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Homme d'État russe
Être
Mammifère de la famille des félidés
Homme d'affaires et homme d'État américain
Donald Trump (/ˈdɑnəld tɹʌmp/), né le 14 juin 1946 à New York (État de New York), est un homme d'affaires milliardaire, animateur, producteur de télévision et homme d'État américain. Membre du Parti républicain, il est le 45e et 47e président des États-Unis, en fonction du 20 janvier 2017 au 20 janvier 2021 et depuis le 20 janvier 2025. Fils du promoteur immobilier Fred Trump, il prend en 1971 la direction de l'entreprise familiale qu'il renomme The Trump Organization et se constitue dès lors un empire économique grâce à la construction de casinos, d'hôtels et de terrains de golf. Célébrité médiatique dès les années 1980, il est impliqué dans le secteur télévisuel ; de 2004 à 2015, il est notamment animateur de l'émission de téléréalité The Apprentice. En politique, il s'affilie en 1987 au Parti républicain, puis rejoint le Parti de la réforme en 1999 pendant deux ans. Après avoir été opposant au président républicain George W. Bush, sous la présidence duquel il est inscrit au Parti démocrate, il revient au Parti républicain en 2009. Il critique le président démocrate Barack Obama et reprend les rumeurs conspirationnistes sur sa citoyenneté. Alors que sa campagne n'est, à ses débuts, pas prise au sérieux par les observateurs, il remporte la désignation du Parti républicain aux primaires présidentielles de 2016 avec son slogan Make America Great Again. Se présentant comme un adversaire de l'establishment et du politiquement correct, il multiplie les déclarations controversées et s'engage à réduire l'immigration. Son discours est qualifié de populiste, nationaliste, protectionniste et climatosceptique. Sa victoire à l'élection présidentielle face à la démocrate Hillary Clinton déjoue la quasi-totalité des pronostics. Pendant son premier mandat, il mène une politique de restriction de l'immigration, retire son pays de l'accord de Paris sur le climat et de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien, reconnaît Jérusalem comme capitale d'Israël, annonce un retrait des troupes américaines d'Afghanistan, supervise les accords d'Abraham, et crée la United States Space Force. En matière économique, il réduit les prélèvements obligatoires et toutes sortes d'impôts et taxes, renégocie l'ALENA comme l'ACEUM et lance une guerre commerciale visant notamment la Chine. Il bénéficie de résultats positifs en matière d'emploi et de croissance jusqu'à la crise sanitaire de 2020. Il marque également sa présidence par le renouvellement exceptionnel d'un tiers de la Cour suprême des États-Unis, à laquelle il donne une coloration très conservatrice, et est accusé d'entretenir une posture ambiguë vis-à-vis de groupes d'extrême droite violents, notamment lors de la manifestation « Unite the Right » à Charlottesville. Au début de l'année 2020, impliqué dans une controverse avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, il subit une première procédure de destitution à la suite de laquelle il est acquitté par le Sénat. Peu après, sa gestion de la pandémie de Covid-19 est contestée et il retire les États-Unis de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Candidat à l'élection présidentielle de 2020, il est battu par le démocrate Joe Biden. Refusant de concéder sa défaite, il engage des recours juridiques — quasiment tous rejetés — et retarde la transition présidentielle. Le 6 janvier 2021, l'assaut du Capitole est considéré comme une insurrection ou une tentative de coup d'État. Une seconde procédure de destitution est lancée contre lui, toujours sans succès. Il refuse d'assister à l'investiture de son successeur. Il annonce dès novembre 2022 sa candidature à l'élection présidentielle de 2024 et s'impose aux primaires du Parti républicain en mars de la même année. En parallèle, il connaît de nombreux problèmes judiciaires en raison de son rôle dans l'assaut du Capitole, de ses tentatives d'inverser le résultat de la présidentielle de 2020 et d'accusations de corruption, ainsi que d'agressions sexuelles. Le 30 mai 2024, il est reconnu coupable de 34 chefs d'accusation dans l'affaire Stormy Daniels et devient le premier ancien président américain coupable de faits criminels. Après une campagne marquée par deux tentatives d'assassinat et le soutien de l'homme d'affaires Elon Musk, Donald Trump remporte l'élection présidentielle de 2024 face à la candidate démocrate Kamala Harris. Toutes les poursuites lancées à son encontre sont abandonnées du fait de son élection. Au début de sa seconde présidence, Trump accorde une grâce à plus de 1 500 émeutiers impliqués dans l'assaut du Capitole et retire son pays de nombre d'organisations internationales. Sous ses directives, Musk procède à des coupes dans les budgets gouvernementaux, ainsi qu'à des licenciements massifs de salariés fédéraux. Il renforce l'influence de l'agence ICE contre l'immigration illégale, suscitant des manifestations, et déploie la garde nationale dans de grandes villes démocrates. De nombreux observateurs accusent le président d'une bascule vers des pratiques d'autoritarisme et de corruption. De l'avis général, la seconde présidence Trump est plus expansionniste et interventionniste que la première. Ainsi, il impose un relèvement général des tarifs douaniers. Il fait frapper des sites nucléaires iraniens, modère le soutien américain à l'Ukraine dans sa guerre contre la Russie, et propose un plan de paix pour Gaza. En janvier 2026, il organise l'enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro afin de le faire juger. Il formule enfin à de multiples reprises sa volonté d'annexer le Groenland, ou d'attaquer d'autres pays sur le continent américain. En février 2026, il déclenche la guerre d'Iran, menant à la crise du détroit d'Ormuz.
Auteur-compositeur-interprète et danseur américain
Michael Jackson ([ˈmaɪkəl ˈdʒæksən]), né le 29 août 1958 à Gary (Indiana) et mort le 25 juin 2009 à Los Angeles (Californie), est un auteur-compositeur-interprète, danseur-chorégraphe et acteur américain. Célébrité planétaire, artiste le plus récompensé de l'histoire de la musique, il est une figure principale de l'histoire de l'industrie du spectacle et l'une des icônes culturelles internationales majeures du xxe siècle. Michael Jackson est souvent cité comme le plus grand artiste de tous les temps. Huitième d'une famille de dix enfants (dont un meurt à la naissance : le jumeau de Marlon), il chante avec ses frères dès l'âge de six ans et commence une carrière professionnelle à onze ans au sein des Jackson Five, groupe formé avec ses frères aînés. Tout en restant membre du groupe (jusqu'en 1984), il entame en 1971 une carrière solo. Cinq de ses albums solo parus de son vivant figurent parmi les albums les plus vendus au monde : Off the Wall (1979), Thriller (1982), Bad (1987), Dangerous (1991) et HIStory (1995). Dans les années 1980, il devient une figure majeure de la musique pop. Ses clips musicaux, ambitieux et novateurs, sont réalisés comme des courts-métrages, notamment pour les titres Billie Jean, Beat It, Thriller, Bad ou Smooth Criminal. Il popularise de nombreux pas de danse, dont le moonwalk, qui devient sa signature. Ayant fusionné les genres de musique soul, funk, pop et rock, son style vocal et musical continue d'influencer de nombreux artistes hip-hop, pop et RnB contemporain. Surnommé « The King of Pop » (en français : « le roi de la pop »), Michael Jackson a battu plusieurs records dans l'industrie du disque. Avec plus de 500 millions de disques vendus dans le monde, il se classe parmi les trois plus gros vendeurs de disques de tous les temps. Avec des ventes estimées à 70 millions d'exemplaires, Thriller demeure l'album le plus vendu de l'histoire de la musique et a été certifié 34 fois disque platine aux États-Unis. Il participe en outre à plusieurs œuvres caritatives, notamment avec le projet USA for Africa et Heal The World Foundation. Il contribue tout au long de sa carrière à la lutte contre la famine et la maltraitance infantile. Toutefois, son image publique est ternie par certains aspects de sa vie privée, notamment par ses multiples recours à la chirurgie esthétique, son mode de vie jugé excentrique, et plus encore par deux plaintes pour agressions sexuelles sur mineur, en 1993 et 2003, aboutissant toutefois à son acquittement de son vivant (de nouvelles accusations ont été portées en 2019 puis en 2026). Ses deux mariages et ses trois enfants font également l'objet de polémiques. Alors qu'il prépare la série de concerts This Is It qui devaient se tenir à Londres, Michael Jackson meurt à l'âge de 50 ans d'une overdose de médicaments. Sa mort a déclenché des réactions et un hommage planétaire dans le monde entier, créant une augmentation sans précédent du trafic Internet et une hausse de ses ventes d'albums. La cérémonie commémorative télévisée de Jackson, qui s'est tenue au Staples Center de Los Angeles, a été regardée par plus de 2,5 milliards de personnes. Son médecin personnel, Conrad Murray, est par la suite reconnu coupable d'homicide involontaire et condamné à quatre ans de prison. En 2026, un biopic sur Michael Jackson voit le jour, avec son neveu Jaafar Jackson dans le rôle principal, il devient, deux mois après sa sortie, le biopic le plus rentable de l'histoire.
Militaire, homme d'État et monarque français
Napoléon Bonaparte, né le 15 août 1769 à Ajaccio en Corse et mort le 5 mai 1821 à Longwood sur l’île de Sainte-Hélène, est un militaire et homme d'État français. Il est le premier empereur des Français du 18 mai 1804 au 6 avril 1814 et du 20 mars au 22 juin 1815, sous le nom de Napoléon Ier. Second enfant de Charles Bonaparte et Letizia Ramolino, Napoléon Bonaparte devient en 1793 général dans les armées de la Première République française, née de la Révolution, où il est notamment commandant en chef de l'armée d'Italie puis de l'armée d'Orient. Arrivé au pouvoir en 1799 par le coup d'État du 18 Brumaire, il est Premier consul — consul à vie à partir du 2 août 1802 — jusqu'au 18 mai 1804, date à laquelle l'Empire est proclamé par un sénatus-consulte suivi d'un plébiscite. Il est sacré empereur, en la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 2 décembre 1804, par le pape Pie VII, en même temps que son épouse Joséphine de Beauharnais. En tant que général en chef et chef d'État, Napoléon tente de briser les coalitions montées et financées par le royaume de Grande-Bretagne et qui rassemblent, à partir de 1792, les monarchies européennes contre la France et son régime né de la Révolution. Il conduit les armées françaises d'Italie au Nil et d'Autriche à la Prusse et à la Pologne : les nombreuses et brillantes victoires de Bonaparte (Arcole, Rivoli, Pyramides, Marengo, Austerlitz, Iéna, Friedland), dans des campagnes militaires rapides, disloquent les quatre premières coalitions. Les paix successives, qui mettent un terme à chacune de ces coalitions, renforcent la France et donnent à Napoléon un degré de puissance jusqu'alors rarement égalé en Europe, lors de la paix de Tilsit (1807). Napoléon Ier réforme durablement l'État, en restaurant son autorité et sa primauté. La France connaît d'importantes réformes, qui font de Napoléon l'un des pères fondateurs des institutions contemporaines françaises. En ce sens, les codifications napoléoniennes, dont le Code civil de 1804, permettent de renforcer les libertés individuelles ou l'égalité des citoyens devant la loi, en opérant une synthèse par la garantie de certains acquis révolutionnaires et la reprise de principes traditionnels issus de l'Ancien Régime. L'administration française est réorganisée, avec la création des préfets dans les départements. De même, une nouvelle monnaie émerge, le franc, tandis qu'est instaurée la Banque de France. Le Conseil d'État est également créé, tout comme les lycées. Il tente également de renforcer l'empire colonial français de l'Ancien Régime en outre-mer. Alors que la révolution haïtienne tourne à la sécession dans cette colonie, Napoléon rétablit l'esclavage en 1802. Toujours pour des raisons politiques, Napoléon revend la Louisiane aux États-Unis en 1803. Il perd cependant la plupart des colonies qui l’intéressaient face aux Britanniques, et perd Saint-Domingue à la suite de l'échec de l'expédition militaire préalable (1802-1803), visant à combattre les indépendantistes. Il porte le territoire français à son extension maximale en Europe, avec 134 départements en 1812, transformant Rome, Hambourg, Barcelone et Amsterdam en chefs-lieux de départements français. Il est aussi président de la République italienne de 1802 à 1805, roi d'Italie de 1805 à 1814, médiateur de la Confédération suisse de 1803 à 1813 et protecteur de la confédération du Rhin de 1806 à 1813. Ses victoires lui permettent d'annexer à la France de vastes territoires et de gouverner la majeure partie de l'Europe continentale en plaçant les membres de sa famille sur les trônes de plusieurs royaumes : Joseph à Naples puis en Espagne, Louis en Hollande, Jérôme en Westphalie et son beau-frère Joachim Murat à Naples. Il crée également un duché de Varsovie, sans restaurer formellement l'indépendance polonaise, et soumet temporairement à son influence des puissances vaincues telles que le royaume de Prusse et l'empire d'Autriche. Alors qu'ils financent des coalitions de plus en plus générales, les alliés contre la France finissent par remporter des succès décisifs en Espagne (bataille de Vitoria) et en Allemagne (bataille de Leipzig) en 1813. Son intransigeance devant ces revers lui fait perdre le soutien de pans entiers de la nation française, tandis que ses anciens alliés ou vassaux se retournent contre lui. Amené à abdiquer en 1814 après la prise de Paris, capitale de l'Empire français, et à se retirer à l'île d'Elbe, il tente de reprendre le pouvoir en France, lors de l'épisode des Cent-Jours en 1815. Capable de reconquérir la France et d'y rétablir le régime impérial sans coup férir, il amène pourtant, à la suite de diverses trahisons et dissensions de ses maréchaux, le pays dans une impasse avec la lourde défaite de Waterloo qui met fin à l'Empire napoléonien et assure la restauration de la dynastie des Bourbons. Sa mort en exil, à Sainte-Hélène, sous la garde des Britanniques, fait l'objet de nombreuses controverses. Objet dès son vivant d'une légende dorée comme d'une légende noire, il doit sa très grande notoriété à son habileté militaire, récompensée par de nombreuses victoires, et à sa trajectoire politique étonnante, mais aussi à son régime despotique et très centralisé ainsi qu'à son ambition, qui se traduit par des guerres meurtrières (au Portugal, en Espagne et en Russie) avec des millions de morts et blessés, militaires et civils pour l'ensemble de l'Europe. Considéré par de nombreux historiens ou spécialistes militaires comme l'un des plus grands commandants de l'histoire, ses guerres et campagnes sont étudiées dans les écoles militaires du monde entier. Une tradition romantique fait de Napoléon Ier l'archétype du « grand homme » appelé à bouleverser le monde. C'est ainsi que le comte de Las Cases, auteur du Mémorial de Sainte-Hélène, tente de présenter Napoléon au Parlement britannique dans une pétition rédigée en 1818. Élie Faure, dans son ouvrage Napoléon, qui a inspiré le film d'Abel Gance, le compare à un « prophète des temps modernes ». D'autres auteurs, tel Victor Hugo, font du vaincu de Sainte-Hélène le « Prométhée moderne ». L'ombre de « Napoléon le Grand » plane sur de nombreux ouvrages de Balzac, Stendhal, Musset, mais aussi de Dostoïevski, de Tolstoï et de bien d'autres encore. Par ailleurs, un courant politique français émerge au XIXe siècle, le bonapartisme, se réclamant de l'action et du mode de gouvernement de Napoléon.
Dictateur et homme d'État allemand, chef du Parti nazi, Führer et chancelier du Troisième Reich
Adolf Hitler, né le 20 avril 1889 à Braunau am Inn (Autriche-Hongrie) et mort suicidé le 30 avril 1945 à Berlin, est un idéologue d'extrême droite et un homme d'État allemand d'origine autrichienne. Fondateur et figure centrale du nazisme, il arrive au pouvoir en Allemagne en 1933 et instaure rapidement une dictature totalitaire au programme impérialiste, antisémite, raciste, homophobe, xénophobe, eugéniste et génocidaire, désignée sous le nom de Troisième Reich. Établi dans sa prime jeunesse à Vienne puis à Munich, il essaie de devenir artiste peintre en autodidacte avant d'échouer aux Beaux-Arts. Bien qu'ayant tenté de se soustraire à ses obligations militaires, il participe à la Première Guerre mondiale au sein des troupes bavaroises. Après-guerre, il rentre à Munich où il mène une vie assez attentiste dans cette période troublée, avant d'adhérer au Parti ouvrier allemand (DAP), un groupuscule extrémiste de droite, ultranationaliste, völkisch qu'il transforme en Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP) en 1920. Il s'impose par ses talents d'orateur à la tête du mouvement en 1921 et tente en 1923 un coup d'État qui échoue. Il met à profit sa courte peine de prison pour rédiger le livre Mein Kampf dans lequel il expose ses conceptions racistes et ultranationalistes. Dans un climat de violence politique, il occupe une place croissante dans la vie publique allemande avec le parti nazi. Alors que la Grande Dépression fait rage, il se présente à l'élection présidentielle de 1932 contre le président du Reich Paul von Hindenburg, qui est réélu. Cependant, après les élections législatives de novembre 1932, celui-ci nomme Hitler chancelier en janvier 1933. Son gouvernement met très rapidement en place les premiers camps de concentration destinés à la répression des opposants politiques, notamment socialistes, communistes et syndicalistes. En août 1934, après une violente opération d'élimination physique d'opposants et rivaux — connue sous le nom de Nuit des longs couteaux — et la mort de Hindenburg, il est plébiscité chef de l'État. Portant dès lors le double titre de « chancelier du Reich » et de « Führer » (guide), il saborde la république de Weimar et met ainsi fin à la première démocratie parlementaire en Allemagne. La politique qu'il conduit est pangermaniste, antisémite, revanchiste et belliciste. Son régime adopte en 1935 une législation anti-juive et les nazis prennent le contrôle de la société allemande (travailleurs, jeunesse, médias et cinéma, industrie militaire, sciences, etc.). La volonté de Hitler de créer le Grand Reich germanique et de lui donner un espace vital à l'Est entraîne en 1938 l'annexion de l'Autriche et des Sudètes, puis en 1939, l'assujettissement du reste de la Tchécoslovaquie et d'une partie de la Lituanie, et enfin l'invasion de la Pologne, fait générateur de la Seconde Guerre mondiale. L'Allemagne connaît alors une période de victoires militaires, lors de la campagne de Norvège puis de la bataille de France, et occupe la majeure partie de l'Europe en 1940. Mais l'invasion d'abord victorieuse de l'Union soviétique tourne au désastre après 1942. Le Reich ne parvient plus à contenir la poussée des Alliés : à l'est les Soviétiques, au sud puis à à l'ouest les Anglo-Américains et leurs alliés, dont des forces issues des pays occupés par l'Allemagne. Au terme d'une guerre totale ayant atteint des sommets de destruction et de barbarie, Hitler, terré à Berlin dans son bunker, se suicide le 30 avril 1945 alors que la capitale du Reich en ruines est investie par les troupes soviétiques. Le Troisième Reich, qui, selon Hitler, devait durer « mille ans », n'en aura duré que douze mais a provoqué la mort de dizaines de millions de personnes et la destruction d'une grande partie des villes et des infrastructures en Europe. Le génocide des Juifs européens et des Tziganes, la mort par la faim de millions de civils soviétiques, l'assassinat des personnes handicapées, les innombrables exactions contre les populations civiles, le traitement inhumain des prisonniers de guerre soviétiques ou encore les destructions et les pillages dont il est responsable, ainsi que le racisme radical singularisant sa doctrine et la barbarie des sévices infligés à ses victimes, valent à Hitler d'être jugé de manière particulièrement négative par l'historiographie et la mémoire collective. Sa personne et son nom sont considérés comme des symboles du mal absolu.
Reine du Royaume-Uni et des autres royaumes du Commonwealth de 1952 à 2022
Élisabeth II (prononcé en français : /elizabɛt/ ; en anglais : Elizabeth II, prononcé /əˈlɪzəbəθ/), née le 21 avril 1926 à Londres (Angleterre) et morte le 8 septembre 2022 au château de Balmoral (Écosse), est reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord et des autres royaumes du Commonwealth du 6 février 1952 à sa mort. À sa naissance, elle est troisième dans l'ordre de succession au trône après son oncle, le futur Édouard VIII, et son père, le futur George VI. En 1936, son oncle devient roi mais abdique quelques mois plus tard, laissant le trône à son frère cadet. La princesse Élisabeth devient alors, à l'âge de 10 ans, l'héritière présomptive de la Couronne britannique. Durant la Seconde Guerre mondiale, elle s'enrôle au sein de l'Auxiliary Territorial Service. Le 20 novembre 1947, elle épouse Philip Mountbatten, prince de Grèce et de Danemark, avec qui elle a quatre enfants : Charles, Anne, Andrew et Edward. Elle accède au trône britannique le 6 février 1952, à l'âge de 25 ans, à la mort de son père George VI. Son couronnement, le 2 juin 1953, est le premier à être retransmis à la télévision. Elle devient la souveraine de sept États indépendants du Commonwealth : l'Afrique du Sud, l'Australie, le Canada, Ceylan, la Nouvelle-Zélande, le Pakistan et le Royaume-Uni. Entre 1956 et 2021, le nombre de ses royaumes évolue : des colonies de l'Empire britannique accèdent à l'indépendance, choisissent de reconnaître ou non Élisabeth II comme monarque constitutionnel de leur nouvel État indépendant ; certains royaumes deviennent par ailleurs des républiques. L'année de sa mort, en plus de l'Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni susmentionnés, Élisabeth II est reine d'Antigua-et-Barbuda, des Bahamas, du Belize, de la Grenade, de la Jamaïque, de Papouasie-Nouvelle-Guinée, de Saint-Christophe-et-Niévès, de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, de Sainte-Lucie, des Îles Salomon et des Tuvalu. Au cours d'un long règne où elle voit se succéder quinze Premiers ministres britanniques différents, elle effectue de nombreuses visites historiques et supervise plusieurs changements constitutionnels dans ses royaumes, comme la dévolution du pouvoir au Royaume-Uni et le rapatriement de la Constitution du Canada. Elle connaît également des moments difficiles, notamment l'assassinat de Lord Mountbatten en 1979, oncle et mentor du prince Philip, les séparations et le divorce de trois de ses enfants en 1992 (année qu'elle qualifie d'annus horribilis), la mort de son ex-belle-fille, Diana Spencer, en 1997, les morts presque simultanées de sa sœur et de sa mère en 2002, ainsi que la mort de son époux en 2021 après plus de 73 ans de mariage. Par ailleurs, la reine a parfois dû faire face à de virulentes critiques de la presse à l'encontre de la famille royale, mais le soutien à la monarchie et sa popularité personnelle restent globalement élevés parmi la population britannique au cours de son règne. Le 9 septembre 2015, elle devient le souverain britannique ayant régné le plus longtemps, dépassant la durée de règne de son arrière-arrière-grand-mère la reine Victoria (63 ans, 7 mois et 2 jours à cette date). Le 13 octobre 2016, à la suite de la mort du roi de Thaïlande Rama IX, elle devient le souverain régnant depuis le plus longtemps et le plus âgé alors en fonction. En juin 2022, elle devient le premier monarque de l'histoire du Royaume-Uni à célébrer son jubilé de platine, qui marque le 70e anniversaire de son accession au trône. Elle est le deuxième des monarques de l'ère moderne ayant eu le règne le plus long d'Europe (70 ans, 7 mois et 2 jours), derrière le roi de France Louis XIV (72 ans, 3 mois et 18 jours). Elle meurt trois mois plus tard, le 8 septembre 2022, à l'âge de 96 ans ; son fils aîné lui succède sous le nom de Charles III.
44e président des États-Unis (2009–2017)
Barack Obama (/bəˈɹɑk oʊˈbɑmə/), né le 4 août 1961 à Honolulu (Hawaï), est un homme d'État américain. Membre du Parti démocrate, il est le 44e président des États-Unis, en fonction du 20 janvier 2009 au 20 janvier 2017. Fils d'un Kényan et d'une Américaine du Kansas d’ascendance anglaise et irlandaise, il est élevé durant plusieurs années en Indonésie. Diplômé de l'université Columbia de New York et de la faculté de droit de Harvard, il est, en 1990, le premier Afro-Américain à présider la prestigieuse Harvard Law Review. Après avoir été travailleur social dans les quartiers sud de Chicago durant les années 1980, puis avocat en droit civil à sa sortie de Harvard, il enseigne le droit constitutionnel à l'université de Chicago de 1992 à 2004. Marié avec Michelle Robinson en 1992, Barack Obama entre en politique quatre ans plus tard : il est élu au Sénat de l'Illinois, où il effectue trois mandats, de 1997 à 2004. Il s'oppose à la guerre d'Irak lancée par George W. Bush et se fait connaître au niveau national par le discours qu'il prononce en juillet 2004 lors de la Convention nationale démocrate qui désigne John Kerry comme candidat à la présidence. Après avoir échoué à obtenir l'investiture du Parti démocrate pour la Chambre des représentants en 2000, il est élu au Sénat fédéral en novembre 2004. Il se présente ensuite aux primaires présidentielles démocrates face à Hillary Clinton ; devancé en nombre de voix, il l'emporte avec une légère avance en termes de délégués et devient ainsi le candidat du parti. Il obtient 52,9 % des voix et 365 grands électeurs à l'élection présidentielle de 2008 contre le républicain John McCain, le devançant de 7,28 points, un des plus gros écarts de l'après-guerre. C'est le premier homme métis ayant des origines africaines à accéder à la présidence des États-Unis. Son parcours a suscité chez les électeurs comme dans les médias du monde entier un grand intérêt. Sa présidence intervient dans un contexte de guerre en Irak, de guerre d'Afghanistan, de crise au Moyen-Orient, d'importante récession de l'économie américaine et de crise financière et économique mondiale. Il est le récipiendaire du prix Nobel de la paix 2009. Il promulgue un plan de relance économique, met en place le renouvellement d'autorisation des assurances-chômages et les créations d'emplois, celle sur la protection des patients et des soins abordables ainsi qu'une réforme de la régulation financière en 2010. Dans le domaine de la politique étrangère, il retire progressivement les troupes américaines d'Irak, augmente celles présentes en Afghanistan et signe un traité de contrôle des armements avec la Russie. Il commande également l'opération qui aboutit à la mort d'Oussama ben Laden. En 2011, lors de la guerre civile libyenne, il contribue au renversement de Mouammar Kadhafi. Candidat à sa réélection lors de l'élection présidentielle de 2012, il est opposé au républicain Mitt Romney, qu'il bat avec 332 voix du collège électoral et 51 % des suffrages au niveau national. Durant son second mandat, Barack Obama tente de promouvoir un contrôle accru des armes à feu et, avec succès, la reconnaissance constitutionnelle du mariage entre personnes du même sexe. En politique extérieure, il ordonne une intervention militaire en Irak et en Syrie contre l'État islamique. Il poursuit le processus de retrait des forces américaines d'Afghanistan. En 2013, il décommande à la dernière minute une opération de représailles contre le régime de Bachar el-Assad, alors que ce dernier utilise des armes chimiques contre la population civile des zones rebelles de Syrie. Il ratifie l'accord de Paris sur le climat, parvient à un accord sur le nucléaire iranien et normalise les relations américaines avec Cuba. Si ses derniers mois de présidence sont marqués par une popularité en hausse, avec une majorité d'opinions favorables au niveau national, le républicain Donald Trump lui succède après avoir remporté l'élection présidentielle de 2016 face à la candidate du Parti démocrate, Hillary Clinton, qui avait reçu le soutien de Barack Obama. À l'issue de l'élection présidentielle de 2020, Joe Biden, vice-président des États-Unis durant les deux mandats d'Obama, succède à Trump.
Vladimir Poutine (en russe : Влади́мир Пу́тин [vɫɐˈdʲimʲɪr ˈputʲɪn]), né le 7 octobre 1952 à Léningrad (aujourd'hui Saint-Pétersbourg), est un homme d'État russe. Depuis 1999, il est la figure centrale de l'exécutif de la nation russe, alternativement comme président du gouvernement (1999-2000 et 2008-2012) et président de la fédération de Russie (par intérim de 1999 à 2000 et de plein exercice de 2000 à 2008 ainsi que depuis 2012). Officier du KGB, principal service de renseignement de l'URSS, il est en poste à Dresde au moment de la chute du mur de Berlin. Il commence sa carrière politique à la mairie de Saint-Pétersbourg, puis devient l'un des plus proches conseillers du Président Boris Eltsine, qui fait de lui le directeur du Service fédéral de sécurité (ex-KGB) en 1998, puis le président du gouvernement de la Russie l'année suivante. À partir du 31 décembre 1999, à la suite de la démission de Boris Eltsine, il assure les fonctions de président de la fédération de Russie par intérim. Il devient président de plein exercice le 7 mai 2000, après avoir remporté l'élection présidentielle anticipée. Au cours de son premier mandat, il lance une série de réformes importantes pour restaurer la puissance d'un pays en crise économique qui a perdu de son influence dans le monde. Il mène le redressement de l'économie nationale et une politique institutionnelle tournée vers la concentration des pouvoirs présidentiels. Il est largement réélu en 2004. En 2008, la Constitution lui interdisant de concourir pour un troisième mandat consécutif, il soutient la candidature à la présidence de son premier vice-président du gouvernement, Dmitri Medvedev. Une fois élu chef de l'État, ce dernier nomme Poutine président du gouvernement, qui prend par ailleurs la direction du parti Russie unie et reste l'homme fort du pays, avec un président apparaissant comme plus libéral. Fréquemment accusé d'autoritarisme, Poutine est pour la première fois significativement contesté à la suite des élections législatives de 2011. Candidat à l'élection présidentielle de 2012 avec le soutien du sortant Medvedev, il retrouve la présidence pour un mandat allongé à six ans. Au cours de cette période, il entend restaurer l'influence russe sur la scène internationale. D'une part, en 2014, dans le cadre de la guerre du Donbass et à la suite d'un référendum local contesté, il annexe la république autonome de Crimée, appartenant à l'Ukraine, un acte considéré comme violant le droit international. D'autre part, il envoie un corps expéditionnaire combattre dans la guerre civile syrienne, en soutien au régime de Bachar el-Assad. Il est élu pour un quatrième mandat à l'issue de l'élection présidentielle de 2018. Deux ans plus tard, il fait adopter par référendum la non-limitation des mandats présidentiels dans le temps, ce qui lui permettrait de se maintenir jusqu'en 2036 au pouvoir. En février 2022, il déclenche l'invasion militaire de l'Ukraine après avoir reconnu les républiques séparatistes de Donetsk et de Lougansk. Quelques mois plus tard, il annonce la mobilisation partielle, procède à l'annexion de quatre régions de l'est et du sud de l’Ukraine, et menace de l'utilisation de l'arme nucléaire. En 2023, la Cour pénale internationale émet à son encontre un mandat d'arrêt pour crimes de guerre et transfert illégal d'enfants ukrainiens. Il est largement réélu en mars 2024 pour un cinquième mandat, à la suite d'une campagne et d'élections ni libres ni transparentes. Sous la gouvernance de Vladimir Poutine, la Russie a connu une érosion démocratique et un glissement vers l'autoritarisme. Le pays est caractérisé par une corruption endémique ainsi que par de nombreuses atteintes aux droits de l'homme, dont l'emprisonnement et la répression voire l'assassinat d'opposants politiques, l'intimidation et la suppression de médias indépendants, et l'absence d'élections libres. En 2024, Vladimir Poutine est le deuxième président européen ayant le plus long mandat, après Alexandre Loukachenko de Biélorussie.
Dramaturge, poète et acteur anglais (1564-1616)
William Shakespeare est un dramaturge, poète et acteur anglais né le 23 avril 1564 à Stratford-upon-Avon et mort le 23 avril 1616 dans la même ville. Surnommé « le Barde d'Avon », « le Barde immortel » ou simplement « le Barde », il est considéré comme l'un des plus grands poètes et dramaturges de langue anglaise. Son œuvre, traduite dans de nombreuses langues, se compose de 39 pièces, 154 sonnets et quelques poèmes supplémentaires, dont certains ne lui sont pas attribués de manière certaine. Après des études à Stratford-upon-Avon, dans le Warwickshire, Shakespeare se marie à 18 ans avec Anne Hathaway, avec qui il a trois enfants. À une date inconnue entre 1585 et 1592, il entame sa carrière d'acteur et auteur à succès à Londres au sein des Lord Chamberlain's Men, une troupe dont il est actionnaire. Il semble s'être retiré à Stratford vers 1613 pour y mourir trois ans plus tard. Il ne subsiste guère de traces de l'homme Shakespeare, ce qui a engendré de nombreuses spéculations concernant son apparence physique, sa sexualité, sa religion (en). Des théories marginales avancent que son œuvre a été en réalité écrite par un autre. Shakespeare rédige la majeure partie de ses pièces entre 1589 et 1613. Les premières sont surtout des comédies et des pièces historiques, puis il se consacre davantage aux tragédies comme Hamlet, Othello, Le Roi Lear et Macbeth. À la fin de sa vie, il rédige des tragi-comédies et collabore avec d'autres dramaturges. De son vivant, bon nombre de ses pièces sont publiées dans des ouvrages bon marché de qualité variable. En 1623, deux de ses amis éditent le « Premier Folio », un recueil qui comprend presque toute son œuvre théâtrale sous une forme définitive. Dans sa préface, Ben Jonson prédit le caractère intemporel de Shakespeare, dont les pièces continuent à être mises en scène, adaptées, redécouvertes et réinterprétées au fil des siècles dans des contextes culturels et politiques variés.
Compositeur, pianiste, violoniste, organiste et chef d'orchestre autrichien
Wolfgang Amadeus Mozart ou Johannes Chrysostomus Wolfgangus Theophilus Mozart, né le 27 janvier 1756 à Salzbourg (principauté archiépiscopale de Salzbourg) et mort le 5 décembre 1791 à Vienne, est un compositeur germano-autrichien de la période classique. Il est considéré comme l'un des plus grands compositeurs de l'histoire de la musique. Avec Joseph Haydn et Ludwig van Beethoven, il porte à son apogée l'école classique viennoise. Enfant prodige et compositeur précoce, il est produit en public dès l'âge de sept ans à travers l'Europe, où il subjugue les assistances avec sa sœur Maria Anna. Mort à trente-cinq ans, il laisse une œuvre considérable : 893 œuvres sont répertoriées dans le catalogue Köchel. Selon le témoignage de ses contemporains, il est, au piano comme au violon, un virtuose. Il écrit dans tous les genres musicaux de son époque, et excelle dans chacun d'eux. Il est reconnu qu'il porte à un point de perfection le concerto, la symphonie et la sonate, et qu'il est l'un des plus grands maîtres de l'opéra. Son nom passe dans le langage courant comme synonyme de talent, sinon de génie précoce.
Peintre, sculpteur, architecte et ingénieur, théoricien de l'art et chercheur scientifique toscan
Léonard de Vinci (italien : Leonardo di ser Piero da Vinci, dit Leonardo da Vinci), né le 14 avril 1452 du calendrier actuel — le 15 avril 1452, date de l'époque — à Vinci (Toscane) et mort le 2 mai 1519 à Amboise (Touraine), est un peintre polymathe toscan de la Renaissance italienne, simultanément artiste, organisateur de spectacles et de fêtes, scientifique, ingénieur, inventeur, anatomiste, sculpteur, peintre, architecte, urbaniste, botaniste, musicien, philosophe et écrivain. Enfant naturel d'une paysanne, Caterina, et d'un notaire, Pierre de Vinci, il est élevé auprès de ses grands-parents paternels dans la maison familiale de Vinci jusqu’à l’âge de dix ans. À Florence, son père l'inscrit pour deux ans d’apprentissage dans une scuola d’abaco (une « école d'arithmétique ») et ensuite à l'atelier d'Andrea del Verrocchio où il côtoie Botticelli, Le Pérugin et Domenico Ghirlandaio. Il quitte l’atelier en 1482 et se présente principalement comme ingénieur au duc de Milan Ludovic Sforza. Introduit à la cour, il obtient quelques commandes de peinture et ouvre un atelier. Il étudie les mathématiques et le corps humain. Il rencontre également Gian Giacomo Caprotti, dit Salai, un enfant de dix ans, turbulent élève de son atelier, qu’il prend sous son aile. En septembre 1499, Léonard part à Mantoue, à Venise et retourne à Florence. Il y repeint et s'adonne à l’architecture ainsi qu'à l'ingénierie militaire. Pendant un an, il confectionne des cartes géographiques pour César Borgia. En 1503, la ville de Florence lui commande une fresque, mais il en est déchargé par le roi de France Louis XII qui l'appelle à Milan où, de 1506 à 1511, il est « peintre et ingénieur ordinaire » du souverain. Il rencontre Francesco Melzi, son élève, ami et exécuteur testamentaire. En 1504, son père meurt, mais il est exclu du testament. En 1507, il est usufruitier des terres de son oncle décédé. En 1514, après une retraite à Vaprio d'Adda, Léonard travaille à Rome pour Julien de Médicis, frère de Léon X, et y délaisse la peinture pour les sciences et un projet d’assèchement des marais pontins. En 1516, François Ier l'invite en France au manoir du Cloux avec Francesco Melzi et Salai. Il y emmène notamment La Joconde probablement terminée sur place et qui a traversé les siècles comme une des œuvres picturales les plus célèbres au monde, si ce n'est la plus célèbre. Léonard meurt subitement au Clos Lucé en 1519. Son ami Francesco Melzi hérite de ses notes et de ses dessins. Salai hérite des peintures du maître et partage avec un serviteur les vignes que Léonard a reçues de Ludovic Sforza. Léonard de Vinci fait partie des artistes de son époque dit « polymathes » : il maîtrise plusieurs disciplines comme la sculpture, le dessin, la musique et la peinture qu'il place au sommet des arts. Léonard se lance dans une minutieuse étude de la nature et de l'expression humaine : une image doit représenter la personne, mais aussi les intentions de son esprit. Il fournit sur ses tableaux un minutieux travail de retouches et de corrections à l'aide de techniques propres à la peinture à l'huile, d'où l'existence de tableaux inachevés et ses échecs dans la peinture de fresques. Ses études sont reprises dans les innombrables dessins de ses carnets : dessiner est, pour cet inlassable graphomane, un véritable moyen de réflexion. Il consigne ses observations, ses plans et ses caricatures qu'il utilise au besoin d'un travail d'ingénierie ou pour la confection d'un tableau. Si Léonard de Vinci est surtout connu pour sa peinture, il se définit aussi comme ingénieur, architecte et scientifique. Les connaissances initialement utiles à la peinture deviennent pour lui une fin en soi. Ses centres d'intérêt sont très nombreux : optique, géologie, botanique, hydrodynamique, architecture, astronomie, acoustique, physiologie et anatomie. Il n'a toutefois ni l'éducation ni les méthodes de recherche d'un scientifique. Pourtant, son absence de formation universitaire le libère de l'académisme de son temps : se revendiquant un « homme sans lettres », il prône la praxis et l'analogie. Cependant, avec l'aide de quelques hommes de science, il se lance dans la rédaction de traités scientifiques, plus didactiques et structurés et souvent accompagnés de dessins explicatifs. Sa recherche de l'automatisme s'oppose à la notion du travail en tant que ciment des relations sociales. Léonard de Vinci est souvent décrit comme le symbole de l'esprit universel de la Renaissance, l’uomo universale ou un génie scientifique. Mais il semble que Léonard lui-même exalte son art afin de gagner la confiance de ses commanditaires et la liberté d'effectuer ses recherches. De plus, les biographes du XVIe siècle écrivent des récits fort dithyrambiques de la vie du maître alors principalement connu pour ses peintures. Seules la transcription du Codex Atlanticus et la découverte de plus de 6 000 feuillets de ses notes et traités à la fin du XVIIIe siècle mettent en valeur les recherches de Léonard. Les historiens des XIXe et XXe siècles perçoivent alors en lui une sorte de génie ou de prophète de l'ingénierie. Au XXIe siècle, cette image reste encore très présente dans l'imaginaire populaire. Pourtant les années 1980 voient des historiens remettre en cause l'originalité et la validité de la plupart des recherches du maître. Ceci étant, la grande qualité de son art graphique, tant scientifique que pictural, reste encore incontestée par les plus grands historiens ou critiques d'art et de nombreux livres, films, musées et expositions lui sont consacrés.
Roi de Macédoine et conquérant de la Perse achéménide (356-323 av. J.-C.)
Alexandre le Grand (en grec ancien : Ἀλέξανδρος ὁ Μέγας / Aléxandros ho Mégas ou Μέγας Ἀλέξανδρος / Mégas Aléxandros) ou Alexandre III, né le 21 juillet 356 av. J.-C. à Pella et mort le 11 juin 323 av. J.-C. à Babylone, est un roi de Macédoine et l'un des personnages les plus célèbres de l'Antiquité. Fils de Philippe II, élève d'Aristote et roi de Macédoine à partir de 336, il devient l'un des plus grands conquérants de l'histoire en prenant possession de l'immense Empire perse et en s'avançant jusqu'aux rives de l'Indus. Après l'assassinat de Philippe, Alexandre hérite d'un royaume puissant et d'une armée expérimentée. Reprenant le projet panhellénique de son père, il réunit la Macédoine et des cités grecques dans une coalition afin d'envahir l'Empire perse. En 334, il débarque en Asie, démarrant une campagne qui dure dix ans. Il remporte une première victoire contre les satrapes perses au Granique qui lui offre l'Anatolie. Puis en 333, il défait le roi Darius III à Issos. Il entreprend la conquête de la Phénicie et marche jusqu'en Égypte, où il est proclamé pharaon. La victoire à Gaugamèles en 331 lui offre la totalité de l'empire perse. Il mène ensuite une campagne contre les généraux perses insoumis et s'avance jusqu'au pays des Scythes. Il dirige enfin une dernière campagne au Pendjab et dans la vallée de l'Indus (Pakistan actuel), durant laquelle il remporte la bataille de l'Hydaspe ; mais en 326 ses soldats refusent d'avancer plus loin. Il meurt en 323 à Babylone, probablement de maladie, à l'âge de 32 ans, avant d'avoir pu mener à bien ses projets de conquête de l'Arabie. Roi-bâtisseur, Alexandre a fondé une vingtaine de cités, la plus importante et la plus connue étant Alexandrie d'Égypte, et a implanté des colonies jusqu'aux confins de l'Asie, étendant notablement l'influence de l'hellénisme. Il se place dans la continuité des souverains achéménides et cherche à assimiler les élites asiatiques avec pour objectif d'assurer la pérennité de l'empire qu'il a créé, comme en témoigne notamment son mariage avec une princesse bactrienne, Roxane. Son empire est partagé à sa mort entre ses principaux généraux, les Diadoques, qui forment à la fin du IVe siècle av. J.-C. les différents royaumes de l'époque hellénistique. La postérité d'Alexandre à travers l'histoire, les cultures et les religions s'explique par l'ampleur de ses victoires militaires, par sa volonté de conquête de l'ensemble du monde connu et par sa personnalité empreinte de philosophie mais aussi de démesure. Son épopée suscite dès l'Antiquité de nombreuses publications littéraires. Néanmoins les écrits des historiens contemporains des événements ont tous disparu ; seuls subsistent de nos jours leurs abréviateurs, dont certains sont à l'origine des légendes le concernant. Parmi ses récits légendaires, le Roman d'Alexandre occupe une place à part ; issu des écrits du Pseudo-Callisthène, il mêle l'histoire et le fantastique pour devenir l'un des ouvrages non religieux les plus lus au Moyen Âge, en Occident comme en Orient. Dès le règne d'Alexandre se construit un mythe qui le présente comme un héros divinisé. Cette renommée, malgré des critiques eu égard à ses excès ou à sa cruauté, dépasse ensuite les frontières du monde grec pour prendre place parmi les écrits des religions monothéistes. Dans la Rome antique, il est considéré comme un modèle pour nombre de généraux et d'empereurs. Dans l'Empire byzantin, il bénéficie d'une grande popularité dans tous les milieux sociaux et représente l'idéal du souverain, tout en connaissant une forme de christianisation. Dans l'Europe médiévale, il est vu comme un exemple de vertus chevaleresques au travers du Roman d'Alexandre. À l'époque moderne, il est un temps un modèle pour Louis XIV. Au siècle des Lumières, il apparaît comme celui qui a étendu la civilisation européenne et ouvert le commerce entre l'Europe et l'Asie. À l'époque contemporaine, il inspire la volonté d'indépendance des Grecs et devient le modèle du « conquérant-civilisateur » pour les promoteurs de la colonisation européenne. En Asie, il bénéficie d'une grande postérité sous le nom d'Iskandar (ou Iskander). Enfin, il est représenté dans de nombreuses œuvres d'art de l'Antiquité jusqu'à nos jours.
Acteur et homme d'État américain
Ronald Wilson Reagan (/ˈɹɑnəld ˈɹeɪɡən/), né le 6 février 1911 à Tampico (Illinois) et mort le 5 juin 2004 à Los Angeles (Californie), est un acteur et homme d'État américain. Membre du Parti républicain, il est le 40e président des États-Unis, en fonction du 20 janvier 1981 au 20 janvier 1989. Élevé à Dixon dans l'Illinois, Ronald Reagan est titulaire d'une licence en économie et en sociologie. Il déménage dans l'Iowa pour travailler en tant qu'animateur de radio, puis à Los Angeles, où il commence une carrière d'acteur au cinéma puis à la télévision. Knute Rockne, All American (1940), Crimes sans châtiment (1942) et Bedtime for Bonzo (1951) figurent parmi ses films les plus notables. Président de la Screen Actors Guild avant de devenir porte-parole pour General Electric, il entre en politique d'abord au Parti démocrate, puis s'oriente vers la droite à la fin des années 1950 et rallie le Parti républicain en 1962. Après un discours enthousiaste en faveur de Barry Goldwater en vue de l'élection présidentielle de 1964, il est gouverneur de Californie de 1967 à 1975. Il tente d'obtenir la nomination républicaine pour les élections présidentielles de 1968 contre Richard Nixon puis de 1976 contre Gerald Ford ; il est finalement désigné en 1980 et remporte l'élection face au président sortant, le démocrate Jimmy Carter. En tant que chef de l'État, Ronald Reagan met en place une politique de l'offre (surnommée Reaganomics), qui repose essentiellement sur un contrôle de la monnaie, visant à réduire l'inflation, ainsi que sur une réduction des dépenses fédérales non liées à la défense. Au début de son mandat, il est touché par balle lors d'une tentative d'assassinat, subit la crise américaine de 1982, adopte une ligne dure face aux syndicats, ordonne l'invasion de la Grenade, fait face aux attentats de Beyrouth du 23 octobre 1983 et doit répondre à l'abattage du vol Korean Air Lines 007 par un chasseur soviétique. Il est réélu à une écrasante majorité en 1984, remportant 49 des 50 États. Son second mandat est marqué par les affaires étrangères, avec notamment la fin de la guerre froide, le bombardement de la Libye en 1986 et la révélation de l'affaire Iran-Contra. Décrivant l'Union soviétique comme un « Empire du mal », il soutient les mouvements anticommunistes dans le monde et renonce à la politique de détente en augmentant massivement les dépenses militaires et en relançant une course aux armements avec l'URSS. Il négocie néanmoins avec le dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev pour réduire les arsenaux nucléaires par l'intermédiaire du traité INF. Sur le plan intérieur, il offre une amnistie à près de trois millions d'immigrés clandestins et rend obligatoire la prise en charge d'urgence de tous les patients par les hôpitaux percevant des aides au titre du Medicare. Après l'élection présidentielle de 1988 qui est remportée par son vice-président George H. W. Bush, il se retire de la vie publique. Il révèle en 1994 qu'il est atteint de la maladie d'Alzheimer et meurt dix ans plus tard, à l'âge de 93 ans. Crédité de la renaissance idéologique de la droite américaine, il donne notamment son nom à l'aéroport national Ronald-Reagan, près de Washington, D.C., et au porte-avions USS Ronald Reagan.
Groupe musical britannique
The Beatles, prononcé en français [bi.tœlz] , est un groupe de rock britannique originaire de Liverpool, en Angleterre. Il est considéré comme le groupe le plus populaire et influent de la musique populaire occidentale. Le noyau du groupe se forme avec les Quarrymen fondés par John Lennon en 1957. Il adopte son nouveau nom en 1960 et, à partir de 1962, prend sa configuration définitive, composé de John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et, le dernier à se joindre, Ringo Starr. En dix ans d’existence et seulement sept ans d’enregistrement (de 1962 à 1969), les Beatles ont enregistré douze albums originaux et composé près de 200 chansons majoritairement écrites par le tandem Lennon/McCartney, dont le succès dans l’histoire de l’industrie discographique reste inégalé. Après avoir débuté sous le signe du skiffle des années 1950, les Beatles ont rapidement fait évoluer leur style, se nourrissant de nombreuses sources pour inventer leur propre langage musical. Leurs expérimentations techniques et musicales, leur popularité mondiale et leur conscience politique grandissante au fil de leur carrière ont étendu l’influence des Beatles au-delà de la musique, jusqu’aux révolutions sociales et culturelles de leur époque. Au tout début des années 1960, Lennon, McCartney et Harrison deviennent populaires dans les clubs de Liverpool et de Hambourg en reprenant des standards du rock 'n' roll, mais Lennon et McCartney se sont également associés dès leur rencontre en 1957 pour écrire des chansons originales par dizaines, affinant progressivement leur technique. Fin 1961, Brian Epstein devient leur manager, et les présente à des maisons de disques, sans succès dans un premier temps. L’année suivante, ils recrutent le batteur Richard Starkey, dit Ringo Starr, après avoir signé un contrat avec le label Parlophone dont le directeur artistique est George Martin, qui produit leur premier succès, Love Me Do, et occupera une place prépondérante à leurs côtés jusqu’à la fin du groupe. Ce titre lance leur carrière au Royaume-Uni à la fin 1962. Après l’essor de la Beatlemania au Royaume-Uni et ensuite en Europe, les Beatles connaissent le succès en Amérique du Nord à partir de 1964, puis rapidement dans le monde entier. À partir de l’album Rubber Soul, en 1965, le groupe expérimente davantage et produit des albums aujourd’hui classiques, d’abord avec Revolver (1966) puis, après avoir définitivement arrêté tournées et concerts pour entrer dans leur période appelée « les années studio », Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (1967), The Beatles (l’« Album blanc ») (1968) et Abbey Road (1969). Après leur séparation en 1970, les quatre membres poursuivent une carrière solo, et tous rencontrent le succès, particulièrement dans les années immédiates suivant la fin du groupe. Les Beatles demeurent les artistes ayant vendu le plus grand nombre de disques au monde. Ce nombre est estimé à plus de 600 millions de CD et vinyles vendus à travers la planète. Paul McCartney et Ringo Starr sont les deux Beatles encore en vie, après l’assassinat de John Lennon en décembre 1980 et la mort de George Harrison en novembre 2001. Tenant une place de premier plan dans la « bande-son » des années 1960, les chansons des Beatles sont toujours jouées et reprises dans le monde entier, et leurs mélodies ont été adaptées à de nombreux genres musicaux, dont le jazz, la salsa, le reggae ou la musique classique.
Général et homme d'État romain
Jules César (en latin : Caius Iulius Caesar à sa naissance, Imperator Iulius Caesar Divus après sa mort), aussi simplement appelé César, est un conquérant, homme d'État et écrivain romain, né le 12 ou le 13 juillet 100 av. J.-C. à Rome et mort assassiné le 15 mars 44 av. J.-C. (aux ides de mars) dans la même ville. Son parcours unique, au cœur du dernier siècle de la République romaine — bouleversée par les tensions sociales et les guerres civiles —, marque le monde romain. Ambitieux, il s'appuie sur le courant réformateur et démagogue (populares) pour favoriser son ascension politique. Stratège et tacticien, il repousse, à l'aide de ses armées, les frontières de la République romaine jusqu'au Rhin et à l'océan Atlantique lors de la guerre des Gaules. Il utilise ensuite ses légions pour s’emparer du pouvoir au cours de la guerre civile l’opposant à Pompée, son ancien allié, puis aux républicains. Acclamé comme un imperator favorisé des dieux, seul maître à Rome après une suite de victoires foudroyantes sur ses adversaires, il entreprend de réformer l’État et satisfait les revendications de la mouvance des populares. Pour ce faire, il concentre progressivement de nombreux pouvoirs exceptionnels, adossés à une politique de culte de la personnalité inédite reposant sur ses ascendances divines et sa fortune personnelle. Adoré du peuple, pour qui il fait montre de largesses frumentaires, économiques et foncières, il se fait nommer dictateur, d'abord pour dix ans avec des pouvoirs constitutionnels, puis à vie. Soupçonné de vouloir instaurer par ces mesures une nouvelle monarchie à Rome, il est assassiné peu après par une conspiration de sénateurs dirigée par Brutus et Cassius. Jules César est néanmoins divinisé. Son héritage est rapidement l'objet d'une nouvelle guerre civile entre ses partisans et successeurs, Marc Antoine et son fils adoptif par testament, Octave. Triomphant de ses adversaires, Octave achève par sa victoire et par l'élimination des derniers républicains la réforme de la République romaine, qui laisse place au principat. Le nom César devient synonyme de pouvoir. Sa personnalité et son parcours sont l'objet de nombreux récits plus ou moins enjolivés dans les cultures du monde entier ; de même, sont désignées par le terme de « césarisme » les attitudes politiques visant à faire reposer un pouvoir personnel fort sur l'approbation populaire et sur le plébiscite.
Le Chat, plus spécifiquement désigné sous le nom de Chat domestique (Felis catus), est une espèce de mammifères de l’Ordre des Carnivores, de la famille des félins (Félidés). C’est un animal de petite taille, notamment caractérisé par ses oreilles triangulaires et pointues, ses yeux ronds et brillants, son museau court et arrondi, ainsi que son poil doux et soyeux. Il possède un corps plus ou moins allongé, souple et flexible, mais robuste et musclé. Agile, c’est un bon grimpeur. Il possède de très bons réflexes : le dicton populaire dit qu’ « un chat retombe toujours sur ses pattes ». Il est généralement doté d’une longue queue fine qui lui sert à maintenir son équilibre lorsqu’il est en hauteur. Ses sens sont très développés ; en plus de son bon odorat il est réputé pour son excellente vision nocturne, permise par sa capacité à adapter la forme de sa pupille selon l’intensité de la lumière. Il peut également entendre les sons les plus aigus et inaudibles pour l’être humain, ce qui lui permet d’être toujours alerte et d’anticiper le danger. Ses vibrisses, de longs poils situés sur son museau et communément appelés « moustaches », sont des organes sensoriels tactiles. Son régime alimentaire est strictement carnivore ; son alimentation est principalement composée de viande, même s’il peut aussi consommer du poisson, des insectes et même des végétaux dans une moindre mesure. Ses griffes rétractiles et ses dents acérées sont parfaitement adaptées au maintien et à la mise à mort de petits animaux tels que les rongeurs ou les oiseaux. Le chat dispose de diverses vocalisations dont, le miaulement, le ronronnement, le feulement ou encore le grognement, bien qu'il communique principalement par des mouvements faciaux et corporels, ainsi que des phéromones. La femelle (la chatte) peut avoir des petits (les chatons) du printemps à la fin de l'automne dans les zones tempérées et tout au long de l'année dans les régions équatoriales, avec des portées allant souvent de deux à cinq petits. Habituellement un chasseur solitaire aux mœurs nocturnes ou crépusculaires, le chat est devenu l'un des principaux animaux domestiques, à l’instar du Chien. Les progrès de l'archéologie et de la génétique ont montré que la domestication du chat a commencé au Proche-Orient vers 7500 av. J.-C à partir de populations du Chat ganté (Felis lybica) dans le croissant fertile au Néolithique. Aujourd'hui, le chat est présent sur tout le globe et est apprécié par les humains pour sa compagnie et sa capacité à éliminer les nuisibles. D'abord vénéré par les Égyptiens, il est diabolisé en Europe au Moyen Âge et ne retrouve ses lettres de noblesse qu'au XVIIIe siècle. En Asie, le chat reste synonyme de chance, de richesse ou de longévité. Ce félin laisse son empreinte dans la culture populaire et artistique, tant au travers d'expressions populaires que de représentations diverses au sein de la littérature, de la peinture ou encore de la musique. L’on compte aujourd'hui une cinquantaine de races différentes à travers le monde, issues de sélections artificielles ou encore d’hybridation avec d’autres espèces de félins. Malgré sa domestication, il est réputé pour son indépendance vis-à-vis de l’Homme, ainsi que ses grandes facultés d’adaptation. Le chat errant, évitant le contact humain, peut retourner à l’état sauvage et devenir un chat haret. La divagation et l’abandon de chats contribuent à l’accroissement exponentiel de la population féline à travers le monde, entraînant le déclin de nombreuses espèces de reptiles, d'oiseaux ainsi que de petits mammifères, notamment sur les îles. À partir de la fin du XXe siècle, les dommages qu'il occasionne à la biodiversité sont mieux compris, et il fait partie des cent espèces envahissantes parmi les plus nuisibles du monde. Pour endiguer ce phénomène, le contrôle de la population comprend la stérilisation et la castration, voire l’élimination des populations de chats harets dans certains pays.
Poète épique de la Grèce antique, auteur de l’Illiade et de l’Odyssée
Homère (en grec ancien Ὅμηρος / Hómēros) aurait été un poète (ou un aède, chanteur) de la Grèce antique, auquel étaient attribuées les deux premières œuvres de la littérature grecque, l’Iliade et l’Odyssée. Il était tenu en très haute estime dans l'Antiquité, car il était vu comme une référence dans la poésie. Il était d'ailleurs surnommé « le Poète » (ὁ Ποιητής / ho Poiētḗs) tout court. Il est difficile de dire aujourd'hui si Homère est un personnage historique ou inventé, et s'il est bien l'auteur des deux épopées. D'où les discussions savantes sur la « question homérique », qui portent sur son historicité, son identité, les dates et les conditions de composition des deux poèmes, et ne font pas l'objet de consensus. Dans l'Antiquité, plusieurs villes ioniennes d'Asie mineure (Chios, Smyrne, Cymé ou encore Colophon) se disputaient l'origine de l'aède, et la tradition l'individualisait en répétant qu'Homère était aveugle et avait mené une vie d'errance, souvent dans le dénuement. Mais il s'agit de légendes, qui indiquent à tout le moins qu'il était devenu un personnage majeur de l'imaginaire de la Grèce antique, quelqu'un d'indépassable dans l'art poétique. Homère occupe une place prééminente et primordiale dans la littérature grecque, puisqu'on lui attribue les deux plus anciennes œuvres littéraires en grec, et aussi celles qui étaient généralement considérées comme les meilleures, l'Iliade et l'Odyssée. Lui étaient aussi parfois attribués divers autres poèmes épiques ou comiques, mais la tradition grecque finit par ne retenir que les deux premiers. Ce sont tous les deux des poèmes épiques monumentaux de plusieurs milliers de vers, écrits dans une langue poétique artificielle, élevée, avec divers traits stylistiques qui trahissent des origines orales. Ils traitent tous les deux d'épisodes mettant en scène les héros de la guerre de Troie, qui était située dans un passé lointain, mythique, et donnait lieu dans l'Antiquité à de nombreux récits. Le premier raconte un moment de la guerre où la colère d'Achille, le meilleur des guerriers achéens venus assiéger Troie, met en péril ses propres alliés, puis cause dans un second temps des ravages dans les rangs de ses ennemis. Le second raconte le retour d'Ulysse, le dernier héros achéen à rentrer chez lui après la guerre, au prix de nombreuses péripéties et alors que son foyer est en grand danger. Ces poèmes intègrent divers épisodes secondaires, dont certains se déroulent dans le monde des dieux. Ils brassent un grand nombre de thématiques, en particulier sur la guerre, la politique, l'ordre social, la morale, la mort et le destin. Les spécialistes s'accordent pour situer leur époque de composition principale dans la seconde moitié du VIIIe siècle av. J.-C. ou dans les premières décennies du VIIe siècle av. J.-C. Mais ils ne s'accordent pas sur le temps qu'il a fallu pour qu'elles soient mises par écrit, ou encore pour qu'elles connaissent une forme (relativement) stable : au plus tôt dès l'époque de leur composition, au plus tard au VIe siècle av. J.-C. voire au IIIe siècle av. J.-C. Il n'est pas assuré que les deux épopées aient le même auteur, ni même un auteur unique, mais elles présentent de nombreux points communs qui indiquent qu'elles ont été composées dans un même contexte et se complètent. Elles ont quoi qu'il en soit rencontré un succès considérable, devenant les principales références littéraires et éducatives de la Grèce antique, aussi bien pour leur style, leur aspect divertissant, que leur capacité à susciter des réflexions et des émules dans un grand nombre de domaines artistiques et savants, également parce qu'on a fini par y voir des sortes de guides de vie pouvant prodiguer des leçons sur à peu près tout. L’Iliade et l’Odyssée sont restées après l'Antiquité des œuvres de référence, des classiques de la littérature grecque, occidentale et même mondiale. Elles ont rencontré un public plus large grâce à leur traduction dans les langues modernes, suscité continuellement de nouvelles lectures, et inspiré de différentes manières un nombre considérable d'œuvres.
Physicien helvético-américain d'origine allemande, auteur des théories de la relativité restreinte et de la relativité générale
Albert Einstein (prononcé en allemand [ˈalbɐt ˈaɪnʃtaɪn] ), né le 14 mars 1879 à Ulm (Wurtemberg, Empire allemand) et mort le 18 avril 1955 à Princeton (New Jersey), est un physicien théoricien helvético-américain d'origine allemande. Il publie sa théorie de la relativité restreinte en 1905 et sa théorie de la gravitation, dite relativité générale, en 1915. Il a aussi largement contribué au développement de la mécanique quantique et de la cosmologie, et a reçu le prix Nobel de physique de 1921 pour son explication de l’effet photoélectrique. Il est notamment connu du grand public comme l'auteur de l’équation E = mc2, qui établit une équivalence entre la masse et l’énergie d’un système. La renommée d'Einstein, considéré comme l'un des plus grands scientifiques de l'histoire, dépasse largement le milieu scientifique. Son nom et sa personne sont, dans la culture populaire, directement associés aux notions d'intelligence, de savoir et de génie. Il a été marié avec la mathématicienne Mileva Marić, puis avec sa cousine Elsa Einstein.
Dictateur et homme d'État soviétique
Joseph Staline, né le 18 décembre 1878 à Gori (Empire russe, actuelle Géorgie) et mort le 5 mars 1953 à Moscou (Union soviétique, actuelle Russie), est un révolutionnaire bolchévique et homme d'État soviétique d'origine géorgienne. Il dirige l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) à partir de la fin des années 1920 jusqu'à sa mort en établissant un régime de dictature personnelle absolue de type totalitaire. Les historiens le jugent responsable de la mort de quatre à dix millions de personnes, ou plus de vingt millions en tenant compte des famines. Né Iossif Vissarionovitch Djougachvili (en géorgien : იოსებ ბესარიონის ძე ჯუღაშვილი, Ioseb Besarionis Dze Jughashvili ; en russe : Ио́сиф Виссарио́нович Джугашви́ли), il est surnommé Sosso (diminutif de Iossif ou de Iosseb) pendant son enfance. Il se fait ensuite appeler Koba (d'après un héros populaire géorgien) par ses amis proches et dans ses premières années de militantisme clandestin au sein du Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR), auquel il adhère en 1898. Il utilise ensuite le pseudonyme de Staline, formé sur le mot russe сталь (stal), qui signifie « acier ». Acteur marginal de la révolution d'Octobre, il étend peu à peu son influence politique pendant la guerre civile russe, tissant des liens étroits avec la police politique, la Tchéka, et devenant, en 1922, secrétaire général du Comité central du Parti communiste. Après la mort de Lénine en 1924, il mène un jeu patient d'intrigues souterraines et d'alliances successives avec les diverses factions du Parti, et supplante un à un ses rivaux politiques, contraints à l’exil ou évincés des instances dirigeantes. S'appuyant sur la bureaucratisation croissante du régime et la toute-puissance de l’appareil policier, la Guépéou puis le NKVD, il impose progressivement un pouvoir personnel absolu et transforme l'URSS en un État totalitaire. Le culte de la personnalité construit autour de sa personne, le secret systématiquement entretenu autour de ses faits et gestes, le travestissement de la réalité par le recours incessant à la propagande, la falsification du passé, la dénonciation délirante de complots, de saboteurs et de traîtres, l’organisation de procès truqués, la liquidation physique d’adversaires politiques ou de personnalités tombées en disgrâce sont des caractéristiques permanentes de son régime. Il procède à la collectivisation intégrale des terres, décrétant la « liquidation des koulaks en tant que classe », et industrialise l'Union soviétique à marche forcée par des plans quinquennaux aux objectifs irréalistes et au prix d'un coût humain et social exorbitant. Son long règne est marqué par un régime de terreur et de délation paroxystiques et par la mise à mort ou l'envoi aux camps de travail du Goulag de millions de personnes, notamment au cours de la « collectivisation » des campagnes et des Grandes Purges de 1937. Il pratique aussi bien des déplacements de population massifs, dont la déportation intégrale d'une quinzaine de minorités nationales, que la sédentarisation forcée non moins désastreuse de nomades d'Asie centrale. Il nie aussi l'existence des famines meurtrières de 1932-1933 (Holodomor) et de 1946-1947, après les avoir en partie provoquées par une politique impitoyable de réquisitions forcées de produits agricoles dans les campagnes dont le blocus organisé empêche la fuite des populations rurales affamées et les prive de tout secours. Dans un contexte international de plus en plus tendu par la montée en puissance de l'Allemagne hitlérienne, Staline engage l'Union soviétique dans des négociations avec le régime nazi qui aboutissent, en août 1939, à la signature du pacte germano-soviétique qui, jusqu'en juin 1941, fait de l'URSS une alliée de l'Allemagne nazie pendant les deux premières années de la Seconde Guerre mondiale. La coopération économique entre les deux pays entreprise après la signature des accords commerciaux germano-soviétiques est brutalement interrompue par l'invasion allemande de l'Union soviétique en juin 1941, précipitant cette dernière dans la guerre aux côtés du Royaume-Uni, alors seul face à l'Allemagne nazie. La victoire militaire finale dans un conflit qui a mis l'URSS au bord du gouffre, et dont la bataille de Stalingrad est un tournant majeur, confère à Staline un prestige international retentissant et lui permet d'affirmer son emprise sur un empire s'étendant de la frontière occidentale de la RDA à l'océan Pacifique. Joseph Staline est également l'auteur de textes exposant ses conceptions du marxisme et du léninisme, qui contribuent à fixer pour des décennies, au sein des courants communistes liés à l'URSS, l'orthodoxie marxiste-léniniste. Sa pratique politique et ses conceptions idéologiques sont désignées sous le terme de stalinisme, et sera notamment critiqué par d'autres courants marxistes tels que les conseillistes ou les trotskystes. Après la mort de Staline, ces pratiques sont dénoncées par Nikita Khrouchtchev au cours du XXe congrès du Parti communiste de l'Union soviétique de 1956 : la déstalinisation et la relative détente qui s'ensuivent n'entraînent cependant aucune démocratisation du bloc de l'Est. Ce n'est qu'à l'époque de la perestroïka mise en place par Mikhaïl Gorbatchev que les crimes de Staline peuvent être dénoncés en URSS dans toute leur ampleur.
Peintre, sculpteur, poète et architecte italien du XVIe siècle
Michel-Ange [mikɛlɑ̃ʒ][mikeˈland͡ʒelo di lodoˈviːko ˌbwɔnarˈrɔːti siˈmoːni] (simplement Michelangelo Buonarroti, en italien), né le 6 mars 1475 à Caprese (république de Florence) et mort le 18 février 1564 à Rome (États pontificaux), est un sculpteur, peintre, architecte, poète et urbaniste florentin de la Haute Renaissance. Né dans la république de Florence, son œuvre s'inspire des modèles de l'Antiquité classique et influence durablement l'art occidental. Les capacités créatives et la maîtrise de Michel-Ange dans différents domaines artistiques le définissent comme un archétype de l'homme de la Renaissance, aux côtés de son rival et contemporain, Léonard de Vinci. Compte tenu du volume considérable de correspondance, de croquis et d'ouvrages qui subsistent, Michel-Ange est l'un des artistes les mieux documentés du XVIe siècle. Preuves de l'admiration que lui vouent les intellectuels et d'autres artistes de son temps, plusieurs biographies sont publiées de son vivant ; la première est incluse dans Le Vite, recueil des biographies des artistes de la Renaissance de Giorgio Vasari (1550), la seconde émane de son élève, Ascanio Condivi en 1553. Une courte biographie par Paolo Giovio, Michaelis Angeli Vita paraît en 1527. Il a été salué par les biographes contemporains comme l'artiste le plus accompli de son époque. Protagoniste de la Renaissance italienne, déjà de son vivant, il est reconnu par ses contemporains comme l’un des plus grands artistes de tous les temps. Son œuvre a une influence considérable sur ceux-ci, si bien que sa « manière » de peindre et de sculpter est abondamment reprise par les représentants de ce qu'on appellera le maniérisme qui prospère dans la Renaissance tardive. Certaines de ses œuvres sont considérées comme des chefs-d’œuvre de la Renaissance : David (1504), lequel a longtemps orné la façade du Palazzo Vecchio de Florence avant d'être transféré dans l'Académie des beaux-arts de la ville ; la Pietà (1499), exposée dans une chapelle latérale de la basilique Saint-Pierre de Rome ; Moïse (1515) du tombeau de Jules II dans la basilique Saint-Pierre-aux-Liens de Rome ; le plafond de la chapelle Sixtine, peint entre 1508 et 1512 ; Le Jugement dernier, exécuté entre 1536 et 1541 sur le mur de l’autel de cette chapelle. En tant qu'architecte, il conçoit le dôme de la basilique Saint-Pierre de Rome en 1508.
Chef politique arabe et fondateur de l’islam
Mahomet (en arabe : مُحَمَّدُ, Muḥammad), également dit Muhammad ou Mohammed, est un chef religieux, politique et militaire arabe issu de la tribu de Quraych. Fondateur de l'islam, il en est considéré comme le prophète majeur. Selon la tradition islamique, il est né à La Mecque vers 570 et mort à Médine en 632. Les musulmans le considèrent comme un messager de Dieu (rasûl) et un prophète (nabî), le dernier de la religion abrahamique, au sens où, selon l'islam, il termine et scelle la révélation monothéique faite à Abraham. Ses biographies religieuses rapportent qu'il enseignait à ses premiers compagnons (sahabas) les versets du Coran, qu'il présentait comme la parole même de Dieu (Allah en arabe), transmise à lui par l'archange Gabriel. Par ailleurs, ses actions et ses paroles forment la sunna, qui est la seconde source du droit musulman, après le Coran. Avec ses premiers disciples, il est forcé d'émigrer vers Médine en 622 ; cet événement appelé l'Hégire marque le début du calendrier hégirien. Après huit ans de campagnes militaires pour unifier l'Arabie, Mahomet fait la conquête de La Mecque. Sa mort survient peu après de premières batailles contre l'Empire byzantin, poursuivies par ses successeurs immédiats, les califes bien guidés. Le Coran aurait été compilé par la suite, à partir de transcriptions sur des supports divers. L'islam et l'importance de la culture islamique ont influencé différentes civilisations, faisant de Mahomet une figure de premier plan de l'histoire. Néanmoins, son historicité est débattue par certains historiens modernes, qui invoquent la rareté des sources historiques et les biais des sources religieuses traditionnelles, rendant toute biographie historique impossible. En outre, les informations présentes dans ces sources ont évolué au cours du temps, présentant des visions différentes de la figure de Mahomet.
Premier empereur romain de 27 av. J.–C. à 14
Auguste, né le 23 septembre 63 av. J.-C. à Rome et mort le 19 août 14 apr. J.-C. à Nola, près de Naples, est le premier empereur romain, régnant du 16 janvier 27 av. J.-C. jusqu'à sa mort. Connu sous le nom d'Octave (Caius Octavius) durant ses années de jeunesse, il est adopté par Jules César en 45 av. J.-C. et prend celui d'Octavien (Caius Iulius Caesar Octavianus). Titré Augustus par le Sénat romain en 27 av. J.-C., il est ensuite appelé officiellement Imperator Caesar Divi Filius Augustus (« Empereur César, Fils du Divin, Auguste »). Issu d'une riche famille de rang équestre, éduqué à Rome selon les coutumes de l'aristocratie républicaine, il devient par testament à 19 ans, en 44 av. J.-C., le fils adoptif de son grand-oncle Jules César, peu après l'assassinat de ce dernier. Retournant en Italie d'où il s'était absenté pour terminer sa formation littéraire et philosophique, s'attachant un temps le soutien de Cicéron pour pouvoir réclamer son héritage et son nouveau nom, il forme peu après, avec Marc Antoine et Lépide, le second triumvirat, afin de vaincre les assassins de César. Octave fait exiler Lépide puis mène la dernière guerre civile de la République romaine contre Marc Antoine, défait aux côtés de Cléopâtre en 31 av. J.-C. à la bataille d'Actium. Leur mort l'année suivante laisse Octave seul maître de Rome. Après la dissolution du second triumvirat, Octave fait mine de restaurer les institutions républicaines. Bien qu'en théorie il rétablisse les prérogatives du Sénat, des magistrats et des assemblées législatives, il conserve dans les faits un pouvoir autocratique et continue de gouverner sans en référer au Sénat. Devenu Auguste en janvier 27 av. J.-C., Octave s'empare entre 31 et 23 av. J.-C. peu à peu, légalement, de pouvoirs qui lui sont conférés à vie par le Sénat, comme la puissance tribunicienne ou la censure. Il refuse néanmoins de porter un titre monarchique et se baptise plus simplement Princeps Civitatis (« Premier de la Cité »). L'année 27 av. J.-C. marque ainsi l'avènement d'un nouveau régime politique à Rome : l'Empire, ou principat, dont Auguste est de fait le premier chef suprême, réunissant en sa personne le pouvoir de commander à la ville et aux armées, le pouvoir de faire les lois et d'opposer son véto tout en bénéficiant de l'inviolabilité physique et sacrée. Avec le règne d'Auguste débute pour Rome une période de stabilité, traditionnellement connue sous le nom de Pax Romana, après un siècle de déchirements politiques et de guerres civiles. Pendant près de deux siècles, le monde romain n'est alors plus menacé par de grandes guerres d'invasion ou par des confrontations avec des rivaux équivalents. Pour l'essentiel, les guerres deviennent défensives, ponctuellement de conquête. La superficie de l'Empire augmente de façon importante avec les annexions de l'Égypte, de la Dalmatie, de la Pannonie, du Norique et de la Rhétie et les dernières conquêtes en Afrique, en Germanie et en Hispanie. Auguste stabilise les régions frontalières grâce à des états tampons et parvient à conclure une paix avec l'Empire parthe. Auguste réforme le système de taxation, développe les voies de communication en leur adjoignant un réseau officiel de relais de poste, et établit une armée permanente postée dans des provinces données, et ancrée sur une frontière pérenne, le limes. Il fonde la garde prétorienne, destinée à le protéger dans Rome, ainsi que toute une gamme de corps spéciaux destinés à la gestion de la ville de Rome, tels que les services de polices et de pompiers. Opérant une vaste réforme administrative de la capitale de l'Empire, la divisant en nouveaux quartiers, veillant à la salubrité des constructions et à la lutte contre les inondations et les incendies. Auguste transforme très largement le visage de la ville : une grande partie des monuments de la ville est construite, rénovée et embellie durant son règne. Auguste meurt en 14 apr. J.-C., l'année de ses 76 ans, probablement de causes naturelles, mais des rumeurs font état d'un possible empoisonnement à l'instigation de son épouse Livie. Son fils adoptif Tibère lui succède à la tête de l'Empire romain. Peu après sa mort, il est divinisé par le Sénat, entérinant un culte voué à sa personne qui s'était progressivement répandu dans l'Empire.
Chanteuse, compositrice et actrice colombienne
Shakira (prononcé en espagnol : /ʃaˈkiɾa/, en anglais : /ʃəˈkɪəɹə/), de son nom complet Shakira Isabel Mebarak Ripoll, est une auteure-compositrice-interprète colombienne, née le 2 février 1977 à Barranquilla en Colombie. Après avoir émergé sur la scène latino-américaine en se produisant dans les années 1990, elle connaît un succès international à partir de 2002 grâce au titre Whenever, Wherever et à l'album Laundry Service. Célèbre pour ses chansons mélangeant pop latino et musique du monde, elle est également renommée pour ses talents de danseuse qu'elle met à profit dans ses concerts et clips (danse orientale, merengue, tango). Les chansons Whenever, Wherever et Hips Don't Lie sont ses deux plus grands succès avec respectivement 5 et 8 millions d'exemplaires vendus, se classant no 1 dans une trentaine de pays. D'autres de ses chansons figurent au premier rang dans plusieurs pays dont La tortura, Beautiful Liar, Waka Waka (This Time for Africa), Loca et Chantaje. En 2010, elle interprète Waka Waka (This Time for Africa), qui est choisie par la FIFA comme chanson officielle de la Coupe du monde de football 2010 et qui devient le single le plus vendu dans l'histoire de cet évènement (plus de 5 millions d'exemplaires cette année-là). Elle détient le record de ventes pour une artiste colombienne (80 millions) et est la seule artiste latino-américaine à avoir placé simultanément un titre à la première place des classements américain, australien et britannique. En 2009, le Billboard la désigne comme étant la meilleure artiste latine féminine de la décennie. Son travail humanitaire est également reconnu, notamment au travers de son association, la Fundación Pies Descalzos (es), qui vient en aide aux enfants défavorisés dont les familles ont été victimes de groupes armés, en leur offrant un accès à l'éducation. Beaucoup de ses profits personnels (notamment ceux liés à la publicité) lui sont reversés. En 2021, Shakira est nommée « la plus grande artiste latine de tous les temps » en raison de son succès et de son influence. Elle reçoit une étoile sur le Walk of Fame le 8 novembre 2011. Elle a également reçu de nombreuses distinctions, dont trois Grammy Awards, quatorze Latin Grammy Awards, sept Billboard Music Awards, trente-neuf Billboard Latin Music Awards, cinq MTV Video Music Awards (dont le Michael Jackson Video Vanguard Award 2023) et un Livre Guinness des records[pas clair].