Cartes
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Planète géante composée principalement d'éléments légers comme l'hydrogène et l'hélium
Terrain
Une planète géante gazeuse (abrégée en géante gazeuse en l’absence d’ambiguïté), également nommée planète jovienne voire géante jovienne en référence à Jupiter, est une planète géante composée essentiellement d’hydrogène et d’hélium. Les géantes gazeuses ne sont en fait constituées de gaz que sur une certaine épaisseur, en dessous leur matière est liquide ou solide. Le Système solaire a deux représentants de cette catégorie : Jupiter et Saturne.
Objet astronomique du Système solaire dont l'orbite autour du Soleil le mène près de la Terre
Un objet géocroiseur (ou NEO, de l'anglais Near Earth Object) est un astéroïde ou une comète du Système solaire que son orbite autour du Soleil amène à faible distance de l'orbite terrestre, et donc potentiellement à proximité de la Terre. Compte tenu de leur masse et de leur vitesse, les objets géocroiseurs peuvent entraîner une catastrophe humaine majeure, éventuellement planétaire, même si la probabilité d'un tel impact est extrêmement faible. La menace constituée par ces objets célestes a commencé à être prise en compte aux États-Unis à la fin des années 1990. Des campagnes d'observation menées à l'aide de télescopes basés sur Terre sont menées depuis cette époque. Par ailleurs la NASA développe deux missions spatiales chargées de limiter le risque : NEO Surveyor est un observatoire spatial consacré pour la première fois à la détection de ces objets (date de lancement vers 2025) tandis que DART (lancement en 2021) a testé le 26 septembre 2022 la méthode de l'impacteur pour dévier un astéroïde d'une trajectoire de collision avec la Terre. Les programmes d'observation détectent chaque année plus de 2 000 nouveaux objets géocroiseurs : en septembre 2019, le nombre total de ces objets atteignait le chiffre de 21 000 dont une centaine de comètes (NEC, Near Earth Comets), le solde étant constitué d'astéroïdes géocroiseurs (NEA, Near Earth Asteroids). Le recensement des objets les plus gros (plus d'un kilomètre de diamètre) est pratiquement achevé, mais seulement 40 % des astéroïdes de plus de 140 mètres ont été découverts.
Ville d'Ukraine
Dnipro (en ukrainien : Дніпро) ou Dniepr (en russe : Днепр) — jusqu'en 1926 Ekaterinoslav ou Iekaterinoslav, de 1926 à 2016 Dnipropetrovsk (retranscrit de l’ukrainien) ou Dniepropetrovsk (retranscrit du russe) — est une ville d'Ukraine et la capitale administrative de l'oblast de Dnipropetrovsk. Sa population, en diminution, s'élevait à 968 502 habitants en 2022 contre 1 177 897 habitants en 1989 à l’époque soviétique. Son agglomération est la troisième du pays, avec plus de 1,4 million d'habitants. Dnipro, réputée pour ses constructions aéronautiques, possède de nombreux espaces verts, d'immenses parcs, notamment le long du fleuve Dnipro qui traverse la ville du nord au sud.
Université allemande
L'université de Heidelberg (en allemand Universität Heidelberg, anciennement Ruprecht-Karls-Universität Heidelberg ou Ruperto Carola du nom de ses deux fondateurs), située à Heidelberg, en Bade-Wurtemberg, est la plus ancienne université allemande. Elle est membre du groupe de Coïmbre et sa stratégie « Heidelberg: Realising the Potential of a Comprehensive University » a été retenue en 2007 par le programme d'initiative d'excellence allemande. Robert Ier, électeur palatin, fonde l'université de Heidelberg en 1386, pendant le grand schisme d'Occident. Au XVIe siècle, elle devient un haut-lieu de la Réforme protestante. Affectée ensuite par la guerre de Trente Ans et la guerre de la Ligue d'Augsbourg, elle est réformée en 1803 par Charles Ier de Bade et connaît alors une période florissante au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Pendant le Troisième Reich, l'université adhère à l'idéologie nazie. Rouverte rapidement après la guerre, elle connaît alors une période de dénazification. À partir des années 1960, l'université se développe pour accueillir plus d'étudiants ; le campus de Neuenheimer Feld consacré aux sciences et à la médecine est construit alors que l'implantation de l'université dans le centre-ville historique de Heidelberg et dans le quartier de Bergheim est rationalisée. En 2009, la Ruperto Carola a accueilli 28 266 étudiants dont 18,5 % d'étrangers et a délivré 3 271 diplômes de fin d'études et 1 133 doctorats. L'université compte 12 399 membres du personnel pour un budget de 603,8 millions d'euros. Elle est structurée en douze facultés, douze centres de recherche et possède une bibliothèque de plus de six millions d'ouvrages et deux centres hospitaliers associés : Heidelberg et Mannheim. Parmi les anciens étudiants et membres actuels et passés du corps enseignant, l'université compte douze lauréats du prix Nobel de physique, sept lauréats du prix Nobel de chimie, six lauréats du prix Nobel de physiologie ou médecine, deux lauréats du prix Nobel de la paix et un lauréat du prix Nobel de littérature. De ce fait l'université est associée avec presque la moitié de tous les lauréats du prix Nobel de l'Allemagne en général.
Édition du Concours Eurovision de la chanson
Le Concours Eurovision de la chanson 2019 est la 64e édition du concours. Il a lieu les 14, 16 et 18 mai 2019 à Expo Tel Aviv à Tel Aviv, en Israël, à la suite de la victoire de Netta lors de l'édition 2018, avec la chanson Toy. C'est la troisième fois que le pays accueille l'Eurovision, après les éditions 1979 et 1999. Quarante-et-un pays participent à cette édition dont le slogan est Dare to Dream (en français Osez rêver). Les Pays-Bas remportent cette édition avec la chanson Arcade interprétée par Duncan Laurence, avec un total de 498 points. C'est la cinquième victoire du pays à l'Eurovision, la dernière étant en 1975. L'Italie arrive en deuxième position avec 472 points. La Russie termine troisième avec 370 points. La Suisse et la Suède complètent le Top 5. En raison de la politique d'Israël à Gaza et en Cisjordanie, plusieurs organisations et personnalité appellent au boycott de cette édition.
Ville d'Écosse
Dundee (Dùn Dèagh en gaélique écossais), anciennement Alectum, est une ville du nord-est de l’Écosse à environ 100 km au nord d’Édimbourg, sur la rive nord de l’estuaire du fleuve Tay, près de la côte est de la mer du Nord. C’est la quatrième ville d’Écosse, avec une population de 148 697 habitants (en 2022). Située dans les limites du comté historique d'Angus, Dundee possède officiellement le statut de cité (depuis 1889) mais aussi celui de council area (depuis le 31 mars 1996) et de région de lieutenance. Elle était la capitale administrative de la région du Tayside (ainsi que du district de Dundee au sein de cette région, du 15 mai 1975 au 31 mars 1996). Elle est connue en Grande-Bretagne sous le nom de City of Discovery (ville de la découverte) en raison des activités scientifiques qui s’y déroulèrent, ainsi qu’en référence au RRS Discovery, le navire de l’expédition de Robert Falcon Scott vers l’Antarctique, qui y fut construit et qui est aujourd’hui à quai à Dundee. Les origines de Dundee remontent à l’âge du fer et aux Pictes. Durant le Moyen Âge et la Renaissance, elle se retrouve au cœur de plusieurs affrontements. Lors de la révolution industrielle, l’industrie du jute déclenche le développement rapide de la ville. Durant cette période, Dundee se forge également une réputation pour son industrie de la marmelade ; le développement concomitant du journalisme lui valut son surnom, toujours utilisé, de « ville de la confiture, du jute et du journalisme » (« jam, jute and journalism »). Dundee devint le principal port baleinier du Royaume-Uni dans les années 1860, dépassant ainsi Peterhead qui elle-même avait supplanté Hull vingt ans plus tôt. L'huile de baleine était utilisée pour l'une des principales industries de Dundee, la toile de jute : on s'en servait pour assouplir les fibres avant de les traiter. Tout comme le négoce du tabac enrichit Glasgow, les industries baleinières et le jute firent la prospérité de Dundee. C'est à Dundee que résidait l'inventeur du timbre-poste gommé, James Chalmers. La population de Dundee atteint un pic au début des années 1970 de presque 200 000 habitants, mais elle diminue depuis en raison de l’émigration et de la modification des limites de l’agglomération, qui a fait perdre à Dundee, dans les années 1970 et 80, quelques-unes de ses banlieues. Les industries biomédicales et technologiques se sont développées depuis les années 1980 et Dundee représente maintenant 10 % de l’industrie de divertissement numérique du Royaume-Uni. Dundee est également connue pour être la ville du tisserand et acteur William McGonagall, surnommé le « pire poète au monde ». Sur le plan culturel, Dundee accueille le Scottish Dance Theatre, ainsi que le Royal Scottish National Orchestra. Le 5 mars 2004, Dundee a reçu le statut de « ville du commerce équitable » (Fairtrade City).
Ville d'Espagne capitale de la province de Badajoz
Badajoz est une ville de la communauté autonome espagnole d'Estrémadure, capitale de la province de Badajoz. Fondée en 875 par Ibn Marwan, la ville compte 150 209 habitants en 2025, ce qui en fait la ville la plus peuplée d'Estrémadure.
Commune argentine
La Plata (parfois abrégé LP, et appelé aussi, dans le partido de La Plata, Casco Urbano, soit le « Noyau urbain ») est la capitale de la province de Buenos Aires (Argentine), et par ailleurs chef-lieu du partido de La Plata. Située à 56 km au sud-est de la ville de Buenos Aires, elle est souvent surnommée la « ville des Diagonales », ou plus rarement, la « ville des Tilleuls ». Elle est, par la population, la cinquième ville d’Argentine. La ville fut conçue et méticuleusement planifiée pour servir de capitale de la province après que la ville de Buenos Aires eut été déclarée « district fédéral » en 1880. Elle est depuis le principal centre politique, administratif et éducatif de la province, ainsi que le siège d’un archevêché. Selon le recensement effectué en 2022 par l’Institut national de statistique et du recensement (INDEC), la population de la ville s’élève à 755 233 habitants, et son agglomération urbaine, dite le Grand La Plata (espagnol : el Gran La Plata), laquelle englobe le partido homonyme, Ensenada et Berisso, compte plus de 900 000 habitants, la plaçant au cinquième rang des villes d’Argentine, derrière Buenos Aires, Córdoba, Rosario et Mendoza. La Plata fut fondée officiellement par le gouverneur Dardo Rocha le 19 novembre 1882, et sa construction entièrement documentée photographiquement par les soins de Tomás Bradley. Entre 1952 et 1955, la ville se nomme temporairement « Ciudad Eva Perón ». Cette ville planifiée se signale par son ordonnancement particulier : elle se présente comme un carré parfait, aux angles arrondis, quadrillé de rues parallèles se croisant à l’équerre, à quoi se surajoute le tracé très marquant des « diagonales » qui coupent ledit carré en y formant des losanges. Exactement tous les six carreaux ainsi produits est implanté un parc ou une place arborée. L’Axe historique, qui relie la Plaza Moreno centrale au parc Paseo del Bosque en passant par la Plaza San Martín, et que bordent la cathédrale et les principaux édifices administratifs, est conservé intact depuis lors.
État du Brésil
Le Pernambouc (en portugais : Pernambuco ; PE ; prononcé : [pɛʁnɐ̃ˈbuku]) est l'un des États fédérés du Brésil. Il est situé au centre est de la région Nordeste ; il est bordé à l'est par l'océan Atlantique. L'État a une superficie de 98 937 km2, soit un peu plus que la superficie du Portugal, et compte 9 557 071 habitants (IBGE 2019). Sa capitale est Recife. En 2019, l'État, qui compte 4,6 % de la population brésilienne, est responsable de 2,8 % du PIB du pays.
Ville d'Allemagne
Schwerin (/ʃvɛˈʁiːn/ ou /ʃvəˈʁiːn/) est une ville-arrondissement d'Allemagne, capitale du Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Avec 99 687 habitants (31 décembre 2024), elle est, derrière Rostock, la deuxième ville de la région. C’est la seule capitale régionale à compter moins de 100 000 habitants ce qui en fait la plus petite d’Allemagne. La ville a pris naissance autour de son château, qui jusqu'en 1918 était la résidence princière des ducs et grands-ducs de Mecklembourg, et est depuis 1990 le siège du parlement régional. Au fil du temps, Schwerin s'est développée le long des rives ouest et sud du lac de Schwerin, jusqu'à enserrer douze lacs à l'intérieur du périmètre communal.
Fleuve d'Amérique du Nord
Le Columbia (se prononce /kə.lʌm.bi.ə/ ou « co-lemb-bia » et se nomme Columbia River /kə.lʌm.bi.ə ˈɹɪvəɹ/ en anglais) est un fleuve circulant du Canada aux États-Unis avant de se jeter dans l'océan Pacifique. C'est le plus grand cours d'eau de la région Nord-Ouest Pacifique de l'Amérique du Nord, que ce soit par sa longueur totale, la taille du bassin versant ou son débit à l'embouchure. Il prend sa source dans les montagnes Rocheuses en Colombie-Britannique, au Canada, puis coule dans les États américains de Washington et de l'Oregon avant de se jeter dans l'océan Pacifique à la hauteur de la ville d'Astoria. Le fleuve mesure environ 2 000 kilomètres et son principal affluent est la Snake. Son bassin versant est d'environ 670 000 kilomètres carrés, soit un peu plus que la taille de la France, et s'étend sur sept États américains et une province canadienne. Le Columbia est le quatrième fleuve des États-Unis par son volume et est celui des fleuves d'Amérique du Nord qui se jettent dans l'océan Pacifique qui a le plus grand débit. Son débit abondant et son dénivelé relativement important lui donnent un énorme potentiel pour la production d'énergie hydroélectrique. Les quatorze barrages hydroélectriques sur le cours principal du Columbia produisent à eux seuls plus d'énergie hydroélectrique que ceux de tout autre fleuve nord-américain. Le Columbia et ses affluents ont été au centre de la culture et de l'économie de la région depuis des milliers d'années. Ils ont été utilisés pour le transport et comme axe de communication, reliant les nombreux groupes de populations de la région. Le système fluvial accueille de nombreuses espèces de poissons anadromes qui migrent entre les habitats d'eau douce et de mer de l'océan Pacifique. Ces poissons, surtout les espèces de saumons, fournirent une nourriture de base pour les peuples autochtones et, dans les siècles passés, les commerçants de tout l'Ouest de l'Amérique du Nord sont venus commercer ces poissons. À la fin du XVIIIe siècle, le Columbia Rediviva, un navire américain, devint le premier à entrer dans l'embouchure du fleuve depuis l'océan Pacifique, et son commandant Robert Gray nomma sa découverte du nom de son bateau. Il fut suivi par l'explorateur britannique William Robert Broughton qui explora la chaîne côtière de l'Oregon dans la vallée de la Willamette. Dans les décennies suivantes, les compagnies commerciales de traite des fourrures utilisèrent le Columbia comme une voie de transport clé. Les explorateurs à terre venus de l'est entrèrent dans la vallée de la Willamette par la gorge du Columbia et les pionniers commencèrent à s'installer dans la vallée de la Willamette en nombre croissant depuis les deux voies d'accès découvertes. Les bateaux à vapeur naviguant le long du fleuve facilitèrent le commerce et les communications et l'arrivée du chemin de fer à la fin du XIXe siècle, avec des lignes suivant le lit du fleuve, permit de compléter ces liens. Depuis la fin du XIXe siècle, les installations diverses, privées et publiques, se sont fortement développées sur le fleuve. Pour faciliter la navigation des navires et des barges, des écluses ont été construites le long du bas Columbia et de ses affluents, et le dragage a ouvert et maintenu des chenaux de navigation praticables. Dès le début du XXe siècle, des barrages furent construits sur le fleuve pour la production d'électricité, la navigation, l'irrigation agricole et le contrôle des inondations. Au début des années 2010, du côté américain, un lac de barrage est présent presque tous les milles sur le fleuve. La production d'énergie nucléaire a lieu sur deux sites le long du fleuve et du plutonium pour des armes nucléaires a été produit pendant des décennies sur le site du laboratoire national de Hanford, qui est maintenant le site nucléaire le plus contaminé aux États-Unis. Toutes ces évolutions eurent un impact énorme sur les écosystèmes locaux, et peut-être plus particulièrement par la pollution industrielle et les obstacles à la migration des poissons.
Le Concours Eurovision de la chanson 2014 est la 59e édition du Concours. Il a lieu les 6, 8 et 10 mai 2014 à la B&W Hallerne, à Copenhague, au Danemark, à la suite de la victoire d'Emmelie de Forest à l'Eurovision 2013 avec la chanson Only Teardrops. C'est la troisième fois que le pays accueille le Concours, après les éditions de 1964 et de 2001. Trente-sept pays participent à cette édition dont le slogan est Join Us (en français « Rejoins-nous »). Cette édition est remportée par Conchita Wurst (pseudonyme de Thomas Neuwirth), représentant l'Autriche avec sa chanson Rise Like a Phoenix, avec 290 points. Les Pays-Bas et la Suède complètent le podium avec respectivement 238 et 218 points. Ils sont suivis par l'Arménie et la Hongrie.
Musée d'art à Londres (Angleterre, Royaume-Uni)
La National Gallery (en français : « Galerie nationale ») fondée en 1824, est un musée situé à Londres en Angleterre et occupant le nord de Trafalgar Square depuis 1838. Elle détient un patrimoine artistique composé principalement de peintures datant de 1250 à 1900, les œuvres plus récentes étant abritées à la Tate Modern. La collection permanente de 2 300 peintures appartient à l'État britannique et son accès est gratuit. Seules les expositions temporaires sont soumises à un prix d'entrée. La Gallery est un « organisme public non ministériel » rattaché au département du Numérique, de la Culture, des Médias et du Sport britannique. Les débuts de la National Gallery furent modestes, à la différence du musée du Louvre à Paris ou du musée du Prado à Madrid, car la collection ne fut pas fondée par la nationalisation d'œuvres d'art appartenant à la famille royale ou à des nobles, ni par l'acquisition de collections massives. L'essor de la Gallery débuta avec l'achat de seulement 38 peintures au banquier John Julius Angerstein en 1824. La Gallery fut ensuite conçue par ses premiers directeurs, en particulier Sir Charles Lock Eastlake et ses collections ont été enrichies par des donations privées pour les deux tiers des œuvres. La National Gallery conserve quelques-uns des tableaux considérés comme les plus beaux du monde et si l'on peut y admirer quelques œuvres nationales (William Turner, John Constable, Thomas Gainsborough), l'essentiel est constitué de tableaux étrangers qui couvrent l'histoire de l'art du Moyen Âge à la fin du XIXe siècle.
Ancienne cité
Suse (en persan : شوش / Šuš) est une ancienne cité de l'Iran située dans le sud-ouest de ce pays, dans une plaine à environ 140 km à l'est du fleuve Tigre. Habitée dès la fin du Ve millénaire av. J.-C., elle fut durant la haute Antiquité une des principales villes de la civilisation élamite, puis aux Ve et IVe siècles av. J.-C. la capitale de l'Empire perse achéménide, et resta peuplée jusqu'au XVe siècle de notre ère au moins. La ville iranienne de Shush (en persan : شوش), qui se trouve à proximité, en a pris la suite depuis le milieu du XXe siècle. Suse est fondée vers 4000 av. J.-C., sur un point de passage qui relie la vallée du Tigre au plateau iranien, dans une région qui participe alors à l'émergence de l'État et des premières villes, phénomène majeur dans l'histoire humaine, dont Suse est l'un des principaux témoignages. Elle devient vite un centre important, situé à la rencontre des influences de la Mésopotamie et des cultures du plateau iranien. Mais les phases d'expansion alternent avec celles de déclin, ce qui reflète manifestement des changements culturels et politiques entre les civilisations de la plaine et celles du plateau. À partir du IIIe millénaire av. J.-C., le sud-ouest iranien voit l'émergence d'une entité culturelle et politique, l'Élam, dont Suse devient une des principales cités, passant de manière définitive sous son contrôle à partir des environs de 2000 av. J.-C. Elle est durant les siècles suivants une des capitales élamites, connaissant une forte croissance, et embellie par les souverains de cet État. Lorsque celui-ci disparaît au VIe siècle av. J.-C., elle est intégrée par l'Empire achéménide, dont elle devient rapidement une des résidences royales, avec la construction de l'imposant palais de Darius Ier, où se rencontrent les influences artistiques et architecturales venues des diverses régions dominées par le « Roi des Rois ». Après l'effondrement de l'Empire achéménide, dans la seconde moitié du IVe siècle av. J.-C., Suse est reléguée au rang de ville provinciale des empires qui la dominent (séleucide, parthe, sassanide), restant une ville importante, avant de connaître un déclin durant l'Antiquité tardive. Après la conquête musulmane dans les années 640, Suse connaît un renouveau et atteint probablement sa phase d'extension maximale sous les Abbassides, aux IXe et Xe siècles. Elle décline à nouveau à partir du XIVe siècle, pour être sans doute désertée au siècle suivant. Le site n'est repeuplé qu'à partir du milieu du XXe siècle. Dès les premières découvertes effectuées lors des fouilles archéologiques, dans les années 1880 et surtout à partir de 1897, sous la direction d'équipes archéologiques françaises, Suse est devenu un site de première importance pour la connaissance des civilisations du Proche-Orient ancien. Cela est d'abord dû à la qualité des découvertes d'objets d'art provenant de Mésopotamie, en premier lieu le Code de Hammurabi, mais aussi de diverses œuvres de la dynastie d'Akkad, qui sont des sources essentielles pour la connaissance de cette période. Les autres trouvailles artistiques, couvrant près de 6 000 ans, sont d'une importance cruciale pour connaître l'histoire de l'art et des cultures de l'Iran, en particulier pour les hautes époques, avec l'important corpus de céramiques de Suse I, datant d'une période protohistorique en général peu explorée sur les sites archéologiques du Moyen-Orient, et la documentation artistique et épigraphique des périodes élamites, qui est de loin la principale source permettant de reconstituer l'histoire de ce pays antique. Pour les périodes plus tardives, Suse constitue par exemple un intéressant cas d'étude pour connaître l'évolution de la céramique islamique médiévale. Les collections d'objets exhumés à Suse sont en grande partie conservées au musée du Louvre, en raison d'un accord de répartition des découvertes favorable à la France lors des premières campagnes de fouilles, qui furent les plus fructueuses. En revanche, en dehors du secteur du palais royal achéménide, la plupart des monuments antiques de Suse ne sont pas bien connus, car ils ont été détruits dès l'Antiquité ou bien lors des premières fouilles, sans avoir fait l'objet de relevés archéologiques satisfaisants.
Commune de la province d’Estrémadure, Espagne
Cáceres est une commune espagnole située dans la communauté autonome d'Estrémadure. Avec 95 456 habitants en 2022, c'est la ville la plus peuplée de la province dont elle regroupe 22 % de la population totale. Elle est également la commune la plus étendue d'Espagne avec une superficie de 1 750,33 km2. La vieille ville de Cáceres est inscrite au patrimoine mondial par l'Unesco en 1986, comme un des exemples de centres urbains datant du Moyen Âge et de la Renaissance les mieux conservés du monde. La cathédrale Sainte-Marie, les palais des Girouettes (es) et des Golfins, la maison du Soleil, la tour de Bujaco ou l'arc de l'Étoile font partie des plus beaux monuments de la ville.
Mer de l'océan Pacifique en Asie du Nord-Est
La mer d'Okhotsk (en russe : Охотское море, Okhotskoïe more, /ɐˈxot͡skəjə ˈmorʲe/ ; en japonais : オホーツク海, Ohōtsuku-kai) est une mer marginale et épicontinentale de l'océan Pacifique, située entre la côte de l'oblast de Magadan au nord, la péninsule du Kamtchatka au nord-est, les îles Kouriles au sud-est, l'île de Hokkaidō à l'extrême sud, l'île de Sakhaline au sud-ouest et les côtes du kraï de Khabarovsk au nord-ouest. Elle tire son nom d'Okhotsk, la plus ancienne ville russe de la région, qui elle-même tire son nom du fleuve Okhota, coulant dans le Nord du kraï de Khabarovsk. Les eaux de cette mer comprennent le détroit de Nevelskoï.
Mouvement saisonnier des oiseaux
La migration des oiseaux est une migration animale (généralement régulière périodique et le plus souvent saisonnière) de nombreuses espèces d'oiseaux qui mettent à profit leurs grandes capacités de déplacement pour voyager entre une aire d'hivernage et une aire de reproduction et de nidification, à la recherche de conditions meilleures pour leur survie. Selon les estimations, environ 50 milliards d'oiseaux représentant 19 % des 10 000 espèces d'oiseaux du monde, migrent annuellement à longue distance, cette proportion atteignant 50 % chez les oiseaux qui se reproduisent à des latitudes nord et sud supérieures à 35°. Cette stratégie migratoire est une adaptation à la baisse de disponibilité de nourriture au cours d'une période défavorable (saison hivernale, saison sèche), mais aussi une manière pour ces espèces d'échapper à un changement d'habitat et de maximiser leurs chances de reproduction. Toutes les stratégies migratoires sont possibles depuis les espèces (presque strictement) sédentaires jusqu'aux espèces (presque strictement) migratrices par le simple jeu de la sélection naturelle, depuis une population qui abandonne entièrement son lieu de nidification (migration totale), jusqu'à d'autres dont certains individus restent sur place (migration partielle). La plasticité des traits de vie chez les oiseaux a généré un continuum entre sédentarité et migration à l'échelle de l'espèce, parfois même entre sous-populations d'une même espèce, ou à l'intérieur de ces populations. Les ornithologues distinguent la migration de retour vers les lieux de nidification (migration prénuptiale appelée aussi migration de printemps vers l'hémisphère nord), de la migration qui fait suite à la reproduction (migration postnuptiale appelée aussi migration d'automne vers l'hémisphère sud). Ils distinguent aussi les mouvements migratoires qui peuvent se produire le long de fronts étroits (canalisation des migrateurs sur un corridor de migration (en) en raison de la situation topographique locale, comme lors des passages le long des côtes, des péninsules ou des vallées étroites) ou de fronts larges (certains oiseaux adoptant des voies de migration parallèles qui séparent les populations les unes des autres, d'où leur répartition dans des quartiers d’hivernage distincts). La migration peut se faire de jour ou de nuit, avec ou sans étapes. Beaucoup d'espèces migrant par étapes peuvent ne faire que de très brèves escales (cas de la migration rampante). Certaines espèces empruntent des routes identiques à l'aller et au retour, d'autres des trajets différents (migration en boucle). La migration peut se faire sur courte distance (quelques mètres pour la migration altitudinale (en) de tétras au sein d'un arbre), moyenne (migration longitudinale) ou longue distance (migration latitudinale, la plus courante). Plusieurs phénomènes ont réactualisé l'intérêt de l'étude de ces migrations. Tous les observateurs constatent l'impact du réchauffement climatique sur la sédentarisation croissante de certaines espèces comme la fauvette à tête noire et le pouillot véloce. Pour l'hiver, certains étourneaux migrent même vers des villes plus au nord où ils trouvent alimentation et refuges. En outre, une meilleure protection de ces animaux passe par une bonne connaissance de leurs migrations. Enfin, les caractéristiques qui permettent aux oiseaux de se repérer sont encore mal connues. Les oiseaux peuvent aussi transporter des propagules lorsqu'ils se déplacent (microbes, plantules, parasites, œufs de crustacés sur de grandes distances, ou crustacés vivants sur de petites distances...) leur rôle en la matière est encore mal compris, mais semble potentiellement important. Une prédation particulière peut exister durant la migration, qui contribue probablement à la sélection naturelle, à laquelle s'ajoutent les effets de la chasse (dérangement, prélèvements, saturnisme...). La migration des oiseaux se distingue de l'erratisme qui est un déplacement sans orientation déterminée, souvent lié aux conditions météorologiques, à la pression démographique locale ou à l'âge de l'oiseau (égarement dû aux tempêtes qui repoussent des oiseaux marins à l'intérieur des terres, dispersion des jeunes après l'envol, vagabondage des juvéniles qui se dispersent pour rechercher de la nourriture ou un nouveau territoire).
Ville en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne
Krefeld (anciennement Crevelt en français) est une ville d'Allemagne, située dans le land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Jusque vers 1900 environ, le nom de la ville était orthographié « Crefeld ». Cette ville autonome, rattachée à l'arrondissement de Düsseldorf, est également connue sous le nom de « Ville du velours et de la soie » en raison de sa production de soie aux XVIIIe et XIXe siècles. Fin 2024, Krefeld occupait la 14e place des principales villes de Rhénanie-du-Nord-Westphalie avec 231 406 habitants. La ville fait partie à la fois de la région métropolitaine Rhin-Ruhr et de la région métropolitaine de Rhénanie. Krefeld est mentionnée pour la première fois en 1105 et obtient sa charte de ville en 1373. Sous la domination de la maison d'Orange, la ville, grâce à sa neutralité, devient un refuge pour les réfugiés religieux au XVIIe siècle et connaît une forte croissance démographique. En 1702, le comté de Moers, auquel appartenait Krefeld, passe sous la domination du royaume de Prusse. Favorisée par le monopole prussien de la soie, la dynastie von der Leyen, issue de la famille de réfugiés von der Leyen, fait de la ville un centre important de l'industrie européenne de la soie. La production textile en fait l'une des villes les plus riches de Prusse aux XVIIIe et XIXe siècles. Avec une population dépassant les 100 000 habitants en 1887, Krefeld devient une ville majeure. Le déclin de l'industrie de la soie à partir du milieu du XXe siècle a engendré une période de mutations structurelles. Aujourd'hui, l'économie de Krefeld repose principalement sur l'industrie chimique, la construction mécanique et d'installations industrielles, ainsi que la métallurgie. Grâce à son excellent réseau de transport, la ville s'est également imposée comme une plate-forme logistique majeure. Depuis sa création en 1971, Krefeld abrite l'Université des sciences appliquées de Niederrhein. Parmi les sites les plus importants figurent les « quatre remparts » construits au XIXe siècle, incluant le grand boulevard Ostwall, les musées d'art de Krefeld, le Musée allemand du textile, le centre médiéval de Linn avec son château, le zoo de Krefeld et les centres historiques remarquablement bien préservés des quartiers d'Uerdingen et de Hüls. De nombreuses façades de style Gründerzeit et Art nouveau témoignent encore de la prospérité passée de la ville. Grâce aux nombreuses réalisations d'architectes des années 1920 et 1930, Krefeld est considérée comme une ville Bauhaus majeure en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Plusieurs parcs ont vu le jour sur les jardins privés d'anciens fabricants de soie, tels que la forêt municipale de Krefeld, le parc Sollbrüggen et le parc Schönwasser.
République de l'Union soviétique
La république socialiste soviétique d'Arménie, en abrégé RSS d'Arménie, était une des quinze républiques membres de l'Union soviétique. Elle est créée après la soviétisation de l'Arménie par le parti communiste arménien, le 29 novembre 1920, lorsque le Premier ministre Simon Vratsian abandonne le contrôle du pays. Cette république est généralement connue comme la Seconde République, succédant à la Première République. De 1828 à la révolution russe de 1917, l'Arménie orientale est intégrée à l'Empire russe (« Arménie russe ») et confinée au gouvernement d'Erevan. En effet, l'article 4 du traité de Turkmanchai annexe le khanat d'Erevan (possession perse correspondant à l'Arménie actuelle) à la Russie. Après la révolution d'Octobre, le gouvernement bolchévik de Lénine reconnaît le droit à l'autodétermination des minorités de l'empire. À la suite de l'effondrement de l'empire, l'Arménie, l'Azerbaïdjan et la Géorgie se déclarent indépendants et s'unissent tout d'abord au sein de la république démocratique fédérative de Transcaucasie, puis s'érigent en républiques. L'Arménie doit faire face aux conséquences du génocide, à la dévastation de l'Arménie occidentale et à la guerre arméno-turque. Affaiblie, elle ne peut résister à sa soviétisation en 1920. Elle est intégrée de 1922 à 1936 à la république socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie. Elle perdure jusqu'en 1991, année de la chute de l'URSS, et devient alors la République d'Arménie. Sous l'ère soviétique, le pays, essentiellement agricole, se transforme en un important centre de production industrielle.
Groupement de sépultures
Une nécropole (du grec nécros et polis : Cité des morts) est un groupement de sépultures monumentales ou de tombes séparées des lieux de culte. Espace funéraire généralement antique, il se distingue du champ funéraire préhistorique qui n'abrite pas de monuments, et du cimetière médiéval qui voit l'extension des lieux de culte à leur environnement funéraire sacralisé. Ce terme provient à l'origine d'une zone de l'antique Alexandrie appelée Nécropolis où l'on enterrait les morts et que l'on devrait qualifier de nécrochore, une accumulation de sépultures formant une agglomération (chora) et située en dehors des espaces d'habitations formant la ville proprement dite. Par extension, le terme peut prendre plusieurs sens : un groupement de nombreuses tombes, dans le sens employé en archéologie ; un ensemble de sépultures monumentales et agglomérées ; et par abus de langage, une nécropole princière (un monastère ou une abbaye) où les princes ou les princesses d’une dynastie ou d’un État ont coutume de se faire inhumer. Le terme « nécropole » ne s'applique pas qu'à des sépultures humaines : il existe aussi des nécropoles d'animaux.
Rivière en Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine et Serbie
La Save (en allemand : Save ; en slovène et serbo-croate — aujourd'hui appelé « BCMS » pour bosnien, croate, monténégrin et serbe — : Sava ; en hongrois : Száva) est une rivière du bassin du moyen Danube qui coule en Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine et Serbie. C'est le principal affluent du Danube (en longueur et en débit), qui conflue sur sa rive droite à Belgrade. Elle ne doit pas être confondue avec la Save, un affluent de la Garonne.
Objet substellaire entre la planète géante et l'étoile
Une naine brune est un objet substellaire dont la vraie masse est inférieure à la masse minimale nécessaire à la fusion thermonucléaire de l'hydrogène mais supérieure à celle nécessaire à la fusion thermonucléaire du deutérium, d'après la définition provisoire adoptée, en 2003, par l'Union astronomique internationale, correspondant à une masse située entre 13 et 75 fois la masse de Jupiter (MJ). En d'autres termes, il s'agit d'un objet insuffisamment massif pour être considéré comme une étoile mais plus massif qu'une planète géante. Il y a un accord sur la limite supérieure, en deçà de laquelle une naine brune ne peut entretenir la réaction de fusion nucléaire de l'hydrogène : moins de 0,07 masse solaire pour une composition chimique solaire. La limite inférieure quant à elle ne fait pas unanimité ; un critère couramment retenu est la capacité à fusionner le deutérium, ce qui correspond à environ 13 MJ pour une métallicité solaire. La classification spectrale des naines brunes a motivé une extension de celle des étoiles : elles ont pour type spectral M (rouge), L, T, voire Y pour les plus froides. L'énergie lumineuse d'une naine brune est quasi exclusivement tirée de l'énergie potentielle gravitationnelle, transformée en énergie interne par contraction, contrairement à une étoile de la séquence principale, qui tire son énergie des réactions nucléaires. La contraction s'achève lorsque se produit la dégénérescence de la matière, la naine brune a alors un diamètre de l'ordre de celui de la planète Jupiter. En l'absence d'autre source d'énergie, une naine brune se refroidit au cours de son existence et parcourt les types spectraux M, L et T ; cela diffère d'une étoile de la séquence principale, dont la température effective et le type spectral restent sensiblement constants. Bien que l'existence des naines brunes soit postulée dès les années 1960, c'est seulement depuis le milieu des années 1990 qu'on connaît leur existence.
33e édition du Concours Eurovision de la chanson
Le Concours Eurovision de la chanson 1988 est la trente-troisième édition du concours. Il se déroule le samedi 30 avril 1988, à Dublin, en Irlande. Il est remporté par la Suisse, avec la chanson Ne partez pas sans moi, interprétée par Céline Dion. Le Royaume-Uni termine deuxième et le Danemark, troisième.
Ancienne cité grecque, puis romaine, près de Shahhat en Libye
Cyrène (en grec ancien : Κυρήνη / Kurḗnē; en arabe : شحات (shahat)) était une ville de Cyrénaïque, en Libye actuelle, la plus ancienne et la plus importante des cinq colonies grecques de la région, où étaient déjà établis les Libyens anciens. Cyrène est une ancienne ville grecque et romaine par la suite. Le nom de Cyrénaïque est donné à cette région de la côte méditerranéenne de l'Afrique au sein de laquelle Cyrène était la capitale. Cyrène a souvent dominé cette région entre le VIIe siècle av. J.-C. et le Ve siècle apr. J.-C. La région a conservé son nom de Cyrénaïque jusqu’à nos jours, restant le nom de l’une des trois régions de la Libye. La naissance de la ville est attribuée à Battus le Lacédémonien, premier roi grec d’Afrique et fondateur de la dynastie battiade. Les historiens remettent néanmoins en question ce récit de fondation de la ville. Cyrène est de nos jours un site archéologique qui comprend trois secteurs principaux : la ville et ses faubourgs avec le Sanctuaire d'Apollon, les nécropoles autour de la ville et la campagne (ou chôra), qui présente de nombreux vestiges d'exploitations agricoles, de villages, de sanctuaires et de monuments funéraires. L'ancienne ville grecque est située à proximité immédiate de la moderne Shahhat de Libye. Ancien évêché, à partir du IVe siècle, Cyrène se trouve dans la vallée luxuriante des hautes terres de Djebel Akhdar (Montagne Verte) sur un plateau de 600 mètres d'altitude à moins de 10 kilomètres de la Méditerranée. Progressivement désertée dès l’époque byzantine, la ville est abandonnée définitivement au début du Moyen Âge. La ville nouvelle de Shahhat a été bâtie ex nihilo à partir des années 1970 au sud immédiat du site archéologique.