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Maladie du système respiratoire
Fléau
L'asthme [asm̥] du grec ancien ἄσθμα / ásthma, via le latin asthma signifiant « respiration difficile », est une maladie du système respiratoire touchant les voies aériennes inférieures et notamment les bronches, définie comme étant une gêne respiratoire.
Inflammation du système digestif
La gastro-entérite ou gastroentérite est une inflammation du tube digestif pouvant entraîner de la nausée, des vomissements, des crampes abdominales, des flatulences et de la diarrhée, ainsi que de la déshydratation, de la fièvre et des céphalées (maux de tête). La gastro-entérite peut être d'origine bactérienne, c'est-à-dire provoquée par la consommation d'eau ou de nourriture contaminée par des bactéries, telles que les colibacilles présents dans les selles. Des symptômes de gastro-entérite peuvent aussi être causés par des parasites internes, protozoaires ou amibes pathogènes, tel qu'Entamoeba histolytica provoquant la dysenterie amibienne ou amibiase, généralement en raison d'installations sanitaires absentes ou inadéquates. Cependant, dans plus des deux tiers des cas, elle est causée par des virus comme les rotavirus (provoquant en particulier la gastro-entérite infantile), les norovirus (dont le virus de Norwalk), les adénovirus, des calicivirus et des astrovirus. La gastro-entérite est communément appelée « grippe intestinale » (terme inadéquat, mais très répandu), lorsqu’elle est causée par un virus, et « empoisonnement alimentaire » ou plus justement « intoxication alimentaire » lorsque causée par une bactérie. La gastro-entérite peut également révéler une dysenterie des voyageurs, aussi connue sous le terme de diarrhée du voyageur ou tourista. Celle-ci peut être due à une infection, le plus souvent par des bactéries (notamment Salmonella, Aeromonas, Escherichia coli, Campylobacter, Shigella, Vibrio cholerae (causant le choléra) et Vibrio (non cholérique)). Parfois, l'infection peut provenir de virus, norovirus (principalement virus de Norwalk), adénovirus, astrovirus, entérovirus, rotavirus. Plus rarement, la tourista sera causée par des amibes ou protozoaires parasitaires (Cyclospora, Entamoeba histolytica, Cryptosporidium, Giardia ou autre parasite intestinal). La diarrhée s'accompagne souvent de vomissements et de poussées de fièvre, mais les symptômes varient en fonction des individus. En effet, certains se contentent de vomir, d'autres n'ont aucun symptôme, et certains n'ont que la diarrhée. Si elle est trop importante, elle peut mener à une déshydratation de l'organisme. Si la diarrhée perdure, elle peut laisser des séquelles sur la paroi intestinale, menant à une pathologie appelée syndrome de malabsorption.
Type de céphalée
La migraine (du grec ancien ἡμικρανίον / hēmikraníon, douleur touchant la « moitié du crâne ») est une maladie chronique caractérisée par des céphalées récurrentes associées à des nausées ou une photophobie ou phonophobie. Une migraine dure entre 4 et 72 heures selon sa sévérité ; les symptômes s'aggravent généralement lors des activités physiques. On distingue deux types de migraines : avec ou sans aura. On dit qu'elle est avec aura si elle est accompagnée ou précédée de troubles neurologiques transitoires affectant la vision. Approximativement un tiers des individus souffrant d'une migraine fait l'expérience d'une aura, c'est-à-dire d'illusions visuelles ou d'autres troubles d'ordre sensoriel ou plus rarement moteur juste avant la céphalée. Leurs causes sont mal comprises mais il s'agirait de troubles d'origine neurovasculaire. On pense que les migraines sont causées par un terrain génétique sur lequel des facteurs environnementaux servent de déclencheurs des crises. Environ deux tiers des cas ont un contexte familial. La migraine est trois fois plus fréquente chez les femmes que chez les hommes. L’Organisation mondiale de la santé classe la maladie migraineuse au 20e rang des maladies altérant la qualité de vie et parmi les 10 premières maladies si l’on considère uniquement la population féminine. Elle arrive en deuxième position des maladies invalidantes en termes de temps passé avec une incapacité.
Type de cancer gynécologique
Cet article traite principalement des formes invasives des cancers du col de l'utérus. Pour les stades antérieurs (dysplasie et carcinome in situ), voir aussi l'article Prévention et dépistage du cancer du col utérin. Le cancer du col utérin ou cancer du col de l'utérus (CCU) est un cancer invasif qui se développe à partir de la zone de jonction entre l'épithélium malpighien et de l'épithélium glandulaire du col de l'utérus. Il ne se développe que très lentement mais dans une immense majorité des cas après une infection persistante par un papillomavirus humain oncogène (HPV), un virus sexuellement transmissible. Ce virus ayant un tropisme pour les épithéliums malpighiens. Parmi les plus de 200 types d'HPV connus, seuls ceux du premier groupe, soit 12 d'entre eux, ont un potentiel oncogène confirmé : 16, 18, 31, 33, 35, 45, 52, 58, 39, 51, 56, 59. En 2018, en France, 1 177 femmes sont mortes de ce cancer. Pourtant, le cancer du col de l’utérus est le seul cancer pour lequel il existe un examen de dépistage, le frottis du col de l’utérus et/ou la recherche directe du papillomavirus qui permet à la fois de dépister les lésions précancéreuses et les cancers à un stade permettant plus facilement la guérison et un vaccin contre le principal facteur de risque, le papillomavirus comme le soulignait le Plan Cancer 2014-2019 français. Le cancer du col est l’un des rares cancers pour lequel le stade précurseur (lésion précancéreuse) persiste de nombreuses années avant d’évoluer vers un authentique cancer invasif, ce qui offre un temps amplement suffisant pour le détecter et le traiter. L'association d'un frottis et/ou d'un test-HPV, avec la vaccination, constituent une prévention efficace pour permettre une diminution du cancer du col de l’utérus.
Maladie virale provoquée par le coronavirus SARS-CoV
Le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) est une maladie infectieuse des poumons (pneumonie aiguë) due à un coronavirus, le SARS-CoV, apparu pour la première fois en Chine en novembre 2002, qui a provoqué une épidémie à partir de mai 2003 dans 29 pays, infecté plus de 8 000 personnes et causé la mort de 916 personnes. La maladie s'est manifestée jusqu'en mai 2004. En 2003, le virus apparaît à Hanoï, au Viêt Nam, véhiculé par un homme d'affaires chinois qui avait croisé le patient zéro de Hong Kong. Il est admis à l'Hôpital français de Hanoï le 26 février, où il infecte au moins 38 membres du personnel. Il est évacué à Hong Kong, où il meurt le 13 mars. Un spécialiste des maladies infectieuses de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Carlo Urbani, examine le patient et observe la très grande contagiosité, la nouveauté et la dangerosité de la maladie. Il avertit immédiatement l'OMS, qui déclenche en retour une réponse efficace. Il est lui-même infecté et meurt le 29 mars.
Maladie métabolique touchant la glycorégulation
Le « diabète de type 2 »« diabète non insulinodépendant » (DNID) (aussi appelé « diabète insulinorésistant », « diabète de l'âge mûr », « diabète gras », parfois « diabète acquis ») est une maladie métabolique touchant la glycorégulation. Il fait partie des maladies associées à la forte augmentation contemporaine de l'obésité, au point qu'on parle aujourd'hui d'épidémie de diabète de type 2. Il est principalement lié à l'évolution des modes de vie, et notamment au changement des habitudes alimentaires et la sédentarité, mais il est parfois accentué par une composante génétique. Certains spécialistes suggèrent également, comme facteur aggravant, l'exposition à certains perturbateurs endocriniens. Il se caractérise par une résistance à l'insuline de l'organisme et par une hyper-insulinémie réactionnelle. Le pancréas fabrique de plus en plus d'insuline jusqu'à l'épuisement. Quand la quantité d'insuline ne suffit plus à contrer les résistances, le taux de glucose augmente anormalement et la personne devient directement diabétique insulino-résistant. Lorsque cette insulino-résistance apparaît, les cellules bêta pancréatiques maintiennent une glycémie normale en augmentant leur sécrétion d’insuline. Cependant, si cela n'est pas rapidement détecté, la glycémie continue d'augmenter et devient alors pathologique. L'hyperglycémie chronique induit des lésions (microangiopathiques et macroangiopathiques) qui risquent avec le temps d'être plus nombreuses et sévères. Le seuil de glycémie à ne pas idéalement dépasser est encore discuté. Souvent asymptomatique durant des années, la maladie est dépistée par l'examen biologique de la glycémie à jeun ou après stimulation par l'ingestion de sucre (glycémie post-prandiale ou hyperglycémie provoquée). Le coût de l'épidémie de diabète de type II a été évalué à plus de vingt milliards d’euros/an par l'Union européenne à la charge des patients et de la société.
Maladie de la thyroïde
L'hypothyroïdie est une situation pathologique d'imprégnation insuffisante de l'organisme en hormones thyroïdiennes, normalement produites par la glande thyroïde. Les symptômes, d'intensité variable, sont notamment une fatigue, une somnolence, une frilosité, une constipation, une prise de poids, une pâleur cutanée, une raideur musculaire, des œdèmes (« myxœdème »). Elle peut se compliquer d'insuffisance cardiaque ou de dépression et classiquement lorsque l'évolution est avancée, d'un coma myxœdémateux. In utero et chez le nouveau-né elle peut entraîner un retard mental (autrefois dénommé « crétinisme »). La thyroïde étant sous le contrôle de la glande hypophysaire, les causes de l'hypothyroïdie relèvent de deux mécanismes principaux. Elle est dite primitive lorsque seule la thyroïde est atteinte, et secondaire lorsque c'est l'hypophyse qui est atteinte. Le diagnostic d'hypothyroïdie est établi par une prise de sang qui montre un taux anormalement bas d'une part de la thyroxine (taux normal dans les formes frustes) et d'autre part de thyréostimuline (TSH), dans des proportions variant selon mécanisme. L'hypothyroïdie est fréquente et le plus souvent d'origine primaire, d'expression fruste et affectant une femme. Les causes sont alors généralement une carence en iode, une pathologie auto-immune (telles que la thyroïdite de Hashimoto ou la thyroïdite atrophique), ou médicamenteuse (par exemple en rapport avec l'amiodarone). La plupart des hypothyroïdies secondaires sont dues à des tumeurs de la région hypophysaire comprimant la glande, ou à des séquelles locales de chirurgie ou de radiothérapie. Le traitement est celui de la cause, lorsqu'il est possible. Le traitement substitutif de l'hypothyroïdie est la lévothyroxine, prescrite par un médecin et dont la surveillance est à la fois clinique (signes d'hypothyroïdie et d'hyperthyroïdie) et biologique (dosage de TSH). La prévention repose en premier lieu sur la supplémentation alimentaire en iode dans les zones déficitaires, notamment sous la forme de sel iodé.
Concentration en glucose dans le sang anormalement basse
L'hypoglycémie (ne pas confondre avec hyperglycémie, qui désigne le phénomène exactement inverse) est une concentration en glucose dans le sang (glycémie) anormalement basse. Les valeurs de glycémie habituellement retenues pour le diagnostic sont <0,50 g/L [2,75 mmol/l] chez le non-diabétique et <0,60 [3,3 mmol/l] chez le diabétique. Le niveau sanguin normal de glycémie doit se situer entre 70 et 110 mg/dl (0,7 à 1,10 gramme par litre). L'hypoglycémie vraie est rare dans la population générale (physiologiquement, elle ne survient pas avant une quinzaine de jours de jeûne chez le sujet sain) et touche principalement les diabétiques suivant une insulinothérapie. Une idée reçue fréquente mais souvent fausse est d'associer un malaise (malaise vagal, lipothymie, syncope, etc.) à une hypoglycémie.
Trouble de la vision faisant voir les choses de loin clairement et les choses de près relativement floues
L'hypermétropie (du grec ὑπέρμετρος / hupérmetros, « qui dépasse la mesure », et ὤψ / ṓps, génitif ὠπός / ōpós, « vue ») est un trouble de la vision opposé à la myopie. Il est caractérisé par le fait que l'œil au repos possède un point focal optique en arrière de la rétine. Une forte accommodation peut être nécessaire pour former une image nette sur la rétine, pouvant entraîner une fatigue visuelle. La modification de la trajectoire des rayons lumineux à l'aide de verres correcteurs, de lentilles de contact ou d'une chirurgie réfractive sont des moyens de correction de l'hypermétropie.
Trouble compulsif de l'arrachage des cheveux
La trichotillomanie, ou trichomanie, est un trouble chez l'être humain caractérisé par l’arrachage compulsif de ses propres poils ou cheveux, entraînant une alopécie manifeste sur la partie du corps touchée. Elle est définie dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM IV) en tant que trouble des habitudes et des impulsions. Le mot vient des termes grecs θρίξ, τριχός, (thríx, tríkhos) : poil, τίλλω, (tíllō) : épiler ou effeuiller et μανία, (manía). Il fut utilisé pour la première fois en 1889 dans une étude de cas par le dermatologue français François Henri Hallopeau.
Decharge bacterienne
Une infection urinaire (ou infection des voies urinaires ou IVU) est définie par la colonisation des urines par des bactéries, ce qui se traduit le plus souvent par des signes infectieux urinaires. Elles sont très fréquentes, en particulier chez les nourrissons et les jeunes enfants, les femmes enceintes. Il existe deux tableaux principaux d'infection urinaire : la cystite (infection de la vessie) et la pyélonéphrite aiguë (infection du rein, PNA). Elles se traitent très bien par antibiotiques. L'insuffisance ou l'absence de traitement de la pyélonéphrite peut mener à des complications sévères (voir infra). Les infections urinaires sont les infections bactériennes les plus fréquentes quel que soit l'âge. Entre 20 et 50 ans, les infections sont 50 fois plus fréquentes chez la femme, mais après 50 ans l’incidence chez l’homme augmente nettement du fait de l’augmentation des maladies prostatiques, et le ratio est donc seulement 3/1 chez les sujets âgés. L'infection urinaire chez l'homme a pratiquement toujours une cause anatomique. Schématiquement : malformations congénitales dans l'enfance et l'adolescence, problèmes prostatiques chez l'homme âgé, calculs et tumeurs entre ces deux âges. La tuberculose rénale semble pouvoir aussi être une cause « anatomique » favorisante. La plupart du temps, les bactéries proviennent des intestins. Pour cette raison, les femmes sont plus sujettes aux infections urinaires (cystite) en raison de la proximité du méat urinaire et de l'anus (périnée court) et de la dimension courte de l'urètre qui de plus est large et s'ouvre lors des rapports sexuels.
Maladie infectieuse bactérienne causée par Francisella tularensis, transmise notamment par les animaux et les tiques
La tularémie est une maladie infectieuse provoquée par Francisella tularensis, le bacille de Francis, une bactérie qui a la propriété de traverser la peau saine. La tularémie touche près de 300 espèces animales, dont les rongeurs, les lièvres, les primates (dont les humains) et des animaux domestiques comme les chiens, les chats, les moutons et les chevaux. En Europe, la transmission à l’humain se fait par l’intermédiaire d’un lièvre dans la grande majorité des cas, principalement par contact direct. La transmission par piqûre de tiques est également possible. C'est le mode principal de transmission en Amérique du Nord. En France, l’incidence de la maladie chez l'être humain est faible, de l’ordre de quelques dizaines de cas par an. La forme clinique ulcéro-ganglionnaire est la forme le plus fréquemment observée, mais il existe des formes pulmonaires ou septicémiques graves. Le traitement est variable selon la gravité clinique et repose sur une antibiothérapie.
Maladie génétique
La phénylcétonurie est une des maladies génétiques les plus fréquentes touchant le métabolisme, liée à un déficit en phénylalanine-hydroxylase, entraînant l’accumulation de phénylalanine dans le sang et le cerveau. La phénylcétonurie est une maladie « traitable » et lorsque le régime pauvre en phénylalanine est conduit de manière optimale, il peut permettre un développement intellectuel normal. En France, le dépistage néonatal systématique réalisé à 3 jours de vie permet la mise en place d’un traitement précoce qui consiste à normaliser les taux de phénylalanine essentiellement grâce à un régime alimentaire pauvre en protéines. Un traitement médicamenteux peut parfois être associé. En l’absence de traitement approprié, elle est responsable d’une déficience intellectuelle progressive pouvant revêtir une forme sévère. Il existe une ligne directrice européenne et un protocole de soins en France.
Accumulation de liquide dans les cavités du cerveau
L’hydrocéphalie (du grec ancien ὕδωρ / húdôr (« eau ») et κεφαλή / kephalế (« tête »)) est une anomalie neurologique sévère, définie par l'augmentation du volume des espaces contenant le liquide cérébrospinal (LCS) : ventricules cérébraux et espace subarachnoïdien. Cette dilatation peut être due à une hypersécrétion de LCS, un défaut de résorption, ou une obstruction mécanique des voies de circulation. Dans les familles issues de mariages entre apparentés, l'enfant consanguin a 13 fois plus de risques de développer une hydrocéphalie.
Maladie humaine
Le diabète insipide est une maladie caractérisée par une soif excessive et l'excrétion de grandes quantités d'urine très diluée, qui ne peuvent être réduites par une réduction de l'apport de liquides. La réduction d'apport hydriques n'augmente pas la concentration des urines. Le diabète insipide est dû à une déficience en hormone antidiurétique ou à une insensibilité des reins à cette hormone. Il peut être d'origine iatrogénique. Il est nommé insipide car il n'y a pas de sucre dans les urines (les médecins goûtaient les urines avant le développement des techniques de biologie médicale). Il existe deux formes de diabète insipide : le diabète insipide central, dont la prévalence dans la population générale est de 3 sur 100 000. C'est donc une maladie rare. le diabète insipide néphrogénique dont la prévalence dans la population générale est de 1-9 / 1 000 000
Douleur lombaire
Une lombalgie est un état douloureux du rachis lombaire. Lorsqu'elle est aiguë, il s'agit d'un lumbago ou lombago (ou tour de reins dans le langage courant familier, les reins désignant ici la région lombaire).
La pratique répétée du jeu en dépit d'un préjudice et de conséquences néfastes démontrables
Le jeu pathologique (aussi nommé jeu compulsif, jeu excessif ou ludomanie) est une forte dépendance compulsive aux jeux d’argent et paris malgré les conséquences négatives ou le désir d'arrêter. Pour parler de jeu pathologique, il faut que certains critères, typiques des addictions soient présents. Ce trouble a d’abord été classé dans les troubles des habitudes et des impulsions par l'Association américaine de psychiatrie avant que celle-ci le reconnaisse comme une addiction comportementale (addiction sans substance).
La crise bosniaque oppose les grandes puissances européennes durant l'automne et l'hiver 1908-1909. L'annexion formelle par l'Autriche-Hongrie des vilayets de Bosnie et d'Herzégovine en octobre 1908 constitue l'élément déclencheur de cette crise diplomatique. Les deux circonscriptions, appartenant de jure à l'Empire ottoman, sont depuis 1878 administrées au nom du sultan par la double monarchie, qui y maintient des troupes, conformément aux décisions du congrès de Berlin. Ces dispositions limitent l'occupation austro-hongroise à trente années et garantissent les droits souverains du sultan. Durant ces trente ans, la double monarchie mène une politique visant à rendre irréversible sa tutelle sur ces territoires, qui relèvent du ministre commun austro-hongrois des Finances. En 1908, au terme de la période d'occupation, la révolution des Jeunes-Turcs et la politique menée par la Serbie depuis le coup d'État de mai incitent l'Autriche-Hongrie à modifier le statut international des vilayets en procédant à leur annexion formelle, conformément aux accords secrets conclus en 1881 et 1884 avec l'Empire allemand et l'Empire russe. Cette modification de statut, conjointe à l'érection de la principauté de Bulgarie en royaume indépendant, crée les conditions d'une crise internationale majeure. Ainsi, une fois la Russie circonvenue à Buchlau le 16 septembre, la Serbie, malgré son isolement diplomatique, refuse dans un premier temps de reconnaître la modification du statut des anciens vilayets occupés. Au terme de plusieurs mois de tensions diplomatiques, le royaume de Belgrade, isolé, abandonné par ses alliés, se trouve finalement contraint le 31 mars 1909 d'accepter les termes de la note austro-hongroise sommant son gouvernement de reconnaître le changement de statut international du condominium austro-hongrois.
Trouble de la personalité
Le trouble de la personnalité évitante (ou trouble de la personnalité anxieuse) est un trouble de la personnalité caractérisé par un sentiment de mauvaise adaptation, d'une très forte sensibilité aux situations négatives et à l'évitement d'activités ou relations humaines. Ce trouble est reconnu par le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) de l'Association américaine de psychiatrie (AAP) et par le Classification internationale des maladies (CIM-10), de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), sous la classification F.60. Les individus atteints de troubles de la personnalité évitante se considèrent eux-mêmes être socialement inaptes ou personnellement peu attirants, et évitent une interaction sociale par peur d'être ridiculisés, humiliés, rejetés ou mal-aimés. Le trouble de la personnalité évitante est habituellement remarqué au début de l'âge adulte. La négligence ou le rejet social peuvent également contribuer à un développement du trouble de la personnalité évitante.
Inflammation de la paroi de l'estomac
Une gastrite est une maladie inflammatoire de la paroi de l'estomac. Le diagnostic positif de la gastrite est anatomopathologique. Les causes de la gastrite sont nombreuses ; la gastrite peut être causée par une consommation excessive d'alcool, la consommation prolongée d'anti-inflammatoires non stéroïdiens, le stress ou encore par une infection bactérienne, notamment à Helicobacter pylori. Le symptôme de gastrite le plus fréquent est la douleur abdominale, associée à une sensation de malaise. D'autres symptômes peuvent être associés, comme l'indigestion, nausées, vomissements, sensation de ballonnement. Une hématémèse est un signe de gravité et peut évoquer une hémorragie digestive, mais aucun de ces signes ne peut être considéré comme spécifique. Une évolution vers le cancer gastrique est rare mais possible.
Qualification des règles douloureuses
La dysménorrhée désigne les douleurs survenant au moment des règles. Ces douleurs fréquentes chez les femmes précèdent ou accompagnent les règles et peuvent être accompagnées de diarrhées, de vomissements, de vertiges et de maux de tête. La dysménorrhée peut avoir des conséquences néfastes pour le mental. Mais également des conséquences sociales comme l'absentéisme à l'école ou au travail, ainsi qu'une limitation dans les activités quotidiennes, voir une impossibilité à les pratiquer (travail, sport...).
Type de cancer
La paroi interne de la vessie est tapissée de cellules transitionnelles qui sont à l'origine de la plupart des cancers de la vessie. L'évolution et la prise en charge dépend beaucoup du caractère invasif de la tumeur. On distingue le cancer superficiel de la vessie du cancer invasif (tumeur infiltrante). Si le cancer superficiel reste de bon pronostic, le cancer invasif de la vessie est beaucoup plus grave et nécessite des traitements agressifs.
Inflammation du péricarde
Une péricardite est une inflammation du péricarde, le sac fibro-séreux translucide qui entoure le cœur. Elle peut s'accompagner ou non d'un épanchement péricardique et en cas de fibrose et calcifications (avec alors épaississement du péricarde) évoluer vers une péricardite constrictive qui gêne le fonctionnement du cœur (insuffisance cardiaque droite, qui aura aussi des effets négatifs collatéraux sur le foie). Elle est dite « chronique » si elle n'a pas disparu après 6 mois. On la distingue d'un épanchement péricardique, qui correspond à la présence de liquide dans le péricarde, sans obligatoirement d'inflammation. Ces deux phénomènes restent cependant très proches.
Quantité insuffisante de thrombocytes (plaquettes) dans le sang
Une thrombopénie (ou thrombocytopénie, ou hypoplaquettose) est une anomalie de la quantité de thrombocytes (plaquettes) dans le sang, caractérisée par une diminution du nombre de thrombocytes en dessous du seuil de 150 giga (G) thrombocytes par litre ou une diminution de 50 % par rapport au niveau de référence. La quantité normale de thrombocytes dans le sang se situe entre 150 G/L et 400 G/L. La thrombopénie peut être asymptomatique ou se révéler par des signes hémorragiques, notamment à type de purpura ; on parle alors de purpura thrombopénique. L'enquête étiologique doit être exhaustive devant une simple anomalie de l'hémogramme, mode de découverte le plus fréquent, et comporte obligatoirement une entrevue, un examen clinique complet et des investigations complémentaires qui permettront de poser rapidement le diagnostic. Veuillez noter que 150 giga plaquettes par litre équivaut à 150 000 plaquettes par millimètre cube (ancienne unité parfois utilisée).