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Cirrhose du foie
Fléau
La cirrhose (du grec ancien : κιρρός / kirrhós « roux ») est une maladie grave du foie, résultant d’agressions biochimiques répétées, le plus souvent par la consommation chronique d’alcool ou par des virus hépatotropes mais pouvant aussi résulter de l’accumulation de graisses dans le foie, de maladies auto-immunes, de déficits enzymatiques ou autres. Elle est définie selon des critères morphologiques de fibrose et de transformation de l’architecture normale du foie en nodules structurellement anormaux dont la couleur roussâtre a inspiré le nom actuel de la maladie à René Laennec. Ces anomalies structurelles s’accompagnent de surcroît de bouleversements de la fonction hépatique. Les modifications provoquées par la fibrose entraînent en outre une élévation de la pression sanguine dans la veine-porte avec, dans les stades avancés de la cirrhose, un épanchement de liquide dans l’abdomen susceptible de s’infecter. Par ailleurs, la circulation sanguine tente de contourner l’obstacle en se redirigeant vers les veines abdominales et œsophagiennes. Ces dernières peuvent devenir des varices œsophagiennes dont la rupture est cause d’hémorragies potentiellement mortelles. La perte des fonctions hépatiques peut quant à elle se manifester tant au niveau de la synthèse de molécules indispensables au bon fonctionnement du corps, avec hypoglycémie, baisse des niveaux sanguins d’albumine et tendance aux saignements, que de l’élimination de substances toxiques avec accumulation de celles-ci (en particulier l’ammonium produit par la flore intestinale) entraînant l’encéphalopathie hépatique qui peut aller jusqu’au coma et à la mort. Généralement considérée comme irréversible, la cirrhose peut toutefois régresser lorsque l’agent causal a été éliminé mais le foie ne revient pas nécessairement à son activité antérieure. Le traitement a le plus souvent pour but de freiner la progression de la maladie et d’alléger ses complications. Dans les stades avancés, la principale option, sinon la seule, demeure la transplantation hépatique.
La crise financière mondiale de 2007-2008 est une crise financière, marquée par une crise de liquidité et parfois par des crises de solvabilité tant au niveau des banques que des États, et une raréfaction du crédit aux entreprises. Amorcée en juillet 2007, elle trouve son origine dans le dégonflement de bulles de prix (dont la bulle immobilière américaine des années 2000) et les pertes importantes des établissements financiers provoquées par la crise des subprimes. Elle s'inscrit dans le cadre de la « Grande Récession » amorcée en 2008 et dont les effets se font sentir au-delà de 2010. La crise financière de l'automne 2008 amplifie le mouvement et provoque une chute des cours des marchés boursiers et la faillite de plusieurs établissements financiers. Pour éviter une crise systémique, les États doivent intervenir et sauver de nombreuses banques, ce qui provoque une crise de la dette publique en Islande puis en Irlande, et une récession touchant l'ensemble de la planète. Les finances publiques sont lourdement sollicitées pour résoudre cette crise. Après un recul du produit intérieur brut mondial de 2,2 % en 2009, le déficit public se creuse dans de nombreux pays. Cette crise provoque un mouvement en faveur d'une meilleure régulation du système bancaire et financier. Aux États-Unis, sous la pression de l'opinion publique et d'experts tel Paul Volcker est adoptée la règle Volcker destinée à éviter qu'une crise du même type ne se reproduise. Des mesures sont également adoptées dans le reste du monde, notamment dans l'Union européenne, mais le doute subsiste quant à l'amélioration de la sécurité bancaire collective que cela engendrerait. Les causes de la crise perdurent toutefois au-delà de 2008, comme en Chine où les prêts bancaires progressent fortement durant l'année 2009. Début 2010, l'afflux de liquidités fait craindre l'éclatement de nouvelles bulles dans l'immobilier chinois, les bourses, les emprunts d'États et les métaux. En Europe, la crise de la dette publique qui débute en 2010 et touche de très nombreux pays a souvent, notamment dans le cas irlandais, la crise financière comme source.
Conséquence du réchauffement climatique
L'élévation du niveau de la mer, appelée aussi remontée du niveau marin, est un phénomène observable au niveau mondial depuis le début du XXe siècle, qui résulte du réchauffement climatique. Le niveau moyen des océans augmente de vingt centimètres entre 1901 et 2018, la moitié de cette hausse étant observée après 1980. Le rythme annuel, en 2020, est estimé à plus de 3,5 mm par an. Les mesures sont effectuées principalement par deux moyens : les marégraphes, installations fixes à terre, et l'altimétrie satellitaire. Le niveau des océans est lié au climat et plus précisément à la température moyenne à la surface de la Terre. Pendant les périodes glaciaires, il est plus bas qu'actuellement, parfois de plus de cent mètres. Il connaît, comme le climat, une période de stabilité relative d'environ 2 500 ans avant le XXe siècle. L'élévation du niveau de la mer est principalement liée à deux phénomènes qui découlent du réchauffement climatique. Le premier est la fonte d'une partie des glaces continentales (inlandsis polaires et glaciers de montagne), qui contribue pour environ 50 % à l'élévation actuelle. Le deuxième est la dilatation thermique de l'eau des océans sous l'effet de l'élévation de la température. Ces deux phénomènes sont très lents : la constante de temps de leur réponse à une élévation brutale de température se mesure en siècles. Pour cette raison, le niveau de la mer commence à peine à montrer les effets du réchauffement climatique, et devrait, même en cas d'arrêt de ce dernier, continuer à augmenter pendant tout le troisième millénaire. À côté de ces deux effets principaux, d'autres phénomènes, qui ne sont pas forcément directement liés au réchauffement climatique, contribuent aussi à l'élévation actuelle. Le plus significatif est l'épuisement des aquifères surexploités sur les continents. Les conséquences prévisibles les plus importantes de l'élévation du niveau de la mer sont le recul du trait de côte, la disparition de territoires insulaires de faible altitude, l'intrusion d'eau salée dans les aquifères d'eau douce proches des côtes, la destruction d'écosystèmes côtiers et la perte de patrimoine culturel et historique. Ces conséquences peuvent être aggravées, localement, par la subsidence des sols et les effets météorologiques.
Maladie parasitaire
La bilharziose ou schistosomiase est une maladie parasitaire due à un ver hématophage, le schistosome. Elle est présente dans les zones tropicales et subtropicales : en Afrique, en Amérique du Sud, en Asie et dans le bassin méditerranéen. La maladie se propage par contact avec de l'eau douce contaminée par les schistosomes. Ces parasites sont souvent libérés par des excréments d'escargots d'eau douce infectés. La maladie est particulièrement fréquente chez les enfants des pays en développement, car ils sont plus susceptibles de jouer dans de l'eau contaminée. Les autres groupes à haut risque comprennent les agriculteurs, les pêcheurs et les personnes utilisant de l'eau insalubre au quotidien. La maladie appartient au groupe des infections helminthiques. Le diagnostic consiste à trouver des œufs du parasite dans l'urine ou les selles d'une personne. Il peut également être confirmé en trouvant des anticorps contre la maladie dans le sang. Les méthodes de prévention de la maladie comprennent l'amélioration de l'accès à l'eau potable et la réduction du nombre d'escargots. Dans les régions où la maladie est courante, le médicament praziquantel (nom commercial : Biltricide) peut être administré une fois par an à l'ensemble du groupe. Ceci est fait pour diminuer le nombre de personnes infectées et, par conséquent, la propagation de la maladie. Le "Praziquantel" est également le traitement recommandé par l'OMS pour les personnes infectées. La bilharziose est la deuxième endémie parasitaire mondiale après le paludisme avec une prévalence de 180 millions d’individus affectés, pour environ 280 000 décès chaque année. La morbidité observée chez les populations humaines infectées est essentiellement liée à l’étonnante fécondité du parasite femelle dont les œufs, pondus par centaines chaque jour, sont piégés dans de nombreuses muqueuses et tissus formant des granulomes. Le ver responsable de la bilharziose a été découvert au Caire en 1852, par le pathologiste allemand Theodor Bilharz.
Épidémie de maladie à virus Ebola en 2013-2016
L'épidémie de maladie à virus Ebola en Afrique de l'Ouest est une épidémie qui fait rage entre 2013 et 2016, et qui fait plus de 28 000 victimes. Elle débute en Guinée avant de s'étendre au Liberia et à la Sierra Leone, puis, dans une moindre mesure, au Nigeria, au Mali, aux États-Unis, au Sénégal, en Espagne, au Royaume-Uni et en Italie. C'est la première fois que ce virus, sans traitement connu, sort d'Afrique centrale puis du continent africain. L'épidémie, beaucoup plus meurtrière que celles observées depuis la découverte du virus en 1976, est causée par la souche Zaïre du virus. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le patient zéro est un enfant décédé en décembre 2013 près de Gueckédou, dans le sud-est de la Guinée. En août 2014, l'OMS qualifie l'épidémie d'« urgence de santé publique de portée mondiale ». Pour plusieurs chefs d'État occidentaux, l'épidémie représente « la plus grave urgence sanitaire de ces dernières années ». Les efforts de lutte contre l'épidémie permettent peu à peu de réduire la transmission et de parvenir, depuis mars 2015, à limiter son expression à des résurgences de faible ampleur. Le maintien d'une surveillance importante est de rigueur. Le bilan de l'OMS recense au total au moins 28 000 cas pour plus de 11 000 décès, ainsi que plus de 10 000 survivants avec séquelle. Néanmoins, ce bilan fut considéré comme sous-évalué par l'OMS, qui estimait le nombre de décès plutôt proche de plus de 20 000 morts, car de nombreuses zones, surtout très rurales, n'étaient pas accessibles aux équipes médicales, dont celles de l'OMS, visées par de nombreuses rumeurs hostiles, ou victimes de la défiance envers des équipes médicales qui viennent de l'étranger.
Maladie causée par des parasites du genre Leishmania
La leishmaniose est une maladie chronique due à l'infection par un protozoaire du genre Leishmania. C'est une maladie vectorielle transmise par la piqûre de phlébotomes, comprenant les insectes du genre Lutzomyia aux Amériques et du genre Phlebotomus en Europe, en Asie et en Afrique. Elle peut prendre trois formes : cutanée, viscérale ou muco-cutanée. La leishmaniose peut affecter de nombreux mammifères, dont l'humain, ce qui en fait une zoonose. Ces réservoirs principaux dépendent de l'espèce, mais les trois réservoirs principaux sont le rongeur, le chien et l'humain. Certaines espèces de Leishmania peuvent aussi infecter les marsupiaux, les renards et les damans. En 2023, l'OMS estime que le nombre de nouveaux cas humains par an est compris entre 700 000 et 1 million. La répartition géographique des leishmanioses dépend de celle des phlébotomes vecteurs et des mammifères réservoirs.
Maladie neuromusculaire auto-immune
La myasthénie (du grec μῦς / mũs, « muscle » et ἀσθένεια / asténeia « manque de vigueur »), en latin myasthenia gravis, est une maladie neuromusculaire auto-immune chronique, qui se manifeste à des degrés divers par une faiblesse et une fatigabilité excessive des muscles striés squelettiques, c'est-à-dire ceux qui sont activés volontairement. Elle doit son nom au neurologue allemand Friedrich Jolly (1844-1904) et possède également une dénomination éponymique : la maladie d'Erb-Goldflam, en l'honneur des deux cliniciens en ayant donné la description la plus complète. Elle est causée par des anticorps circulants qui, dans plus de trois cas sur quatre, ciblent les récepteurs de l'acétylcholine de la jonction neuromusculaire, inhibant ainsi l'effet excitateur de ce neurotransmetteur.
Maladie humaine
La toxoplasmose est une infection parasitaire dont l'agent est le protozoaire Toxoplasma gondii. Le parasite infecte le plus souvent des animaux à sang chaud, y compris l’être humain, mais son hôte définitif est un félidé (dont le chat fait partie). L'infection est asymptomatique dans la majorité des cas pour les sujets immunocompétents, ne présentant un risque sérieux que pour les femmes enceintes, les personnes séropositives au VIH et les sujets ayant un système de défense immunitaire affaibli. La maladie est présente partout dans le monde et on estime qu’un tiers de la population mondiale est porteur de Toxoplasma gondii. Sa prévalence chez l’être humain est variable. Évaluée d'après la séropositivité au toxoplasme (entraînant donc une immunité à une réinfection), la prévalence est faible en Asie ou en Amérique et varie entre 20 % et 70 % dans les autres régions du monde. La toxoplasmose est transmissible de la mère au fœtus. En France en 2003, la séropositivité chez la femme enceinte était de près de 44 %. Chez les mères séronégatives, en cas d'infection maternelle le risque de transmission au fœtus dépend de l'âge de la grossesse au moment de la contamination. Il est inférieur à 2 % avant deux mois de grossesse, mais, dans ce cas, l’atteinte fœtale est grave. Il atteint 70 % en fin de grossesse et le fœtus subira alors essentiellement des lésions oculaires.
Cas d’extinction de masse le plus grave de la chronologie de la Terre
L'extinction Permien-Trias ou extinction permienne est une extinction massive survenue il y a environ 252 millions d'années (Ma). Elle délimite les périodes géologiques du Permien et du Trias, donc la limite entre le Paléozoïque (l'ère primaire) et le Mésozoïque (l'ère secondaire). Cette extinction est marquée par la disparition de 95 % des espèces marines et de 70 % des vertébrés terrestres, ce qui en fait la plus grande extinction massive ayant affecté la biosphère. En conséquence, retrouver un niveau de biodiversité équivalent a pris beaucoup plus de temps que pour les autres extinctions massives. Cet événement a été décrit par le paléobiologiste Douglas Erwin (en) comme « la mère de toutes les extinctions de masse ». Les causes de cette extinction sont toujours sujettes à débats. Sont notamment avancés un événement catastrophique comme l'éruption d'un supervolcan, des impacts de météorites, ou une dégradation progressive de l'environnement du fait de la formation de la Pangée.
Attitude de déni face au consensus scientifique sur le réchauffement climatique
Le déni du changement climatique (ou du réchauffement climatique), aussi appelé climatoscepticisme, est une attitude de dénégation face au consensus scientifique sur le changement climatique. On distingue actuellement trois formes de dénégation, correspondant à trois points du consensus scientifique : le changement climatique n’existe pas ; le changement climatique que nous constatons n’est pas d’origine humaine ; il y a bien un changement climatique, mais celui-ci n’a pas d’effets notables qui justifieraient qu’on agisse pour le réduire, voire il a autant d’effets positifs (pour le tourisme ou l'agriculture, etc.) que négatifs. Ces trois premières formes de déni amènent à considérer inutile toute démarche de lutte contre le dérèglement climatique, ce qui est parfois considéré comme une quatrième forme de déni. Cependant, les regards sur l'origine du changement climatique sont variés chez les climatosceptiques (allant d'une origine purement naturelle à une origine mixte) et leur opposition aux politiques de lutte contre le changement climatique est loin d'être univoque. Certains « négateurs » approuvent le terme de « déni », mais beaucoup préfèrent se dire « climatosceptiques », « climato-sceptiques » ou « climato-réalistes ». Cependant de nombreux scientifiques estiment que le mot « scepticisme » est désormais inapproprié pour qualifier l'attitude de négation du dérèglement climatique anthropique et préfèrent le terme « climato-dénialistes », « climato-négationnistes » ou encore « négateurs du changement climatique (anthropogène) ». On parle aussi d'obstruction climatique. Au sens large, ce déni peut aussi être « implicite », quand des individus ou des groupes sociaux acceptent les hypothèses et démonstrations scientifiques, mais sans parvenir à les traduire en actions ni en changements de comportements. Plusieurs travaux de sciences sociales ont analysé ces attitudes, en les classant comme des formes de négationnisme voire de pseudoscience. Toutes ces formes de déni alimentent la controverse sur le changement climatique, et inversement. Des campagnes visant à saper la confiance du public dans les sciences du climat ont été mises en évidence, en Amérique du Nord notamment. Elles ont été décrites comme une « machine à produire du déni », construite, financée et entretenue par des intérêts industriels, politiques et idéologiques, trouvant des relais dans les médias conservateurs et les « blogueurs sceptiques » afin de créer l'impression qu'il existe une grande incertitude autour des données montrant que la planète se réchauffe. Selon des observateurs tels que Naomi Klein (2011, journaliste altermondialiste), ces campagnes de déni sont soutenues par ceux qui prônent des politiques économiques conservatrices, et par des intérêts industriels opposés à la réglementation ou la taxation des émissions de CO2 (et équivalent CO2), en particulier les lobbies du charbon et plus généralement des énergies fossiles, les frères Koch, des groupes de défense de l'industrie ainsi que des think tanks conservateurs et libertariens, souvent américains. Plus de 90 % des articles « sceptiques » sur le changement climatique proviennent de groupes de réflexion classés à droite. En dépit du fait que, depuis les années 1960, les sociétés pétrolières avaient une connaissance des effets de l'utilisation des énergies fossiles sur le climat, certaines d'entre elles ont organisé des campagnes de déni du changement climatique — durant plusieurs décennies — en s'appuyant sur une stratégie qui a été comparée au déni organisé sur les dangers du tabagisme par l'industrie du tabac. Le déni du changement climatique et la controverse politique sur le réchauffement ont eu une forte incidence sur les politiques en matière de réchauffement de la planète, sapant une partie des efforts déployés pour lutter contre le changement climatique ou pour s'y adapter. Ceux qui encouragent ou créent ce déni utilisent couramment des tactiques et moyens rhétoriques donnant l’apparence d’une controverse scientifique, là où il n’y en a pas. Une véritable désinformation climatique se met en place, en créant et diffusant délibérément des contenus faux, approximatifs ou insidieusement trompeurs concernant le changement climatique, ses origines anthropiques, ses conséquences et les possibilités de transition écologique.
Maladie de peau
La dermatite atopique (ou eczéma atopique, ou dermite du nourrisson, anciennement eczéma constitutionnel) est une maladie touchant la peau et atteignant préférentiellement les enfants, évoluant par poussée, de diagnostic clinique et dont le traitement est symptomatique.
Maladie cardiaque
La myocardite est une atteinte inflammatoire du myocarde de causes variées, dans laquelle les artères coronaires sont saines, contrairement à une cause ischémique.
Type de tumeur cancéreuse solide
Les sarcomes sont un groupe hétérogène de cancers naissant à partir de tissus du mésenchyme tels que les os, le cartilage, les muscles et les tissus conjonctifs. Leur hétérogénéité est mise en évidence par l'identification de plus de 100 sous-types de sarcomes différents qui varient en termes de manifestations cliniques, de caractéristique moléculaire et de traitement. Sur la base de critères histopathologiques et de l'origine du tissu, on distingue les sarcomes des tissus mous 80%, 15 % sous forme de sarcomes osseux et 5 % sous forme de tumeurs conjonctives gastro-intestinales. À l'échelle mondiale, l'incidence du sarcome des tissus mous est d'environ 3 à 4/100 000 personnes par an, ce qui représente 1 % de toutes les tumeurs malignes solides chez l'adulte et plus de 20 % de tous les cancers pédiatriques. La prévalence des sarcomes peut cependant être sous-estimée puisque ceux qui se développent dans les organes parenchymateux sont plus souvent attribués aux organes touchés qu’aux tissus conjonctifs ou de soutien environnants.
Catastrophe naturelle au Népal et en Chine en 2026
Les inondations du 26 août 2026 au Népal et au Tibet ont été provoquées par des crues soudaines survenues le matin du 26 août 2026 au Népal, dans la province de Bagmati, dans l'est du pays et en Chine, dans la région autonome du Tibet. À la suite de l'effondrement d'un glacier du Langtang Lirung dans l'Himalaya, une série sans précédent de crues soudaines, laves torrentielles et coulées de boue le long de la rivière Trishuli frappe des dizaines de localités dans les districts népalais de Rasuwa, Nuwakot, Dhading, Gorkha, Tanahun, Nawalparasi et Chitwan. Les inondations touchent la zone du poste-frontière de Gyirong, à la frontière entre la Chine et le Népal, un point de passage important pour le commerce transfrontalier et le tourisme. Cette catastrophe naturelle cause des dégâts considérables dans les zones habitées, faisant au moins 1130 morts et 4 462 disparitions, dont 16 morts et 546 disparus dans la région autonome du Tibet. L'événement géologique déclencheur est d'une ampleur telle qu'il a été détecté par des sismographes aux États-Unis et en Allemagne.
Rapport intergouvernemental sur le changement climatique
Le sixième rapport d'évaluation du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) des Nations unies (Sixth Assessment Report, AR6) s'inscrit dans une série de rapports destinés à évaluer et synthétiser les informations scientifiques, techniques et socio-économiques relatives au réchauffement climatique. Publié de 2021 à 2023, il conclut le « sixième cycle d’évaluation du climat » du GIEC qui comprend aussi la publication, en 2018 et 2019, de trois rapports spéciaux. Synthétisant la littérature scientifique existante, ce rapport est rédigé par trois groupes de travail scientifiques rassemblant plusieurs centaines d'auteurs. Ces trois groupes, qui publient chacun un volet du rapport, portent respectivement sur : 1) les fondements physiques du changement climatique ; 2) son impact sur l'humanité, les vulnérabilités et l'adaptation de cette dernière aux changements climatiques ; et 3) l'atténuation du changement climatique. Chaque volet fait l'objet d'un « résumé à l'intention des décideurs », dont le contenu est relu, modifié — seulement avec l'accord des auteurs — et approuvé ligne par ligne par les représentants des gouvernements, dont certains tentent d'en amoindrir la portée. Le premier volet (groupe I) est publié le 9 août 2021. Il confirme avec certitude l'origine anthropique du réchauffement climatique déjà observable (+1,1 °C à la surface de la Terre dans la décennie 2010 par rapport à la période 1850-1900) et constate son accélération et son intensification. Ses conséquences, néfastes pour l'humanité et les écosystèmes, sont d'ores et déjà perceptibles dans toutes les régions du monde (fonte des glaciers et de la banquise arctique, hausse de la fréquence et de l'intensité des canicules ou précipitations violentes, etc.) et vont s'accroître à mesure que les températures s'élèvent. Certaines sont irréversibles sur plusieurs siècles, telle la hausse du niveau de la mer. Les effets du réchauffement sont bien moindres à +1,5 °C qu'à +2 °C voire davantage. Ainsi, chaque fraction de degré compte. Pour respecter l'objectif de l'accord de Paris sur le climat (réchauffement bien en-dessous de 2 °C et de préférence limité à 1,5 °C), une réduction forte et immédiate des émissions de CO2 est indispensable, jusqu'à atteindre zéro émission nette de CO2, condition nécessaire pour stopper le réchauffement. Diminuer les émissions des autres gaz à effet de serre, en particulier le méthane, est également pertinent. Le second volet, rédigé par le groupe II et intitulé Impacts, adaptation et vulnérabilité, est publié le 28 février 2022. Il constate que les impacts du réchauffement climatique affectent déjà de manière généralisée les populations humaines et les écosystèmes. Cependant, la vulnérabilité au réchauffement climatique varie fortement selon les populations ; elle est notamment accrue par la pauvreté, les inégalités et une gouvernance défaillante. Les impacts, tels que les événements climatiques extrêmes ou la hausse du niveau des océans, vont occasionner des pertes et dommages en hausse pour chaque incrément du réchauffement, notamment s'il excède 1,5 °C, qui auront pour conséquences pauvreté accrue, insécurité alimentaire, morbidité et mortalité en hausse, pertes de biodiversité et d'écosystèmes. Des mesures d'adaptation permettent de réduire ces risques et impacts. À l'avenir, si elles se fondaient sur la recherche de l'équité et de la justice sociale, s'appuyaient sur une gouvernance inclusive, étaient financées et recouraient à la préservation et la restauration des écosystèmes, elles pourraient favoriser un développement résilient au réchauffement, à condition également d'éviter toute mal-adaptation. Leur efficacité va toutefois diminuer avec le réchauffement, aussi elles ne se substituent pas aux actions d'atténuation. Les deux doivent être engagées fortement dans la décennie 2020 si l'humanité souhaite s'assurer un avenir viable et équitable. Le troisième volet, consacré à l'atténuation, est publié le 4 avril 2022. Il constate que l'humanité n'est pas sur la bonne trajectoire : les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) continuent de croître, le financement de l'atténuation a trop peu augmenté et demeure inférieur à celui du combustible fossile ; les engagements climatiques des États sont projetés conduire à un monde à environ +3,2 °C en 2100. En s'appuyant sur des scénarios d'émissions de GES, le GIEC indique que limiter le réchauffement à +2 °C en 2100 nécessite une réduction de 63 % des émissions en 2050 ; pour l'objectif de +1,5 °C, la réduction s'élève à 84 %. Dans les deux cas, elle doit être forte dans tous les secteurs d'activité dès avant 2025, et les efforts doivent se poursuivre jusqu'à atteindre zéro émission nette de CO2, les émissions résiduelles devant être compensées par des émissions négatives. Le GIEC passe en revue les mesures permettant notamment de réduire l'usage des combustibles fossiles : il met en exergue le potentiel des énergies solaire et éolienne et celui de la réduction de la demande (efficience, sobriété…), grâce à l'innovation technique et à des transformations sociétales : par exemple, des régimes alimentaires moins carnés. Après avoir constaté que la responsabilité des émissions de GES est principalement celle des pays développés et des populations les plus riches, les auteurs soulignent les bienfaits d'une transition juste socialement, compatible avec les objectifs de développement durable. Les moyens financiers et les technologies existent ; les principaux obstacles aux changements transformationnels nécessaires sont politiques et sociaux. Un rapport de synthèse des trois volets, qui vient conclure le sixième cycle d'évaluation du GIEC, est publié le 20 mars 2023. L'ensemble du rapport fait l'objet d'une couverture médiatique mondiale, toutefois sujette à des critiques quant à son insuffisance ou à son caractère éphémère. Certains membres de la communauté scientifique, parmi lesquels des auteurs du rapport, estiment l'action politique insuffisante et s'engagent plus ouvertement, par exemple en manifestant avec le mouvement Scientist Rebellion. Des chercheurs et observateurs promeuvent par ailleurs le basculement vers des rapports du GIEC plus courts, plus ciblés et plus fréquents, au regard du caractère décisif de la décennie 2020 en matière d'atténuation du réchauffement climatique.
Maladie
L'amylose, aussi appelée amyloïdose est un vaste groupe de maladies de la classe des protéinopathies. C'est une maladie rare qui se caractérise par la présence de dépôts de protéines insolubles dans les tissus. Le plus souvent, ce sont des fragments de protéines de précurseur sérique qui en sont la cause. De nombreux organes peuvent être touchés par ce dépôt extracellulaire, appelé substance amyloïde. Les principaux organes atteints sont : le rein, le cœur, le tube digestif, le foie, la peau, le nerf périphérique et l'œil, mais l'amylose peut toucher tous les organes, ainsi que le système nerveux central. En conséquence, les symptômes peuvent être très variés. Les organes touchés par cette maladie présentent généralement un volume considérable. L'amylose est une maladie sévère qui peut évoluer jusqu'à la destruction des organes atteints. En 2014, on recensait une trentaine de maladies liées à autant de protéines susceptibles de former des dépôts amyloïdes. Le type d'amylose dépend de la protéine en cause.
Maladie auto-immune
La thyroïdite de Hashimoto ou thyroïdite chronique lymphocytaire est une thyroïdite chronique auto-immune particulièrement fréquente caractérisée notamment par la présence d'anticorps anti-thyroperoxydase et par une infiltration lymphoïde de la glande thyroïde. Généralement évoqué à l'examen clinique devant un goitre et une hypothyroïdie, le diagnostic de la maladie nécessite la réalisation d'examens complémentaires biologiques et morphologiques. Le traitement de la maladie fait généralement appel à une hormonothérapie substitutive.
Maladie infantile
La maladie de Kawasaki, également appelé « syndrome lympho-cutanéo-muqueux » ou « syndrome adéno-cutanéo-muqueux », est une maladie infantile, d'origine immunologique, consistant en une vascularite fébrile touchant les artères de moyen et petit calibre. L'hypothèse dominante est qu'il s'agit d'une maladie infectieuse, peut-être secondaire à une co-infection par plusieurs germes, se traduisant par une inflammation des artères. C'est une maladie émergente en Europe. Bien que dans les trois quarts des cas, la maladie puisse évoluer favorablement sans intervention, il est indispensable de la traiter en raison des complications graves (problèmes cardiaques, anévrismes, choc toxique, choc cytokinique) pouvant intervenir dans la quatrième semaine à quelques mois plus tard.
La fibrose pulmonaire est une lésion des poumons caractérisée par une fibrose, c'est-à-dire la présence d'un excès de tissu conjonctif fibreux. De nombreuses pathologies sont en cause, parmi lesquelles les pneumopathies interstitielles. La gêne respiratoire (dyspnée) est le principal symptôme. Le plus souvent, la présentation clinique et l'aspect du scanner permettent de poser le diagnostic. Le traitement est celui de la cause et consiste à prévenir l'aggravation de la maladie.
Composé chimique
L'amitriptyline (ou amitryptyline) (commercialisé sous les noms Elavil, Tryptanol, Endep, Elatrol, Tryptizol, Trepiline, Laroxyl, Redomex) est un antidépresseur tricyclique. Il est blanc, inodore et a un goût de réglisse. C'est un composé cristallin très peu soluble dans l'eau ; il est généralement vendu sous forme de comprimés, en solution injectable ou buvable. En termes d'action, l'amitriptyline inhibe la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline de façon à peu près égale.
Processus actif ou passif ayant pour but de prévenir l'apparition, la propagation ou l'aggravation d'une maladie
La prophylaxie, appelée aussi mesure prophylactique, désigne le processus actif ou passif ayant pour but de prévenir l'apparition, la propagation ou l'aggravation d'une maladie, par opposition à la thérapie curative, qui vise à la guérir. En défense des cultures, les mesures prophylactiques désignent des méthodes préventives appliquées avant même la mise en place de la culture, protégeant la plante contre une maladie et, par extension, contre tout ennemi. Le terme fait aussi bien référence à des procédés médicamenteux qu'à des campagnes de prévention ou à de « bonnes pratiques » adaptées. Une prophylaxie peut amener à suivre un traitement médical, mais il s'agit avant tout d'un processus liant la prise de conscience d'un risque constaté ou pressenti, à une réponse médicale ou sanitaire. La prophylaxie désigne aussi, en histoire et en ethnologie, un type de pratiques magiques ayant les mêmes buts. La prophylaxie aux échecs est le fait d'empêcher les plans adverses.
Épidémie en France
La peste de Marseille de 1720 est la dernière grande épidémie de peste à s’être produite en France, correspondant à une résurgence de la deuxième pandémie de peste. Elle est propagée à partir du Grand-Saint-Antoine, un bateau en provenance du Levant (la région de la Syrie), accostant au port de Marseille le 25 mai 1720, jugé comme étant à l’origine de l’épidémie. En effet, sa cargaison constituée d’étoffes et de balles de coton est contaminée par le bacille responsable de la peste. À la suite de graves négligences, et malgré un dispositif de protection très strict comportant notamment la mise en quarantaine des passagers et des marchandises, la peste se propage dans la ville. Les quartiers déshérités et les plus anciens sont les plus touchés. Se propageant à partir des quartiers à proximité du port, la peste s’étend rapidement dans la cité où elle entraîne entre 30 000 et 40 000 décès sur 80 000 à 90 000 habitants, puis dans toute la Provence, où elle fait entre 90 000 et 120 000 victimes sur une population de 400 000 habitants environ. La responsabilité de la non-application de la réglementation pour les navires potentiellement infectés a été recherchée auprès du commandant du navire, le capitaine Jean-Baptiste Chataud, et du premier échevin, Jean-Baptiste Estelle. Aucune preuve formelle n’a pu être établie. Il est cependant certain que les échevins et les intendants de santé chargés de cette réglementation ont agi avec beaucoup de légèreté. Certaines marchandises notamment des étoffes qui devaient être initialement mises en quarantaine, ont finalement été débarquées à Marseille. Lors de l’épidémie, l'alimentation de la population ainsi que l’évacuation des cadavres posent de graves problèmes et mobilisent les échevins qui montrent beaucoup de courage. L’enlèvement des cadavres du quartier de la Tourette par les galériens de l'Arsenal des galères mobilisés à cet effet et placés sous le commandement du Chevalier Roze constitue un fait majeur de ce tragique évènement. Les religieux avec à leur tête Henri de Belsunce apportent quant à eux un réconfort moral aux mourants. Cette épidémie a donné naissance à de nombreuses représentations artistiques parmi lesquelles celles du peintre Michel Serre, témoin direct de l'épidémie. Elle constitue un épisode historique marquant, toujours présent dans la mémoire collective des Marseillais.
Crise convulsive chez les femmes enceintes
L'éclampsie est une sorte de crise épileptique provoquant une crise convulsive généralisée survenant chez une femme enceinte dans un contexte d'hypertension gravidique. Elle survient habituellement comme la complication majeure de la prééclampsie. Il s'agit d'une urgence vitale pour la femme et l'enfant à naître.
Un tératome est un type de tumeur (tumeur germinale) formée par des cellules pluripotentes. Les tératomes sont des tumeurs complexes possédant certaines composantes cellulaires apparentées à l’activité normale de plus d’un feuillet embryonnaire. Ce type de tumeurs contient souvent des cellules bien différenciées qui produisent un ou des tissus mûrs mais à des endroits inappropriés et souvent différents des tissus environnants.