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Attirance sexuelle persistante ou prédominante envers les enfants prépubères
Fléau
La pédophilie (du grec ancien παῖς / paîs « enfant » et φιλία / philía, « amitié ») est un trouble paraphilique caractérisé par l'attirance sexuelle ou par des sentiments amoureux persistants d'un adulte ou d'un adolescent envers les enfants, filles ou garçons, généralement prépubères ou au début de leur puberté. Bien que les filles commencent généralement la puberté à 10 ou 11 ans et les garçons à 11 ou 12 ans, les critères diagnostiques psychiatriques de la pédophilie prolongent la limite de la prépuberté jusqu’à l’âge de 13 ans. Cette attraction doit par ailleurs être associée soit à un passage à l'acte des pulsions sexuelles, soit à une souffrance cliniquement significative ou à une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants pour remplir les critères diagnostiques du trouble pédophilique. Une personne ayant cette attirance est décrite comme étant « pédophile ». Dans la société moderne, ce type d'attirance est reconnu comme une perversion sexuelle et, dans le cas des adultes, les activités s'y rapportant sont condamnées par la loi, notamment en raison du fait qu'une personne n'ayant pas la majorité sexuelle ne peut apporter un consentement éclairé. Les passages à l'acte de pédophiles, dans le cas des relations sexuelles entre un adulte et un enfant — au-dessous de la majorité sexuelle — constituent, juridiquement, des abus sexuels sur mineur. La « pédophilie » n'est pas une notion juridique, le terme n'est pas utilisé dans la loi, mais il est parfois improprement utilisé dans le langage courant pour désigner la pédocriminalité, la pédopornographie et les abus sexuels sur mineur dans leur ensemble, y compris pour des victimes mineures pubères. De nombreuses associations de défense des droits des enfants militent pour employer plutôt le terme de « pédocriminalité » pour qualifier les abus sexuels et la pédopornographie, ce qui reflète mieux la notion de violence et d'infraction. La pédophilie n'apparaît dans le diagnostic psychiatrique que de 25 à 50 % des personnes abusant sexuellement d'enfants, les autres souffrant d'un autre type de trouble.
Résultat de la libération brusque d'énergie accumulée par les contraintes exercées sur les roches
Un séisme ou tremblement de terre est une succession de secousses du sol résultant de la libération brusque d'énergie accumulée par les contraintes exercées sur les roches. Cette libération d'énergie se fait par rupture puis glissement le long d'une faille, généralement préexistante. Plus rares sont les séismes dus à l'activité volcanique ou d'origine artificielle (explosions par exemple). Le lieu de la rupture des roches en profondeur se nomme le foyer. La projection du foyer à la surface est l'épicentre du séisme. Le mouvement des roches près du foyer engendre des vibrations élastiques qui se propagent, sous la forme de paquets d'ondes sismiques, autour et au travers du globe terrestre. Il produit aussi un dégagement de chaleur par frottement, au point de parfois fondre les roches le long de la faille (pseudotachylites). Il se produit de très nombreux séismes tous les jours, mais la plupart ne sont pas ressentis par les humains. Environ cent mille séismes sont enregistrés chaque année sur la planète. Les plus puissants d'entre eux comptent parmi les catastrophes naturelles les plus destructrices. Les séismes les plus importants modifient la période de rotation de la Terre et donc la durée d’une journée (de l'ordre de la microseconde). La majorité des séismes se produisent à la limite entre les plaques tectoniques (séismes interplaques) de la Terre, mais il peut aussi y avoir des séismes à l'intérieur des plaques (séismes intraplaques). La tectonique des plaques rend compte convenablement de la répartition des ceintures de sismicité à la surface du globe : les grandes ceintures sismiques du globe, caractérisées par la densité géographique des séismes, sont la ceinture de feu du Pacifique (80 % de l'énergie sismique libérée chaque année), la ceinture alpine (15 % de l'énergie annuelle) et les dorsales dans les océans (5 % de l'énergie annuelle). La science qui étudie ces phénomènes est la sismologie, pratiquée par les sismologues, et son instrument de mesure principal est le sismomètre, qui enregistre les données sous forme de sismogrammes. L'acquisition et l'enregistrement du signal s'obtiennent dans une station sismique regroupant, outre les capteurs eux-mêmes, des numériseurs, des enregistreurs et antennes GPS, pour le positionnement géographique et l'horodatage des données.
Infection bactérienne contagieuse de l'intestin grêle
Le choléra [koleʁa] est une toxi-infection entérique épidémique contagieuse due à la bactérie Vibrio choleræ (« vibrion cholérique ») ou parfois aussi appelée « bacille virgule », découverte par l'anatomiste italien Filippo Pacini en 1854 et redécouverte par le bactériologiste allemand Robert Koch en 1884. Strictement limité à l'espèce humaine, le choléra se caractérise par des diarrhées brutales et très abondantes (gastro-entérite) menant à une sévère déshydratation. C’est une diarrhée infectieuse de type syndrome cholériforme ou diarrhée hydroélectrolytique (à diarrhée aqueuse) à ne pas confondre avec le syndrome gastro-entéritique (à diarrhée banale). La forme majeure classique peut causer la mort dans plus de la moitié des cas, en l’absence de thérapie par réhydratation orale (de quelques heures à trois jours). La contamination est orale, d’origine fécale. La consommation d'eau douce souillée, de fruits de mer crus (mollusques, crustacés) ou des boissons et aliments contaminés par les selles des personnes infectées entraîne des épisodes épidémiques plus ou moins sévères qui peuvent rapidement se répandre dans les régions où les déchets humains ne sont pas traités. Cantonnées très longtemps à l'Asie (Inde, Chine et Indonésie), les épidémies deviennent au XIXe siècle de véritables pandémies en touchant le Moyen-Orient, l'Europe et les Amériques. L'Organisation mondiale de la santé estime que le choléra entraîne chaque année environ 100 000 morts pour 4 millions de cas recensés (soit un taux de létalité de 2,5 %). En France (hors Guyane et Mayotte), où le choléra autochtone a disparu, on compte entre 0 et 2 cas importés chaque année depuis 2000.
Maladie infectieuse aiguë causée par la bactérie Bacillus anthracis
La maladie du charbon, également appelée fièvre charbonneuse, est une maladie infectieuse aiguë causée par la bactérie Bacillus anthracis. C'est une anthropozoonose, c'est-à-dire commune aux animaux et à l'homme. Très rare chez l'homme, elle s'observe le plus souvent chez les animaux herbivores. Bacillus anthracis est une arme bactériologique potentielle depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et a été particulièrement médiatisée à la suite des attentats du 11 septembre 2001. Malgré son nom anglais anthrax, cette maladie ne doit pas être confondue avec l'anthrax, qui en français désigne une staphylococcie cutanée.