Cartes
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Roche en fusion, plus ou moins fluide, émise par un volcan lors d’une éruption
Fléau
La lave est une roche, en fusion ou, par extension, juste solidifiée, émise par un volcan lors d’une éruption. C'est un magma arrivé en surface et partiellement dégazé. Les laves, au moment où elles sont émises, atteignent des températures qui, selon leur composition chimique, varient de 500 à 1 200 °C. Elles se solidifient rapidement par rayonnement et contacts (sol, atmosphère, eau) et forment alors des roches volcaniques, comme les basaltes ou les rhyolites. Les roches volcaniques, formées par le refroidissement en surface d’une lave, appartiennent à l’ensemble des roches magmatiques, conjointement avec les roches plutoniques qui sont formées par le refroidissement et la cristallisation d’un magma en profondeur (comme les granites ou les gabbros). L'accumulation des laves et des matériaux éruptifs éjectés (bombes, cendres et lapilli) construit le cône caractéristique des volcans dont la forme dépend de la viscosité de la lave et de sa teneur en gaz.
Signe clinique provoqué par la bilirubine et causant une coloration jaunâtre des muqueuses et de la peau (du foie)
Un ictère ou une jaunisse est un signe physique correspondant à la coloration jaune des téguments (la peau et les muqueuses ; on parle parfois d'ictère cutanéomuqueux) due à l'accumulation de la bilirubine, un pigment jaune produit lors de la dégradation de l'hémoglobine. La bilirubine peut être conjuguée ou non conjuguée, c'est pourquoi on distingue deux types d'ictère : ictère à bilirubine non conjuguée, ictère à bilirubine conjuguée. L'ictère peut être plus ou moins intense, mais lorsqu'il débute il est uniquement visible au niveau de la sclérotique de l'œil (« blanc » de l'œil) et pas sur les mains. Il doit être recherché à la lumière naturelle.
Une anomalie constitutionnelle de la coagulation sanguine en rapport avec un déficit d’un des facteurs de la coagulation
L'hémophilie est une anomalie constitutionnelle de la coagulation sanguine en rapport avec un déficit d’un des facteurs de la coagulation. Cependant, dans un tiers des cas, l'hémophilie est engendrée par une mutation de novo. Ces défauts sont dus à une déficience d'un des facteurs suivants : XI, IX ou VIII, ou à la présence d'anticoagulants contre l'un de ces facteurs. Les manifestations cliniques de la maladie sont proportionnelles au déficit du facteur de la coagulation. Elles correspondent aux hémorragies qui peuvent atteindre chaque organe, en particulier les articulations (hémarthroses) et les muscles (hématomes). La maladie peut être sévère avec manifestations dès la première année de vie, ou légère avec très peu de manifestations. Il existe plusieurs types d’hémophilie en rapport avec le facteur de coagulation déficitaire : l’hémophilie A (« hémophilie classique ») correspond à une mutation du gène du facteur VIII, l’hémophilie B (ou Christmas disease) correspond à une mutation du gène du facteur IX, et l’hémophilie C (ou « maladie de Rosenthal ») correspond à une mutation du gène du facteur XI.
Peur des lieux publics et des espaces ouverts
L'agoraphobie (du grec ancien ἀγορά / agorá (« place publique », « assemblée ») et φόβος / phóbos (« peur »)) est la peur des lieux publics et des espaces ouverts, au sens commun du terme. C'est plus précisément la peur de ne pas pouvoir fuir ou être secouru rapidement. De nombreuses situations et lieux peuvent être évités ou fuis et varient selon les personnes. Les réunions professionnelles ou familiales, les queues au supermarché, les attentes chez le médecin, le dentiste, être enfermé même dehors ou plus précisément être bloqué, très souvent s'éloigner de son domicile est une des grandes peurs d'agoraphobes, comme d'emprunter les autoroutes ou grandes routes fermées par des barrières. Nombre de gens qui se disent agoraphobes sont en fait démophobes[réf. nécessaire] : ce ne sont pas les lieux ouverts ou les espaces publics qui les oppressent, mais la foule. L'agoraphobie ne doit pas non plus être confondue avec l'ochlophobie qui correspond à la peur de la foule en tant que masse oppressive[réf. nécessaire]. Les situations devenant trop nombreuses, un comportement d'évitement s'installe, des crises d'angoisse surviennent en confrontation à l'objet de la phobie, et un trouble panique peut se développer.
Inflammation non suppurative de l'encéphale
Une encéphalite est une inflammation non suppurative de l'encéphale (cerveau, tronc cérébral et/ou cervelet), généralement grave. Elle peut être d'origine infectieuse (bactérienne, parasitaire, mycosique, virale) ou immunologique (encéphalite auto-immune ou post infectieuse). Une encéphalite infectieuse est le plus souvent associée à une méningite, d'où le terme de méningoencéphalite. Quand l'ensemble du névraxe est touché, le terme d'encéphalomyélite est parfois utilisé. Une encéphalite qui ne touche que la substance grise est parfois appelée polioencéphalite, et que la substance blanche leucoencéphalite, et les deux panencéphalite. La prise en charge d'une suspicion d'encéphalite est une urgence hospitalière, axée sur la recherche d'une cause curable pouvant justifier un traitement probabiliste.
Forme la plus fréquente de peste en milieu naturel. Elle fait suite à l'infection par la piqûre de la puce d'un rat ou d'un rongeur infecté
La peste bubonique est la forme la plus fréquente de peste en milieu naturel. Elle fait le plus souvent suite à l'infection par la morsure de puces infectées provenant d'un rat ou autre petit mammifère, mais elle peut également se faire par l'exposition à des liquides biologiques d'un animal mort infecté par la peste. Elle est l'un des trois types de peste causés par les bactéries Yersinia pestis. Cette peste a grandement affecté l'Europe et l'Afrique, bien que cette bactérie soit originaire de l'Asie. La peste se déclare d'abord chez les rongeurs : piqués par des puces infectées, ils meurent rapidement. Les puces perdant leur hôte recherchent d'autres sources de sang, et contaminent l'Homme ou des animaux domestiques. Dans les épidémies humaines, c'est la puce de l'homme qui prend le relais. Au XIVe siècle, une pandémie de peste bubonique, appelée peste noire, a traversé l'Europe, provoquant la mort d'un tiers à la moitié de sa population.
Antibiotique à β-lactame
L'amoxicilline est un antibiotique β-lactamine bactéricide de la famille des aminopénicillines indiqué dans le traitement des infections bactériennes à germes sensibles. L'amoxicilline est l'antibiotique le plus couramment utilisé, notamment chez les enfants, car elle présente une bonne absorption par voie orale, un spectre d'action antimicrobien large et un coût faible. Elle fait partie de la liste des médicaments essentiels de l'Organisation mondiale de la santé. La molécule d'amoxicilline est parfois utilisée en combinaison avec une autre molécule, l'acide clavulanique, un inhibiteur de la bêta-lactamase. Cette association a pour but de stopper l'inactivation de l'amoxicilline par les bêta-lactamases, et ainsi de lui permettre d'être actif sur les germes résistants par production des bêta-lactamases à sérine active, pénicillinases plasmidiques (type TE), des pénicillinases chromosomiques et des céphalosporinases chromosomiques. Il est utilisé dans le traitement de diverses maladies infectieuses, notamment celles des poumons, des bronches, du nez, de la gorge ou des oreilles, du sang, de l'appareil digestif ou urinaire, des voies génitales, des gencives et des dents. Il est également utilisé dans le cadre de l'éradication d'Helicobacter pylori (responsable d'ulcères gastroduodénaux récidivants), dans la maladie de Lyme et dans la prévention de l'endocardite bactérienne. En France, la délivrance de spécialités pharmaceutiques contenant de l'amoxicilline est soumise à prescription médicale. La molécule est produite par culture des champignons de l'espèce Penicillium chrysogenum, couplée à une hémisynthèse.
Syndrome
L'eczéma (ou exéma) est un syndrome, regroupant un ensemble de signes cliniques et de symptômes communs à plusieurs affections, pouvant correspondre à plusieurs maladies inflammatoires de la peau. Ces maladies se caractérisent par des démangeaisons (prurit), une rougeur congestive de la peau (érythème) et des éruptions cutanées. Lorsque l'affection est de courte durée, des cloques peuvent être observées. Si elle devient chronique, la peau peut s'épaissir. La zone de la peau affectée peut varier d'une petite région au corps entier.
Maladie respiratoire; inflammation de la plèvre
La pleurésie est une inflammation aiguë ou chronique des membranes qui entourent le poumon et la cavité thoracique (la plèvre), avec ou sans épanchement. Les symptômes en sont notamment une douleur sourde liée à la friction entre les membranes de la plèvre qui ne glissent plus normalement, laquelle s'accentue en cas de toux, de fièvre, de difficultés respiratoires, etc. Une pleurésie sans épanchement s'appelle « pleurésie sèche » ou « pleurite ». Le nom vient de plèvre, en grec ancien : πλευρόν (pleurón, « côte, flanc »).
En médecine, un kyste est une poche close ayant une membrane distincte et se développant anormalement dans une cavité ou structure du corps. Il peut contenir de l'air, des liquides, ou d'autres matériaux, notamment des organismes parasites « enkystés » sous forme active à reproduction lente ou sous forme inactive de « spore » (sporozoïte).
Maladie endocrinienne rare caractérisée par le défaut de sécrétion des hormones produites par les glandes surrénales
La maladie d'Addison, ou insuffisance surrénalienne chronique primaire, est une maladie endocrinienne rare caractérisée par le défaut de sécrétion des hormones produites par les glandes surrénales : glucocorticoïdes (cortisol) et minéralocorticoïdes (aldostérone). Le terme « primaire » signifie que la maladie est en rapport direct avec une atteinte des glandes surrénales et exclut donc entre autres les causes médicamenteuses. C'est une insuffisance surrénalienne lente qui détruit progressivement la corticosurrénale. Son nom rend hommage au médecin britannique Thomas Addison.
Lésion de la peau
Le molluscum contagiosum est une lésion dermatologique contagieuse induite par le virus Molluscipoxvirus molluscum (en) de la famille des Poxviridae. La lésion est caractérisée par une papule arrondie ombiliquée de quelques millimètres de diamètre (le plus souvent de 1 à 4 mm, parfois jusqu'à 8 mm), généralement non prurigineuse (qui ne cause pas de démangeaisons), d'où une matière blanchâtre (composée de cellules épidermiques altérées) sort parfois à la pression. Ce sont les enfants qui sont le plus souvent touchés par une insuffisance de défense immunitaire contre le virus responsable de la dissémination des lésions.
Tumeur des tissus hématopoïétiques et lymphoïdes
Les lymphomes non hodgkiniens sont des hémopathies malignes développées à partir des tissus lymphoïdes regroupant l'ensemble des lymphomes qui n'ont pas les caractéristiques du lymphome de Hodgkin. Ce terme est apparu quand les médecins ne disposaient que d'un microscope pour classifier les maladies, car la cellule de la maladie de Hodgkin se reconnaît très facilement au microscope. Un lymphome est un cancer des lymphocyte B, T ,NK du tissu lymphoïde dont la plus grande partie se trouve dans le système lymphatique. Le système lymphatique comprend la moelle osseuse, la rate, le thymus, les ganglions lymphatiques et les vaisseaux lymphatiques ; il assure la défense de l'organisme contre les microbes, parasites, toxines, corps étrangers, etc.
Ensemble de symptomes dus à une production anormalement grande d'hormones surrénales
Le syndrome de Cushing est une maladie endocrinienne, précisément définie comme « hypercorticisme chronique » (exposition excessive aux glucocorticoïdes produit en quantité anormalement élevée par le patient). Constitué par un ensemble de symptômes dus à un excès de sécrétion d'une hormone cortico-surrénalienne, le cortisol, par les glandes surrénales, il a été décrit pour la première fois en 1932 par le neurochirurgien américain Harvey Cushing. Le plus souvent cette affection a pour cause des adénomes cortico-surrénaliens. La maladie de Cushing, pathologie dont la terminologie est strictement associée à une origine dite « haute », le plus souvent hypophysaire (adénomes corticotropes sécrétant de l'ACTH), est l'une des formes du syndrome de Cushing, dont les causes peuvent être multiples (adénomes surrénaliens, sources ectopiques d'ACTH, origine médicamenteuse en raison de prises excessives de corticoïdes). La manifestation la plus visible chez l'humain est l’apparition d’une obésité chronique de la partie supérieure du corps, un aspect bouffi du visage, des manifestations cutanées et un hirsutisme, ainsi que des troubles psychologiques variés. C'est une pathologie également fréquente chez le chien, et les équidés (chez lesquels le syndrome de Cushing équin toucherait de 15 à 21 % des individus âgés de plus de quinze ans, et jusqu’à 25 % de ceux de plus de vingt ans).
Affection neuropsychiatrique
Le syndrome de Korsakoff (ou syndrome amnésique avec fabulations ou psychose de Korsakoff ou démence de Korsakoff) est une affection neuropsychiatrique grave et évitable, presque toujours consécutive à une encéphalopathie de Gayet-Wernicke non traitée (bien que chez certaines personnes, la maladie, difficile à diagnostiquer, soit passée inaperçue). Victor et al. ont rapporté un syndrome de Korsakoff chez 84 % de leurs patients alcooliques préalablement atteints d'encéphalopathie de Wernicke. Le syndrome est causé par une carence du cerveau en thiamine (vitamine B1) ; carence elle-même presque toujours liée à une consommation excessive et prolongée d'alcool, et plus rarement à des formes sévères de malnutrition ou de dénutrition. Il se manifeste par des troubles neurologiques graves, notamment de la cognition : amnésie rétrograde (perte des souvenirs antérieurs) et antérograde (incapacité à en créer de nouveaux), confabulations, troubles de la reconnaissance, désorientation spatio-temporelle, ataxie, troubles oculaires (nystagmus, mouvements incontrôlés), anosognosie (absence de conscience des déficits) et divers troubles émotionnels et du comportement. Ces symptômes sont tous dus à des lésions cérébrales causées par le déficit en vitamine B1. Il est évitable dans la majorité des cas par simple supplémentation vitaminique, mais demeure largement sous-diagnostiqué et négligé dans les systèmes de santé occidentaux. Il est à noter qu'il existe une forme rare d'alcoolisme sans prise d'alcool, dite syndrome d'auto-brasserie, susceptible d'évoluer vers cette maladie.
Lésion hémorragique de la peau ou des muqueuses
Le purpura est une lésion hémorragique de la peau ou des muqueuses, de couleur rouge à pourpre, ne s'effaçant pas à la vitropression, due à une extravasation de sang dans le derme. La répartition des taches purpuriques peut être pétéchiale, ecchymotique, ou en traînées linéaires (appelées vibices).
Le syndrome de Claude Bernard-Horner (CBH ou SCBH) est caractérisé par la concomitance de quatre signes cliniques : ptosis, myosis, pseudo-énophtalmie ainsi qu'une vasodilatation et une absence de sudation localisée (anhydrose). Il est consécutif à l'atteinte des fibres du système nerveux sympathique innervant l'œil et/ou l'orbite à un point quelconque de leur trajet. La lésion peut être centrale (dans l'encéphale) ou périphérique (dans un tronc sympathique cervical). Les raisons sont diverses, certaines menacent le pronostic vital. Le traitement est celui de la cause.