration, Donald Trump persiste à affirmer qu'il a gagné, son camp continuant à porter des accusations de fraude électorale visant notamment le vote postal, et contestant les résultats de cette élection, mais sans apporter de preuves ce qui fait que les tribunaux rejettent leurs recours au niveau des États comme au niveau fédéral, y compris la Cour suprême des États-Unis. À la date du 8 décembre, tous les États américains ont certifié les votes, répartissant les 538 grands électeurs. Le 14 décembre, le collège électoral officialise la victoire de Joe Biden, par 306 voix à 232. Mais Trump et ses alliés maintiennent leurs allégations de fraudes, le président faisant également pression sur le secrétaire d'État de Géorgie, Brad Raffensperger, afin que ce dernier annule les résultats dans son État. Le taux de participation de 66,9 % est le plus élevé depuis 1900, correspondant au plus grand nombre de votants de l'histoire des États-Unis (environ 160 millions). Joe Biden, qui engrange plus de 81 millions de voix, et Donald Trump qui en compte plus de 74 millions, sont les deux candidats ayant obtenu le plus de suffrages de l'histoire des élections présidentielles américaines, devançant tous deux Barack Obama, jusque-là détenteur du plus grand nombre de voix avec les 69,5 millions de suffrages qu'il avait obtenus lors de l'élection présidentielle américaine de 2008. Le 6 janvier 2021, alors que le Congrès est en cours de certification des votes des grands électeurs à Washington D.C., Donald Trump organise un grand rassemblement de ses partisans devant la Maison-Blanche et tient un discours incendiaire dans lequel il leur dit de se diriger vers le Capitole ; une foule de ses partisans prend alors d'assaut le bâtiment, interrompant le processus, qui peut reprendre après plusieurs heures de chaos et déboucher sur l'annonce par le vice-président Mike Pence de l'élection de Joe Biden comme 46e président des États-Unis. Cet événement, considéré comme une insurrection ou une tentative de coup d'État, et qui cause la mort de cinq personnes, conduit au lancement d'une procédure de destitution contre Donald Trump pour « incitation à l'insurrection contre le gouvernement des États-Unis ». La majorité des deux tiers requise n’est pas atteinte lors du vote du Sénat, qui se tient après le départ de Donald Trump de la présidence. Celui-ci est donc acquitté. En août 2023, et en lien avec ces évènements, la justice fédérale américaine inculpe Donald Trump pour « complot contre les États-Unis ».
Ère de l'histoire du Japon (1868-1912)
L'ère Meiji (明治時代, Meiji jidai) est une ère de l'histoire du Japon comprise entre 1868 et 1912. Inaugurée par la restauration de Meiji, elle se situe entre l'ère Keiō (fin de l'époque d'Edo) et l'ère Taishō. Elle symbolise la fin de la politique d'isolement volontaire appelée sakoku et le début d'une politique de modernisation du Japon. Elle se caractérise également par un basculement du système féodal vers un système industriel à l'occidentale. Ces bouleversements sociaux, politiques et culturels déboucheront sur diverses avancées dans les domaines de l’industrie, de l’économie, de l’agriculture et en matière d’échanges commerciaux.
Ancien État européen (1805-1918), partie de l’Empire allemand après 1871
Le royaume de Bavière (en allemand : Königreich Bayern) était un État d'Europe centrale. Il trouve son origine dans le grand remaniement territorial opéré par Napoléon Ier et Talleyrand en Europe centrale et destiné à affaiblir l'Autriche. À la suite de la victoire de la France sur l'Autriche, le 2 décembre 1805 à Austerlitz, le traité de paix conclu le 26 décembre 1805 à la paix de Presbourg entre les plénipotentiaires de l'empereur des Français Napoléon Ier et de l'empereur d'Autriche François Ier consacre la création du royaume de Bavière. Le 1er janvier 1806, la proclamation du roi Maximilien Ier Joseph a lieu à Munich. Le territoire comprenait l'électorat de Bavière, de nombreuses régions séculaires de la vieille Bavière telles que Passau, Berchtesgaden et le Rupertiwinkel, le Palatinat de la rive gauche du Rhin et de grandes parties de la Franconie et de la Souabe. Le royaume a existé jusqu'en 1918, lorsque son dernier roi, Louis III, quitte le pays en raison de la révolution de Novembre à la fin de la Première Guerre mondiale et s'enfuit en Hongrie. Avec la création de l'État libre de Bavière et furtivement de la république soviétique de Bavière, un nouvel État n'est pas fondé en Bavière, mais est finalement réorganisé en une république parlementaire.
Compétition de hockey sur glace
Le championnat du monde de hockey sur glace est une compétition de hockey sur glace de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) organisée depuis 1920, à ne pas confondre avec la Coupe du monde qui se joue selon les règles de la Ligue nationale de hockey. Ce championnat du monde a lieu chaque année au mois de mai. Toutefois, comme les dates coïncident avec le début des séries éliminatoires de la LNH, seuls les joueurs n’évoluant pas en LNH, ainsi que ceux dont l’équipe a été éliminée ou ne participe pas aux séries, peuvent être sélectionnés pour représenter leur pays.
Ancien État européen, de 1198 à 1918
Le royaume de Bohême (en tchèque : České království soit « royaume tchèque » ; en allemand : Königreich Böhmen ; en latin : Regnum Bohemiæ) est un royaume d'Europe centrale ayant existé de la fin du XIIe siècle à 1918, dont le territoire fait actuellement partie de la Tchéquie. Avec la Bohême proprement-dite, des territoires voisins qui y ont été associés au cours de l'Histoire, ont formé les « pays de la couronne de Bohême » : c'est en particulier le cas du margraviat de Moravie, du duché de Silésie et de la Basse-Lusace. Le royaume a été créé par la dynastie des Přemyslides au XIIe siècle à partir du duché de Bohême. Avec le margraviat de Moravie, le duché de Bohême forma le royaume héréditaire de Bohême-Moravie (Českomoravsko en tchèque, Böhmen-und-Mähren en allemand) confirmé par la bulle d'or de Sicile en 1212. Le royaume a ensuite été dirigé par la maison de Luxembourg (1310-1437), la maison Jagellon (1471-1526), la maison de Habsbourg (1526-1780) et celle de Habsbourg-Lorraine (1780-1918). De nombreux rois de Bohême ont également été élus empereurs du Saint-Empire romain germanique et la capitale Prague a été le siège impérial à deux reprises : dans la seconde partie du XIVe siècle sous Charles IV et au tournant des XVIe et XVIIe siècles sous Rodolphe II. En 1620, les pays de la couronne de Bohême devinrent des possessions héréditaires des Habsbourg, faisant partie du Saint-Empire jusqu'à sa dissolution en 1806, après quoi ils devinrent une partie de l'empire d'Autriche, puis de la partie autrichienne de l'Empire austro-hongrois. La Bohême a conservé son nom et son statut officiel de royaume distinct jusqu'en 1918, en tant que terre de la Couronne austro-hongroise (Korunnízemě en tchèque, Kronland en allemand). Sa capitale Prague était la troisième plus grande ville de l'empire après Vienne et Budapest. Après la défaite des puissances centrales lors de la Première Guerre mondiale et à la suite du traité de Versailles, l'Empire austro-hongrois se disloqua et la Bohême fut intégrée en 1918 dans la nouvelle Tchécoslovaquie. Au XXIe siècle, son territoire est administré par neuf régions de la Tchéquie plus la ville de Prague, et le lion blanc sur fond rouge de l'écu de Bohême fait partie des armoiries de la Tchéquie.
Duché féodal entre les IXe et XVe siècles
Le duché de Bourgogne est, entre les IXe et XVe siècles, une principauté féodale, puis, entre les XVIe et XVIIIe siècles, une province du royaume de France, dont la capitale est Dijon. Issu de la Bourgogne franque, région du royaume de Bourgogne à l'époque franque (534-843), le duché de Bourgogne est, à partir de 898, successivement tenu par trois dynasties : les Bosonides, les Robertiens, puis une branche cadette de la dynastie royale des Capétiens, avant d'être octroyé en 1363 à un fils cadet du roi Jean le Bon, de la dynastie royale des Valois. Le territoire du duché correspond approximativement aux territoires actuels de : la Côte-d'Or (chef-lieu : Dijon) ; la Saône-et-Loire (chef-lieu : Mâcon) ; une partie de l'Yonne (chef-lieu : Auxerre); l'Ain (chef-lieu : Bourg-en-Bresse). Les ducs de Bourgogne qui règnent de père en fils de 1363 à 1477, Philippe le Hardi, Jean sans Peur, Philippe le Bon et Charles le Téméraire, donnent une telle extension à leurs possessions, notamment aux Pays-Bas, que Charles le Téméraire tente d'en faire un royaume indépendant. Mais ses ambitions se heurtent à une coalition des cantons suisses confédérés et du duc de Lorraine, soutenue par Louis XI. Charles le Téméraire trouve la mort en janvier 1477, vaincu devant Nancy. Son héritière, Marie de Bourgogne, est rapidement attaquée par le roi de France Louis XI (guerre de Succession de Bourgogne). La guerre aboutit à l'incorporation du duché au domaine royal (traité d'Arras, confirmé par le traité de Senlis de 1493). Les ducs Valois et leurs entourages ont encouragé les arts et laissé un certain nombre de constructions parmi lesquelles on peut compter la tour Jean-sans-Peur à Paris, la tour Philippe le Bon à Dijon, les tombeaux de Philippe le Hardi et de Jean sans Peur, les hospices de Beaune du chancelier Nicolas Rolin et le monastère royal de Brou de Marguerite d'Autriche (1480-1530). La Bourgogne est désormais une province, à la fois gouvernement militaire et ressort des États de Bourgogne et du Parlement de Dijon, agrandie de la Bresse et du Bugey. C'est aussi par la suite le ressort d'une généralité.
Ancien État, 1881-1947
Le royaume de Roumanie (en roumain : Regatul României) était une monarchie parlementaire, régime politique de la Roumanie de 1881 à 1947. En tant que principauté vassale de l'Empire ottoman, cette monarchie est issue de l'union des deux « principautés danubiennes », la Valachie et la Moldavie (elles-mêmes vassales des Turcs depuis le XVe siècle). Son indépendance est reconnue en 1878 : trois ans plus tard, la principauté est érigée en royaume. Celui-ci subit deux dictatures qui abolissent le régime parlementaire : l'une « carliste » de février 1938 à octobre 1940, l'autre militaire d'octobre 1940 à août 1944. La monarchie disparaît deux ans et demi après l'entrée du pays dans la sphère d'influence de l'Union soviétique et la mise en place de la dictature communiste pour laisser place à la République populaire roumaine.
Dernière période de la vie de Jésus Christ
La Passion du Christ est l’ensemble des événements qui ont précédé et accompagné la mort de Jésus-Christ. Le récit et les annonces de la Passion se trouvent dans les Évangiles synoptiques et l’Évangile selon Jean, ainsi que dans divers textes apocryphes. Il s'agit de textes à caractère religieux qui expriment la foi de leurs rédacteurs. L'exégèse s'attache à distinguer entre leurs éléments historiques, leur signification théologique et leur intention apologétique.
État du Saint-Empire romain germanique (1183-1795)
Le duché de Brabant est un État féodal issu du démembrement de la Basse-Lotharingie en 1106 et est intégré au Saint-Empire romain germanique. Sa frontière occidentale est l'Escaut, qui le sépare du comté de Flandre, fief du royaume de France jusqu'en 1526. Devenu possession des ducs de Bourgogne sous Philippe le Bon, il passe aux Habsbourg après la mort de la duchesse Marie de Bourgogne (1482), épouse de Maximilien d'Autriche, devenant la principale des Dix-Sept Provinces des Pays-Bas sous le règne du duc Charles VII (Charles Quint) puis de son fils Philippe IV (Philippe II d'Espagne). Bruxelles est alors la capitale des Pays-Bas, Malines le siège primatial et Anvers la principale place économique d'Europe, en liaison avec Séville et l'Amérique, Lisbonne et les Indes orientales. L'insurrection néerlandaise contre Philippe II, qui commence en 1568, aboutit au partage de fait du duché en 1581 (sécession des Provinces-Unies) et en droit en 1648 (traité de Münster) : le nord du Brabant (Bois-le-Duc, Bréda) devient un territoire relevant de la république des Sept Provinces-Unies des Pays-Bas, tandis que le sud, y compris Anvers reprise en 1585, mais désormais en déclin face à Amsterdam et Rotterdam, reste un fief relevant du Saint-Empire, aux mains des Habsbourg d'Espagne (Pays-Bas espagnols), puis (1714) des Habsbourg d'Autriche (Pays-Bas autrichiens). Après les vicissitudes de la période 1794-1830 (annexion des Pays-Bas autrichiens par la France révolutionnaire (1794-1814), royaume uni des Pays-Bas (1814-1830), révolution belge de 1830), le nord du Brabant devient une des provinces des actuels Pays-Bas, tandis que le sud devient une composante de l'actuelle Belgique. Selon les époques, il couvrait les actuelles province néerlandaise de Brabant-Septentrional, et provinces belges d'Anvers, du Brabant wallon et du Brabant flamand. Il incluait alors les villes de Berg-op-Zoom, Anvers, Louvain, Malines, Ninove, Grammont, Vilvorde, Tirlemont, Grimbergen, Nivelles, Gembloux, Sombreffe, Jodoigne, Turnhout et Bruxelles, qui en devient la capitale au XVe siècle.
Élections des députés de la République française
Les élections législatives françaises de 2017 ont lieu les 11 et 18 juin 2017 afin d'élire les 577 députés de la XVe législature de la Cinquième République française. Ces élections font directement suite à l'élection présidentielle d'avril 2017 ayant vu l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République. Son parti, La République en marche (LREM), obtient à lui seul la majorité absolue avec 308 sièges, dans un scrutin marqué au second tour par un taux d'abstention de 57,4 %, un record pour des élections législatives en France. Le Mouvement démocrate (MoDem), allié du président, obtient une quarantaine de sièges, poussant la majorité présidentielle à 351 élus. Du côté de l'opposition, Les Républicains (LR) menés par François Baroin obtiennent 112 députés et conservent un score proche de celui de François Fillon au premier tour de l'élection présidentielle. À gauche, le Parti socialiste (PS), qui représente la majorité sortante et dont une part importante de députés sortants ont rejoint LREM, est largement défait et obtient le pire résultat de son histoire parlementaire en ne remportant que 30 sièges, mais parvient à améliorer le score présidentiel de Benoît Hamon. À l'inverse, La France insoumise (LFI) perd une part importante de son électorat du premier tour de l'élection présidentielle et obtient 17 sièges, dont Jean-Luc Mélenchon qui est élu pour la première fois député. Le Parti communiste français (PCF) parvient à sauver son groupe parlementaire grâce aux députés d'outre-mer, alors que le Front national (FN) remporte 8 sièges, dont Marine Le Pen qui rentre également pour la première fois à l'Assemblée nationale. L'Assemblée nationale est fortement renouvelée. Parmi les députés sortants, plus de 220 ne se représentent pas, conséquence notamment de l'application de la loi sur le non cumul des mandats qui concerne une majorité des parlementaires. En outre, à l'issue du scrutin, 206 députés sortant sont battus, et 415 élus sont des primo-députés. L'Assemblée nationale élue compte 224 femmes, soit 38,8 % des sièges, contre 155 dans la précédente législature. La XVe législature compte sept groupes parlementaires et finit par en compter dix après la création de trois nouveaux groupes au cours de la législature, un nombre alors record sous la Ve République. Sept scrutins sont annulés par le Conseil constitutionnel, ce qui débouche sur l'organisation d'élections législatives partielles en 2018.
Ancien État (1795-1806)
La République batave (en néerlandais : Bataafse Republiek) était l'État successeur de la république des Provinces-Unies. Elle fut proclamée le 19 janvier 1795 et s'acheva le 5 juin 1806, avec l'accession de Louis Bonaparte au trône néerlandais. À partir d'octobre 1801, elle fut connue en néerlandais sous le nom de Bataafs Gemenebest (litt. « Communauté batave »). Les deux noms font référence au peuple germanique des Bataves, représentant à la fois l'ascendance néerlandaise et leur ancienne quête de liberté dans leur tradition nationaliste. Au début de 1795, l'intervention de la France entraîna la chute de l'ancienne République des Provinces-Unies. La nouvelle République bénéficia d'un large soutien de la part de la population néerlandaise et fut le produit d'une véritable révolution populaire. Cependant, elle a été fondée avec le soutien armé des forces révolutionnaires françaises. La République batave est devenue un État client, la première des « républiques sœurs », puis une partie de l'Empire français de Napoléon. La politique de la République batave a été profondément influencée par les Français, qui ont soutenu pas moins de trois coups d'État, pour porter au pouvoir les différentes factions politiques que la France favorisa à différents moments de son propre développement politique. Néanmoins, le processus de création d'une Constitution néerlandaise écrite a été principalement motivé par des facteurs politiques internes et non par l'influence française, jusqu'à ce que Napoléon obligea le gouvernement néerlandais à accepter son frère, Louis Bonaparte, comme monarque. Les réformes politiques, économiques et sociales qui ont été apportées pendant la durée relativement courte de la République batave eurent un impact durable. La structure fédérale de l'ancienne république des Provinces-Unies a été définitivement remplacée par un État unitaire. Pour la première fois dans l'histoire des Pays-Bas, la Constitution adoptée en 1798 avait un caractère véritablement démocratique. Pendant un certain temps, la République a été gouvernée démocratiquement bien que le coup d'État de 1801 ait mis au pouvoir un régime autoritaire, après une autre modification de la Constitution. L'influence de cette période démocratique a facilité la transition vers un gouvernement plus démocratique en 1848 (la révision constitutionnelle de Johan Rudolf Thorbecke limitant le pouvoir du roi). Un gouvernement de type ministériel a été introduit pour la première fois dans l'histoire des Pays-Bas et de nombreux départements gouvernementaux actuels datent de cette période. Bien que la République batave ait été un État client de la France, ses gouvernements successifs ont tenté de maintenir une certaine indépendance et de servir les intérêts néerlandais, même lorsqu'ils se heurtaient aux intérêts français. Ce conflit d'intérêts conduisit à la disparition de la République, lorsque la courte expérience du grand-pensionnat de Rutger Jan Schimmelpenninck s'avéra insatisfaisante pour Napoléon. Le roi suivant, Louis Bonaparte, refusa également de suivre les diktats français, ce qui a finalement conduit à sa chute en 1810, lorsque le territoire a été annexé à l'Empire français.
Ancien État
Le royaume des Asturies fut la première entité politique chrétienne établie sur la péninsule Ibérique après la chute du royaume wisigoth (qui suivit la mort du roi Rodrigue à la bataille de Guadalete) et la conquête musulmane de la péninsule Ibérique. Durant ses premières décennies, le territoire du royaume se limite à la côte cantabrique et à ses régions environnantes. Plus tard, les rois asturiens entreprennent une expansion vigoureuse qui, au début du Xe siècle, atteint le Douro. Le royaume perdura de 718 à 924, lorsque Fruela II accéda au trône du royaume de León.
Peuples autochtones d'Amérique dont l'unité culturelle s'est déterminée avant la découverte de ce continent par les Européens
Les civilisations précolombiennes (ou préhispaniques, pour les pays hispano-américains) sont les civilisations qui se sont développées en Amérique avant la découverte du continent par Christophe Colomb en 1492. L'histoire de ces civilisations couvre principalement les ères préclassique à postclassique de la Mésoamérique et de l'Amérique andine, jusqu’à leur destruction par la colonisation européenne des Amériques à l’époque moderne. Le terme « précolombien » est utilisé dans l’étude des civilisations de Mésoamérique (Olmèques, Toltèques, Zapotèques, Mixtèques, Aztèques et Mayas) et d'Amérique andine (civilisation de Caral et civilisations andines : Incas, Moches, Chibchas et Cañaris). Il est également utilisé pour désigner la Civilisation du Mississippi, en Amérique du Nord, qui a occupé le site de Cahokia ; à son apogée en 1250 apr. J.-C., ce fut la plus grande ville au nord du Mexique, un rang qui n'a pas été dépassé avant 1800. Les civilisations d’Amérique, au moment de leur rencontre avec les Européens, avaient des technologies très différentes de celles de l'Ancien Monde. Elles n'avaient pas développé de moyens de transport utilisant la roue ; la métallurgie n'avait presque jamais d'autre usage que décoratif ou monétaire (notamment sous la forme de haches-monnaies). La plupart des autochtones n'utilisaient pas de système d'écriture, sauf en Mésoamérique, où on en a trouvé aussi bien sur des monuments que dans des codex, et chez les Incas, dont le système des quipus ne reposait pas sur le marquage d'un support comme la pierre ou le papier, mais sur des codes d'assemblages de cordes de différentes couleurs comportant différents nœuds. Certaines civilisations américaines ont abouti à un degré élevé d'organisation sociale et développé de remarquables connaissances en astronomie et en mathématiques, ainsi que des techniques complexes d'agriculture et d’architecture ; c'est ainsi que, par exemple, la capitale aztèque, Mexico-Tenochtitlan, était, lorsque les Espagnols l'ont découverte, une des plus grandes villes du monde, avec une population estimée à environ 200 000 habitants. Certaines de ces civilisations étaient éteintes depuis longtemps au moment des premières installations européennes permanentes (fin du XVe -début XVIe siècle), et ne sont connues que grâce à des fouilles archéologiques. Les américanistes recoupent les informations archéologiques avec les récits historiques de l'époque coloniale, les traditions des descendants de ces civilisations, et les écrits préhispaniques qui ont pu être préservés.
Période de l'histoire du royaume de Babylone comprise entre 626 et 539 av. J.-C.
L’Empire néo-babylonien (anciennement et parfois encore Empire chaldéen) correspond à une période de l'histoire du royaume de Babylone comprise entre 626 et 539 av. J.-C. Cette époque marque le sommet de la puissance babylonienne, qui constitue un véritable empire reprenant l'héritage de l'empire néo-assyrien après l'avoir abattu, et qui devient à partir de 600 av. J.-C. la puissance hégémonique du Moyen-Orient. Cette domination est brève, puisqu'elle est avant tout le fait de Nabopolassar et de son fils Nabuchodonosor II, et que le royaume s'écroule une vingtaine d'années après la mort de ce dernier, sous les coups du roi perse Cyrus II, le fondateur de l'Empire achéménide. Cette période marque le retour de la prospérité économique en Babylonie, portée notamment par le développement de l'économie agricole, et par un dynamisme culturel important, sous les auspices des souverains. C'est durant cette période que Babylone devient une vaste cité disposant de plusieurs monuments passés à la postérité (ses murailles, ses palais, sa ziggurat, peut-être ses jardins suspendus). C'est également la période qui a laissé de l'empire babylonien l'image d'un empire conquérant brutal et immoral, par le biais des récits bibliques. Il s'agit d'une structure politique très centralisée, captant les richesses des territoires dominés au profit de son centre et plus spécifiquement de sa capitale, qui se préoccupe peu de mettre en place des structures administratives dans les provinces non-babyloniennes et encore moins de développer celles-ci. Pour ce qui concerne les structures économiques et sociales, documentées par des milliers de tablettes cunéiformes, la Babylonie est marquée par l'importance des temples, qui en plus de leur rôle religieux sont de grands propriétaires fonciers, et sur celle d'une élite urbaine qui doit en général son statut à l'exercice de fonctions dans ces mêmes sanctuaires. Des familles d'« entrepreneurs » tirent profit de leurs liens avec l'administration royale et du développement des opportunités économiques pour s'enrichir. Les tendances de cette période se poursuivent après la fin de l'empire, durant les premières décennies de la domination perse, jusqu'à la répression d'une révolte au début du règne de Xerxès Ier, en 484 av. J.-C., qui marque un bouleversement majeur en affaiblissant considérablement les temples et une partie des élites urbaines.