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Cancer du système lymphatique
Fléau
Un lymphome, aussi plus rigoureusement appelé lymphome malin est un cancer du système lymphatique qui se développe aux dépens des lymphocytes. Il est caractérisé par des proliférations cellulaires malignes (ou cancers) ayant pris naissance dans un organe lymphoïde secondaire : nœuds lymphatiques, rate ou tissus lymphoïdes associés aux muqueuses (digestives et respiratoires notamment). Les lymphomes, comme les leucémies, font partie des hémopathies malignes. Les lymphomes sont souvent révélés par la découverte d'une adénopathie. Ils peuvent s'étendre à n'importe quelle partie du système lymphatique, qui comprend la moelle osseuse, la rate, le thymus, les nœuds lymphatiques et les vaisseaux lymphatiques, et qui assure normalement la défense immunitaire de l'organisme contre les bactéries, parasites, toxines, corps étrangers, etc.
Pathologie du système nerveux central
L'aphasie est l'un des troubles du langage, complexe, qui peut prendre des formes variées dans lesquelles les facultés de verbaliser, lire, écrire (et parfois de calculer et/ou de comprendre) peuvent être différemment affectées, alors que la personne ne présente pas de déficit sensoriel ni de dysfonctionnement de l'appareil phonatoire. Elle se manifeste le plus souvent par une perte partielle ou totale de la capacité de communiquer par le langage oral, en raison d'une pathologie, acquise, du système nerveux central ou il peut s'agir de l'une des manifestations d'un stress post-traumatique ou d'une crise autistique aiguë de type meltdown ou shutdown (on parle alors généralement de mutisme sélectif). Certains patients ne montrent que des incertitudes légères, pour trouver leurs mots par exemple, alors que d'autres ont presque voire totalement perdu la faculté de s'exprimer par le langage, et/ou de comprendre ce qui leur est dit, de lire et/ou d'écrire. Sa cause est généralement une lésion des aires cérébrales contrôlant le langage. Selon la localisation et l'étendue de cette lésion, les manifestations de l'aphasie peuvent varier considérablement ; on distingue les aphasies de Broca, de Wernicke, globales ou anomique.
Cancer hématologique
Le myélome multiple (MM ou myélome multiple des os ou maladie de Kahler, maladie de Kahler-Bozzolo) est une hémopathie maligne. C'est un cancer hématologique, ce qui signifie qu'il se développe à partir des cellules de l'hématopoïèse, qui sont à l'origine des cellules du sang, formées dans la moelle osseuse. Le myélome multiple est une tumeur maligne d'origine génétique complexe causée par la transformation de cellules B plasmocytaires dans la moelle osseuse . Ce myélome est caractérisé par le développement dans le squelette de multiples tumeurs ostéolytiques à plasmocytes (plasmocytomes) sécrétant dans la plupart des cas soit une immunoglobuline monoclonale de type G (52 % des cas), soit de type A (21 % des cas), soit une chaîne légère Kappa ou Lambda (12 %).
Crise économique
La crise de la dette publique grecque est une crise financière qui a débuté en Grèce en 2008 sous l'effet combiné de la découverte d'un déficit public particulièrement élevé et de la tension sur les marchés financiers dans le cadre de la crise financière mondiale de 2007-2008. Cette crise a menacé de s'étendre à l'Union européenne (crise de la dette dans la zone euro) et de faire s'effondrer le système bancaire grec. Cette crise a conduit à ce que les gouvernements grecs successifs demandent de l'aide à la Commission européenne, la Banque centrale européenne et au Fonds monétaire international, en échange de la mise en œuvre de plans d'austérité d'une ampleur inédite dans les pays développés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et visant à rétablir les capacités de financement publiques de l’État grec. Entre 2010 et 2014, la Grèce a subi une consolidation budgétaire égale à 20 % du PIB, avec une baisse des dépenses à hauteur de 12 % du PIB, et une hausse des recettes à hauteur de 8 %. La crise de la dette publique grecque trouve son origine dans l'état fortement dégradé des finances publiques du pays au début des années 2000. La Grèce a intégré la zone euro en 2001 malgré des conditions macroéconomiques inadéquates. Le maquillage de son déficit public par la Grèce durant ces années, avec l'aide de la banque d'investissement Goldman Sachs, a accentué la tension sur les marchés obligataires européens lorsque l'ampleur du déficit public grec a été révélé durant la crise économique mondiale de 2008. L'ampleur des problèmes structurels du pays, sa difficulté à prélever l'impôt, son budget militaire surdimensionné et sa dépendance aux fonds structurels européens sont des composantes fortes de la crise grecque dans la zone euro. La crise a connu trois pics de tensions, chronologiquement : Le premier pic survient en 2010 alors que l'Irlande, le Portugal et l'Espagne sont aussi très en difficultés. Pour éviter que la crise n'atteigne le Portugal et l'Espagne, les pays de la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) décident d'aider la Grèce. Un accord du 2 mai 2010 prévoit des prêts conditionnés à un ajustement structurel par le gouvernement grec. Entre 2010 et 2014, 260 milliards d'euros ont été prêtés au pays ; Le deuxième survient début mai 2011, quand la Grèce fait à nouveau appel aux pays européens et au FMI, suscitant notamment des débats entre le gouvernement français, prêt à aider à nouveau la Grèce, et le gouvernement allemand, qui veut que les banques et les financiers qui ont prêté sans réellement prendre en compte la situation du pays soient également mis à contribution. Parallèlement, le gouvernement grec subit la pression de la rue et l'ONU avertit, dans un rapport du 21 juin, que les politiques de réduction radicale des déficits publics menacent l'emploi, les dépenses sociales et rendent toute croissance économique très incertaine. La solution prônée pour la Grèce serait ainsi contre-productive. Fin 2014, le pays dégage un excédent budgétaire primaire ; Une troisième période de négociations tendues survient début 2015, avec l'arrivée du SYRIZA au gouvernement, élu sur un programme très hostile aux réformes suggérées par les autorités européennes, d'autant plus que le plan de 2012 arrive à expiration. Après un semestre de négociations, les tensions entre la Grèce et les autres pays de la zone sont telles que la sortie de la Grèce de la zone euro, appelée dans les médias Grexit (« Greece exit »), est envisagée. Le gouvernement d’Aléxis Tsípras organise un référendum le 5 juillet 2015 sur l’acceptation ou non du plan proposé par les créanciers, qui se conclut par un « non ». Néanmoins, un plan semblable est accepté dans les jours qui suivent après d’âpres négociations, puis approuvé par le Parlement grec. S'il s’agit en première analyse d’une crise de nature économique liée à la soutenabilité de la dette publique d'un pays sans grandes ressources minières, agricoles et industrielles, l’étude de l’évènement montre qu’il s’agit aussi d’une crise politique, qui révèle d’une part les pratiques hétérodoxes des pays les moins favorisés de l’Union européenne face aux règles exigées par les États fondateurs aux économies les plus fortes, et d’autre part les difficultés de la construction européenne et du fonctionnement des institutions communes dans un contexte où la préservation des acquis prime souvent sur la solidarité entre membres.
Syndrome psychiatrique alliant négativisme, passivité et raideur motrice
La catatonie est un syndrome psychomoteur (c'est-à-dire s'exprimant à la fois dans la sphère psychique et motrice) caractérisé par des perturbations significatives du mouvement, du comportement et parfois de la cognition, allant de la stupeur, de la catalepsie et du mutisme à l'agitation et à la violence. Elle est associée à de nombreuses maladies, neurologiques et/ou psychiatriques.
Crise financière de 2008
La crise des subprimes (en anglais : subprime mortgage crisis) est une crise financière qui a touché le secteur des prêts hypothécaires à risque (en anglais : subprime mortgage) aux États-Unis à partir de juillet 2007. Ces prêts à haut risque avaient connu une expansion très importante durant les 5 années précédant l'éclatement de la crise. Elle entraîna la crise bancaire et financière de l'automne 2008, ces deux phénomènes provoquant la crise financière mondiale de 2007-2008. La crise trouve son point de départ dans la hausse des taux directeurs de la Réserve fédérale à partir de 2005, dans un contexte d'inflation lié au troisième choc pétrolier. Cette hausse, renchérissant le coût du remboursement des prêts à taux variables, s'accompagne ainsi d'un taux de défaut de 15 % en 2007 de ces crédits hypothécaires qui avaient été attribués à une clientèle financièrement fragile. Dans le même temps, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les prix de l'immobilier baissent. Cette baisse, qui n'avait pas été anticipée, provoque de nombreuses faillites parmi les organismes de crédit qui avaient délivré des prêts subprimes. En effet, ces organismes se remboursent, en cas de défaut sur un prêt, en vendant le bien immobilier. Enfin, la crise s'étend par contagion au reste du monde, en raison de la titrisation par les banques des prêts hypothécaires. Les obligations, encapsulant des milliers des prêts hypothécaires subprimes étendent les risques. Les agences de notation ont préalablement estimé ces obligations de bonne qualité. Ces obligations ont été souscrites par des banques, des compagnies d'assurance vie, des fonds d'investissement, des gestionnaires de sicav, des fonds de retraite. La chute des cours de ces obligations provoque également des faillites nombreuses. La défiance s'étend sur les marchés interbancaires. Les banques refusent de se prêter de l'argent entre elles de peur que ces banques ne détiennent des « titres toxiques » adossés aux prêts hypothécaires subprimes. Ces prises de position sont à l’origine de la crise financière mondiale de 2007 qui débouche sur la crise bancaire et financière de l'automne 2008, entraînant le monde dans la crise économique des années 2008 et suivantes. La crise des subprimes instaure une méfiance envers les créances titrisées comprenant une partie de ces crédits et mis en cause l'intégrité des opérateurs des marchés financiers. Elle met en lumière d'importants dysfonctionnements des agences de notation et des faiblesses structurelles des systèmes de contrôle interne des institutions financières et de leurs autorités de contrôle.
Maladie humaine
Les syndromes myélodysplasiques (SMD, plus fréquemment dits MDS pour myelodysplastic syndrome, anciennement appelés « anémies réfractaires » et aussi dites myélodysplasies) sont des maladies de la moelle osseuse résultant d'une multiplication incontrôlée des cellules souches hématopoïétiques, qui ne sont pas des carences en molécules nécessaires à la synthèse de ces cellules. On a montré qu'une dysfonction des cellules progénitrices de l'os pouvait induire une myélodysplasie, secondairement suivie d'une leucémie. Les trois lignées cellulaires sanguines (globules rouges, globules blancs et plaquettes) présentent un trouble de différenciation qui aboutit à une production insuffisante d'une, deux ou des trois sortes de cellules. L’incidence des syndromes myélodysplasiques est estimée à environ 4 cas pour 100 000 habitants, avec un âge médian au diagnostic proche de 70 ans. Chez les sujets de 65 ans et plus, l’incidence atteint environ 25 cas pour 100 000 . Le terme « myélodysplasie » a été utilisé par le groupe Franco-Américain-Britannique en 1982 pour décrire les anomalies morphologiques des lignées myéloïdes de l’hématopoïèse observées dans des conditions préleucémiques, qui furent alors désignées sous le nom de syndromes myélodysplasiques . La classification FAB n'est plus utilisé. L'origine de ces maladies reste inconnue, probablement parfois génétique (congénitale) ou due à une mutation génétique acquise. Des agents « environnementaux » sont possibles : une partie des patients atteints du syndrome myélodysplasique a subi une chimiothérapie (particulièrement par des agents alkylants tels que le melphalan, gaz moutarde, cyclophosphamide, busulfan, et le chlorambucil) ou les radiations (thérapeutiques ou accidentelles) ou ont été exposés au benzène.