Cartes
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Trouble du sommeil
Fléau
L'insomnie, dans son acception commune, est un trouble du sommeil caractérisé par des difficultés à s'endormir, à rester endormi et/ou à obtenir un sommeil réparateur, malgré des conditions favorables. Occasionnelle ou chronique, elle a une répercussion sur la qualité de la veille le lendemain : elle peut induire des troubles de la concentration, une irritabilité, et une somnolence diurne, qui augmentent le risque d'accident domestique et professionnels. Quand elle est fréquente ou chronique, elle affecte négativement la qualité de vie, la santé mentale et physique. Elle a un coût socioéconomique important. Elle ne doit pas être confondue avec le sommeil polyphasique (sommeil interrompu durant la nuit, menant souvent à une prescription de somnifères. Ses causes sont multiples — psychologiques, médicales, environnementales — et son traitement repose sur des approches comportementales, médicales et hygiéniques adaptées à chaque situation).
Peur spécifique (phobie) d'une personne à un concept, un objet ou une situation
Une phobie (du grec ancien φόβος / phóbos, frayeur, crainte ou répulsion) est une peur démesurée et dépendant d'un ressenti plutôt que de causes rationnelles, d'un objet ou d'une situation précise. L’objet ou la situation qui déclenche la phobie est nommé « phobogène ». Selon le psychiatre et psychanalyste Paul Denis, « la phobie, peur irraisonnée, irrationnelle, déclenchée par une circonstance sans danger, est sans doute le symptôme psychopathologique le plus répandu » ; c'est ce caractère de danger irréel qui distingue cliniquement la phobie de la peur. Dans la Classification internationale des maladies actuelle, ainsi que dans le DSM-5, les phobies font partie de la catégorie plus générale des troubles anxieux. Les formes que peut revêtir l'affection phobique sont multiples: il peut s'agir par exemple de l'agoraphobie (peur de la foule et des lieux publics), de phobies spécifiques telles que la claustrophobie (peur des lieux clos), ou de phobie sociale, qui est une crainte handicapante de relations sociales comme la prise de parole en public, la rencontre de nouvelles personnes ou de l'opinion ou jugement des autres.
Maladie qui se transmet des animaux vertébrés aux êtres humains
Les zoonoses (prononcé zɔ.ɔ.noz) sont des maladies et infections — le terme couvrant ici également les infestations parasitaires — dont les agents se transmettent naturellement des animaux à l'humain, et vice-versa. Le terme a été créé au XIXe siècle, à partir du grec ζῷον / zôion, « animal » et νόσος / nósos, « maladie », par Rudolf Virchow. Il couvre les zooanthroponoses (transmission de l’humain à l'animal) et les anthropozoonoses (transmission de l’animal à l'humain). D'un point de vue pratique, l'étude des zoonoses est principalement motivée dans le second cas, quand l'animal joue un rôle dans la transmission de l'agent pathogène d'une maladie affectant la santé humaine. Sont exclues du champ des zoonoses les maladies non infectieuses causées par des animaux (envenimations, allergies), les maladies infectieuses transmises artificiellement d'une espèce à l'autre (études de laboratoire) et celles qui sont transmises passivement par des produits d'origine animale. De même, les maladies communes à l'humain et à certains animaux, sans transmission inter-espèces, n'entrent pas dans le champ des zoonoses. L'importance sanitaire des zoonoses ne cesse de croître et environ 75 % des maladies humaines émergentes sont zoonotiques dans les années 2000. Par ailleurs, certaines de ces zoonoses sont des maladies professionnelles, qui touchent, par exemple, les éboueurs, taxidermistes, agriculteurs, éleveurs, vétérinaires, forestiers, etc.
Phénomène combinant sommeil et activité
Le somnambulisme est un trouble du sommeil appartenant à la famille des parasomnies. Les individus somnambules font l'expérience de déambulations nocturnes ou diurnes dans un état dissocié de conscience, pendant une phase de sommeil lent profond. Ces déambulations peuvent être sans danger comme s'asseoir sur le lit, marcher dans la salle de bains ou nettoyer des objets, ou au contraire hasardeuses comme faire la cuisine. Le somnambulisme est un phénomène qui a fasciné l'humanité depuis des siècles. Il s'agit d'un état de conscience dans lequel une personne se lève et se déplace pendant son sommeil, en ayant généralement les yeux ouverts, et effectue des actions, dans un état de conscience dissociée. Les somnambules peuvent effectuer des tâches simples comme aller aux toilettes ou préparer un repas, mais ils peuvent également réaliser des actes plus complexes comme conduire une voiture ou avoir des conversations. Le somnambulisme toucherait environ 3 % de la population mondiale, même si certaines personnes sont plus susceptibles que d'autres de développer ce comportement. Les enfants sont particulièrement touchés par le somnambulisme. Chez les adultes, le somnambulisme est plus rare, mais il peut persister toute la vie dans certains cas. Les causes du somnambulisme ne sont pas encore bien comprises, mais plusieurs facteurs peuvent favoriser les crises. Le stress, le manque de sommeil, certains médicaments, les troubles du sommeil et la prédisposition génétique sont quelques-uns des déclencheurs courants. Le somnambulisme peut également être induit par d'autres conditions médicales telles que l'apnée du sommeil, le syndrome des jambes sans repos et la narcolepsie. Un épisode somnambulique se déroule pendant le stade 3 du sommeil lent, où les ondes cérébrales de la personne ralentissent (ondes delta), la température corporelle baisse, la fréquence cardiaque et respiratoire ralentit. Les somnambules peuvent effectuer des activités telles que cuisiner, nettoyer ou s'habiller. Certains cas ont été rapportés de somnambules étant sortis de chez eux, allant jusqu'à conduire des véhicules. Bien que le somnambulisme soit généralement considéré comme inoffensif, il peut présenter des risques si la personne effectue des activités potentiellement dangereuses pendant son sommeil. Par exemple, elle peut se blesser ou blesser d'autres personnes en conduisant une voiture ou en utilisant des objets pointus. Il est important que les personnes somnambules prennent des mesures de sécurité telles que verrouiller les portes et les fenêtres, retirer les objets dangereux de leur environnement et éviter les activités qui pourraient les mettre en danger.
Disparition du couvert végétal suite à la raréfaction des ressources en eau et/ou à la dégradation des sols
La désertification est un processus, naturel ou non, de dégradation des sols qui a pour origine le réchauffement climatique et les autres conséquences des activités humaines. Il s'ensuit une aridification et une sécheresse locales consécutives à la dégradation des terres, qui mènent à un territoire (biome) de type désertique. La théorie de l'avancée du désert de Lamprey (1975), qui était liée à l'observation de variations de couvert végétal dues à la variabilité climatique, a depuis évolué vers une approche d'un phénomène plus diffus. Ce phénomène peut avoir lieu dans des zones arides, semi-arides et subhumides sèches, à l'exclusion des déserts (zones déjà hyperarides). La désertification constitue une catastrophe naturelle à long terme. La désertification est amplifiée par le réchauffement de la planète et par l'extension des activités humaines telles que l'agriculture intensive, l'irrigation, l'industrialisation, le tourisme et le surpâturage (au Sahel notamment). Ses effets, qui résultent d'une dégradation lente des terres, sont souvent confondus avec ceux des sècheresses, avec lesquelles elle interagit. La sècheresse, la déforestation, les changements climatiques et l'utilisation de techniques agricoles seraient généralement en cause de la désertification. On dénote aussi l'appauvrissement de la population, la recherche de profit, l'agriculture de survivance, la pression économique sur les fermiers, les interventions militaires et une multitude de politiques locales, nationales et internationales comme pouvant être en cause. C'est un problème d'environnement et un problème de développement. Elle affecte l'environnement local et le mode de vie des populations, mais ses effets ont des retentissements plus globaux : perte de biodiversité, changements climatiques, diminution des ressources en eau… Étroitement liée à l'activité humaine, la dégradation des terres constitue à la fois une conséquence du mal-développement et une entrave majeure au développement durable des zones sèches. La désertification prend une ampleur croissante et jugée assez inquiétante pour que l'ONU au Sommet de la Terre de Rio en juin 1992 (Conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement ou CNUED) ait jugé utile de proposer une convention mondiale sur la lutte contre la désertification. Faute d'entente des élus sur son contenu, elle est devenue une déclaration d'intention. Ce phénomène n'a rien d'irréversible. La plupart du temps, elle est due à des pratiques agricoles inadaptées, au surpâturage et à la déforestation. Il existe de nombreuses solutions simples et peu coûteuses. Planter des arbres, par exemple, permet de fixer les sols, de fournir de l'ombre aux cultures et de retenir l'humidité.
Trouble en rapport à l'alimentation
Les troubles des conduites alimentaires (ou troubles du comportement alimentaire ou TCA) sont des troubles en rapport à l'alimentation tels que l'anorexie mentale, la boulimie et d'hyperphagie, mais aussi liés à l'estime de soi, l'anxiété, la dépression et à des traumatismes passés. Ils peuvent parfois prendre une forme atypiques (ex. : orthorexie ou pica). Ils peuvent apparaître à tout âge, notamment chez les adolescents et les jeunes adultes et affectent la relation du sujet avec la nourriture, son poids et son image corporelle. Ils peuvent être reliés, plus rarement, à l'autisme ou à des troubles psychiques plus sévères comme les dépressions, les psychoses (délire d'empoisonnement) ou traduire un fonctionnement borderline et/ou addictif. Le terme « conduites » inclut le comportement mais aussi les pensées qui les déclenchent, les accompagnent ou en découlent. L'assurance maladie, en France, définit les troubles des conduites alimentaires (TCA) comme des maladies psychiatriques caractérisées par des comportements alimentaires différents de ceux habituellement adoptés par les personnes vivant dans le même environnement. Ces troubles entraînent des répercussions sociales, psychologiques et physiques. Certaines formes organiques de l'anorexie (c'est-à-dire de pertes d'appétit lié un trouble somatique) peuvent être confondus avec des TCA. Ce trouble est transitoires ou durables (pouvant alors devenir invalidants, voire engendrer un risque vital, pour l'anorexie mentale notamment). Les traitements sont souvent des thérapies cognitivo-comportementales, proposées en collaboration entre par exemple médecin traitant, psychiatre, pédiatre, diététicien, psychologue, associant généralement des aspects psychothérapeutiques, éducatifs (comportementaux), diététiques et médicaux, et mobilisant souvent l'entourage (famille, conjoint, etc.). il existe une journée mondiale des TCA. Une vaste étude récente (2025) confirme l'ampleur des risques physiques, psychiques et de mortalité associés aux troubles du comportement alimentaire, en soulignant leurs effets durables et donc la nécessité d'un suivi prolongé, et le rôle de la médecine de premier recours dans l'accompagnement et la surveillance des patients, y compris après la phase de rétablissement, avec un besoin de coordination renforcée entre soins primaires et spécialisés (néphrologie, cardiologie, endocrinologie, psychiatrie). Selon les auteurs, dans le monde en 2025, la prise en charge reste insuffisante pour les situations les plus complexes et graves et il faudrait mieux distinguer et coder les sous-types de troubles, pour affiner la recherche et la pratique clinique.
Brouillard urbain dû à une pollution de l'air
Le smog, fumard ou brumée est un brouillard grisâtre artificiel urbain dû à une pollution de l'air intense qui limite la visibilité dans l’atmosphère. Issu du mélange de particules fines et d'ozone, le smog est associé à plusieurs effets néfastes pour la santé et pour l'environnement.
Zoonose due à un virus de la famille des Poxviridae
La variole simienne, orthopoxvirose simienne, infection à virus monkeypox (anciennement variole du singe) ou mpox (« vérole m », m pour monkey, « singe ») selon la terminologie adoptée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ou variole B, est une zoonose due à un virus de la famille des Poxviridae. Ce virus - appelé Orthopoxvirus monkeypox (ou « virus orthopox simien ») - appartient au même genre Orthopoxvirus que celui de la variole humaine, maladie déclarée éradiquée par l'OMS en 1980. Elle est endémique principalement dans les forêts du centre de l'Afrique tropicale. Le virus, enzootique dans les forêts ombrophiles d'Afrique centrale et occidentale, peut se transmettre à l'humain et causer un syndrome dont les manifestations cliniques sont analogues à celles de la variole (éruption pustuleuse, fièvre, symptômes respiratoires…), mais moins graves. La maladie peut être sévère dans certains cas, causant des décès chez 0,1 à 3,6 % (clade ouest-africain ; clade II) ou jusqu'à 10 % (clade centrafricain ; clade I) des malades en Afrique. La plupart de ces décès se produisent chez des populations n'ayant pas facilement accès à des soins de santé, en particulier des enfants, plus sensibles à la maladie, et des personnes immunodéficientes. La plupart des patients se rétablissent avec des soins appropriés. La vaccination contre la variole humaine confère une protection efficace contre l'infection, allant jusqu’à 85 %, y compris après avoir été exposé au virus. Les deux maladies peuvent être confondues et il n'existe pas de diagnostic clinique de certitude. Seule l'analyse en laboratoire permet de déterminer le virus à l’origine de l’infection. Les chercheurs supposent que la transmission initiale se fait par contact direct ou indirect avec du sang, des liquides biologiques ou des lésions cutanées ou muqueuses de singes ou de rongeurs sauvages infectés. La consommation de gibier insuffisamment cuit est également considérée comme un risque possible. Entre individus humains, la transmission peut résulter de contacts étroits avec des sécrétions infectées des voies respiratoires, des lésions cutanées d’un sujet infecté, d’objets récemment contaminés par des liquides biologiques ou des matières provenant des lésions d’un patient. Selon l’OMS, la transmission se produit principalement par les particules des gouttelettes respiratoires et nécessite en général un contact face à face prolongé. Elle peut également survenir par inoculation ou par voie placentaire (orthopoxvirose simienne congénitale). Les premiers cas humains ont été décrits en 1970 au Congo-Kinshasa. Le nombre de cas et d'épidémies semble augmenter en Afrique depuis 2000, vraisemblablement du fait de l’interruption de la vaccination antivariolique qui assurait une protection croisée contre la variole simienne. En 2022, plusieurs milliers de cas sont détectés en Europe et en Amérique du Nord, ce qui est très inhabituel pour cette maladie. La maladie se transmet d'humain à humain, notamment par voie sexuelle. Une nouvelle souche plus virulente est découverte au Congo en 2023 (clade Ib) ; le 13 août 2024, l'agence de santé de l'Union africaine déclare une urgence de santé publique face à cette épidémie. Le 14 août 2024, le virus ayant été séquencé dans seize pays d'Afrique, l'Organisation mondiale de la Santé déclare « urgence sanitaire mondiale » l'épidémie, soit l'état d'alerte maximal.
Pathologie cardiaque
Les troubles du rythme cardiaque ou arythmies sont une famille de maladies cardiaques. Un rythme sinusal correspond au rythme cardiaque normal, c'est-à-dire piloté par le nœud sinusal avec conservation de la séquence « contraction des oreillettes »-« contraction des ventricules ». Un trouble du rythme correspond donc à un rythme cardiaque non sinusal : on parle de « tachycardie » lorsque la fréquence cardiaque est rapide ; et de « bradycardie » lorsque la fréquence cardiaque est lente. La fréquence cardiaque varie en permanence suivant l'heure de la journée, l'activité, l'état émotionnel, la corpulence ou certains médicaments. La fréquence cardiaque ne devient anormale que lorsqu'elle n'est plus régulière, lorsqu'elle est responsable d'une gêne ou de symptômes, ou lorsqu'elle dépasse des normes (en général, inférieure à 60 ou supérieure à 100 battements par minute, au repos et chez l'adulte).
Parcelle de terre arable utilisée pour cultiver du riz
Une rizière est une parcelle — ou un ensemble de parcelles — réservée à la culture du riz ou riziculture, et dans laquelle, en général, on inonde la culture. Une rizerie en revanche est une usine où l'on pèle et traite le riz. On a tendance à faire l'amalgame entre la riziculture et la culture en terrasses, mais d'une part la riziculture ne se fait pas nécessairement en terrasse, et d'autre part d'autres cultures peuvent se faire en terrasse : vignobles, vergers, etc. Le terme s'applique à une grande diversité de milieux. Les rizières diffèrent par la façon dont l'eau est gérée, par leur profondeur, leur altitude et les méthodes de cultures. On peut trouver des rizières dans de nombreux pays de l'est et sud-est de l'Asie comme la Malaisie, la Chine, le Cambodge, la Thaïlande, la Corée, le Japon, le Viêt Nam, Taïwan, l'Indonésie, l'Inde, le Sri Lanka, les Philippines (Rizières en terrasses des cordillères des Philippines). Toutefois on peut aussi les trouver dans certaines régions d'Europe comme en Camargue (France) ou encore au Piémont (Italie). Les rizières se forment également naturellement près des rivières ou des marais.
Maladie des artères qui vascularisent le cœur
La maladie coronarienne, ou coronaropathie, ou insuffisance coronarienne, est une maladie des artères qui vascularisent le cœur (artères coronaires), ayant pour conséquence une ischémie myocardique, c'est-à-dire un apport en sang insuffisant (ischémie) au muscle cardiaque (myocarde). On distingue classiquement l'angine de poitrine et l'infarctus du myocarde, selon qu'il existe une « simple » souffrance ou une mort (nécrose) d'une partie des cellules du myocarde. Cette maladie se manifeste principalement par une douleur thoracique caractéristique. Elle peut aussi provoquer une insuffisance cardiaque, une syncope, une mort subite, un trouble du rythme ventriculaire. Enfin, elle peut être asymptomatique (ischémie myocardique silencieuse). De nombreux examens complémentaires permettent de l'explorer, les principaux étant l'électrocardiogramme, l'épreuve d'effort et la coronarographie. La cause principale de cette maladie est l'athérome, et la prise en charge passe par la réduction des facteurs de risque cardio-vasculaire modifiables (sédentarité, tabagisme, obésité, hypertension artérielle, diabète, dyslipidémie) associée à un traitement spécifique médicamenteux (antiagrégant, bêta-bloquant, inhibiteur de l'enzyme de conversion) et interventionnel (soit angioplastie avec pose d'endoprothèse, soit pontage).
Le syndrome d'apnées du sommeil (SAS) ou plus précisément syndrome d'apnées-hypopnées du sommeil (SAHS) est un trouble du sommeil caractérisé par des arrêts du flux respiratoire (apnées) ou des diminutions de ce flux (hypopnées). Il peut être classé en deux catégories selon ses causes. Dans 90 % des cas, la cause est obstructive et le résultat d'un surpoids ou d'une obésité. On parle alors plus précisément de « syndrome d'apnées obstructives du sommeil » (SAOS). Il résulte principalement d'efforts respiratoires pour lutter contre une obstruction par accumulation de graisse dans les tissus des voies aériennes supérieures. Plus rarement, le syndrome peut être d'origine neurologique entraînant une anomalie du contrôle de la respiration. Il n'y a donc alors pas d'effort d'inspiration comme dans le cas précédent. On parle alors de « syndrome d'apnées centrales du sommeil » (SACS). Ce syndrome ne peut pas entraîner la mort directement, mais affecte la qualité de vie des personnes atteintes et réduit leur espérance de vie. En effet, les apnées, en dégradant la qualité du sommeil, provoquent l'apparition d'une somnolence diurne excessive, parfois associée à une irritabilité, à une baisse de la libido ou à un état dépressif. Il est également associé à une augmentation des cas d'hypertension artérielle et à l'apparition à long terme d'autres troubles cardiovasculaires. La prévalence du syndrome d'apnées du sommeil est estimée entre 0,5 et 5 %. Le SAS, dans sa forme la plus fréquente (SAOS), a été décrit en 1956 sous le nom de « syndrome de Pickwick ». La perte de poids est efficace quel que soit le degré de sévérité du syndrome. Lorsque celle-ci n'est pas possible, le traitement repose alors sur la ventilation en pression positive continue (PPC). Enfin l’existence de cette affection est probablement très ancienne, même si le diagnostic et le traitement ne sont effectués en routine que depuis une trentaine d’années. Le SAS a même peut-être joué un rôle dans l’Histoire de France.
Difficulté d'apprentissage et d'utilisation de l'arithmétique
La dyscalculie (du grec δυσ- / dys- signifiant « la difficulté, le mal, le manque», et du latin calculus signifiant « caillou » notamment de la table à calculer) est un trouble spécifique du développement (tel que la dyslexie, la dyspraxie, la dysorthographie, la dysgraphie, etc., parfois nommés troubles dys-) définie dès la fin du XXe siècle. Elle correspond à un trouble sévère dans les apprentissages numériques, sans atteinte organique, sans troubles envahissants du développement et sans déficience mentale. Des élèves peuvent toutefois rencontrer des difficultés en mathématiques sans présenter de dyscalculie : c'est pourquoi il est important de différencier les difficultés transitoires de l'apprentissage de troubles plus durables.
Dépendance physique et/ou psychologique d'une ou plusieurs substances chimiques, sans justification thérapeutique
La toxicomanie (du grec : toxikon, « poison » et mania, « folie ») est un terme désignant la dépendance physique et/ou psychologique à une ou plusieurs substances chimiques exogènes, généralement toxiques (analgésique, stimulants et autres psychotropes) sans justification thérapeutique. L'OMS recommande depuis 1960 l'utilisation du terme dépendance, plus précis et moins stigmatisant. En effet, « manie » signifiant « folie » est une description inadaptée de ce trouble. Il est actuellement question d'addictions au pluriel car les pratiques de consommation ont évolué du côté des polytoxicomanies (tabac, alcool, médicaments, drogues diverses, synthétiques ou naturelles, etc.). Les usages évoluent vers un besoin incontrôlable de continuer à consommer le produit, accompagné d'accoutumance puis de dépendance. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la définition stricte de la toxicomanie correspond à quatre éléments : une envie irrépressible de consommer le produit (voir : Addiction et Craving) ; une tendance à augmenter les doses (voir : Tolérance) ; une dépendance psychologique (en) et parfois physique ; et des conséquences néfastes sur la vie quotidienne (émotives, sociales, économiques).
Séisme en Chine
Le séisme de 2008 au Sichuan désigne un séisme ayant touché la province du Sichuan en Chine le 12 mai 2008. À 14 h 28 min 4 s heure locale, 6:28 UTC (8:28 en France), la secousse initiale a eu une magnitude de 7.9-8.3 Mw, son épicentre était localisé dans le territoire des Qiangs qu'est le xian de Wenchuan, situé de la préfecture autonome tibétaine et qiang d'Aba. Le bilan de cette catastrophe est de plus de 70 000 tués, 18 000 disparus, 374 000 blessés et d'innombrables constructions détruites.
Forme rare et virulente de cancer des surfaces mésothéliales qui affecte le revêtement des poumons (la plèvre), de la cavité abdominale (le péritoine) ou l'enveloppe du cœur (le péricarde)
Le mésothéliome est une forme rare et virulente de cancer des surfaces mésothéliales qui affecte le revêtement des poumons (la plèvre), de la cavité abdominale (le péritoine), l'enveloppe du cœur (le péricarde) ou plus rarement l'enveloppe du testicule (vaginale). Le mésothéliome pulmonaire est causé par l'exposition à des fibres minérales (comme l’amiante, ou l'érionite). Les études actuelles permettent d'affirmer (odds ratio de 6,6 et risque relatif de 5,02) sans ambigüité une relation entre l'exposition à l'amiante et le développement d'un mésothéliome péritonéal. Certains individus y ont été exposés sur leur lieu de travail, tandis que d’autres ont été exposés secondairement par des membres de la famille qui, à leur insu, ont ramené des fibres à la maison de leur travail dans leurs vêtements ou leurs cheveux ou sur leur peau. Le mésothéliome est une maladie à déclaration obligatoire en France, les professionnels de santé doivent la signaler au médecin de l'Agence régionale de santé.
Séisme au Japon
Le séisme de 1995 à Kobe ou grand tremblement de terre de Hanshin-Awaji a touché la région de la ville de Kobe, au Japon, le 17 janvier 1995 (un an jour pour jour après le séisme de 1994 à Northridge), à 5 h 46, heure locale, avec une magnitude de 7,2 sur l'échelle de Richter. Il est suivi de seize secousses de moindre échelle dans les heures qui suivent. Un autre séisme d'une magnitude de 4,7 sur l'échelle de Richter a aussi eu lieu le 25 janvier, à 23 h, heure locale. C'est la première fois depuis 1948 que le Japon subit un séisme aussi fort, et le premier depuis trois siècles dans la région du Kansai, le dernier d'une telle magnitude s'étant produit en 1596.
Maladie de la rétine provoquée par une dégénérescence progressive de la macula, partie centrale de la rétine
La dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) ou dégénérescence maculaire sénile est une maladie de la rétine provoquée par une dégénérescence progressive de la macula, partie centrale de la rétine, qui peut apparaître à partir de l'âge de 50 ans, et plus fréquemment à partir de 65 ans, provoquant un affaiblissement important des capacités visuelles, sans toutefois les anéantir. C'est la première cause de malvoyance après 50 ans dans les pays développés. Bien que certaines dystrophies affectent les personnes plus jeunes, on maintient le terme DMLA. Les causes précises de cette maladie restent inconnues ; la maladie est probablement polygénique et multifactorielle, avec des facteurs génétiques de susceptibilité (« prédisposants ») et d'autres facteurs, au contraire, « protecteurs ». La rétine est un réseau de récepteurs visuels et de nerfs. Il se trouve sur la choroïde, un réseau de vaisseaux sanguins alimentant la rétine avec le sang. Dans la forme (non exsudative) sèche, des débris cellulaires appelés drusen s'accumulent entre la rétine et la choroïde, ce qui peut amener la rétine à se détacher. Dans la forme (exsudative) humide, plus grave, les vaisseaux sanguins se développent à partir de la choroïde et ce, derrière la rétine. Cela peut aussi amener la rétine à se détacher. Cela peut être traité avec la coagulation au laser ou avec des médicaments qui stoppent le processus et parfois même qui inversent la croissance des vaisseaux sanguins. Cependant, aucun remède traitant la maladie jusqu'au bout n'a été trouvé. Les traitements existants permettent seulement de ralentir son évolution.
État de manque important de nourriture
La sous-alimentation (ou sous-nutrition) est un état de manque important de nourriture caractérisé par un apport alimentaire insuffisant pour combler les dépenses énergétiques journalières d'un individu et entraînant des carences nutritionnelles. Chez l'être humain, la sous-nutrition prolongée entraîne des dommages irréversibles aux organes et, finalement, la mort. Il convient de distinguer la sous-nutrition de la malnutrition, qui associe également une forte dimension qualitative. D'après l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), plus de 25 000 personnes meurent chaque jour de sous-nutrition ce qui en fait la première cause de mortalité dans le monde, et plus de 800 millions sont chroniquement sous-nutries, principalement dans les pays en développement. Selon le rapport 2019 de l'ONU/FAO sur la sécurité alimentaire mondiale, le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde augmente à nouveau depuis 2015 ; le Programme alimentaire mondial (PAM) a mis en ligne une carte mondiale interactive de la faim dans le monde.
Accroissement du débit ou de la hauteur d'eau d'un cours d'eau
La crue est une forte augmentation, un accroissement du débit et de la hauteur d'eau en écoulement d'un fleuve, d'une rivière, d'un cours d'eau. Le mot s'utilise fréquemment quand le débordement du lit mineur du cours d'eau commence à provoquer des dommages. Ce débordement provoque une inondation de zones plus ou moins éloignées des rives, en délimitant ainsi une zone inondable. La crue est suivie par une décrue. La crue survient souvent après de fortes pluies en amont dans le bassin versant, parfois lors d'une fonte des neiges brutale ou lors d'une concomitance de fortes pluies et de fonte des neiges, plus rarement par réamorçage d'un siphon karstique, exceptionnellement quand une fracture terrestre profonde libère des nappes phréatiques. Liées à des caractéristiques météorologiques et géomorphologiques propres à chaque site, les crues sont un phénomène naturel très suivi dans l'histoire. On lutte contre les crues par des aménagements hydrauliques curatifs (ex. : digues) ou préventifs (ex. : zones d'expansion de crue, reboisement (forêt de protection), réintroduction du castor dans les hauteurs des bassins versants). La gestion du risque d'inondation peut s'appuyer sur un atlas des zones inondables, sur des plans de prévention, sur une réduction de la vulnérabilité, sur l'évitement de constructions nouvelles dans ces zones, sur un système de vigilance et d'alerte. La science qui étudie le phénomène de crue est l'hydrologie.
Syndrome
Le syndrome du canal carpien (en anglais, carpal tunnel syndrome ou CTS) est un ensemble de signes fonctionnels et physiques lié à la souffrance du nerf médian au niveau du poignet par sa compression (par élévation de la pression au sein du canal carpien). Ce syndrome peut résulter de nombreuses maladies, affections, accidents et sollicitation permanente du poignet comme les secteurs professionnels du nettoyage, de la restauration, de la manutention. Le sujet atteint ressent un engourdissement (hypoesthésie), une dysesthésie, une paresthésie (fourmillements) des doigts « médians », une douleur de la main irradiant au bras et un déficit moteur, avant tout, des antépulseurs de la colonne du pouce.
Le Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM) ou, en anglais : methicillin-resistant Staphylococcus aureus (MRSA) est un Staphylococcus aureus (couramment appelé « Staphylocoque doré ») caractérisé par sa résistance à un antibiotique, la méticilline (ou méthicilline). Il cause des infections cutanées et une pneumonie nécrosante potentiellement mortelle, y compris chez des personnes par ailleurs en bonne santé. Presque toutes les souches de SARM expriment une toxine particulière, la LPV ou leucocidine de Panton-Valentine, dite « porogène » (c'est-à-dire induisant des pores dans les parois cellulaires) et capable de tuer certaines cellules, du système immunitaire notamment. Des travaux récents (2020) suggèrent que la LPV détruit les macrophages en ciblant différentes membranes intracellulaires et en activant plusieurs facteurs de mort cellulaire.
Tumeur osseuse maligne
Un ostéosarcome (sarcome ostéogène), mot tiré du grec ὀστέον / ostéon, « os » et σάρκωμα / sárkōma, « excroissance de chair, est la plus courante des tumeurs malignes osseuses primaires, chez les adolescents et jeunes adultes (10-25 ans). Il a une prédilection pour la région des métaphyses des os longs tubulaires et 50 % des cas se produisent autour du genou. Cette forme de cancer est toujours considérée comme rare. On la différencie de l'ostéome et de l'ostéoblastome par son caractère évolutif et son envahissement important des tissus mous adjacents, associé à une rupture de la corticale de l'os. De plus, bien que tous trois soient des sarcomes, l'ostéosarcome se différencie du fibrosarcome et du chondrosarcome.
Hydrargyrisme
L'intoxication au mercure est également appelée hydrargisme, hydrargyrie ou hydrargyrisme. Le mercure est un métal très toxique mais il est important de distinguer les effets des sels de mercure (mercure sous forme ionisée) Hg2+ et Hg+ du mercure métallique Hg0, des effets des composés organiques du mercure (méthylmercure CH3Hg notamment) beaucoup plus toxiques. Cet élément est d'autant plus nocif qu'il s'évapore facilement et que ses vapeurs sont aisément assimilées par l'organisme. De plus, l'absorption simultanée de cuivre, de zinc ou de plomb tend à accroître le pouvoir nocif du mercure.