Cartes
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Désordre neurologique
Fléau
L'épilepsie, aussi appelée mal comitial, est une affection neurologique qui touche plus de 50 millions de personnes à travers le monde. Elle est définie comme une famille de maladies dont le point commun est une prédisposition cérébrale à engendrer des « crises » épileptiques dites « non provoquées », c'est-à-dire spontanées, non expliquées par un facteur causal immédiat. Une crise épileptique est caractérisée par une altération fonctionnelle transitoire au sein d'une population de neurones, due à une « décharge » épileptique : soit limitée à une région du cerveau (crise dite « partielle ») ; soit impliquant les deux hémisphères cérébraux de manière simultanée (crise dite « généralisée »). L'épilepsie se manifeste habituellement durant l’enfance ou à l’adolescence, ou encore après l’âge de 65 ans, plus rarement à partir de 30 ans. Chez les personnes âgées, l'augmentation des cas de troubles cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux accentue le risque. Un tiers des patients souffre d'une épilepsie réfractaire et présente des crises malgré l'utilisation des antiépileptiques. Un facteur prédisposant peut être d'origine génétique, lésionnel (lésion cérébrale présente depuis la naissance, malformative, ou acquise au cours de la vie, comme un accident vasculaire cérébral ou les complications d'un traumatisme crânien grave), toxique (certains médicaments tel que le tramadol abaissent le seuil épileptologène) ou autre (par exemple, une anomalie de l'électroencéphalogramme peut être considérée comme prédisposant). Il n'existe pas une seule épilepsie, mais de nombreuses formes différentes, à l'origine de crises épileptiques elles-mêmes très variées ; les plus fréquentes sont les crises tonico-cloniques généralisées dites convulsions, les crises myocloniques, les absences épileptiques, les crises partielles simples, les crises partielles complexes. Une épilepsie est caractérisée par deux traits essentiels : son caractère soit « généralisé » (les crises intéressent d'emblée les deux hémisphères cérébraux), soit « partiel » (les crises n’intéressent qu'une population limitée de neurones) ; son étiologie (« idiopathique » ou « génétique », et « symptomatique » ou « structurel/métabolique », selon les anciennes et nouvelles terminologies, respectivement). Chez les personnes souffrant d'épilepsie, la survenue d'une crise est souvent due à un état de fatigue inhabituel, un manque de sommeil, ou un état anxieux. Dans une minorité de cas dits « photosensibles », une stimulation lumineuse intermittente (par exemple, un stroboscope ou un « flash lumineux ») peut être à l'origine des crises.
Maladie infectieuse des poumons
La pneumonie aiguë ou sévère est une infection importante et grave des voies aériennes inférieures caractérisée par une atteinte inflammatoire, voire purulente, du parenchyme pulmonaire (bronchioles, alvéoles pulmonaires et interstitium pulmonaire). On parle de bronchopneumopathie lorsque l'atteinte inflammatoire s'étend en plus aux bronches. On distingue classiquement la pneumonie franche lobaire aiguë, définie par un tableau respiratoire fébrile brutal caractéristique, et la pneumonie atypique, définie par un tableau plus fruste. La pneumonie aiguë peut atteindre des personnes de tout âge, mais le plus grand risque concerne les jeunes enfants, les personnes âgées, et les patients immunodéficients. Pour traiter les pneumonies, on utilise souvent des agents antimicrobiens.
Maladie humaine
Les expressions cancer du poumon et cancer bronchique désignent au sens strict une tumeur maligne du poumon, et par extension les carcinomes pulmonaires, qui regroupent les tumeurs malignes épithéliales du poumon. Selon l'OMS, c'est la cause la plus fréquente de décès par cancer, chez les hommes comme chez les femmes. Il est la cause de 1,3 million de décès par an dans le monde.
Cancer des cellules de la moelle osseuse
La leucémie (du grec leukos, blanc, et haima, sang) est un cancer des cellules de la moelle osseuse (les cellules de la moelle produisent les cellules sanguines, d'où le terme parfois utilisé de cancer du sang), faisant partie des hémopathies malignes. Les leucémies sont à distinguer des lymphomes qui se développent à partir d'un organe lymphoïde secondaire. Dans certains cas, néanmoins, la distinction est purement nosologique : une leucémie aiguë lymphoblastique et un lymphome lymphoblastique avec envahissement médullaire ne sont pas différenciables, et se traitent de la même façon. Au XIXe siècle, ce terme ne désignait qu'une seule maladie, mortelle. Le sang extrait des patients atteints par une leucémie était d'aspect blanchâtre, du fait de l'augmentation du nombre de globules blancs, d'où le nom de leucose. On distingue aujourd'hui de nombreux types de leucémies, qui demandent chacune un traitement spécifique. En 1847, Rudolf Virchow, un médecin histologiste allemand, fut l'un des premiers à décrire la leucémie. Cette maladie débute dans la moelle osseuse. Les cellules leucémiques se comportent de manière anormale en raison d'une modification de leur génome avec une accumulation, au niveau de leur ADN, de mutations acquises qui permettent la transformation de la cellule. Les cellules souches de la moelle osseuse produisent quotidiennement plus de 100 milliards de globules rouges, de globules blancs et de plaquettes. La leucémie est caractérisée par une prolifération anormale et excessive de précurseurs des globules blancs, bloqués à un stade de différenciation, qui finit par envahir complètement la moelle osseuse puis le sang. S'installe alors un tableau d'insuffisance médullaire, avec production insuffisante de globules rouges (source d'anémie), de globules blancs normaux, polynucléaires principalement (neutropénie, source d'infections graves) et de plaquettes (thrombopénie, source d'hémorragies provoquées ou spontanées). Les cellules leucémiques peuvent également envahir d'autres organes comme les ganglions lymphatiques, la rate, le foie, les testicules ou le système nerveux central. Certains hématologues avancent l'idée que les progrès en matière de leucémie se font plus rapidement que pour les autres cancers, grâce à la facilité d'accès aux cellules sanguines (par une prise de sang), accélérant ainsi la recherche (voir le paragraphe Progrès en matière de leucémie).
Pathologie cardiovasculaire définie par une pression artérielle trop élevée
L’hypertension artérielle (HTA) persistante est une pathologie cardiovasculaire définie par une pression artérielle trop élevée. Souvent multifactorielle, l'HTA peut être aiguë ou chronique, avec ou sans signes de gravité. On parle communément d'hypertension artérielle pour une pression artérielle systolique supérieure à 140 mmHg et une pression artérielle diastolique supérieure à 90 mmHg. L'hypertension artérielle a fortement augmenté chez les jeunes durant le 1er quart du XXIe siècle, en lien avec le développement de l'obésité et la sédentarité.
Infection virale, endémique dans les pays tropicaux
La dengue (prononcé /dɛ̃g/, « dingue ») est la plus fréquente et la plus répandue des arboviroses ou infections virales transmises par des arthropodes. Elle est due au virus de la dengue, de la famille des Flaviviridae, transmis à l'humain par l'intermédiaire d'un moustique diurne, principalement Aedes aegypti (régions tropicales et subtropicales), puis Aedes albopictus (régions tempérées). La maladie se présente le plus souvent de façon bénigne, avec pas ou peu de symptômes, ou comme un syndrome grippal soudain accompagné de douleurs articulaires. Cependant, depuis le milieu du XXe siècle, des formes sévères sont apparues avec hémorragies ou avec syndrome de choc pouvant entraîner la mort. Endémique dans les pays tropicaux et subtropicaux, la dengue tend à se diffuser mondialement vers des régions tempérées. Plus de la moitié de la population mondiale vivent dans des zones à risque, soit plus de 130 pays. En 2024, plus de 14 millions de cas, dont onze mille décès, ont été notifiés à l'OMS, ce qui représente un record historique. La charge réelle de la maladie serait bien plus importance que celle notifiée, à cause d'une insuffisance des systèmes de surveillance et du manque de moyens de diagnostics. L'expansion mondiale de la dengue et l'apparition de formes graves seraient liées à la perturbation d'écosystèmes sauvages, à la mondialisation des échanges (déplacements de populations et de marchandises), à l'urbanisation croissante non assainie (gestion de l'eau), et au changement climatique. L'ensemble de ces facteurs favorise le développement des vecteurs et les contacts humains-moustiques-virus. Il n’existe pas de traitement spécifique de la dengue. Une prise en charge spécialisée en soins intensifs est nécessaire pour le traitement de la dengue sévère. La prévention collective repose sur la lutte contre les moustiques vecteurs (extermination, chasse aux eaux stagnantes…) et sur les mesures de protection préventives individuelles contre les piqûres de moustiques (moustiquaire, répulsif…).
Maladies de l'appareil de la glande sébacée et des follicules pileux
L'acné est une maladie dermatologique courante et chronique du système pilosébacé (qui comprend le follicule pileux, la tige pilaire et la glande sébacée sécrétant le sébum, à la racine du poil). C'est une maladie inflammatoire de la peau dans laquelle les glandes sébacées jouent un rôle clé. Elle survient généralement à l’adolescence et est liée à l’hypersécrétion de sébum (hyperséborrhée) et à des anomalies de kératinisation aboutissant à l'obstruction du canal excréteur du follicule pilosébacé, et à la formation de comédons. Ces lésions, dites « rétentionnelles », peuvent se compliquer d'une inflammation, causée par une bactérie anaérobie de la flore cutanée, Cutibacterium acnes, qui prolifère dans le sébum. Cette maladie souvent chronique est considérée comme nécessitant un traitement d'induction puis un suivi, avec un éventuel traitement d’entretien. Dans la plupart des pays, 80 % des gens subissent l'acné au moins une fois dans leur vie. Elle est modérée à sévère dans 20 % des cas. Elle semble être en augmentation chez l'adulte (pour les deux sexes ; environ 40 % des adultes la subissaient épisodiquement au début des années 2000). Comme c'est une maladie courante et jugée bénigne (dans la plupart des cas), le sujet acnéique consulte rarement (une personne sur deux en moyenne au début du XXIe siècle) et seuls 50 % des jeunes déclarant une acné sévère se traitent. L'antibiorésistance à 3 ou 4 familles d'antibiotiques est de plus en plus fréquente, dans des pays très variés.
Maladie virale
La fièvre jaune, anciennement appelée fièvre amarile, typhus amaril, ou vomito negro (vomi noir), est une zoonose due à un flavivirus, le virus de la fièvre jaune. C'est une arbovirose des singes de la forêt équatoriale et elle est transmise de singe à singe par divers moustiques du genre Aedes. Le moustique joue le rôle de réservoir et de vecteur, le singe celui d'hôte amplificateur. L'homme traversant ces foyers sauvages d'endémie est sporadiquement piqué par les moustiques infectés et fait alors une fièvre jaune humaine dite forme sylvatique. Revenu vers les centres habités, il joue le rôle de réservoir de virus et, piqué par le moustique commensal qu'est Aedes aegypti, hôte vicariant très efficace, il est à l'origine d'une fièvre jaune purement humaine et épidémique : la forme urbaine. La fièvre jaune demeure toujours une cause importante de maladies hémorragiques dans plusieurs pays africains et sud-américains, malgré l'existence d'un vaccin efficace. C'est la plus sévère (la plus dangereuse) des arboviroses circulant aux Amériques ; en Afrique, le nombre de cas en 2013 a été estimé à 130 000 dont 78 000 décès, soit près de 90 % des cas mondiaux. La fièvre jaune n'est pas éradicable, à cause de la présence d'un réservoir naturel permanent (moustiques-singes) en forêt tropicale.
Maladie infectieuse
L'hépatite C est une maladie infectieuse transmissible par le sang et due au virus éponyme. L'hépatite (inflammation du foie) est le plus souvent asymptomatique et d'évolution chronique. La gravité des hépatites C est variable et peut aller d’une forme bénigne, d’une durée limitée à quelques semaines, à une maladie grave chronique pour la vie si elle n'est pas traitée. L’hépatite C est une cause majeure du cancer du foie. L'infection risquant d'évoluer vers une cirrhose (fibrose cicatricielle et dysfonctionnement du foie) voire un cancer du foie. On estime que 71 millions de personnes sont porteurs chroniques de l’hépatite C, essentiellement infectés par transfusion de sang non soumise à un dépistage et la réutilisation d'aiguilles et de seringues non stériles. La prévention repose essentiellement sur le contrôle des produits sanguins à usage médical et sur l'utilisation de matériel à usage unique pour les prélèvements et injections. L'infection peut être traitée par l'administration de médicaments anti-viraux. Depuis 2011, de nouveaux médicaments permettent de guérir de l'infection chez plus de 95 % des malades. Le risque de développement ultérieur d'un cancer du foie dépend des dommages que le foie a subis durant l'infection en plus d'autres facteurs (alcoolisme, médicaments…). L’accès au diagnostic et au traitement reste cependant limité dans le monde.
Phénomène géologique caractérisé par l'émission, par un volcan, de laves et/ou de téphras accompagnés de gaz volcaniques
Une éruption volcanique est un phénomène géologique caractérisé par l'émission, par un volcan, de laves ou de pyroclastes accompagnés de gaz volcaniques. Lorsqu'une éruption volcanique provoque des dégâts matériels et des morts parmi l'espèce humaine mais aussi chez d'autres espèces animales ou végétales ce qui est la majorité des cas pour les volcans terrestres, ce phénomène constitue, à courte ou moyenne échéance, une catastrophe naturelle ayant un impact local ou mondial et pouvant bouleverser les habitudes animales, humaines, la topographie, etc. Des recherches récentes montrent que les éruptions volcaniques ont un impact significatif sur le climat mondial et doivent être considérées comme des phénomènes catalytiques essentiels pour expliquer les changements écologiques et les bouleversements historiques des sociétés humaines.
Toute inflammation aiguë ou chronique du foie
L’hépatite désigne toute inflammation aiguë ou chronique du foie. Les causes les plus connues étant les infections virales du foie et l'alcoolisme. Mais l'hépatite peut aussi être due à certains médicaments ou à un trouble du système immunitaire de l'organisme. L'hépatite est dite aiguë lors du contact de l'organisme avec le virus ou chronique lorsqu'elle persiste au-delà de six mois après le début de l'infection. L'hépatite peut évoluer ou non vers une forme grave (fulminante), une cirrhose ou un cancer. L'hépatite grave peut mener à la destruction du foie et, sauf transplantation hépatique, à la mort. La journée mondiale contre l'hépatite, journée internationale consacrée à la prévention, la détection ainsi que le traitement des hépatites, est organisée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) tous les 28 juillet.
Infection aiguë de l'oropharynx, causée par des bactéries ou des virus
L’angine et la pharyngite sont des infections aiguës de l'oropharynx, causées par des bactéries ou des virus. Par souci de simplification, nous utiliserons ici le seul terme d'« angine ». L'angine se traduit habituellement par des maux de gorge et une fièvre. Fréquente, elle touche principalement l'enfant de plus de 2 ans et l'adulte de moins de 40 ans. Il existe différents types d'angine, d'étiologies différentes, nécessitant une prise en charge spécifique. La grande majorité des angines sont érythémateuses (« angine rouge ») ou érythémato-pultacées (« angine blanche »), les angines ulcéreuses (présence d'ulcération) et pseudomembraneuses (présence de fausses membranes) étant beaucoup plus rares. Les angines sont virales dans 60 à 95 % des cas, et bactériennes dans les autres cas. Parmi les angines bactériennes, la plus fréquente et la seule susceptible d'entraîner des complications générales est celle due au streptocoque bêta-hémolytique du groupe A, responsable notamment du rhumatisme articulaire aigu (RAA). La plupart du temps bénignes, les angines peuvent rarement évoluer défavorablement, entraînant des complications loco-régionales (adénite, abcès pharyngé, phlegmon periamygdalien) et générales. Seules les angines bactériennes à streptocoque nécessitent un traitement par antibiotique. La distinction entre origine virale et bactérienne, permettant d'orienter le choix du traitement, repose sur des tests de diagnostic rapides (TDR).
Trouble de la vision où la personne voit flou au loin
Une myopie (mot d'origine grecque : μυωπία / muōpía, qui signifie « à courte vue ») est un trouble de la vision dont le symptôme principal pour le sujet est de voir flou au loin. L'image d'un point devient alors une tache plus ou moins diffuse sur la rétine. Pour l'individu atteint de myopie, la perception d'objets éloignés se brouille, le contour des formes et silhouettes n'est pas net et se fait vaporeux, exactement comme lorsqu'on regarde sous l'eau sans masque ni lunettes de natation. Plus l'objet est éloigné, plus le flou (pondéré par la valeur de la myopie) est important. En somme, le myope voit moins bien de loin que de près. Ceci peut être corrigé par des lunettes, des lentilles de contact ou par chirurgie réfractive. On distingue notamment deux principaux types de myopie : myopies d'indice (de puissance). Celles-ci sont liées à une augmentation de l’indice de réfraction du cristallin à cause d'une cataracte. Les rayons se focalisent avant la rétine ; myopies axiles : la focalisation de rayons provenant de l'infini se fait avant la rétine, avec trois paramètres : la courbure de la surface antérieure de la cornée est prononcée, la courbure/puissance du cristallin trop prononcée et surtout inadéquate, la trop grande longueur de l'œil (cas le plus populairement relayé mais minoritaire et ne concernant que les myopies les plus fortes). Il existe des critères supplémentaires de discrimination des myopies : la source : pathologique (morbidité) ou physiologique (hérédité, environnement) ; l'âge de survenue : infantile (sujets de moins de vingt ans), adulte précoce (sujets entre 20 et 40 ans), adulte tardive (sujet de plus de 40 ans) ; enfin, la sévérité qui, bien qu'il s'agisse de la même gêne à différents degrés, semble impliquer des causes et des mécanismes différents qui peuvent avoir des répercussions collatérales.
Les oreillons ou parotidite virale ou encore parotidite ourlienne est une maladie virale infantile humaine, type de parotidite atteignant principalement les glandes salivaires situées en avant des oreilles ainsi que le tissu nerveux. Cette maladie est provoquée par le virus ourlien, du genre rubulavirus. Aujourd'hui largement contrôlée par la vaccination, elle reste répandue dans les pays en voie de développement. Généralement sans conséquences chez le jeune enfant, elle peut entraîner des complications graves lorsqu'elle est contractée à l'âge adulte, notamment une infertilité chez l'homme due à l'atteinte des testicules (orchite). Le nom ne s'emploie qu'au pluriel (« les oreillons ») et provient du fait que l'un des signes cliniques de la maladie est une douleur au niveau des oreilles liée à l'inflammation des glandes parotides. L'adjectif associé est « ourlien ». Son code est B26 selon la liste de codes CIM-10 des maladies.
Infection virale principalement infantile responsable d'éruptions cutanées
La rubéole (ou troisième maladie) est une maladie virale épidémique, d'incubation voisine de 13 à 20 jours. C'est une maladie généralement bénigne qui touche essentiellement les enfants mais qui peut provoquer de graves malformations congénitales lorsque les femmes sont infectées au début de leur grossesse. Le nom de « troisième maladie » provient du fait que, à l'époque où l'on a voulu établir une liste des maladies provoquant un exanthème infantile, elle a été la troisième à être énumérée.
Maladies infectieuses
Les leptospiroses sont des maladies infectieuses, de gravité variable, dues à des bactéries du genre Leptospira, ordre des spirochètes. Ce sont des anthropozoonoses, c'est-à-dire des maladies communes aux humains et aux animaux (mammifères). Les réservoirs principaux sont les rongeurs sauvages (porteurs sains), puis les chiens et les animaux de rente (porc, chevaux, bovins...). Ces animaux excrètent les bactéries pathogènes dans leur urine qui contamine le sol et les eaux, source directe ou indirecte des infections humaines (activités en eaux douces ou usées). Il n'existe pas de transmission interhumaine. La maladie se retrouve partout dans le monde, plus souvent en zone tropicale humide. En France métropolitaine, elle est relativement peu fréquente chez les humains (autour de 0,5 cas par cent mille habitants et par an), alors qu'en France d'outre-mer elle est beaucoup plus fréquente (jusqu'à 150 cas par cent mille habitants en Nouvelle-Calédonie). La grande variété des signes cliniques, la diversité des organes touchés, l'absence ou la lenteur de biologie spécifique rendent le diagnostic difficile. Il existe un traitement antibiotique efficace, y compris sur les formes graves. La vaccination des humains n'est recommandée que pour des risques professionnels, au cas par cas. Chez le chien, la vaccination contre la leptospirose fait en revanche partie des principales recommandées.
Maladie infectieuse tropicale
Le chikungunya (en abrégé, le chik), est une maladie infectieuse tropicale provoquée par le virus du chikungunya (CHIKV), un arbovirus du genre Alphavirus, famille des Togaviridae. Elle est transmise par des moustiques du genre Aedes. Le nom est d'origine makondée et signifie : « qui se recourbe, qui se recroqueville », ou « celui qui marche courbé » par allusion aux très fortes douleurs articulaires associées à une raideur, donnant aux patients infectés une attitude courbée très caractéristique. La transmission s'effectue par piqûre de moustique, le virus étant présent dans la salive de moustiques infectés lors de piqûres précédentes par le sang aspiré chez des humains malades. Seuls les moustiques femelles piquent. Plusieurs espèces de moustiques sont susceptibles de transmettre le chikungunya, mais seules Aedes aegypti et Aedes albopictus ont été à ce jour identifiées comme vecteurs épidémiques, à cause de leur adaptation aux zones d'habitat humain. Ces mêmes espèces sont également impliquées dans la transmission d'autres arbovirus : virus de la dengue (incluant la dengue hémorragique), virus de la fièvre jaune, etc.
Maladie des thyroïdes
Le goitre, ou goître, est une hypertrophie globale ou augmentation de volume, souvent visible, de la glande thyroïde. Cette augmentation peut être normale et transitoire dans des circonstances particulières telles que l'adolescence ou la grossesse. Le goitre endémique est extrêmement fréquent dans le monde (près de 15,8 % de la population mondiale en 2004 est porteuse d'un goitre palpable), il est lié à un déficit en iode touchant près de 2,2 milliards de personnes. Dans les pays avec supplémentation iodée, le goitre persiste sous forme sporadique. Il est souvent familial mais aussi d'origine acquise ou environnementale. Il est près de quatre fois plus fréquent chez la femme que chez l'homme. La plupart des goitres sont bénins, et la présence d'un goitre à lui seul ne préjuge pas d'un trouble hormonal de la thyroïde, mais ils sont à surveiller selon leurs caractéristiques et leur évolution. Les traitements vont de l'abstention thérapeutique (simple surveillance) jusqu'aux traitements radicaux par chirurgie ou iode radioactif.
Problèmes de santé dû à une forte exposition aux radiations
Le syndrome d'irradiation aiguë ou syndrome aigu d'irradiation (SAI), également appelé fièvre des radiations ou encore, anciennement, maladie des rayons, est un ensemble de symptômes potentiellement mortels qui résultent d'une exposition ponctuelle des tissus biologiques d'une partie importante du corps à une forte dose de rayonnements ionisants (rayons X, rayonnements alpha, beta ou gamma, ou encore flux de neutrons). Les sources naturelles de rayonnement ne sont pas assez puissantes pour provoquer le syndrome, de sorte qu'il résulte nécessairement d'activités humaines : accident nucléaire grave dans un laboratoire ou une centrale nucléaire (accident de criticité par exemple), exposition à une source radioactive puissante (source médicale ou d'instrumentation), explosion atomique (bombardement, essais nucléaires), ou autre pollution nucléaire. Il se manifeste généralement par une phase prodromique non létale dans les minutes ou heures qui suivent l'irradiation. Elle dure quelques heures à quelques jours et se manifeste le plus souvent par les symptômes suivants : diarrhée, nausée, vomissements, anorexie (manque d'appétit), érythème (rougeurs de peau). S'ensuit une période de latence, dite Walking Ghost Phase, d'apparente guérison, d'autant plus courte que l'irradiation a été sévère ; elle dure quelques heures à quelques semaines. Enfin survient la phase aiguë, potentiellement mortelle, qui se manifeste par un vaste spectre de symptômes possibles, dont les plus fréquents sont liés à des troubles hématopoïétiques (production des cellules sanguines), gastro-intestinaux, cutanés, respiratoires ou cérébro-vasculaires.
Primo-infection symptomatique, généralement bénigne, provoquée par le virus d'Epstein-Barr (EBV)
La mononucléose infectieuse (MNi) correspond à la primo-infection symptomatique, provoquée par le virus d'Epstein-Barr (couramment abrégé en EBV d'après la terminologie anglophone), qui appartient à la même famille que les virus de l’herpès et de la varicelle. Transmise préférentiellement par la salive, on l'appelle « maladie du baiser », mais il s'agit le plus souvent de gouttelettes, comme la plupart des virus et bactéries. Cette affection fréquente se caractérise par une lymphocytose lympho-plasmo-monocytaire (c'est-à-dire un excès de cellules sanguines mononucléaires, d'où le terme mononucléose) et une réaction sérologique de Paul-Bunnel-Davidsohn positive. On considère de plus en plus que le suivi des anticorps de l'EBV (IgM et IgG) permet de conclure à une MNI si les autres symptômes typiques sont associés chez une personne sans défaillance de son immunité. Les différents synonymes pour cette maladie sont : adénolymphoïdite aiguë bénigne, angine monocytaire, lymphoblastose bénigne, monocytose aiguë.
Défaut de l’œil
En médecine, l'astigmatisme (du préfixe privatif grec ἀ- / a- et de στίγμα / stigma, « point ») est un défaut des systèmes optiques qui ne donnent pas d'un point une image ponctuelle, mais une image étalée dans le sens antéro-postérieur. Normalement, les surfaces de la cornée et du cristallin présentent une courbure quasiment sphérique. Chez les astigmates réguliers, l’une ou l’autre n’est plus sphérique et sa courbure s’apparente davantage à celle d’un ellipsoïde, c’est-à-dire comme un ballon de rugby. Il existe un méridien de courbure maximale (la puissance optique est maximale le long de ce méridien) et un méridien de courbure minimale (la puissance optique est minimale le long de ce méridien). Les axes respectifs de ces méridiens sont mutuellement perpendiculaires. L'image reçue par la rétine est donc différente selon les axes des méridiens. Il en résulte que l’image manque de netteté. Le trajet des rayons lumineux épouse un conoïde appelé « conoïde de Sturm », et ils se focalisent principalement (selon le plan de recueil de l'image) en des taches focales de contour grossièrement elliptique, au sein desquelles on peut identifier deux taches focales linéaires, appelées focales principales, qui encadrent une tache focale quasi circulaire (appelée cercle de moindre diffusion). L'étalement de l'image est directionnel, à la différence de la myopie ou de l’hypermétropie où l'image est focalisée en un seul point (stigmatisme), mais est mal située, en avant ou en arrière du plan rétinien. Néanmoins, l’astigmatisme n'exclut pas la myopie, l’hypermétropie ou toute autre pathologie de l’œil. En cas de déformation quelconque on parle d'astigmatisme irrégulier. La grande majorité des astigmatismes congénitaux sont d’origine cornéenne. Il existe habituellement un léger astigmatisme cornéen qui est neutralisé par un astigmatisme cristallinien opposé. La survenue d’une cataracte avancée peut provoquer l’apparition d’un astigmatisme d’origine cristallinienne (astigmatisme « interne », par opposition à l'astigmatisme d'origine cornéenne : la direction de cet astigmatisme est le plus souvent « inverse »).
Complication grave d'une angine à streptocoques
Le rhumatisme articulaire aigu (RAA), ou maladie de Bouillaud, ou fièvre rhumatismale est une complication inflammatoire retardée des infections des voies aériennes supérieures par le streptocoque β-hémolytique du groupe A ou d'une scarlatine non traitée avec des antibiotiques qui est caractérisée par une inflammation des tissus conjonctifs dans tout le corps, y compris des articulations, du cœur, de la peau et du système nerveux. Le rhumatisme articulaire aigu est une complication possible et grave d'une angine à streptocoques. Elle peut entraîner à moyen et long terme une maladie des valves cardiaques avec un risque vital.
Gonflement de l'intérieur de la gorge habituellement déclenché par une infection virale
Le croup [kʁup] (ou laryngo-trachéo-bronchite) est une affection respiratoire habituellement déclenchée par une infection virale aiguë des voies aériennes supérieures. L'infection conduit à un gonflement de l'intérieur de la gorge, qui gêne la respiration normale et produit les symptômes classiques : toux dite « aboyante », stridor, dysphonie. Le croup peut produire des symptômes légers à sévères, souvent aggravés la nuit. Il est souvent traité par une dose unique de stéroïdes oraux. Occasionnellement, l'adrénaline est utilisée si le cas est sévère. L'hospitalisation est rarement requise. Le croup est diagnostiqué cliniquement, une fois exclues les autres causes potentielles et plus sévères des symptômes, telles que l'épiglottite ou la présence d'un corps étranger dans les voies aériennes. Des recherches plus poussées, comme les tests sanguins, radiographies ou cultures sont rarement indispensables. Il s'agit d'une affection relativement commune qui peut affecter jusqu'à 15 % des enfants à certains endroits, le plus souvent entre 6 mois et 5-6 ans. Il n'est presque jamais observé chez les adolescents ou les adultes. Bien qu'originellement attribué à la diphtérie, cette étiologie est aujourd'hui peu fréquente dans le monde occidental grâce au succès de la vaccination.
Ganglion lymphatique ayant augmenté de volume
L'adénopathie (ADP) ou lymphadénopathie désigne l’état pathologique d’un nœud lymphatique, aussi appelé ganglion lymphatique (du grec Adéno Adên, Adenos, « glande »), qui a augmenté de volume (plus d'un centimètre). Le plus souvent, l'adénopathie est d’origine infectieuse ou tumorale. Les signes cliniques, le bilan biologique, parfois radiologique, les résultats d'une éventuelle biopsie ganglionnaire orientent le diagnostic d'une maladie.