Cartes
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Forme d'autisme
Fléau
Le syndrome d'Asperger, prononcé [as.pɛʁ.ɡœʁ], est une forme d'autisme sans déficit intellectuel ni (sauf exception) retard de langage. Cette dénomination, dont une variante est celle d'autisme Asperger, demeure en usage dans le langage courant, en dépit d'un changement dans les classifications. Il s'agit d'un syndrome non évolutif, dont les signes pouvaient permettre un diagnostic chez le très jeune enfant dès l'âge de 2 ou 3 ans, mais qui pouvait aussi être diagnostiqué à tout âge (y compris tardivement). Le syndrome d'Asperger est défini cliniquement en 1981 par Lorna Wing, à partir de la « psychopathie autistique » décrite en 1944 par Hans Asperger. Il intègre les classifications nosographiques officielles en 1993 dans le cadre des troubles envahissants du développement (CIM-10) et en 1994 dans celui du DSM. Il est remplacé au cours des années 2010 par une approche plus évolutive des troubles du spectre de l'autisme (TSA). Comme tous les troubles du spectre de l'autisme, le syndrome d'Asperger se caractérise par des difficultés significatives dans les interactions sociales, associées à des intérêts spécifiques ou des comportements répétitifs. Il se différencie notamment de l'autisme dit de Kanner par l'absence de déficit intellectuel (ce qui peut signifier, mais pas nécessairement, un surdon) et de retard (ou d'altération) dans l’apparition du langage. Il s'associe souvent à une maladresse physique et à une utilisation atypique de la parole, bien qu'elles ne soient pas toujours retenues pour le diagnostic. Il est parfois également distingué, au sein des autismes sans handicap mental, d'autres formes d'autisme dites à haut niveau de fonctionnement (élément souvent utilisé pour désigner l'autisme avec surdon, qui peut impliquer un ensemble de singularités handicapantes plus important en moyenne dans certains domaines et moins dans d'autres), mais ces critères et cette distinction sont largement critiqués. Les causes du syndrome d'Asperger sont majoritairement génétiques. Les recherches neurologiques ont révélé des particularités dans le fonctionnement cérébral, à l'origine de troubles sélectifs de l'empathie. Lorsque le diagnostic de syndrome d'Asperger ou à présent de TSA est établi, un accompagnement pluridisciplinaire peut être proposé. L'efficacité de certaines interventions est difficile à estimer, car les données sont limitées. Les thérapies cognitivo-comportementales se concentrent sur les capacités de communication, les routines obsessionnelles et répétées. La plupart des enfants s'adaptent à la vie en société quand ils deviennent adultes ; en revanche, leurs difficultés sociales et de communication persistent. Les personnes Asperger sont vulnérables à de nombreux troubles de l'humeur, particulièrement à l'anxiété et à la dépression. D'après une estimation réalisée en 2013, environ 31 millions de personnes dans le monde auraient cette forme d'autisme. Des scientifiques et des personnes Asperger s'interrogent sur le fait que cette forme d’autisme puisse être considérée comme une différence plutôt que comme une pathologie nécessitant un traitement. Les limitations handicapantes sont souvent associées ou dues à des compétences, parfois exceptionnelles, dans les centres d’intérêt surinvestis. Cette dimension a créé une fascination pour le syndrome d'Asperger, qui s'est traduite par de nombreuses représentations dans la culture populaire et des stéréotypes. La dernière édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, publiée en 2013, élimine le diagnostic du syndrome d'Asperger pour l'intégrer au sein d'un nouveau diagnostic de « troubles du spectre de l'autisme ». Le diagnostic de syndrome d'Asperger n'est plus utilisé par la majorité des médecins, et de moins en moins mentionné dans la littérature scientifique, notamment depuis les révélations sur le passé eugéniste de Hans Asperger.
Phénomène marin
Un tsunami (en japonais 津波, litt. « vague du port ») est une série d'ondes de très grandes période et longueur d'onde se propageant à travers un milieu aquatique (océan, mer ou lac), issues du brusque mouvement d'un grand volume d'eau, provoqué généralement par un séisme, un glissement de terrain sous-marin ou une explosion volcanique, et pouvant se transformer, en atteignant les côtes, en vagues destructrices déferlantes de très grande hauteur. En eau profonde, les vagues du tsunami ont une période (temps séparant chaque crête) se comptant en dizaines de minutes, et peuvent voyager à plus de 800 km/h, tout en ne dépassant pas quelques décimètres de hauteur. Mais à l'approche des côtes, leur période et leur vitesse diminuent, tandis que leur amplitude augmente, leur hauteur pouvant dépasser 30 m. Elles peuvent alors submerger le rivage, inondant les terrains bas, pénétrant profondément dans les terres, en emportant tout sur leur passage, dans une succession de flux et de reflux. Les tsunamis font partie des catastrophes les plus destructrices de l'histoire. Sur les quatre derniers millénaires, ils totalisent plus de 600 000 victimes, à travers au moins 279 événements répertoriés. Le tsunami de 2004 dans l'océan Indien est la catastrophe la plus meurtrière des 30 dernières années, avec plus de 250 000 victimes. En français, le terme de raz-de-marée était précédemment couramment employé pour désigner les tsunamis. C'est toutefois un terme imprécis, car il regroupe sous la même appellation les tsunamis et d'autres phénomènes de submersion marine. Les scientifiques ont donc officialisé en 1963 le terme « tsunami », sujet de cet article.
Maladie
La fièvre typhoïde (du grec ancien : τῦφος / tûphos, « fumée, vapeur qui monte au cerveau ; orgueil ») est une maladie infectieuse causée par une bactérie du sérotype Typhi de la sous-espèce Salmonella enterica subsp. enterica (ou bacille d'Eberth). Les infections causées par les sérotypes Paratyphi (A, B ou C) sont appelées fièvres paratyphoïdes. Ces infections, dites salmonelloses typhiques ou majeures, sont à porte d'entrée digestive. Elles sont liées au péril fécal et se transmettent par voie féco-orale. Sans traitement approprié, elles se manifestent comme des fièvres de longue durée (trois à quatre semaines) avec des complications principalement digestives et neurologiques mettant en jeu le pronostic vital (létalité de 10 à 30 % en l'absence de traitement). La typhoïde reste un problème de santé publique dans 44 pays dans le monde (Afrique et Asie) dépourvus d'infrastructures sanitaires (épuration des eaux et traitement des eaux usées). Devenue rare dans les pays industrialisés, elle reste présente par cas importés (100 à 250 cas annuels en France métropolitaine). La fièvre typhoïde est la deuxième cause, après le paludisme, de fièvre potentiellement mortelle par retour de voyage en pays d'endémie.
Maladie infectieuse du côlon
La dysenterie est une maladie infectieuse du côlon chez l’humain et l'animal, qui peut être grave, aiguë ou chronique.
Maladie infectieuse
La scarlatine (emprunté au latin scarlatina febris, « fièvre écarlate ») ou deuxième maladie est une maladie infectieuse de la peau due à la bactérie Streptococcus pyogenes. Cette pathologie est caractérisée par une éruption cutanée et buccale typique, le plus souvent associée à une angine. Les complications possibles sont les suppurations locales de l'angine, les complications toxiniques et les syndromes post-streptococciques. Le diagnostic est clinique et le traitement comporte un antibiotique.
Les porphyries sont un groupe de huit maladies rares héréditaires représentant chacune un défaut génétique portant sur une des huit enzymes spécifiques de la biosynthèse de l'hème (partie non protéique de l'hémoglobine). Ces maladies métaboliques génétiques se traduisent par l'accumulation dans les tissus de quantités massives de porphyrines, précurseurs de l'hème, qui se retrouvent excrétées dans l'urine (porphyrinurie), la bile et les fèces. Chaque porphyrie se caractérise par son site primaire d'accumulation (porphyries hépatiques, porphyries érythropoïétiques) et ses manifestations cliniques (porphyries aiguës, porphyries cutanées). Les porphyries aiguës se manifestent par des douleurs abdominales (« coliques »), par des troubles nerveux et psychiques, et peuvent aboutir à des troubles bulbaires graves, mettant en jeu le pronostic vital. Les porphyries cutanées se manifestent par des lésions photosensibles sur les zones découvertes du corps, elles menacent rarement la vie mais entraînent un handicap social avec faible qualité de vie. Ces manifestations sont souvent déclenchées ou aggravées par des facteurs non génétiques : médicaments, perte de poids, stress, exposition à des toxiques, changements hormonaux, etc. Lorsqu'elles surviennent chez des sujets normaux, sans être liées à un défaut génétique mais à une maladie ou une intoxication retentissant sur le métabolisme de l'hème, elles sont dites porphyries secondaires ou acquises, d'origine non congénitale.
Infection dermatologique
La verrue est une petite excroissance de la peau ou une petite lésion qui peut être induite par un microtraumatisme et peut apparaître sur presque toutes les régions du corps. On peut la retrouver sur la main, le coude, le genou, le visage, le pied ainsi que sur les organes génitaux. Les verrues sont des tumeurs cutanées bénignes (non cancéreuses). Elles ont pour origine l'infection de la peau par un virus, le papillomavirus humain (VPH) dont on dénombre plus de 120 génotypes différents (selon leur séquence ADN), certains donnant plus fréquemment certaines verrues. Il semble communément admis que les verrues des mains, des coudes et des genoux peuvent provenir de microtraumatismes, alors que celles des pieds seraient favorisées par le sol des piscines, des salles de sports et de leurs douches (le VPH s'introduit plus aisément dans un épiderme gorgé d'eau). On distingue plusieurs types de verrues : les verrues vulgaires le plus souvent dues au VPH 2, éventuellement 4, les verrues planes dues aux VPH 3 (planes communes) 10 et 28, les verrues plantaires, qui peuvent être uniques, profondes et douloureuses à la marche (myrmécie due au VPH 1) ou multiples et contiguës (mosaïque due au VPH 2), les papillomes verruqueux, les verrues génitales ou condylomes, et les kystes épidermoïdes à inclusions ou papillomes kystiques exclusivement dus à VPH 60.
Pratique sexuelle consistant à observer le corps et l’intimité d’une personne.
Le voyeurisme, est une paraphilie, c’est-à-dire, un développement sexuel atypique pouvant causer une détresse récurrente au point de perturber la vie sociale, affective ou professionnelle. Si le voyeur passe à l’acte, cela constitue une atteinte sexuelle pouvant causer des symptômes traumatiques durables à la victime. Contrairement à l’idée selon laquelle un voyeur « discret » ne ferait de mal à personne : le corps et l’intimité d’une personne sont captés et utilisés sans consentement comme objet d’excitation, ce qui constitue une atteinte sexuelle.
Inflammation du péritoine
La péritonite est l’inflammation du péritoine. La péritonite est une infection assez grave qui peut déboucher sur la mort si elle n’est pas traitée, car la surface péritonéale est interne ; les conséquences locales et générales sont donc très rapides. De par le risque de septicémie, la péritonite est une urgence chirurgicale mettant en jeu le pronostic vital. L’infection provient d’une suppuration ou d’une perforation du tube digestif permettant à des bactéries d’atteindre le péritoine. En fonction des moyens locaux et généraux de défense, trois évolutions sont possibles : la guérison, l’abcès ou la péritonite.