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Maladie transmise à l'humain par les animaux
Fléau
La brucellose, anciennement appelée fièvre de Malte ou mélitococcie, est une anthropozoonose (maladie transmise par les animaux) due à des coccobacilles (bactéries) du genre Brucella, du nom de David Bruce (1855-1931). La brucellose humaine est liée à celle du bétail domestique et aux produits laitiers crus provenant d'animaux infectés. Elle est devenue rare en France depuis la mise en place de mesures prophylactiques sévères prises à partir de 1975. Elle reste une maladie d'actualité par sa fréquence et ses conséquences socio-économiques dans les pays en développement, et la découverte de nouvelles Brucella chez d'autres espèces animales, domestiques ou sauvages (y compris les mammifères marins, et les amphibiens). La brucellose animale apparaît comme en émergence continue, à partir de nouveaux foyers sauvages, principalement d'ongulés, sur tous les continents. Chez l'animal, la maladie se manifeste surtout par des avortements, alors que chez l'humain, il s'agit d'une fièvre avec complications chroniques le plus souvent articulaires ou neurologiques. La transmission inter-humaine est rarissime, la brucellose humaine restant directement en rapport avec la maladie animale. La prévention et l'éradication de la maladie chez le bétail et la surveillance de la vie sauvage restent les meilleurs moyens de lutte.
Série de séismes en 2015 en Asie du Sud
Une série de séismes frappe le Népal à partir du 25 avril 2015. Le premier de ces séismes est d'une magnitude de 7,9 et son foyer est profond de quinze kilomètres selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis. L'épicentre de ce séisme est situé à 77 kilomètres au nord-ouest de Katmandou au Népal et à 68 kilomètres de Pokhara. La secousse aurait été ressentie jusqu'à New Delhi ainsi que dans tout le nord de l'Inde. Le séisme a provoqué des avalanches sur le mont Everest qui ont recouvert deux camps d'alpinistes. C'est le tremblement de terre le plus puissant au Népal depuis celui du 15 janvier 1934, dont la magnitude a été estimée à 8,0 et qui a fait 17 000 morts (au Népal même et dans le Bihar voisin). Il s'agit en outre du plus important séisme au monde depuis celui de magnitude 8,2 survenu au Chili en avril 2014. Le nombre de victimes est élevé en raison de la magnitude, de la fragilité des habitations de la capitale népalaise qui compte aussi de nombreux temples hindous en bois, et des effets de site dus à la lithologie du bassin de Katmandou. Plusieurs répliques importantes, de magnitude supérieure à 5, sont ressenties dans les jours qui suivent. Trois nouvelles répliques majeures, dépassant une magnitude de 7, sont recensées le 12 mai 2015. Cependant, les experts estiment qu'un deuxième séisme est survenu le 12 mai 2015 d'une magnitude de 7,3, et non d'une réplique, provoquant à son tour la mort de nombreuses autres victimes. Elles sont ressenties à quinze kilomètres de la Chine ainsi qu'à trente kilomètres du mont Everest, voire jusqu'au sud de l'Inde. Après les 8 126 morts causés par le séisme du 25 avril et ses répliques immédiates, des centaines de victimes supplémentaires seraient à déplorer à cause de ces nouveaux tremblements de terre.
Feux de brousse survenus en Nouvelle-Galles du Sud et dans l'est et le nord-est de l'État de Victoria, en Australie
La saison 2019-2020 des feux de brousse en Australie a débuté en juin touchant surtout la Nouvelle-Galles du Sud et dans l'est et le nord-est de l'État de Victoria, avant de sortir des forêts fin décembre, justifiant plusieurs « états d’urgence » déclarés dans ces deux États. Il s'agit des plus importants incendies de végétation de l'histoire de l'Australie, principalement dans le sud-est du continent. Au 14 janvier 2020, les rapports font état d'environ 18,6 millions d'hectares (186 000 km2) brûlés, 5 900 bâtiments détruits (dont 2 779 habitations) et au moins 34 morts. De plus, au moins 445 personnes sont tuées par inhalations de fumée, et quelque 4 000 sont hospitalisées.La faune et la flore seront durablement affectés, mettant en péril la biodiversité car plusieurs espèces menacées pourraient disparaître. Environ trois milliards d’animaux ont été touchés : 2,46 milliards de reptiles, 180 millions d’oiseaux, 143 millions de mammifères et 51 millions de batraciens. La qualité de l'air a souvent atteint des niveaux dangereux ; les apports massifs de cendre peuvent polluer les eaux superficielles. Au 7 janvier 2020, de la fumée était visible à 11 000 kilomètres de là, au Chili et en Argentine. Le 2 janvier 2020, selon la NASA, 306 millions de tonnes de CO2 avaient été émises. La superficie touchée est moindre que lors des incendies de 1974-1975 qui avaient brûlé 117 000 000 ha, mais les dégâts sont bien plus importants en termes d’intensité de feu, de durée, de saisonnalité et d'écosystèmes touchés. Des « mégafeux » (incendies fusionnant entre eux) ont été observés, faisant qualifier l’Anthropocène de « Pyrocène ». Ces feux ont mobilisé la Force de défense australienne (soutien aérien) et des renforts venus de toute l’Australie ainsi que de l'étranger (par exemple, des pompiers et équipements venus de Nouvelle-Zélande, de Singapour, du Canada et des États-Unis). Au 18 janvier 2020, le coût de cette saison de feux avait déjà dépassé d’environ 4,4 milliards de dollars celui des « incendies du samedi noir » de 2009 et les revenus du secteur du tourisme ont chuté de plus d'un milliard de dollars.
Ouragan de catégorie 5 en septembre 2017
L’ouragan Irma est le dixième cyclone tropical de la saison cyclonique 2017 dans l'océan Atlantique nord, le deuxième ouragan majeur (catégorie 3 ou plus), ayant atteint la catégorie 5 sur l'échelle de Saffir-Simpson, après l'ouragan Harvey de catégorie 4 survenu une semaine auparavant. Il était l'ouragan à rester classé en catégorie 5 pendant la plus longue période continue à ce moment. Il s'est développé à partir du 30 août et est devenu post-tropical le 12 septembre 2017. Après la saison 2019, il était encore le troisième plus puissant ouragan enregistré dans l'Atlantique nord, par la vitesse de ses vents soutenus (287 km/h), après les ouragans Allen (305 km/h) en 1980 et Dorian (295 km/h) en 2019. Il causa des dégâts catastrophiques dans les îles de Barbuda, Saint‑Barthélemy, Saint‑Martin, Anguilla et les Iles Vierges, éprouva sévèrement la côte nord de Cuba et obligea la Floride à mettre en place l'évacuation de plus de six millions d'habitants. Les dégâts ont été évalués à près de cent milliards de dollars. Le 12 avril 2018, l'Organisation météorologique mondiale retire le nom Irma de la liste officielle des cyclones. Il sera remplacé par Idalia en 2023.
Maladie auto-immune
Le syndrome de Gougerot-Sjögren, ou syndrome de Sjögren, est une maladie auto-immune systémique caractérisée par une atteinte des glandes exocrines, en particulier des glandes lacrymales et salivaires. Il peut être « primitif » (c’est-à-dire isolé), ou « secondaire » (50/50) et associé à une autre maladie auto-immune : lupus érythémateux disséminé, polyarthrite rhumatoïde…
Difficulté à identifier, différencier et exprimer ses émotions, ou parfois celles d'autrui
L'alexithymie est une difficulté à identifier, différencier, exprimer et traiter ses émotions, ou parfois celles d'autrui ; souvent accompagnée d'un style cognitif concret et « orienté vers l'extérieur ». Ce trait de personnalité a d'abord été identifié parmi des patients présentant des symptômes psychosomatiques, puis chez la moitié, environ, des personnes autistes, puis souvent associé à des troubles de l'humeur, à l'abus et à la dépendance à des substances, à certains troubles de l'alimentation et de la personnalité (trouble de la personnalité limite notamment). L'alexithymie ne semble pas être une caractéristique centrale de l'un ou l'autre de ces troubles, mais plutôt une affection connexe et comorbide. Ce trouble est plus commun qu'on ne le pensait (de 17 à 23 % de la population aurait des difficultés à identifier et exprimer ses états émotionnels). Les personnes très alexithymiques présentent un risque statistique accru de comorbidités, différente chez les jeunes et chez les adultes. En dépit de cette prévalence et du fait qu'il puisse affecter la santé mentale, la qualité de vie et les relations sociales, ce « déficit dans le traitement cognitif et la régulation des états émotionnels » est méconnu du grand public. On en distingue deux grandes sortes : l'alexithymie primaire, un trait de personnalité stable, a priori dû à des facteurs génétiques ou neurobiologiques et développementaux ; l'alexithymie secondaire, induite par un traumatisme cérébral ou psychique, par certaines maladies ou conjointe à un trouble de santé mentale (ex. : profonde dépression). Ce type d'alexithymie peut surgir au cours de la vie et affecter un traitement émotionnel auparavant intact. Dans le contexte de la maltraitance infantile qui en est parfois la cause, elle semble être une protection psychique évitant de ressentir des émotions trop difficiles, mais, quand elle est associée à une symptomatologie émotionnelle sévère, elle peut accroître la vulnérabilité psychiatrique de la personne. On peut aussi distinguer d'une part une forme légère de l'alexithymie, où le sujet peut détecter et parfois verbaliser des émotions simples, et d'autre part une forme sévère, avec absence totale de reconnaissance émotionnelle, chez soi et chez autrui ; on peut aussi considérer qu'il existe un spectre entre ces deux extrêmes. Des tests permettent évaluer le degré d'alexithymie.
Incendies dévastateurs en Californie
Du 7 au 31 janvier 2025, une série d'incendies a touché la région métropolitaine de Los Angeles et les régions environnantes en Californie du Sud, notamment à Pacific Palisades, Eaton, Hurst et Sunset. Qualifiés par le président américain, Joe Biden, d'incendies les « plus dévastateurs » de l'histoire de la Californie, ils ont causé, selon le département du médecin légiste du comté de Los Angeles, la mort de 31 personnes et des dizaines de blessés, ainsi que la destruction de plus de 16 000 habitations et bâtiments. Près de 200 000 personnes ont dû évacuer leurs maisons et on estime que les pertes économiques pourraient atteindre 10 milliards de dollars. Les personnes touchées par ces violents incendies vont des célèbres acteurs hollywoodiens tels que Billy Cristal et James Woods et des personnalités telles que Paris Hilton aux habitants de la zone côtière et des quartiers les plus à l'ouest de la ville. Au moins cinq incendies de forêt ravagent la ville de Los Angeles, dont trois ont été qualifiés d'« incontrôlables » par les autorités humanitaires. Ils ont ravagé plus de 23 324 hectares, causant des dégâts estimés à des centaines de milliards de dollars.
Inondations dans le sud-est de l'Espagne les 29 et 30 octobre 2024
Les inondations de 2024 en Espagne ont lieu les 29 et 30 octobre et touchent principalement la province de Valence. Elles sont provoquées par une très abondante pluviométrie, conséquence d'une goutte froide dont les effets sont renforcés par le changement climatique et l'importante urbanisation des zones touchées. Avec près de 240 morts et disparus et des dégâts majeurs affectant notamment les moyens de transport, il s'agit de l'une des pires catastrophes naturelles ayant frappé l'Europe après les inondations de juillet 2021. La catastrophe donne lieu à de vives polémiques quant à la responsabilité des parties prenantes à la gestion de crise. Le président de la Généralité valencienne Carlos Mazón en particulier est vivement critiqué pour le retard et l'insuffisance de sa réaction aux événements, tandis que le gouvernement valencien rejette la faute sur le gouvernement espagnol, notamment la ministre de la Transition écologique Teresa Ribera.
Éruption volcanique en 1902 qui détruisit la ville de Saint Pierre, Martinique
L'éruption de la montagne Pelée en 1902 est une éruption volcanique de la montagne Pelée (Martinique, Antilles françaises), qui a débuté le 23 avril 1902 et s'est poursuivie jusqu'au 5 octobre 1905. C'est une éruption majeure, la plus meurtrière du XXe siècle. Sa nuée ardente (ou nuage pyroclastique) du 8 mai 1902 reste célèbre pour avoir, en quelques minutes, entièrement détruit ce qui était alors la plus grande ville de la Martinique, Saint-Pierre, tué la quasi-totalité de ses habitants avec seulement trois rescapés certifiés (plus de 30 000 personnes sont mortes soit 1/5e de la population de l’île). Cette éruption explosive (de niveau 4 sur l'échelle VEI) est la catastrophe la plus meurtrière du XXe siècle en France et l'éruption volcanique la plus meurtrière au monde depuis celle du Krakatoa en 1883. La destruction de la ville et de ses alentours était inévitable, mais ses habitants et de nombreux marins ont été les victimes de l'incompétence des scientifiques en charge d'évaluer la situation, ainsi que de mauvaises décisions politiques et administratives sur instructions ministérielles : refus par le gouverneur de la Martinique, Louis Mouttet, de faire évacuer la ville et de laisser appareiller les navires ancrés dans la rade afin d’assurer le second tour de l'élection législative du 11 mai. L’éruption type de 1889-1905, dont la nuée ardente catastrophique du 8 mai 1902 n’était qu’une phase, est une référence fondamentale de volcanologie : c’est la première éruption volcanique qui ait été scrupuleusement étudiée et décrite scientifiquement (par Lacroix, Heilprin, Jaggar, Perret et beaucoup d'autres). Pour désigner ce type d'éruption, Lacroix a utilisé l'expression « éruption péléenne » et pour ses événements destructeurs, l'expression « nuée ardente ». De par les conséquences humaines et matérielles de la sous-estimation d'un danger « naturel » imminent, cette éruption montre aussi l'importance de l'évaluation et de la prise en compte par les autorités des risques naturels, et notamment du risque volcanique. La nuée du 30 août 1902 a encore fait un millier de victimes. L'éruption de 1929-1932 n'en a pas fait, car toute la population du Nord de l'île avait été évacuée à la suite du retour d'expérience des événements précédents. ll a été estimé que 394 bateaux se trouvaient dans la baie de Saint-Pierre. Un bilan publié en 1904 a été établi sur la base de statistiques et de témoignages. Il a été établi par l'Établissement national des invalides de la marine. Il évalue au minimum les pertes françaises à 386 navires et embarcations, principalement des caboteurs et bateaux de pêche, 500 hommes d'équipage et 33 passagers. Les pertes étrangères sont à minima de 3 vapeurs long-courriers anglais avec 99 hommes d'équipage, 2 voiliers américains avec 20 hommes d'équipage, 3 voiliers longs-courriers italiens avec 28 hommes d'équipage et un passager. Comme la ville, les navires furent détruits en un instant, la majorité a pris feu et a été détruite corps et biens.
Groupe de maladies héréditaires
L'amyotrophie spinale - en anglais : Spinal muscular atrophy (SMA) - est le nom donné à un groupe de maladies héréditaires caractérisées par une faiblesse et une atrophie des muscles, et par la dégénérescence progressive des neurones moteurs (motoneurones). Cette pathologie, due à la mutation du gène SMN1 (en) (Survival of Motor Neuron) se transmet de manière autosomique récessive. Elle n'affecte pas les fonctions du cerveau mais provoque une paralysie progressive conduisant au décès des enfants en bas âge dans les cas les plus sévères (SMA de type 1). La raison principale serait la mort des neurones moteurs conduisant à un non-fonctionnement des muscles, dont ceux nécessaires à la respiration. Avec la progression de la maladie, les respirateurs artificiels deviennent nécessaires mais de nouveaux traitements existent, ralentissant, voire prévenant l’apparition de la maladie (thérapie antisens, thérapie génique…).
Cinquième édition (2013) du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux
Le DSM-5 est la cinquième et plus récente édition, publiée en 2013, du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, et des troubles psychiatriques (en anglais : Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) de l'Association américaine de psychiatrie (APA, en anglais : American Psychiatric Association). Publié aux États-Unis, il remplace l'édition précédente, datant de 2003, après consultation, révision et préparation. La version française est parue en 2015. Cette nouvelle version du manuel a fait l'objet de critiques, notamment quant à sa scientificité et aux intérêts pharmaceutiques qui semblent y être liés.
Crise migratoire entre l'Espagne et le Maroc en 2026
L’incident frontalier entre l'Espagne et le Maroc en 2026 est un incident diplomatique et une crise migratoire qui commencent le 30 juillet 2026 avec l'entrée temporaire par la mer de milliers d'immigrants originaires du Maroc dans les villes espagnoles autonomes de Ceuta, et dans une moindre mesure Melilla. La plus grande partie des traversées s'effectuent à la nage en longeant les digues des plages d'El Tarajal et de Benzú (es) ou à pied en longeant le rivage. Des tentatives d'entrée par la frontière terrestre de Melilla sont aussi enregistrées. Le ministère de l'Intérieur espagnol estime que plus de 70 000 personnes accèdent à Ceuta irrégulièrement au plus fort de la crise. Cela constitue alors l'épisode migratoire le plus important à la frontière hispano-marocaine depuis 2021 et la crise migratoire à Ceuta. Plus de la moitié des migrants retournent volontairement au Maroc dès le 31 juillet, mais des milliers restent provisoirement sur le territoire espagnol. Les autorités espagnoles et marocaines coordonnent leurs actions pour contenir l'afflux et faciliter les retours. Au 2 août, « la plupart ont fait marche arrière, épuisés par des jours d’errance, le manque de sommeil et la faim ». Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur espagnol, 70 000 personnes sont retournées au Maroc. La crise provoque la saturation des capacités d'accueil de Ceuta et nécessite le déploiement de l'armée de terre espagnole, de la Garde civile, du Corps national de police et des sauveteurs en mer, ainsi que la fermeture temporaire du passage frontalier de Beni Ensar à Melilla. Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, qualifie les évènements de « violation de l'intégrité territoriale de l'Espagne », tandis que le bilan humain s'élève à au moins 80 morts (pour la plupart noyés). Après être resté silencieux pendant plusieurs jours, le gouvernement marocain déclare le soir du 2 août avoir recensé 40 000 migrants pour 11 décès et accuse le gouvernement espagnol d’être responsable de la crise. Le 7 août 2026, l’Association marocaine des droits humains (AMDH) estime à 141 le nombre de morts.
Catastrophe maritime
Le naufrage du Sewol s'est déroulé le 16 avril 2014, sur le trajet entre Incheon et Jeju en Corée du Sud. Le ferry a quitté le port d'Incheon vers 21 h le 15 au soir. Le lendemain, le Sewol a pris de la gîte aux alentours de 9 h alors qu'il transportait 476 personnes dont 325 lycéens du lycée Danwon (en), dans la ville d'Ansan. En tout, 304 passagers et membres d'équipage ont péri dans la catastrophe, 5 sont portés disparus. Le bateau s'est incliné a 65 degrés et s'est complètement retourné vers 10 h 30. Des 172 survivants, plus de la moitié ont été secourus par des bateaux de pêche et par d'autres navires commerciaux arrivés sur la scène 40 minutes avant la garde côtière sud-coréenne. Le naufrage du Sewol a causé des réactions très vives en Corée du Sud. Des accusations ont visé le capitaine et les membres d'équipage ainsi que l'exploitant du ferry et les fonctionnaires responsables de la supervision de l'exploitation. Le gouvernement coréen a également été accusé d'une réponse inadéquate à la tragédie et de tentatives de minimiser sa responsabilité. Le 15 mai 2014, le capitaine et trois membres d'équipage ont été accusés de meurtre ; onze autres membres d'équipage ont été accusés d'avoir abandonné le navire. Un mandat d'arrêt a été émis contre Yoo Byung-eun, le propriétaire de Chonghaejin Marine, l'exploitant du Sewol, sans qu'une chasse à l'homme nationale ait pu aboutir. Le 22 juillet 2014, son corps sans vie a été retrouvé à 400 km de Séoul. La cause du décès est encore inexpliquée. Le capitaine du ferry est condamné à 36 ans de prison en première instance le 11 novembre 2014, puis à perpétuité en appel le 28 avril 2015. Le chef mécanicien écope de 30 ans.
Incendie à Londres en 2017
L'incendie de la tour Grenfell est un incendie survenu le mercredi 14 juin 2017 dans la tour Grenfell, un immeuble de logements sociaux de 24 étages, situé dans le district de North Kensington à Londres au Royaume-Uni faisant, selon les policiers, 71 morts et environ 8 disparus (que l'on compte comme morts, ce qui fait 79 morts) en ajoutant les 74 blessés. Le feu serait parti de l'explosion du réfrigérateur d'un studio du quatrième étage. Il se serait propagé par une fenêtre ouverte, située à un mètre de l'appareil, puis par le bardage apposé lors d'une récente rénovation. Selon un rapport mentionné dans la presse à la mi-avril 2018, le feu serait resté circonscrit à l'appartement où il avait pris, sans faire de victime, si le nouveau bardage n'avait pas contribué à le propager.
Épidémie à virus Ebola en 2026
En mai 2026, une épidémie de maladie à virus Ebola est signalée dans la province d'Ituri, en république démocratique du Congo. Des cas importés d'Ituri sont ensuite confirmés dans les provinces congolaises du Nord-Kivu, du Sud-Kivu ainsi qu'à Kampala, la capitale de l'Ouganda. Elle est causée par l'espèce d'ébolavirus Orthoebolavirus bundibugyoense (virus/souche Bundibugyo).
L'anévrisme de l'aorte abdominale consiste en une dilatation localisée avec perte du parallélisme des parois de l'aorte dans sa portion abdominale. La localisation la plus fréquente se situe en dessous des artères rénales, c'est-à-dire dans la dernière portion de l'aorte. On parle d'anévrisme lorsque le diamètre transversal maximal du vaisseau est supérieur à 1,5 fois la normale ; en deçà, on parle d'ectasie. Son diamètre peut parfois atteindre 13 cm, la normale étant de 1,5 cm à 2,5 cm après 65 ans, variable en fonction du sexe et de la morphologie de la personne. Le risque principal en est la rupture. Il dépend de la taille et de la vitesse de croissance (qui est dépendante elle-même de la taille).
Technique de diminution de l'appétence sexuelle par l'administration de substances hormonales
L'expression castration chimique ou immunocastration peut avoir plusieurs sens : le traitement alternatif à la « castration chirurgicale », couramment pratiquée par les éleveurs et vétérinaires ; un traitement inhibiteur de la libido, visant à diminuer l'appétit sexuel par l'administration de substances hormonales. Il sert aux États-Unis et dans quelques pays d'Europe à lutter contre la récidive des délinquants sexuels. Ce traitement peut être administré aux hommes et aux femmes. Chez l'homme, la castration chimique inhibe l'activité gonadique par l'utilisation de médicaments anti-androgènes ce qui a pour effet une baisse de la libido. Le recours à la castration chimique est sujet à débat à cause des préoccupations liées aux droits de l'homme et des effets secondaires possibles qu'elle engendre. Aujourd'hui, un seul État a rendu obligatoire la castration chimique pour les pédophiles récidivistes : la Californie (depuis 1996).Les députés russes ont voté le 4 octobre 2011 une loi permettant de condamner à la castration chimique les pédophiles reconnus coupables de crimes sexuels sur des mineurs de moins de 14 ans. La mesure a été adoptée en première lecture à la quasi-unanimité à la chambre basse du Parlement (Douma), 322 députés ayant voté pour et un seul contre.