@jonaslion74hors ligne
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Tendance systématique à s'écarter de la norme ou de la rationalité dans le jugement, ce qui permet de tirer des conclusions illogiques
Concept
Un biais cognitif est une déviation dans le traitement cognitif d'une information. Le terme biais fait référence à une déviation de la pensée logique et rationnelle par rapport à la réalité. Les biais cognitifs conduisent le sujet à accorder des importances différentes à des faits de même nature et peuvent être repérés lorsque des paradoxes ou des erreurs apparaissent dans un raisonnement ou un jugement. Ces biais peuvent influencer les décisions quotidiennes sans que les individus en aient conscience. L'étude des biais cognitifs fait l'objet de nombreux travaux en psychologie cognitive, en psychologie sociale et plus généralement dans les sciences cognitives. Ces travaux ont identifié de nombreux biais cognitifs propres à l'esprit humain à travers de multiples domaines : perception, statistiques, logique, causalité, relations sociales, etc. Du point de vue de leurs domaines, on peut distinguer entre autres des erreurs de perception, d'évaluation, d'interprétation logique. Ces biais cognitifs ne sont généralement pas conscients. Leur caractérisation est importante aussi bien dans les domaines judiciaire que scientifique puisqu'ils sont néfastes dans un processus logique. La publicité exploite souvent des biais cognitifs pour faire passer ses messages (raisonnement fallacieux, oubli de la fréquence de base). Certains de ces biais peuvent en fait être efficaces dans un milieu naturel tel que ceux qui ont hébergé l'évolution humaine, permettant une évaluation ou une action plus performante, tandis qu'ils se révèlent inadaptés à un milieu artificiel moderne.
Coureur cycliste français
Être
Pierre Rolland, né le 10 octobre 1986 à Gien (Loiret), est un coureur cycliste français, professionnel de 2007 à 2022. Il remporte une étape à l'Alpe d'Huez et le classement du meilleur jeune lors du Tour de France 2011, puis une étape à La Toussuire lors du Tour de France 2012, qu'il termine à la huitième place du classement général. Il se classe quatrième du Tour d'Italie 2014. Il remporte également une étape du Tour d'Italie 2017 à Canazei.
Roi d'Angleterre de 1307 à 1327
Édouard II, né le 25 avril 1284 au château de Caernarfon et mort le 21 septembre 1327 au château de Berkeley, aussi appelé Édouard de Carnarvon avant son avènement au trône, est roi d'Angleterre et seigneur d'Irlande du 7 juillet 1307 jusqu'à sa déposition, le 25 janvier 1327. Quatrième fils du roi Édouard Ier, Édouard devient l'héritier apparent du trône après la mort de son frère aîné Alphonse, survenue peu après sa naissance. À partir de 1300, il accompagne son père dans ses campagnes d'Écosse et, en 1306, il est adoubé au cours d'une grande cérémonie tenue à l'abbaye de Westminster. Édouard II accède au trône en 1307, à la mort de son père. L'année suivante, il épouse Isabelle de France, la fille du puissant roi de France Philippe IV le Bel, afin de résorber les tensions fréquentes entre les couronnes d'Angleterre et de France concernant le duché d'Aquitaine. Édouard entretient une relation privilégiée – et controversée – avec Pierre Gaveston, qui rejoint sa suite en 1300. On ignore la nature précise de leur relation et s'ils ont été amis, amants ou encore frères de sang. L'arrogance et les pouvoirs de Gaveston en tant que favori royal déplaisent aux barons d'Angleterre ainsi qu'à la France, et Édouard est contraint de l'exiler. À son retour, les barons forcent le roi à accepter des réformes sur les prérogatives royales, connues sous le nom d'Ordonnances de 1311. Les barons, devenus désormais suffisamment puissants, bannissent une nouvelle fois Gaveston. Édouard répond à ces défiances en révoquant les réformes et en rappelant son favori. Conduit par le cousin d'Édouard, Thomas de Lancastre, un groupe de barons s'empare alors de Gaveston et le fait exécuter en 1312, commençant ainsi plusieurs années de confrontation avec le souverain. Par la suite, les forces anglaises sont repoussées d'Écosse par Robert Bruce après une défaite retentissante à Bannockburn en 1314 et une grande famine apparaît : le mécontentement envers Édouard II croît pendant les années qui suivent. Face à ces échecs, le roi doit céder quelque temps une partie de son pouvoir à l'opposition baronniale. La famille Despenser, en particulier Hugues le Despenser « le Jeune », devient proche d'Édouard, mais en 1321, Lancastre et ses alliés s'emparent des terres des Despenser et contraignent le roi à les exiler. En réponse, Édouard II conduit une campagne militaire éclair, à l'issue de laquelle il fait capturer puis exécuter Lancastre. Le roi et les Despenser renforcent leur mainmise sur le pouvoir, en révoquant formellement les réformes de 1311, en faisant exécuter leurs ennemis politiques et en leur confisquant leurs possessions. Incapable de reprendre l'avantage en Écosse et afin de mettre fin aux raids incessants dans le Nord de son royaume, Édouard doit signer une trêve avec Robert Bruce. Pourtant, l'opposition au régime ne cesse de croître, et quand Isabelle est envoyée en 1325 négocier un traité de paix avec la France, elle se retourne contre son époux et refuse de revenir en Angleterre. Isabelle s'allie avec le baron exilé Roger Mortimer, rassemble l'opposition à son époux et conduit une invasion de l'Angleterre avec une petite armée à l'automne 1326. Le régime d'Édouard II et des Despenser s'effondre immédiatement et le roi doit s'enfuir en Galles, où il est finalement capturé. Édouard est ensuite contraint de renoncer à la couronne en janvier 1327 en faveur de son fils aîné, Édouard III, et meurt le 21 septembre suivant au château de Berkeley, peut-être assassiné sur ordre du nouveau régime. La relation d'Édouard II avec Pierre Gaveston inspire en 1592 au dramaturge Christopher Marlowe la pièce Édouard II, ainsi que d'autres pièces, ouvrages ou films dont l'opéra de Georges Benjamin, Lessons in Love and Violence, créé à Londres en 2018. Beaucoup se sont concentrés sur la possible relation sexuelle entre les deux hommes. Les contemporains d'Édouard II ont critiqué son exercice de l'autorité royale, notant ses échecs en Écosse et le régime oppressif qu'il établit à la fin de son règne, bien que les académiciens du XIXe siècle aient affirmé que la montée en puissance du Parlement qui a lieu sous son règne a par la suite eu des conséquences satisfaisantes pour l'Angleterre à long terme. Les spécialistes débattent toujours au XXIe siècle sur le fait qu'Édouard II ait été ou non un roi indifférent et incompétent, ou simplement un souverain réticent et finalement inefficace. Plus positivement, Édouard s'est intéressé de son vivant aux universités d'Oxford et de Cambridge.
Joueuse de tennis allemande
Tatjana Malek (épouse Maria), née le 8 août 1987 à Bad Saulgau, est une joueuse de tennis allemande, professionnelle depuis 2006. À ce jour, elle a remporté quatre titres en simple et quatre titres en double dames sur le circuit WTA.
Bataille de la Première Guerre mondiale
Terrain
La bataille du Jutland (ou bataille de Skagerrak pour les Allemands, en allemand : Skagerrakschlacht et Seeschlacht vor dem Skagerrak) est la plus grande bataille navale de la Première Guerre mondiale et probablement l'une des plus complexes de l'histoire. Elle opposa pendant deux jours la Royal Navy britannique à la Kaiserliche Marine (Marine impériale allemande) en mer du Nord, à 200 km au nord-ouest de la péninsule danoise du Jutland en mai-juin 1916. Après plus de deux ans d'attente et plusieurs occasions manquées, la Grand Fleet britannique, commandée par l'amiral John Jellicoe, réussit à contraindre la Hochseeflotte, la Flotte de haute mer de la Marine impériale allemande, aux ordres de l'amiral Reinhard Scheer, à une grande confrontation au milieu de la mer du Nord. La bataille générale, impliquant au total 250 navires de tous types, commença à 18 h 30 le 31 mai 1916 et dura deux heures. En raison de mauvaises conditions de visibilité et d'erreurs des Britanniques et malgré leur supériorité numérique, elle ne fut pas décisive. Cependant, Jellicoe réussit à couper la route de repli des navires allemands vers leurs ports et était persuadé d'avoir l'occasion d'une bataille décisive pour le lendemain matin. Mais Scheer, déterminé à sauver sa flotte à n'importe quel prix, traversa le dispositif britannique à la faveur de la nuit et regagna les bases de Wilhelmshaven, protégées par des champs de mines. Outre des milliers de vies humaines, l'affrontement a coûté quatorze bâtiments aux Britanniques et onze aux Allemands. Les deux camps revendiquèrent la victoire. Bien que les pertes des Britanniques en vies humaines et en navires aient été les plus importantes, les Allemands n'étaient pas dupes et avaient conscience d'avoir échappé de peu à un désastre. Leur flotte hauturière resta dès lors dans ses ports, hormis quelques brèves sorties en août 1916 et avril 1918. Certes, elle restait une menace et contraignit les Britanniques à maintenir de nombreuses unités en mer du Nord, mais plus jamais la Marine allemande ne tenta un affrontement aussi significatif. Désormais, elle allait consacrer ses principaux efforts à la guerre sous-marine.