Cartes
91
Groupe d'éléments chimiques de la colonne 12 du tableau périodique
Objet
Le groupe 12 du tableau périodique, autrefois appelé groupe IIB dans l'ancien système IUPAC et dans le système CAS, contient les éléments chimiques de la 12e colonne, ou groupe, du tableau périodique des éléments : Les éléments de ce groupe appartiennent au bloc d du tableau périodique. Ils sont généralement rangés parmi les éléments de transition dans la grande majorité des manuels et des ouvrages de chimie bien que, pour l'IUPAC, un élément de transition soit « un élément chimique dont les atomes ont une sous-couche électronique d incomplète, ou qui peuvent former des cations dont la sous-couche électronique d est incomplète » : dans la mesure où les éléments du groupe 12 mobilisent les électrons de leur sous-couche ns, où n est le numéro de la période, en laissant leur sous-couche (n – 1)d complète, avec 10 électrons, ils n'entrent pas dans la définition de l'IUPAC des éléments de transition. Pour cette raison, ils sont rangés ici dans la famille des métaux pauvres, avec laquelle ils partagent de nombreuses propriétés : ils sont plus mous que les métaux de transition, présentent une résistance mécanique moindre et une température de fusion sensiblement inférieure, le mercure étant même liquide à température ambiante. Le copernicium 112Cn serait en revanche probablement un métal de transition, en raison d'effets relativistes stabilisant les orbitales 7s au détriment des orbitales 6d : l'ion Cn2+ aurait ainsi une configuration [Rn] 5f14 6d8 7s2, avec par conséquent une sous-couche 6d incomplète. En solution aqueuse, il serait à l'état d'oxydation +2, voire +4 : dans ce dernier cas, la sous-couche 6d est nécessairement incomplète.
Groupe d'éléments chimiques de la colonne 4 du tableau périodique
Le groupe 4 du tableau périodique, autrefois appelé groupe IVA dans l'ancien système IUPAC utilisé en Europe et groupe IVB dans le système CAS nord-américain, contient les éléments chimiques de la 4e colonne, ou groupe, du tableau périodique des éléments :
Groupe d'éléments chimiques de la colonne 6 du tableau périodique
Le groupe 6 du tableau périodique, autrefois appelé groupe VIA dans l'ancien système IUPAC utilisé en Europe et groupe VIB dans le système CAS nord-américain, contient les éléments chimiques de la 6e colonne, ou groupe, du tableau périodique des éléments : ( * ) Exceptions à la règle de Klechkowski : chrome 24Cr, molybdène 42Mo.
Groupe d'éléments chimiques de la colonne 5 du tableau périodique
Le groupe 5 du tableau périodique, autrefois appelé groupe VA dans l'ancien système IUPAC utilisé en Europe et groupe VB dans le système CAS nord-américain, contient les éléments chimiques de la 5e colonne, ou groupe, du tableau périodique des éléments : ( * ) Exceptions à la règle de Klechkowski : niobium 41Nb.
Groupe d'éléments chimiques de la colonne 9 du tableau périodique
Le groupe 9 du tableau périodique, autrefois inclus dans le groupe VIII de l'ancien système IUPAC utilisé en Europe et dans le groupe VIIIB du système CAS nord-américain, deux systèmes aujourd'hui obsolètes, contient les éléments chimiques de la 9e colonne, ou groupe, du tableau périodique des éléments : ( * ) Exception à la règle de Klechkowski : rhodium 45Rh.
Groupe d'éléments chimiques de la colonne 10 du tableau périodique
Le groupe 10 du tableau périodique, autrefois inclus dans le groupe VIII de l'ancien système IUPAC utilisé en Europe et dans le groupe VIIIB du système CAS nord-américain, deux systèmes aujourd'hui obsolètes, contient les éléments chimiques de la 10e colonne, ou groupe, du tableau périodique des éléments : ( * ) Le cas du nickel 28Ni est particulier : il présente deux configurations électroniques d'énergies très voisines qui se recouvrent. Les manuels retiennent généralement la configuration régulière [Ar] 3d8 4s2, étayée par les données expérimentales. Mais la moyenne des niveaux d'énergie correspondant à la configuration irrégulière [Ar] 3d9 4s1 est légèrement inférieure à celle de la configuration régulière, de sorte qu'on retient également la configuration irrégulière pour les calculs sur le nickel. ( ** ) Exception à la règle de Klechkowski : palladium 46Pd, platine 78Pt.
Composé chimique
Le propyne est un composé insaturé aliphatique de formule chimique C3H4. C'est un gaz incolore très inflammable qui appartient à la famille des alcynes. C'est un des composés du MADP, avec son tautomère le propadiène avec lequel il est en équilibre. Ce mélange est utilisé pour le soudage et l'oxycoupage. Contrairement à l'acétylène, le méthylacétylène peut être compressé sans danger.
Le fluorure d'aluminium est un solide ionique composé de l'ion fluorure (formule : F−) et de l'ion aluminium (formule : Al3+). Comme un solide ionique est électriquement neutre, alors il faut trois ions fluorure pour équilibrer un ion aluminium. Ainsi la formule du fluorure d'aluminium est (Al3+ + 3F−) = AlF3.
Le chlorure de cadmium est un composé chimique inorganique constitué de cadmium et de chlore, de formule CdCl2.
Groupe d'enzymes
En biochimie, une transférase est une enzyme dont le rôle est de catalyser le transfert d'un groupe fonctionnel (par exemple un groupe éthyle ou phosphate) d'une molécule (appelée donneur) à une autre (appelée accepteur). Par exemple, une enzyme catalysant la réaction suivante sera une transférase: A–X + B → A + B–X Dans cet exemple, A est le donneur et B l'accepteur. Il est courant que le donneur soit un coenzyme.
Le difluorure de xénon est le composé chimique de formule XeF2 synthétisé pour la première fois à Munster par le chimiste Rudolf Hoppe. Il se présente sous forme d'un solide cristallin incolore qui se sublime à 114 °C. On l'obtient à partir de xénon et de fluor sous l'effet de la chaleur, d'un arc électrique ou d'un rayonnement ultraviolet : Xe + F2 + hν → XeF2. Cette réaction est très facile et peut même être réalisée à la lumière du jour par temps couvert en laissant réagir du xénon avec du fluor. XeF2 se décompose néanmoins après coup sous l'effet de la lumière ainsi qu'au contact de l'eau : 2 XeF2 + 2 H2O → 2 Xe + 4 HF + O2 C'est un agent fluorant efficace qui trouve de nombreuses applications car il n'introduit pas d'impuretés : le xénon libéré s'évacue simplement sous forme gazeuse. L'une d'entre elles intervient dans la fabrication des microsystèmes électromécaniques en faisant intervenir le difluorure de xénon pour graver le silicium. La molécule est absorbée sur la pièce à graver et, au contact du silicium, se décompose en xénon et fluor ; ce dernier attaque le silicium en produisant du tétrafluorure de silicium : 2 XeF2 + Si → 2 Xe + SiF4 Le difluorure de xénon permet une gravure efficace et en profondeur sans recourir à des procédés énergétiques dispendieux tels que le bombardement ionique pour aboutir au même résultat. La molécule XeF2 est un exemple traditionnel de molécule hypervalente avec une liaison à trois centres et quatre électrons : les orbitales atomiques p de trois atomes colinéaires s'organisent en trois orbitales moléculaires selon le schéma : On observe : une orbitale moléculaire liante Ψ1 occupée, une orbitale moléculaire non liante Ψ2 occupée, une orbitale moléculaire antiliante Ψ3 vacante. Ce type de liaison est à l'œuvre pour tous les fluorures de xénon.
Le trichlorure d'antimoine est un composé chimique moléculaire de formule brute SbCl3. C'est un solide mou sans couleur qui était connu comme beurre d'antimoine par les alchimistes. Il a une odeur forte, et, au contact de l'eau, il s'hydrolyse formant de l'oxychlorure et dégageant du chlorure d'hydrogène. Ainsi, les échantillons de SbCl3 doivent être protégés de l'humidité : SbCl3+ H2O → SbOCl + 2 HCl. SbCl3 forme des complexes avec le chlore par exemple: SbCl52−.
L'abacavir (ABC) est un inhibiteur nucléosidique très puissant de la transcriptase inverse, pour le traitement de l'infection au VIH. L'abacavir est capable de franchir la barrière hémato-encéphalique. Il est plutôt bien toléré ; le principal effet secondaire est une réaction d'hypersensibilité, qui peut être dangereuse. Les souches sensibles à la zidovudine ou à la lamivudine sont généralement sensibles à l'abacavir, tandis que celles résistantes à la zidovudine et à la lamivudine ne sont pas très sensibles à l'abacavir. L'abacavir est donné per os et a une grande biodisponibilité (83 %). Il est principalement métabolisé par l'alcool déshydrogénase qui transforme l'alcool primaire en 5' en acide carboxylique ou la glucuronosyltransférase. Le médicament est commercialisé sous la marque Ziagen (GlaxoSmithKline) et comme association Trizivir (GlaxoSmithKline) et Kivexa (GlaxoSmithKline). L'abacavir se retrouve également dans une formulation 3 en 1, Triumeq (ViiV Healthcare) qui lui associe la lamivudine et l'inhibiteur d'intégrase dolutégravir.
Le chlorambucil (chloraminophène) est un agent alkylant anticancéreux actif par voie orale. À partir des années 1950, le chlorambucil était le traitement de référence de la leucémie lymphoïde chronique avant l'arrivée de la fludarabine dans les années 1990. Cependant, il reste encore recommandé chez les patients de plus de 65 ans selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé ( HAS ).
La Gesta Hungarorum (latin pour « la geste des Hongrois ») est une chronique de l'histoire hongroise primitive écrite par l'auteur inconnu Magister P. (désigné en hongrois par le nom Anonymus). Elle est contenue dans un manuscrit écrit aux alentours de 1200. Elle est un mélange de traditions orales, de sources anciennes, et d'inventions de la part de son auteur. Le titre Gesta Hungarorum peut aussi se référer à la Gesta Hunnorum et Hungarorum, écrite par un autre auteur : Simon de Kéza.
L'oxyde de cadmium est un composé chimique minéral d'oxygène et de cadmium de formule CdO .
Le monoxyde de soufre est un composé chimique de formule SO. Cette molécule est instable du point de vue thermodynamique et n'existe telle quelle qu'à l'état gazeux dilué ; elle dimérise en S2O2 à l'état condensé, parfois appelé peroxyde de soufre. C'est la raison pour laquelle le monoxyde de soufre a été détecté dans l'espace mais n'existe pas naturellement sur Terre. La molécule SO est caractérisée par un état fondamental triplet, comme la molécule O2, c'est-à-dire que chaque molécule possède deux électrons non appariés de spin parallèle, chacun sur une orbitale atomique propre. La liaison S-O a une longueur de 148,1 pm, supérieure à celle des molécules S2O (146 pm), SO2 (143,1 pm) et SO3 (142 pm). La molécule peut être excitée dans un état singulet par absorption d'un photon infrarouge. Cet état singulet est supposé plus réactif que l'état triplet, comme ce qui est observé pour la molécule O2. Du monoxyde de soufre peut être produit en laboratoire par décharge luminescente à travers des vapeurs de soufre mêlées de dioxyde de soufre SO2 et a pu être détecté par sonoluminescence dans une solution d'acide sulfurique concentré contenant des gaz nobles. Un détecteur de monoxyde de soufre à chimiluminescence a également été publié, reposant sur les réactions : SO + O3 → SO2* + O2, SO2* → SO2 + hν. Le monoxyde de soufre existe naturellement dans l'environnement du satellite Io de la planète Jupiter, aussi bien dans son atmosphère que dans son exosphère, et a été détecté dans l'atmosphère de Vénus, la comète Hale-Bopp et le milieu interstellaire.
Le dioxyde de germanium, ou oxyde de germanium(IV), est un composé inorganique de formule chimique GeO2. C'est la principale source commerciale de germanium. On l'obtient en chauffant du germanium ou du disulfure de germanium GeS2 en présence d'oxygène O2 : Ge + O2 → GeO2. Il se forme également par hydrolyse du tétrachlorure de germanium GeCl4 : GeCl4 + 2 H2O → GeO2 + 4 HCl. Cette réaction diffère de celle observée avec le silicium dans la mesure où l'hydrolyse du tétrachlorure de silicium SiCl4 donne en premier lieu des acides siliciques, tandis que le tétrachlorure de germanium ne forme pas d'hydroxydes stables, mais donne au contraire le dioxyde.
La phylloquinone, également appelée vitamine K1 ou phytoménadione, est une 2-méthyl-1,4-naphtoquinone substituée avec un résidu 3-phytyle. C'est une vitamine K, liposoluble, stable à l'air et à l'humidité, mais qui se décompose à la lumière du jour. On la trouve naturellement dans une grande variété de plantes, où elle joue le rôle d'accepteur d'électrons dans les chloroplastes au sein du photosystème I des membranes thylakoïdes. Elle intervient comme cofacteur dans la formation des facteurs de coagulation II (prothrombine), VII, IX et X dans le foie. Elle est utilisée pour remédier à la toxicité du coumaphène (warfarine) et comme antidote pour le coumatrétralyl. Elle se trouve naturellement dans les feuilles vertes des végétaux notamment les choux, épinards, brocolis. Chez les personnes atteintes de diabète sucré, la supplémentation en vitamine K1 pendant 3 mois (10 mg/j) peut réduire le développement de nouvelles lésions calcifiantes dans les artères coronaires, comme observé par la tomographie par émission de positons. Cependant, des études à plus long terme sont nécessaires pour confirmer ces résultats et évaluer l'efficacité à long terme de la supplémentation en vitamine K1.
Le chlorure de zirconium(IV), ou tétrachlorure de zirconium, est un composé chimique de formule ZrCl4. Il se présente comme une poudre blanche qui réagit violemment au contact de l'eau et s'hydrolyse rapidement à l'air libre en donnant de l'octahydrate de chlorure de zirconyle ZrOCl2·8H2O. Contrairement au tétrachlorure de titane TiCl4, le ZrCl4 solide adopte une structure polymérique dans laquelle chaque cation Zr4+ est coordonné de manière octaédrique selon une structure en bandes ou en feuillets semblable à celle du tétrachlorure d'hafnium HfCl4. Cette structure est facilement dégradée par les bases de Lewis, qui clivent les liaisons Zr–Cl–Zr. Le chlorure de zirconium(IV) est un composé important utilisé dans la chimie du zirconium. On peut l'obtenir par chloration du dioxyde de zirconium ZrO2. Ce dernier est alors traité avec du coke dans un four à arc électrique pour donner un carbonitrure de zirconium qui est ensuite mis à réagir avec chlore Cl2 pour donner le chlorure de zirconium(IV) : ZrO2 + 2 C + 2 Cl2 ⟶ ZrCl4 + 2 CO à 900 °C. On peut également chlorer le zirconium à 650 °C avec du chlore ou à 500 °C avec du chlorure de plomb(II) PbCl2 : Zr + 2 Cl2 ⟶ ZrCl4 à 650 °C. Zr + 2 PbCl2 ⟶ ZrCl4 + 2 Pb à 500 °C. Une autre voie de synthèse fait réagir le dioxyde de zirconium avec le tétrachlorure de carbone CCl4 dans un flux d'azote entre 450 et 500 °C : ZrO2 + 2 CCl4 ⟶ ZrCl4 + 2 COCl2 de 450 à 500 °C. Le chlorure de zirconium(IV) est un intermédiaire de la conversion des minerais de zirconium (essentiellement des oxydes) en zirconium métallique par le procédé Kroll. C'est également le précurseur le plus courant pour le dépôt chimique en phase vapeur de dioxyde de zirconium ZrO2 ou de diborure de zirconium ZrB2. En synthèse organique, on l'utilise comme acide de Lewis faible pour la réaction de Friedel-Crafts, la réaction de Diels-Alder et les réactions de cyclisation intramoléculaires. C'est également le point de départ de la synthèse de nombreux complexes organométalliques du zirconium. Il est généralement converti sous forme de complexe moléculaire pour pouvoir être utilisé malgré sa nature polymérique. Il forme avec le tétrahydrofurane un complexe solide 1:2 qui fond vers 175–177 °C (N° CAS 21959-01-3). Le cyclopentadiénure de sodium NaC5H5 réagit avec ce complexe ZrCl4(THF)2 pour donner du dichlorure de zirconocène ZrCl2(C5H5)2, utilisé dans de nombreuses réactions.
L'iodure de plomb(II) est un composé inorganique de formule PbI2. C'est un solide jaune brillant à température ambiante qui devient rouge brique (de façon réversible) en le chauffant. Sous sa forme cristalline, il est utilisé dans les matériaux détecteurs de photons à haute énergie comme les rayons X et les rayons gamma. L'iodure de plomb est toxique en raison du fait qu'il contient du plomb. Au XIXe siècle, il était utilisé par les artistes comme pigment sous le nom de « jaune d'iode », mais était trop instable pour être utile.
L'oxysulfure de carbone ou sulfure de carbonyle, de formule chimique COS, est un gaz incolore, toxique et inflammable, principalement émis dans l'environnement par les sols anoxiques, l'océan et l'activité volcanique. Il est également issu indirectement de l'oxydation dans l'atmosphère du sulfure de diméthyle (DMS) et du disulfure de carbone CS2 principalement dégazés depuis l'océan.Il fait partie des ligands soufrés volatils (composés chimiques appartenant au cycle du soufre et interagissant chimiquement avec certains métaux). C'est un puissant gaz à effet de serre dont le rôle présent et passé dans les cycles biogéochimiques est encore mal compris. Dans notre atmosphère riche en dioxygène ce gaz est rapidement dégradé (photolyse + probables phénomènes catalytiques). Il perd alors ses capacités de gaz réchauffant puisqu'au contraire, les composés issus de cette dégradation forment des aérosols soufrés qui renvoient vers l'espace une partie du rayonnement infrarouge solaire (mais en contribuant secondairement à l'acidification des mers... laquelle, au-delà d'un certain seuil pourrait rétroactivement diminuer la capacité des océans à stocker le CO2 sous forme de CaCO3, c'est-à-dire faire de l'océan une source de dioxyde de carbone, voire de méthane qui accélèrerait le réchauffement).
Le difluorure de krypton, de formule KrF2, est le premier composé du krypton à avoir été identifié. C'est un solide volatil incolore dont la molécule a une structure linéaire F-Kr-F avec des liaisons de 188,9 pm. Il forme des sels des cations KrF+ et Kr2F3+ avec les acides de Lewis forts. Le difluorure de krypton est un puissant agent fluorant, capable de convertir le xénon et l'iode respectivement en hexafluorure de xénon et pentafluorure d'iode : Xe + 3 KrF2 → XeF6 + 3 Kr I2 + 5 KrF2 → 2 IF5 + 5 Kr Le cation KrF+ est également le seul agent connu capable de conduire l'or à son état d'oxydation +5 : 8 KrF2 + 2 Au → 2 KrF+AuF6− + 6 Kr + F2 KrF+AuF6− → AuF5 + Kr + F2 à plus de 60 °C
Le fluorure d'argent (I) (AgF) est un composé inorganique. C'est un des trois principaux fluorures d'argent, les autres étant l'hémifluorure d'argent Ag2F et le difluorure d'argent AgF2. Le fluorure d'argent(I) a peu d'applications spécifiques. Il peut être employé comme agent de fluoration et de désilylation en synthèse organique et comme antiseptique en solution aqueuse pour le traitement local de caries. Les hydrates de fluorure d'argent(I) sont incolores, tandis que les composés anhydrides purs sont jaunes.