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Débordement d'un cours d'eau qui submerge les terrains voisins
Fléau
Une inondation est la submersion temporaire, naturelle ou artificielle, d'un espace par de l'eau liquide. Ce terme est fréquemment utilisé pour décrire : le débordement d'un cours d'eau, en crue puis en décrue, sur les terrains voisins ; l'eau se répand dans le lit majeur, les talwegs et les dépressions topographiques ; selon la pente et l'intensité du phénomène l'eau peut être plus ou moins stagnante ou au contraire affectée d'une vitesse plus ou moins grande ; le ruissellement très important d'origine pluviale, soit sur des terres cultivées (inondation boueuse), soit en zone imperméable urbanisée ; le débordement ou les conséquences de la rupture d'ouvrages artificiels hydrauliques tels que barrages, digues, canalisations (agricoles, d'eau potable, d'assainissement) ou la rupture d'une retenue naturelle comme celle d'un lac glaciaire, provoquant une inondation soudaine ; la remontée émergente d'une nappe phréatique ; l'envahissement temporaire par la mer d'une zone côtière lors d'une submersion marine ou d'un tsunami. L'inondation est un des principaux risques naturels dans le monde ; c'est la catastrophe naturelle causant le plus de dégâts. Pour la période 1996-2005, environ 80 % des catastrophes naturelles mondiales étaient d'origine météorologique ou hydrologique. Les inondations auraient affecté en moyenne 66 millions de personnes par an entre 1973 et 1997[réf. nécessaire] et elles devraient s'aggraver dans beaucoup de ports et communes littorales : selon une étude évaluant le coût probable de l'élévation des océans et des phénomènes météorologiques extrêmes pour les 136 principales métropoles littorales, les inondations pourraient coûter environ 1 000 milliards par an de 2010 à 2050, rien que pour ces villes. En 2025, un Français sur quatre vit déjà en zone inondable, et ce risque grandit avec le réchauffement climatique .
Épidémie présente sur une large zone géographique
Une pandémie (du grec ancien πᾶν / pãn « tous », et δῆμος / dễmos « peuple ») est une épidémie présente sur une large zone géographique internationale. Dans le sens courant, elle touche une partie particulièrement importante de la population mondiale. Les pandémies surviennent lors de déséquilibres majeurs liés à des modifications sociales et environnementales au cours de l'histoire (révolution agricole, guerres et commerce, voyages et grandes découvertes, révolution industrielle et empires coloniaux, mondialisation…). Les conséquences d'une pandémie non maîtrisée peuvent être très importantes, comme cela a été le cas de la peste noire en Europe et en Asie, où elle a tué en quelques années des dizaines de millions de personnes et a eu un fort effet sur la démographie, ou, plus récemment, avec l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) qui touche sévèrement l'Afrique subsaharienne. Au XXIe siècle, la surveillance et le contrôle d'une pandémie reposent en premier lieu sur une coopération internationale.
Longue période sans précipitations
La sécheresse (ou sècheresse \sɛʃ.ʁɛs\) est l'état d'un environnement confronté à un manque d'eau liquide significativement long et important pour qu'il ait des impacts sur la flore (naturelle ou cultivée), la faune (sauvage ou d'élevage) et les sociétés. Sécheresse ne doit pas être confondu avec aridité. Une région aride peut connaître des épisodes de sécheresse. Le déficit hydrique est une situation naturelle du point de vue de la variabilité climatique (par exemple, les périodes glaciaires/interglaciaires du Quaternaire, les cycles El Niño / La Niña, etc.) mais, selon certains climatologues certaines situations de déficit hydrique sont amplifiées (durée, extension spatiale, intensité) par l'émission humaine de gaz à effet de serre. Il fait suite à un déficit pluviométrique, sur de longues périodes durant lesquelles les précipitations sont anormalement faibles ou insuffisantes pour maintenir l'humidité du sol et l'hygrométrie normale de l'air. Il peut être aggravé ou expliqué par des pompages, une baisse du niveau de la nappe phréatique, l'érosion et la dégradation des sols (l'humus favorise la rétention de l'eau, la coupe à blanc de zones forestières dans la région de l'Amazonie, par exemple, entraîne rapidement la perte de cet humus essentiel à la rétention de l'eau et cause une désertification accélérée d'origine anthropique), une augmentation de l'évapotranspiration induite par des plantations consommatrices d'eau (peupliers, maïs). La sécheresse peut détruire les récoltes (partiellement ou totalement) et tuer les animaux d'élevage, et parfois sauvages. Elle devient alors un facteur de famine régionale et d'exode, souvent accompagnée de troubles sociaux voire de conflits armés en particulier dans les régions de peu de ressources économiques. La sécheresse n'est donc pas qu'un phénomène physique ou climatique objectif. C'est aussi une notion relative qui reflète l'écart entre la disponibilité de l'eau et la demande en eau de l'homme (savoir les applications agricoles — agriculture, abreuvage du bétail – industrielles, domestiques de l'eau — hygiène, alimentation, lavage – dont certains usages d'une nécessité secondaire – piscine, arrosage des gazons, lavage de voiture – , etc.). Ceci rend toute définition de la sécheresse relative au contexte géopolitique et sociologique ; l'état « normal » de disponibilité de l'eau change selon les zones biogéographiques et les besoins réels ou ressentis des individus et des sociétés. La sécheresse s'initie par une sécheresse météorologique se produisant généralement lorsqu'un anticyclone s'installe durablement au-dessus d'une région à cause d'une situation de blocage. Les hautes pressions persistantes empêchent donc toute intrusion d'une perturbation atmosphérique et peuvent alors mener la région surplombée par celles-ci à une longue période de beau temps et donc avec un peu voire sans précipitations.
Effet d’un événement plus ou moins intense du cours normal d’un phénomène naturel sur un établissement humain
Une catastrophe naturelle est une catastrophe qui résulte d’un événement naturel : séisme, éruption volcanique, tsunami, glissements de terrain, coulées de boue, inondation, tempête, cyclone tropical, orages, etc.. Le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe UNDRR (en) souligne que le changement climatique est le principal responsable du doublement des catastrophes naturelles en 20 ans. Les inondations et les tempêtes ont été les catastrophes les plus fréquentes au cours des décennies 2000 et 2010. Pour la décennie 2020, l'ONU estime que le plus grand problème sera celui des vagues de chaleur.
Phénomène géologique et catastrophe naturelle
Un glissement de terrain est un phénomène d'origine sismique, géologique ou géophysique où une masse de terre descend sur une pente, autrement dit un plan de glissement, qui peut être plus ou moins continu, et plus ou moins incurvé. Les conséquences d'un glissement peuvent être considérables, incluant des pertes en vies humaines, la destruction des infrastructures, des dommages causés aux terres et la perte de ressources naturelles. Les signes précurseurs d'un glissement de terrain sont souvent des fissures ou des renflements dans une pente, un écoulement inhabituel d'eau sur une pente, un changement soudain dans le débit des cours d'eau ou encore l'éboulement de petites roches. Après la mise en mouvement, la masse conserve globalement sa consistance et sa physionomie. Elle est donc toujours reconnaissable ; ceci différencie le glissement de terrain des coulées de boue ou de sable, qui n'ont pas de forme propre. Dans certains cas, des millions, voire dizaines de millions de m3 peuvent être concernés et brutalement détruire des villages entiers (comme au Népal en 2015 où un glissement de terrain a enseveli plusieurs villages dont celui de Langtang (en) et environ 400 personnes. Il est estimé que l'énergie libérée était l'équivalent de celle de la bombe atomique d'Hiroshima). Le glissement de terrain est un type de mouvement gravitaire. Par analogie avec certains auteurs anglophones (landslide en anglais), les médias francophones utilisent parfois improprement le terme « glissement de terrain » pour désigner des phénomènes différents (solifluxion par exemple). Les glissements de terrain affectent souvent des formations marneuses ou argileuses, qui se caractérisent par des loupes de glissement superficielles (appelées aussi loupes d'arrachement : demi-sphères biconvexes avec des structures d'arrachement et de rupture en tête et de grosses déformations de la surface en pied et en front de glissement). Des glissements de terrain ont été mis en évidence sur d'autres corps solides que la Terre : planètes (Mercure, Vénus et Mars), planètes naines (Cérès et Pluton), astéroïdes (Vesta, Éros, Mathilde, Gaspra, Ida et Itokawa), comètes et satellites (la Lune, Phobos, Déimos, Io, Ganymède, Callisto, Europe et Japet).
Spécialiste de la médecine et de la chirurgie des animaux
Un docteur vétérinaire (ou vétérinaire) est un professionnel formé à la médecine vétérinaire. Il peut intervenir dans tous les domaines rattachés à la santé animale, notamment : la médecine et la chirurgie des animaux, la prévention des maladies animales et zoonotiques, la santé publique vétérinaire (dont la sécurité sanitaire des aliments), la biologie médicale vétérinaire, la recherche scientifique (publique ou privée), l'expertise et l'enseignement supérieur. Le vétérinaire clinicien est souvent un praticien polyvalent, capable d'assurer des actes de médecine, de chirurgie et de prise en charge d'urgence. Historiquement formés pour prévenir les épizooties et soigner les chevaux et les animaux de production (bovins, moutons, chèvres, porcs) en milieu rural et dans un but agricole et économique, les vétérinaires furent ensuite appelés à soigner plus fréquemment les animaux de compagnie, et notamment les carnivores domestiques (chiens, chats, furets…) et les lapins. Leur domaine d'intervention s'est encore élargi ces dernières années avec la prise en charge des nouveaux animaux de compagnie (NAC). Outre le maintien des animaux en bonne santé et dans les meilleures conditions pour remplir leurs fonctions de production ou de compagnie, le rôle des vétérinaires est important au regard de la santé humaine, tant pour maîtriser les maladies transmissibles des animaux aux humains directement ou indirectement (zoonoses) que pour assurer le contrôle sanitaire des produits animaux qui entrent dans l’alimentation humaine. Ils ont été les précurseurs et demeurent les spécialistes de l’hygiène des denrées animales ou d’origine animale (viande, lait, œufs, miel…), et de la sécurité alimentaire. Leur activité comporte soins aux animaux, conseils aux propriétaires, prescription de médicaments, suivi médical, médecine générale ou spécialisée, surveillance alimentaire, suivi des fermes, gestion du troupeau, rural, urbain ou mixte.
Fragilité excessive du squelette
L'ostéoporose est caractérisée par une fragilité excessive du squelette, due à une diminution de la masse osseuse et à l'altération de la microarchitecture osseuse. La solidité de l'os résulte en effet d'un équilibre subtil entre deux types de cellules osseuses : les ostéoblastes, qui solidifient l'os, et les ostéoclastes (responsables de la résorption osseuse), qui les fragilisent. Une activité dominante des ostéoclastes conduit donc à l'ostéoporose qui peut résulter soit d'un capital osseux insuffisant en fin de croissance, soit d'une perte osseuse excessive lors de la vieillesse ou de certaines affections. Des facteurs génétiques, nutritionnels et environnementaux déterminent l'acquisition du capital osseux pendant la croissance, puis la perte osseuse. C'est une maladie fréquente chez les femmes après la ménopause, la masse osseuse diminuant avec l'âge et avec la carence en hormones sexuelles (œstrogènes). Elle touche moins souvent les hommes que les femmes, mais prend alors des formes plus graves. Exceptionnellement les enfants peuvent en être victimes. C'est un facteur de risque important de fractures osseuses (col du fémur, vertèbres et côtes, notamment).
Maladie infectieuse de la dent
La carie dentaire, ou simplement carie, est une maladie infectieuse de la dent, qui se manifeste par une lésion de l'émail, du cément ou de la dentine, voire de la pulpe. Elle est très souvent noire et forme un creux dans la dent. Chez la plupart des mammifères, la carie témoigne d'une santé générale dégradée ou de carences alimentaires. Chez l'homme, la carie est une maladie courante fortement liée à l'alimentation.
Spécialité médicale
La gastro-entérologie, ou gastroentérologie, est la spécialité médicale qui étudie l'appareil digestif humain et ses maladies. L'hépatologie en est une branche importante.
Lésion par rupture d’un os
Une fracture (Fx) est une rupture partielle ou complète d'un os. Dans les cas plus graves, l'os peut être cassé en plusieurs morceaux.
Infection des sinus
Une sinusite est une inflammation d'un des quatre types de sinus (maxillaire, frontal, sphénoïdal ou ethmoïdal) que comporte le corps humain. On parle de pansinusite lorsque plusieurs de ces quatre types de sinus sont atteints. Les complications sérieuses sont rares. Les symptômes les plus communs incluent : irritation nasale voire congestion au niveau d'une ou des deux fosses nasales, avec douleurs faciales. D'autres signes peuvent inclure : fièvre, céphalée, diminution du sens de l'odorat, larmoiements, maux de gorge et toux, aussi des mauvaises odeurs (dues au pus et à d'éventuels saignements ou à une mycose) et parfois une dysgueusie. Les symptômes peuvent empirer la nuit. On distingue la rhinosinusite aiguë (ou RSA), si elle excède quatre semaines et la rhinosinusite chronique (RSC) si elle excède 12 semaines. Cette dernière est subdivisée en trois groupes : 1) RSC avec polypes nasaux, présents chez 20 % des patients atteints de RSC ; 2) RSC sans polypes nasaux et 3) rhinosinusite fongique allergique.
Équipement individuel destiné à protéger un individu de blessures, infections et autres dangers
Un équipement de protection individuelle (EPI) protège un individu contre un ou plusieurs risques donnés, et selon l'activité qu'il est amené à exercer. D'une manière générale, l'ensemble du corps peut et doit être protégé. Il s'agit généralement d'un vêtement professionnel. La notion d'équipement de protection individuelle s'entend par opposition, par substitution ou en complément aux équipements de protection collective (EPC). S'il s'avère impossible de mettre en place un équipement de protection collective, il est fait appel à un équipement de protection individuel. Pour installer un équipement de protection collective, il est fait appel aux équipements de protection individuelle. Une paire de bouchons d'oreille est un EPI contre le bruit, un capot insonorisant sur une machine est un EPC, par exemple.
Type de cancer de la peau et des muqueuses
Un carcinome (du grec ancien : καρκίνωμα, karkinôma, tumeur cancereuse) ou épithélioma est un cancer développé à partir d'un tissu épithélial (peau, muqueuse). Selon le type d'épithélium on distingue : les carcinomes épidermoïdes ou carcinomes malpighiens, développés aux dépens d'un épithélium malpighien ; les adénocarcinomes, développés aux dépens d'un épithélium glandulaire ; les carcinomes anaplasiques, indifférenciés, embryonnaires, etc. Les deux principaux types de cancers de la peau sont les carcinomes (96 % des cas) et les mélanomes (4 % des cas).
Maladie pulmonaire provoquée par l'inhalation de particules de silice
La silicose est une maladie pulmonaire provoquée par l'inhalation de particules de poussières de silice (silice cristalline) dans les mines, les carrières, les percements de tunnel ou les chantiers du bâtiment et des travaux publics (sablage, grenaillage, cassage, meulage ou sciage de bétons, mortiers, taille ou découpe de pierres siliceuses, brique... sur des chantiers où « les niveaux d’exposition à la silice cristalline dans le secteur de la construction dépassent encore fréquemment les valeurs limites réglementaires »), les usines de confection des "jeans", voire les moulins à farine. D'autres métiers sont aussi exposés à cette maladie professionnelle irréversible, tels que les porcelainiers, les prothésistes dentaires mais aussi les menuisiers cuisinistes. C'est la plus ancienne pneumopathie professionnelle décrite (XVIe siècle). Le secteur de la démolition et de la réhabilitation des bâtiments ou infrastructures est également concerné. Certaines zones géographiques sont propices à des envols de poussières siliceuses (déserts, sols sableux labourés, aire d'envol d'hélicoptère ou d'élevage intensif sur de tels sols, etc.). Des techniques de génie végétal, culture sans labour et de stabilisation des sols peuvent souvent limiter ces risques.
Virus dont le matériel génétique est constitué d'ARN
Un virus à ARN, parfois appelé ribovirus, est un virus dont le matériel génétique est constitué d'ARN. Cet acide nucléique est généralement monocaténaire (ssRNA), mais peut également être bicaténaire (dsRNA). Les virus à ARN peuvent provoquer diverses maladies humaines telles que la maladie à virus Ebola, le SRAS, la grippe, l'hépatite C, la fièvre du Nil occidental, la poliomyélite, la rougeole ou encore la Covid-19. Le Comité international de taxonomie des virus (International Committee on Taxonomy of Viruses - ICTV) les range dans les groupes III, IV et V de la classification de Baltimore. Toutefois l'ICTV range dans le groupe VI des rétrovirus — et les considère comme distincts des virus à ARN, les virus dont le matériel génétique est constitué d'ARN mais dont le cycle de vie passe par une rétrotranscription en ADN : le VIH en est un exemple. Le premier séquençage d'un gène puis du génome d'un virus à ARN a été réalisé en 1976 par une équipe gantoise sur le bactériophage MS2. Les virus à ARN présentent des taux de mutation très élevés, contrairement aux virus à ADN : la réplication est sensible aux erreurs, et ces virus ne possèdent pas les ADN polymérases permettant de détecter et corriger ces erreurs, d'où des formes plus ou moins virulentes.
Irritation et inflammation des muqueuses nasales
« Rhinite » ou « coryza » sont les termes médicaux décrivant l'irritation et l'inflammation (aiguë ou chronique) des muqueuses de la cavité nasale. Les rhinites peuvent être allergiques ou non. Lorsqu'elles sont chroniques, elles affectent fortement la qualité de vie des personnes qui en sont victimes, au point que l'OMS a publié en 2001 une nouvelle classification de la maladie. La rhinite est souvent accompagnée d'autres troubles tels que l'asthme et/ou la sinusite et c'est une cause d'insomnie et de fatigue. Cinquante pour cent (50 %) des patients souffrant de rhinite présentent une hyperréactivité bronchique non spécifique, et donc un risque accru d'asthme. Inversement, les asthmatiques ont presque tous une rhinite (plus ou moins aiguë) associée aux crises d'asthme. Une étude épidémiologique fondée sur 6 500 adultes suivis durant plus de 9 ans a montré que la rhinite (allergique ou non) était par ailleurs un facteur prédictif de l'asthme : une rhinite allergique préjuge d'un risque 3,5 fois plus important de développer un asthme ; une personne affectée d'une rhinite non allergique a 3 fois plus de risque de devenir asthmatique.
Affection médicale
Une embolie (du mot grec εμβολη, embolê, signifiant « irruption ») est la présence anormale de matière appelée « embole », généralement dans le système de circulation sanguine et lymphatique. Le risque est l'obstruction d'une artère périphérique ou pulmonaire provoquant une ischémie. Le siège de cette ischémie varie en fonction du réseau vasculaire atteint. Par abus de langage, l'embolie pulmonaire est nommée « embolie » car la majorité des caillots se forment dans les veines et se déplacent, après être passés par le cœur, jusqu'aux artères pulmonaires. Le risque métastatique est le largage d'emboles tumoraux dans les vaisseaux lymphatiques et sanguins, les cellules cancéreuses envahissant ces vaisseaux et pouvant ainsi métastaser à distance. Le terme a été introduit par Rudolf Virchow.
Inflammation de la gencive
La gingivite est une inflammation de la gencive, associée ou non à des phénomènes dégénératifs, nécrotiques ou prolifératifs et causée par la plaque bactérienne. La gingivite est une maladie parodontale, c'est-à-dire une maladie touchant le parodonte, les tissus entourant la dent. Une gencive saine présente un aspect « en peau d'orange », rose pâle, et ne saigne pas au contact. Lors de la gingivite, la gencive devient rouge (toute variation de couleur signe une situation pathologique), lisse et gonflée. Elle saigne facilement, soit lors du brossage, soit parfois même spontanément. On peut observer des poches parodontales, c'est-à-dire un espace qui se forme entre le haut de la gencive et le niveau où elle s'attache à l'os.
Diminution de volume ou de taille, plus ou moins importante, d'un membre, d'un organe ou d'un tissu, d'origine pathologique ou physiologique
L'atrophie est la diminution de volume ou de taille, plus ou moins importante, d'un membre, d'un organe ou d'un tissu, d'origine pathologique ou physiologique. Le contraire de l'atrophie est l'hypertrophie.
Maladie parasitaire causé par des vers parasites, les filaires
Les filarioses sont des helminthiases, maladies dues à des vers parasites, des nématodes appelés filaires. Il existe une très grande diversité de filaires dont très peu d'espèces sont des parasites de l'être humain. Ce sont toutes des maladies transmissibles par la piqûre d'un arthropode vecteur et l'hôte principal est toujours un vertébré. Les filaires sont ovovivipares : elles ne pondent pas des œufs, mais des larves appelées microfilaires qui peuvent circuler dans le sang des vertébrés. Les adultes sont appelés macrofilaires qui peuvent vivre dans le système lymphatique, la peau ou autres tissus. Les filarioses humaines sont très fréquentes dans les pays tropicaux (plus de 70 pays dans le monde). Leur gravité est variable : elles peuvent être bénignes ou lourdement handicapantes. La dracunculose, provoquée par Dracunculus medinensis ou « filaire de Médine », a longtemps été classifiée par le corps médical comme une filaire cutanée. Mais ce nématode non transmis par un vecteur appartient à un ordre différent.
Éruption volcanique pyroclastique semblable à celle du Vésuve en 79 AD
Les éruptions pliniennes sont des éruptions volcaniques explosives extrêmement puissantes. Elles se caractérisent par l'émission à jet continu d'un panache de gaz chaud, de cendres et de ponces. Le panache culmine à des dizaines de kilomètres de hauteur et ses constituants solides retombent ensuite sur un large territoire, formant un épais dépôt d'éjectas grossiers. Environ 40 % des volcans polygéniques sont sujets à des éruptions pliniennes, mais qui ne se produisent pas fréquemment. On estime à 5-10 par siècle la fréquence des éruptions pliniennes à l'échelle du globe ce qui fait, compte tenu de la difficulté d'accès à certains des volcans concernés, que peu de ces éruptions ont été observées et encore moins étudiées en temps réel. Les premières descriptions écrites d'une éruption plinienne sont celles du Vésuve en 79, mentionnées dans plusieurs lettres de Pline le Jeune, décrivant l'expérience de son oncle Pline l'Ancien. La première éruption plinienne observée par des volcanologues est celle de l'Hekla en 1947. Il y eut ensuite celles du mont Saint Helens en 1980, du El Chichón en 1982, du Pinatubo en 1991 et du Sarytchev en 2009. Les éruptions pliniennes sont surtout connues par leurs dépôts (dépôts aériens et coulées pyroclastiques), des marqueurs importants en téphrochronologie, clairement distincts des autres produits du volcanisme explosif. Le volume total des dépôts varie de quatre ordres de grandeur d'une éruption à l'autre, le maximum se situant autour de 100 km3. Leurs caractéristiques principales sont une proportion élevée de magma juvénile, une large dispersion (due à un taux de décharge élevé), la grossièreté des éjectas et une grande homogénéité verticale (due à la continuité de la décharge). On retrouve dans différents dépôts pliniens toute la variété des compositions de magma (à l'exception des plus mafiques) mais avec des abondances particulières : environ 80 % de rhyolites et de dacites, moins de 1 % de basaltes. Un zonage compositionnel s'observe souvent.
Composé chimique
Le clopidogrel est un médicament antiagrégant plaquettaire par antagonisme aux récepteurs plaquettaires de l'adénosine diphosphate, appartenant à la classe des thiénopyridines. Il est commercialisé par Bristol-Myers Squibb et Sanofi sous la marque Plavix, par Sun Pharmaceutical sous le nom de marque Clopilet, par Ranbaxy Laboratories sous le nom de Ceruvin. Il consiste en un énantiomère S dextrogyre. Il a été génériqué en France en 2010.
Branche de la médecine interne, qui traite des maladies vasculaires
L’angiologie ou médecine vasculaire est la spécialité médicale qui concerne les pathologies et les soins aux vaisseaux sanguins, quelle qu'en soit leur nature (veines, artères, microcirculation), ou lymphatiques. La pratique de l'angiologie bénéficie des connaissances en hémodynamique et de sa compréhension.
Maladie
Les dystonies sont un groupe de maladies caractérisées par des troubles moteurs, regroupant la dystonie idiopathique de torsion (DIT) ou dystonie généralisée, les autres dystonies héréditaires, le blépharospasme, la dysphonie spasmodique, la dystonie secondaire à des lésions cérébrales et les dystonies en foyer. La dystonie frappe hommes et femmes, jeunes et vieux et les gens de toute origine. Elle n'est pas un trouble psychologique et elle n'affecte pas les facultés intellectuelles. La dystonie n'est pas mortelle, mais elle est chronique et s'accompagne d'incapacité et de douleur, souvent insupportable. Le traitement est difficile et limité à minimiser les symptômes de la maladie, car il n'existe aucun remède connu. Le traitement le plus utilisé est l'injection de toxine botulique, qui bloque l’influx nerveux entre le nerf et le muscle, entraînant ainsi une diminution de la force musculaire. Ce traitement est temporaire, et à renouveler régulièrement car les effets de la toxine s'estompent. Il n'y a pas de traitement médicamenteux adapté aux dystonies. Selon les patients, certaines catégories de médicaments peuvent agir sur les symptômes : myorelaxants, anticholinergiques et benzodiazépines. Un traitement par stimulation cérébrale profonde peut aussi être envisagé. Des recherches récentes ont étudié plus avant le rôle de la physiothérapie dans le traitement de la dystonie. Une étude récente a montré que la réduction du stress psychologique, conjointement avec l'exercice, est bénéfique pour la réduction de la dystonie tronconique chez les patients atteints de la maladie de Parkinson. Une autre étude a mis l'accent sur la relaxation progressive, l'endurance musculaire isométrique, la force dynamique, la coordination, l'équilibre et la perception du corps, en observant des améliorations significatives de la qualité de vie des patients après 4 semaines. Étant donné que la racine du problème est neurologique, les médecins ont exploré les activités de rééducation sensoriomotrice pour permettre au cerveau de se « recâbler » et d'éliminer les mouvements dystoniques. Le travail de plusieurs médecins tels que Nancy Byl et Joaquin Farias a montré que la rééducation sensoriologique et la stimulation proprioceptive peuvent induire neuroplasticité, ce qui permet aux patients de récupérer une fonction importante qui a été perdue en raison de la dystonie cervicale, de la dystonie des mains (crampe de l'écrivain), du blépharospasme, la dystonie oromandibulaire, la dysphonie et la dystonie des musiciens.