Cartes
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Réaction de défense immunitaire stéréotypée du corps à une agression
Fléau
L'inflammation est la réaction stéréotypée du système immunitaire, face à une agression externe (infection, trauma, brûlure, allergie, etc.) ou interne (cellules cancéreuses) des tissus. L'inflammation fait suite à une alerte d'agression. Elle vise à la fois à éliminer les conséquences de cette agression (microbes, cellules mortes, tissus abîmés) et à démarrer la réparation des zones endommagées. Pour ce faire, le corps libère des messagers chimiques sur la zone agressée. Certains, comme les prostaglandines, provoquent la douleur, ce qui force la mise au repos de la zone atteinte. D'autres messagers, comme les chimiokines, servent de guide pour attirer les "soigneurs" (principalement les globules blancs) sur les lieux. L'arrivée massive de sang, provoquée par la dilatation des vaisseaux suite à l'action des prostaglandines, amène ces "soigneurs". Le gonflement (ou œdème) n'est pas seulement dû à cet afflux de sang, il est principalement causé par la fuite de liquide (plasma) et de cellules depuis ces vaisseaux devenus plus perméables vers les tissus environnants. Parfois, ce gonflement n'est pas visible car il est interne, comme dans le cas d'un lumbago par exemple. Dans ce cas, l'oedème exerce une pression sur les nerfs voisins et devient une cause majeure de douleur. Cette réaction est parfois disproportionnée et la douleur devient plus intense que nécessaire. C'est dans ces cas-là que l'on prend parfois des anti-inflammatoires qui permettent de réduire la production de prostaglandines et ainsi calmer le gonflement et donc la douleur, sans pour autant bloquer ni trop ralentir le processus de réparation qui continue en arrière-plan. C'est un processus dit ubiquitaire ou universel qui concerne tous les tissus, faisant intervenir l'immunité innée et l'immunité adaptative. Elle est cependant inhibée dans le système immunitaire des muqueuses, dont le mécanisme d'action est spécifique. L'inflammation est identifiée en médecine par le suffixe -ite. Traditionnellement, les symptômes associés à l'inflammation sont décrits en latin par « dolor, calor, rubor, tumor, et functio laesa » (douleur, chaleur, rougeur, œdème et perte de fonctionnalité). Le plus gros problème qui découle de l'inflammation est que la défense de l'organisme attaque à la fois les agents nocifs et non nocifs, d'une manière qui endommage les tissus ou les organes sains. L'inflammation chronique est une réponse à de nombreuses transformations de l'environnement et du comportement modernes (elle est favorisée par la sédentarité, la mauvaise hygiène alimentaire (malbouffe), la pollution, les altérations du microbiote humain) et un facteur important dans le développement de maladies de civilisation telles que la résistance à l'insuline, l'obésité, les maladies cardiovasculaires, les maladies immunitaires, et même les troubles de l'humeur et du comportement.
État d'une personne ne pouvant voir
La cécité est une déficience visuelle totale. Le terme cécité vient du latin classique caecitas « perte de la vue ». La cécité est un handicap qui touche un grand nombre d'êtres humains dans le monde. On qualifie une personne atteinte de cécité de personne aveugle. Cette absence de la vue peut avoir de multiples causes et conséquences. Par exemple, la vie sociale est compliquée par le handicap ; la santé et le sommeil sont affectés par une perturbation de la production de la mélatonine (hormone du sommeil et du cycle nycthéméral).
Feu violent et destructeur
Un incendie est un feu non maîtrisé, ni dans le temps, ni dans l'espace. La caractéristique d'un incendie est de pouvoir s'étendre rapidement et d'occasionner des dégâts généralement importants. Ses conséquences sont destructrices tant sur l'environnement dans lequel il évolue que sur les êtres vivants qu'il rencontre. Les risques d'incendie ont conduit à la création d'un corps spécialisé dans l'organisation de la prévention et de la lutte contre l'incendie : les pompiers.
Cancer de la peau ou des muqueuses
Le mélanome est un cancer de la peau ou des muqueuses, développé aux dépens des mélanocytes (tumeur mélanocytaire). Le mélanome est la forme du cancer de la peau la plus rare mais aussi la plus grave. En 2018, il a touché plus de 15 000 personnes en France et provoqué plus de 1 900 décès. Son siège initial est la peau dans l'immense majorité des cas. Il existe toutefois des mélanomes de l'œil (mélanome choroïdien), des muqueuses (bouche, canal anal, vagin), et plus rarement encore des organes internes. Mélanome signifie littéralement « tumeur noire » mais en dépit de ce que son nom suggère, il n'est pas toujours foncé : environ 5 % des mélanomes nodulaires sont « achromiques » (de la couleur normale de la peau chez les personnes autres qu'à peau noire).
Maladie parasitaire provoquée par un trypanosome
La trypanosomiase humaine africaine, couramment appelée maladie du sommeil, est une forme de trypanosomiase, une maladie parasitaire provoquée par un trypanosome, qui est transmis par la piqûre de la mouche tsé-tsé. Deux sous-espèces de Trypanosoma brucei engendrent des pathologies différentes : Trypanosoma brucei ssp. gambiense (Afrique de l'Ouest) et Trypanosoma brucei ssp. rhodensiense (Afrique de l'Est). La maladie du sommeil fait partie des 20 maladies tropicales négligées listées par l'OMS. Le nagana est la trypanosomiase provoquée par les Trypanosoma brucei chez les mammifères non humains. La maladie est endémique dans certaines régions de l’Afrique subsaharienne, couvrant environ 36 pays et menaçant 60 millions de personnes. Entre 2017 et 2022, l'OMS estime que moins de 1 000 individus sont infectés par an. Trois épidémies majeures se sont produites ces cent dernières années, une en 1896-1906 (qui aurait tué environ un million de personnes dans le bassin du Congo) et les deux autres en 1920 et 1970.
Trouble de la personnalité
Le trouble de la personnalité schizoïde est un trouble de la personnalité caractérisé par un manque d'intérêt pour les relations sociales et une gamme restreinte d'expression des émotions dans les relations avec autrui. L'individu éprouve des difficultés à nouer des liens sociaux ; ses loisirs, son activité professionnelle, sont solitaires et indépendants. Il n'est en apparence pas touché par les marques de sympathie ou d'affection et n'exprime pas ses émotions, d'où une image de froideur, d'apathie. La prévalence de ce trouble varie selon les études, de 1 % à 5 %. Cette variation est due en partie au manque de définition précise de la personnalité schizoïde, à la confusion de celle-ci avec la schizophrénie, et à la rareté des diagnostics donnés. En effet, peu de personnes schizoïdes consultent pour des soins (alors qu'elles seraient en fait relativement nombreuses par rapport aux autres personnes atteintes de troubles de la personnalité, jusqu'à 40 % d'entre elles selon Philip Manfield). Cette personnalité semble être un peu plus fréquente chez les hommes que chez les femmes.
Infection liée aux soins
Une infection nosocomiale est une infection contractée dans un établissement de santé. Le terme « nosocomial » vient du grec ancien nosos (maladie) et de komein (soigner), qui forment le mot nosokomia (hôpitaux). Une infection est dite « nosocomiale » ou « hospitalière », si elle est absente lors de l'admission du patient à l'hôpital et qu'elle se développe 48 heures au moins après l'admission ou un délai supérieur à la période d'incubation. Ce délai permet de distinguer une infection d'acquisition communautaire d'une infection nosocomiale. Ce critère ne doit pas être appliqué sans réflexion et il est recommandé d'apprécier, dans les cas douteux, la plausibilité du lien causal entre hospitalisation et infection. Dans le cas d'infections de site opératoire, l'infection est considérée comme nosocomiale si elle survient dans les trente jours suivant l’opération, et ce délai se prolonge jusqu'à un an s'il y a mise en place de matériel prothétique. Autrement dit, toute infection survenant sur une cicatrice chirurgicale dans l'année suivant l'opération, même si le patient est sorti de l'hôpital, peut être considérée comme nosocomiale. En mai 2019, Sally Davies, hématologue et conseillère médecin en chef du gouvernement britannique, réalertait le président des Nations-Unies en rappelant que, sans action immédiate, coordonnée, ambitieuse et multiforme, avant 2050, ce sont dix millions de personnes qui mourront chaque année de maladie nosocomiale « évitable ». C'est ce qu'a conclu le groupe de coordination inter-institutions des Nations unies sur l'antibiorésistance. En 2019 seuls quelques pays semblent relativement maîtriser les maladies nosocomiales (Norvège, Suède et Pays-Bas). Et malgré des progrès, surtout centrés sur les pays du G7 et du G20, le risque nosocomial s'étend ; ces experts estiment qu'il faut dans le monde entier « de toute urgence éliminer l'utilisation des antimicrobiens dans l'agriculture, investir dans de nouvelles technologies pour lutter contre la résistance et renforcer la réglementation ». Nous sommes dans une course aux armements contre les microbes, dit S. Davies, et la lutte est de plus en plus complexe, d'autant plus qu'il y a dans ce domaine un « échec du marché » : les entreprises désinvestissent alors que l'antibiorésistance augmente. Les comportements du public doivent aussi changer, de même que celui des collectivités ; les eaux de ruissellement provenant des fermes et des environnements hospitaliers et industriels contribuent à propager de la résistance, mais la recherche reste limitée.
Phénomène d’extinction massive durant l’actuelle époque géologique de l’Holocène
L'extinction de l'Holocène (aussi nommée sixième extinction ou entrée dans l'Anthropocène) est le nom donné habituellement à l'extinction massive et étendue des espèces durant l'époque contemporaine, dite « moderne », de l'Holocène, qui continue actuellement. L'extinction massive actuelle est entièrement due à l'activité humaine, ce qui inclut la fragmentation des territoires, la déforestation, la destruction des habitats, la chasse, le braconnage, l'introduction d'espèces invasives, la pollution et le changement climatique. Les effets cumulatifs et la synergie entre ces facteurs peuvent avoir un impact environnemental encore plus important. Ces extinctions concernent de nombreuses familles de plantes et d'animaux. Au début de l'Holocène, après la dernière glaciation, ce sont surtout les continents et les îles nouvellement peuplés par Homo sapiens qui ont vu leurs grandes espèces disparaître. Depuis le début du XIXe siècle, avec une accélération constante depuis les années 1950, les disparitions concernent des espèces de toutes tailles et ont surtout lieu dans les forêts tropicales humides, qui ont une grande biodiversité. Le taux d'extinction actuel pourrait être de 100 à 1 000 fois supérieur au taux moyen naturel constaté dans l'évolution récente de la biodiversité. En 2007, l'Union internationale pour la conservation de la nature évalue qu'une espèce d'oiseaux sur huit, un mammifère sur quatre, un amphibien sur trois et 70 % de toutes les plantes sont en péril, sur les un peu plus de 41 000 espèces qu'elle a évaluées.
Lésion cutanée d'origine ischémique
Une escarre, parfois appelée plaie de lit ou ulcère de décubitus, ou encore plaie de pression au Québec, est une lésion cutanée d'origine ischémique liée à une compression des tissus mous entre un plan dur et les saillies osseuses. L'escarre est décrite selon quatre stades, comme une plaie de dedans en dehors de forme conique (une partie des lésions n'est pas visible), à base profonde, ce qui la différencie des abrasions cutanées. Son origine est multifactorielle, cependant le rôle de la compression tissulaire associée à une perte de mobilité et à la dénutrition est prédominant. Le traitement de l'escarre peut être chirurgical, bien qu'il soit le plus souvent médical et préventif.
Liste des principaux évènements liés à la pandémie de Covid-19
La chronologie de la pandémie de Covid-19 liste les principaux évènements liés à cette pandémie, dont la première alerte fut lancée de Chine, dans la province de Hubei à Wuhan, en décembre 2019 avant de s'étendre au reste du monde au début de l'année 2020. La Covid-19 est une maladie à coronavirus provoquée par le virus SARS-CoV-2.
Maladie inflammatoire
La pancréatite aiguë est une maladie consistant en une inflammation rapide du pancréas. En fonction de sa gravité, elle peut avoir de graves complications et une grande mortalité malgré le traitement. Alors que les cas modérés se normalisent grâce à des mesures conservatives ou à l’endoscopie, les cas graves nécessitent une chirurgie (souvent plus d’une intervention) pour endiguer l’évolution de la maladie.
Forme d'affection cérébrale
L’encéphalopathie traumatique chronique (ETC) (en anglais : Chronic traumatic encephalopathy, CTE) ou encéphalite traumatique des pugilistes est une forme d'affection cérébrale progressant vers les maladies neurodégénératives, habituellement diagnostiquées post mortem, après une pratique sportive prolongée émaillée de nombreuses commotions cérébrales. L’encéphalite traumatique des pugilistes associe une détérioration intellectuelle avec des troubles de la mémoire. Il existe différentes sortes de lésions traumatiques selon le type de sport pratiqué ainsi que la durée de la pratique. Cette inflammation est fréquemment présente chez les boxeurs, les joueurs de rugby, football américain et hockey sur glace ainsi que tout autres sports où la tête peut être soumise à des chocs importants.
Maladie monogénique neurodéveloppementale, caractérisée par des symptômes multisystémiques
La neurofibromatose de type I est aussi appelée maladie de Recklinghausen du nom du médecin allemand, Friedrich Daniel von Recklinghausen, qui le premier a décrit cette maladie en 1881. C'est une maladie monogénique neurodéveloppementale, caractérisée par des symptômes multisystémiques incluant une augmentation du risque de déficit cognitif (50-70 %) et une prédisposition à la formation de tumeurs. Elle est une des plus fréquentes maladies génétiques à transmission autosomique dominante. Le gène NF1 est un des gènes dont le taux de mutation spontanée est un des plus importants chez l'homme : environ la moitié des personnes atteintes par cette maladie est le résultat d'une mutation de novo.