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Pandémie de peste bubonique au XIVe siècle
Fléau
La peste noire, aussi appelée grande peste ou mort noire, est une pandémie de peste (principalement bubonique) qui a sévi au milieu du XIVe siècle (pendant le Moyen Âge). Probablement originaire d'Asie centrale, la pandémie touche l'Europe à travers les invasions mongoles, puis se propage en Afrique du Nord voire en Afrique subsaharienne, faisant jusqu'à 50 millions de victimes à travers le monde. Il s'agit à la fois de la pandémie la plus meurtrière et de la plus grande catastrophe démographique enregistrée dans l'histoire de l'humanité. En Europe, elle fait environ 25 millions de victimes en cinq ou six ans (1347-1352), soit entre 30 et 60 % de la population. Elle est considérée comme le début explosif et dévastateur de la deuxième pandémie de peste, qui dure de façon plus sporadique jusqu'au début du XIXe siècle. Cette pandémie provoque indirectement la chute de la dynastie Yuan en Chine, affecte l'Empire khmer et affaiblit encore plus ce qui reste de l'Empire byzantin, en déclin depuis le début du XIVe siècle. Son nom lui a été donné par les historiens modernes ; elle n'est ni la première ni la dernière pandémie de peste, mais c'est la seule à porter ce nom. C'est aussi la première pandémie à avoir été autant décrite par les chroniqueurs de l'époque.
Paraphilie dans laquelle un animal est l'objet du désir
La zoophilie (du grec ancien ζῷον / zỗion (« animal ») et φιλία / philía (« amitié »), est une paraphilie dans laquelle un animal est l'objet du désir sexuel. Apparu au XIXe siècle, le terme est à l'origine utilisé dans un sens « platonique ». Ainsi, un journal animé par Victor Hugo s'appelait Le Zoophile. Par extension, le terme a ensuite désigné l'attirance sexuelle d'un être humain pour un ou plusieurs animaux, acception aujourd'hui la plus courante. Les individus ayant une attirance ou une excitation envers des animaux sont appelés « zoophiles ». Généralement considérée comme une déviance ou une perversion sexuelle, elle devient une paraphilie si elle remplit ces critères, bien qu'elle ne soit plus mentionnée depuis 1980 dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM), la référence psychiatrique américaine et mondiale en matière de troubles mentaux. Certains, par exemple le philosophe et auteur Peter Singer (qui milite dans les mouvements pour les droits des animaux), affirment que le sexe homme-animal n'est pas intrinsèquement immoral. Cette pratique était autrefois connue sous le nom de « bestialité ». Au XXIe siècle, ce terme est souvent utilisé pour désigner le passage à l'acte sexuel effectif qui peut découler d'une attirance zoophile. Il est aussi question, dans ce cas, d'« actes zoophiles ». Dans la plupart des pays, les activités zoophiles sont illégales en vertu des lois de cruauté envers les animaux ou de « crime contre la nature » ; cependant, la notion d'« abus » est contestée par certains zoophiles.
Ensemble des attirances ou pratiques sexuelles "anormales"
Une paraphilie (du grec παρά / pará, « auprès de, à côté de » et φιλία / philía, « amitié, amour ») est une pratique sexuelle qui diffère des actes traditionnellement considérés comme normaux, ou le fait d'éprouver une attirance sexuelle considérée comme anormale. Elle n'est donc pas considérée comme un trouble mental, à la différence du trouble paraphilique, qui est diagnostiqué lorsque la paraphilie cause une détresse ou une altération cliniquement significative dans la vie de la personne, ou lorsqu'elle entraîne des comportements qui nuisent à autrui. L'acceptation des paraphilies varie selon les pays, et des pratiques que la loi proscrit peuvent être classées comme délits ou crimes sexuels. Le terme de « paraphilie » a été proposé par Friedrich Salomon Krauss (en) en 1903. Il s'utilise dans certains milieux psychiatriques aux États-Unis à la place du mot « perversion », considéré comme péjoratif. Le sexologue néo-zélandais John Money l’a popularisé dans les années 1970 en tant que désignation non péjorative pour classer « les intérêts sexuels inhabituels ». Il décrit la paraphilie comme un « embellissement sexo-érotique, ou alternative à la norme officielle idéologique ». Avant l'introduction du terme « paraphilie » dans le DSM-III (1980), on utilisait le terme de « déviance sexuelle » pour classer la plupart des paraphilies dans les deux premières éditions du manuel décrivant les paraphilies en tant que « fantaisie, désir ou comportement sexuellement intense » notamment et généralement les attirances pour les pratiques telles que l'exhibitionnisme, l'utilisation d'objets inanimés, le non-consentement d'une personne et, donc, le viol, le fétichisme, le frotteurisme, la pédophilie, le masochisme, le sadisme sexuel, le travestissement fétichiste ou le voyeurisme pathologique. Il faut notamment distinguer les paraphilies des problèmes psychiques et comportementaux associés au développement psychosexuel, ou des dysfonctionnements sexuels.
Maladie infectieuse de la peau causée par le sarcopte, un acarien microscopique
La gale ou scabiose (respectivement de galla « galle » et de scabies « gale ») est une maladie infectieuse de la peau causée par un parasite de type acarien microscopique, le sarcopte (Sarcoptes scabiei). Selon le sous-type de ce parasite, on distingue la gale humaine, de gales spécifiques à d'autres mammifères. Il s'agit d'une infection contagieuse bénigne (sans gravité). Le principal symptôme chez l'humain est la démangeaison. Le profil lésionnel est celui d'une dermatite périvasculaire. Le diagnostic peut selon les cas être établi à l'examen clinique ou nécessiter un prélèvement. Le traitement fait appel à des médicaments utilisés par voie orale ou cutanée. Souvent sont associés le traitement de l'entourage et la décontamination de l'environnement. En 2024, la gale a progressé en France et en Europe, affectant principalement des enfants, étudiants et certains environnements de soins.
Maladie infectieuse contagieuse
La diphtérie est une maladie infectieuse contagieuse due à Corynebacterium diphtheriae ou bacille de Löffler-Klebs, susceptible de produire une toxine touchant d'abord les voies respiratoires supérieures, puis le cœur et le système nerveux périphérique. Elle débute le plus souvent par une angine à fausses membranes, d'où son nom créé au XIXe siècle du grec διφθέρα / diphthéra, « membrane », pouvant entraîner la mort par suffocation en l'absence de traitement, une complication connue historiquement sous le nom de croup. Maladie historique redoutable au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle, en voie de disparition dans les pays développés dans les années 1980, elle réapparaît dans les pays de l'ex-URSS à partir de 1991 à la suite d'une politique vaccinale insuffisante et de troubles socio-politiques. Au début du XXIe siècle, la maladie régresse, cependant C. diphtheriae et d'autres corynébactéries apparentées continuent de circuler et sont une menace persistante qui doit être contrôlée par des systèmes de surveillance et enrayée par le maintien d'une forte couverture vaccinale.
Toxi-infection due à une bactérie
Le tétanos (en grec ancien : τέτανος, « rigidité spasmodique du corps ») est une toxi-infection touchant l'être humain et d’autres animaux. Il est dû à une infection locale par la bactérie Clostridium tetani produisant une neurotoxine, la tétanospasmine, ciblant le système nerveux central. Cette toxine est l'un des plus puissants poisons biologiques connus. Elle entraîne la mort dans 20 à 30 % des cas. La guérison s'obtient après plusieurs jours ou semaines d'hospitalisation en réanimation et soins intensifs. Dans les pays industriels, si cette maladie est en voie de disparition, elle persiste encore par insuffisance de vaccination. Ailleurs, elle touche surtout les femmes qui viennent d'accoucher et les nouveau-nés des régions les plus pauvres, du fait d'une absence d'hygiène et de vaccination. En 2025, ce tétanos maternel et néonatal (TMN) demeure un problème de santé publique (plus d'un cas pour mille naissances) dans 8 pays en développement. Cette maladie n'est ni immunisante (il est possible d'être infecté plusieurs fois), ni contagieuse (pas de transmission de personne à personne). Elle n'est pas éradicable car les bactéries sont en permanence dans le sol et l'environnement, mais elle est totalement évitable par la vaccination et l'hygiène des plaies.
Maladie de l'épiderme se caractérisant par des taches blanches (dépigmentation) qui apparaissent et s'étendent sur la peau
Le vitiligo — aussi appelé leucodermie ou achromie —, peut-être du latin vitium (« défaut, vice ») ou vitelius (« viande blanche des veaux »), est une maladie chronique de l'épiderme. Ce trouble pauci-symptomatique se caractérise par des zones dépigmentées (leucodermie) sur la peau et parfois par une dépigmentation des poils (leucotrichie). Les macules blanches ou taches circonscrites sur la peau, de dimension, d'aspect et de localisation variables, sont plus ou moins évolutives, et plus ou moins généralisées. Cette maladie auto-immune acquise survient lorsque les mélanocytes meurent ou sont incapables de fonctionner normalement. Elle évolue par poussées, sous l'influence de différents facteurs comme le stress, l'anxiété, le choc psychologique ou les frottements, et apparaît parfois au contact de produits chimiques (rares cas). Les causes du vitiligo sont peu connues. Des recherches suggèrent cependant que la maladie puisse provenir de désordres auto-immuns, de prédispositions génétiques, de stress oxydatifs. Le vitiligo peut par ailleurs être d'origine neuronale ou virale.
Trouble hormonal
L'acromégalie, ou maladie de Pierre Marie, est un trouble hormonal qui provoque une augmentation anormale de la taille des pieds et des mains et une déformation du visage, y compris à l'âge adulte. La maladie est presque toujours induite par une tumeur bénigne de l'hypophyse (adénome hypophysaire) produisant une hypersécrétion d'hormone de croissance (adénome hypophysaire dit somatotrope). Son évolution très lente retarde souvent le diagnostic. L'acromégalie touche principalement les adultes d'âge moyen, c'est une maladie grave susceptible d'entrainer une mort prématurée. L'excès d'hormone de croissance peut provoquer des complications telles que : diabète, hypertension artérielle, troubles oculaires par une compression du chiasma optique conduisant à une perte de vision (hémianopsie), insuffisance cardiaque (problème médical majeur), etc.. Lorsque ce trouble hormonal survient avant la puberté, il peut entrainer un gigantisme (acromégalo-gigantisme ou gigantisme hypophysaire), mais tous les géants ne sont pas acromégales et tous les acromégales ne sont pas des géants.
Tremblement de terre en 1755
Le séisme de Lisbonne, survenu le 1er novembre 1755, est une catastrophe qui fit entre 50 000 et 70 000 morts parmi les 275 000 habitants de Lisbonne. La secousse fut suivie par un tsunami et des incendies, qui détruisirent dans sa quasi-totalité la capitale. Avec les victimes indirectes, son bilan dépasserait les 100 000 morts. Le tremblement de terre frappa également d'autres régions au Portugal ainsi qu'en Espagne et au Maroc, et le tsunami se propagea jusqu'à l'autre côté de l'océan Atlantique. Ce tremblement de terre n'ayant pas été enregistré grâce à des sismographes, sa magnitude et son épicentre ont été calculés de manière indirecte, en fonction du contexte géologique et de la répartition des destructions. Les sismologues estiment sa magnitude entre 8,5 et 9. Son épicentre exact reste discuté, mais se situait dans l'océan Atlantique, probablement à environ 200 km au sud-ouest du cap Saint-Vincent. D'après les études paléosismologiques, le temps de récurrence d'un tel séisme est de l'ordre de 1 500 à 2 000 ans. La catastrophe intensifia les tensions politiques au Portugal et perturba profondément les ambitions coloniales du pays au XVIIIe siècle. En pleine période des Lumières, cet événement fut par ailleurs amplement discuté par les philosophes européens et inspira de nombreux développements sur le thème de la théodicée ou du sublime. Du côté des scientifiques, il accéléra le mouvement, engagé depuis peu, de la conscience du risque.
Maladie génétique des tissus conjonctifs
Le syndrome de Marfan, ou maladie de Marfan, est une maladie génétique, à transmission autosomique dominante, des tissus conjonctifs. Elle atteint l'ensemble des organes du corps humain, avec des degrés très variables dans ses manifestations cliniques. Les organes les plus touchés sont : l'œil, le squelette et le système cardiovasculaire.
Trouble de la perception de son propre corps
La dysmorphophobie, également appelée dysmorphobie ou trouble dysmorphique corporel (TDC ; en anglais BDD pour body dysmorphic disorder), est un trouble mental caractérisé par une idée obsessionnelle qu'une partie de son corps, voire son corps au complet, est rempli de défauts. La personne utilise donc des moyens extrêmes afin de cacher ou d'améliorer ces défauts. Le trouble dysmorphique corporel est classé comme un trouble somatoforme et le DSM-5 classe le TDC dans le spectre obsessionnel-compulsif et le distingue de l'anorexie mentale. Craignant d'être stigmatisées par la vanité, ces personnes cachent généralement leur préoccupation par rapport à ce trouble. Généralement insoupçonné même par les psychiatres, le TDC a souvent été sous-diagnostiqué.
Châtiments que Dieu inflige à l'Égypte
Les dix plaies d'Égypte sont les dix châtiments que, selon le Livre de l'Exode, Dieu inflige à l'Égypte lorsqu’il exige que Pharaon laisse partir les Hébreux qu'il maintenait en esclavage.